I C O (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2002
Développeur : Sony Computer (Team ICO)
Editeur : Sony computer
Genre : aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : ?
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 60€


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I C O








Telle une fresque,
Le scénario est bateau et pas du tout explicité. Par contre, j'apprécie que le doublage mettent tout le monde sur le même piédestal
ICO est un jeu ressemblant à une fine toile, une oeuvre à des années lumières de la violence gratuite d'un FPS, du sang d'un jeu de combat, de la complexité d'un RPG. ICO a pour but de vous faire vivre quelque chose de neuf, à la fois idyllique et onirique. Vous incarnez Ico, un jeune garçon qui possède des cornes. Il porte ce don de la nature comme un fardeau, qui est en plus vu comme une malédiction dans son village. C'est pourquoi notre brave Ico va se retrouver enfermé dans un temple occulte. Par une voie du destin, il réussit à se libérer de son tombeau et part alors à la visite de ces lieux inconnus. C'est ainsi qu'il croisera Yorda, une fille aux allures d'Ange, à la peau blanche et à l'aura pure. Cette dernière étant prisonnière d'une cage, sa première mission sera de la libérer. Ici sonne le point de départ de l'aventure, un conte pour enfant à vivre le pad en mains et le coeur ouvert. Hormis son contexte très emprunté à d'autres jeux (j'y reviens plus tard), une des particularité du titre c'est qu'au final on ne sait pas grand chose du monde qui nous entoure : on ne sait pas vraiment pourquoi les prêtres du village enferment les enfants à cornes, et surtout, on ne comprend pas un traître-mot à ce qu'ils disent ! Et oui, pour l'occasion Sony a créé un nouveau langage, ce qui fait qu'hormis la traduction de ce que dit Ico (les paroles de Yorda étant occultes au joueur comme à Ico), toutes les versions du jeu sont à l'identique... Ca fait plaisir de voir enfin un jeu où les Japonais et les Ricains se retrouvent sur le même piédestal que nous autres, pauvres Français (y'en a marre des super productions comme Resident Evil, non traduites dans notre langue). Comme je le disais plus haut, l'univers du jeu, bien que riche et original, ne se veut pas totalement novateur. A y regarder de plus prés, il y a premièrement comme un air de Tomb Raider dans ICO : jeux de plate-formes, énigmes, décors vastes et enivrants... on sent bien que miss Croft a fait des émules. Mais toutes proportions gardées, ICO innove quand même en simplifiant le concept d'action/aventure. Le maniement est simpliste (mais sans gâcher notre plaisir), les énigmes ne sont pas trop torturées afin que le joueur ne bloque pas trop longtemps, les phases d'action ne sont pas impossibles à passer (celles où Ico doit protéger la frêle Yorda), etc.


En fait,
Si je regrette que les musiques soit si absentes, par contre les graphismes sont féériques et ils dégagent une ambiance hypnotisante
sans être facile, le jeu est assez linéaire dans le sens où c'est toujours plus ou moins pareil. C'est d'ailleurs un peu dommage qu'il ne se renouvelle pas et insiste toujours sur les mêmes routines. Globalement court (8h environ) ICO est un jeu à vivre, à ressentir et non à arpenter. A côté de ses petits reproches, le soft de Sony éblouit de splendeur. En effet, graphiquement ça impose. C'est vraiment magnifique et encore, il faut penser que le jeu a déjà 4 ans lorsque je l'ai testé. Il est vrai que la modélisation des personnages n'est pas terrible mais à côté de ça, les décors fourmillent de centaines de détails, de couleurs et de textures fines, qui flattent l'oeil d'un joueur sous le charme dés les premières minutes. L'animation, sans être le must du genre, est toujours impeccable : c'est fluide et le moteur 3D ne saccade jamais. Pour ce qui est de la jouabilité, comme je le disais plus haut, tout se passe dans une simplicité à donner des leçons à bien des jeux sauf peut-être pour la caméra. Cette dernière est en fait toujours fixe, c'est à dire que lorsqu'on veut la faire bouger, elle ne fait que tourner sur son point d'ancrage (un peu comme si on pilotait une caméra de surveillance). On a vu plus commode. Hormis ça, le tout se passe sans heurt, le jeu aidant même le joueur lors de certains passages délicats, en rattrapant l'ajustement d'un saut mal négocié. Une idée de bonne aloi. Le son est certes de qualité mais aucun effort surhumain fut créer à ce stade du jeu. A part quelques rares musiquettes ça et là, quelques passages où les persos parlent (sans se comprendre je le répète), il n'y a que des bruitages ambiants type chute d'eau, plissements de feuilles ou chants d'oiseaux. Comme je le disais, le tout est d'une grande qualité mais au final, ça fait un peu vide. Et quand on y pense, le scénario fait de même. Certes l'aventure est prenante mais le scénarii n'est pas du tout étoffé, il est même un peu léger pour un jeu d'une telle ampleur. Et finalement, on reste assez intrigué parce qu'on n'apprendra presque rien de plus sur cet univers.



L'aventure est différente Note
des modèles "formatés", le contexte est onirique voire féerique, le jeu est vraiment très beau, techniquement irréprochable mais à côté de ça, la gestion de la caméra est assez pourrie puisqu'on ne peut la déplacer, le scénario est maigre, l'aventure est linéaire et le tout est assez court pour le genre. Mais je serais le premier à défendre la cause d'ICO tant le plaisir d'un jeu simple à la violence édulcorée, est plaisant, tant l'aventure est agréable, dépaysante et parfois même, relaxante. Un jeu résolument à part entre poésie, mélancolie et qui sait, peut-être l'amour d'un enfant maudit des siens envers un Ange qu'il se doit de protéger...



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Vidéo-test



Test réalisé par iiYama

avril 2006 (mise à jour : mai 2012)