Gradius III & IV (PS2)

 








Note générale


Sortie du jeu : novembre 2000
Développeur : Konami
Adaptation : Konami
Editeur : Konami
Genre : compilation (shoot-them-up)

Support : 1 CD
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu :
Textes à l'écran : US/JAP
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 30€


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Gradius III & IV









Cette compilation réunit les Gradius III et IV parut sur Arcade et s'ouvre sur une intro en images de synthèses du plus bel effet, débouchant sur un écran titre laissant le choix du jeu. La première interrogation est : "pourquoi Konami n'a t'il pas fait l'effort d'intégrer les épisode I et II ?". Etant donné leur âge, c'est pas la place qu'ils allaient prendre qui aurait changer quoique ce soit. Du coup on se retrouve avec une micro-compilation et même si les 2 premiers opus ne payent pas de mine aujourd'hui, il y a un paquet d'absents : Scramble, les Salamander, les Nemesis, Solar Assault, Gradius Gaiden ou encre les spin-offs type Parodius. Bref, le nombre d'absents est vraiment conséquent, et Konami n'a fait aucun effort pour nous offrir un best-of de qualité, une rétrospective de la saga.







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Gradius III


Sorti sur Arcade en 1990 (1991 sur Super Nintendo), Gradius III est le successeur de Gradius (1985), Gradius Salamander (1988) et Gradius II (1989). Entrons dans le vif du sujet en disant tout de suite que la réalisation technique est assez moyenne : les graphismes sont vides, les boss sont gros mais assez mal animé, ça bugge énormément (ralentissements très fréquents), le son n'est pas des meilleurs et pour finir, le jeu est archi-difficile même en "easy". De quoi blaser l'adorateur de shoot que je suis. Fort heureusement, certains points forts le rendent tout de même attrayant. Pour commencer, l'ambiance spatiale et les rixes à tout va contre des aliens débarquant par flots, est géniale. On retrouve bien la source d'inspiration de Konami, l'un des meilleurs concepteur du genre (Axelay). Ensuite, si le jeu souffre du poids des ans, il a encore de beaux restes. Rappelons tout de même le concept de la série : chaque vie perdue fait recommencer le level (sans doute le côté le plus pénible du jeu) et il n'y a pas de ramassage d'armes à proprement parlé mais un "upgrade" du vaisseau choisi (armement et vitesse de déplacement). Un concept débile et inchangé depuis le premier épisode, ce qui le rend quelque peu archaïque de nos jours. Mais c'est aussi ce qui fait l'originalité d'un Gradius. La partie son est assez sympa (après un temps d'adaptation à la qualité...) avec des bruitages et des musiques très "16-bits" (la borne d'origine était d'ailleurs à base de Motorola 68000) le tout collant parfaitement à l'ambiance "shoot old school". Bien sûr, il reste toujours les mêmes problèmes inhérent à la série : trop grande difficulté, retour au début si on perd, avec perte de l'armement et du boost, etc... Mais il faut être franc, pour un jeu de 1990, ce Gradius III (que Konami nous livre tel qu'il était à l'origine sur Arcade), reste un shoot sympa.








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Gradius IV


Il a fallu attendre 8 ans pour enfin voir une suite à Gradius III. Et quel suite ! Le jeu aborde un tout nouveau style graphique : le mélange 2D et 3D. Après s'être fait la main sur Gradius Gaiden en 1997 (PSX), Konami nous livre cette fois un jeu d'Arcade graphiquement très abouti. Jugez-en plutôt : usage intensif de la 3D pour les sprites de grosse taille, morphing, des milliers de couleurs, déformation d'objets, effets visuels en tout genre, explosions et effets pyrotechniques particulièrement réussis... 8 ans pour y penser, ça fait parfois du bien. En plus de ça, l'animation est impeccable, la borne 32-bits avalant les flots de données sans saturer. Côté jouabilité, c'est toujours la même rengaine : système d'upgrade, perte des armes/boost/avancement si on se fait toucher, et une désespérante difficulté... A croire que Konami cherche à faire le shoot le plus dur de tout les temps avec ce jeu (la palme étant détenue par Viewpoint sur Neo-Geo). Hormis cet agaçant aspect du jeu, notre Gradius IV est un très bon shoot avec en prime, une bande-son détonante. Un plaisir.








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Conclusion



Il est vrai Note
que si on veut s'amuser avec cette compilation, il faudra faire l'impasse sur d'énervants défauts et une sale difficulté. Hormis ça, Gradius III est un shoot sympa et Gradius IV est une petite bombe. Cette compilation est donc d'un niveau très correct (quoi qu'en dise la presse) à condition de le toucher à prix discount car il est loin d'offrir l'anthologie des Gradius. Avec seulement 2 jeux, en plus épouvantablement difficiles, on a vite fait le tour.




Test réalisé par iiYama

avril 2006