God of War II (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2007
Développeur : Sony Computer
Editeur : Sony Computer
Genre : beat-them-all / aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Moteur graphique : Kinetica Game Engine

Abréviation : GOW 2
Titre alternatif : God of War II : Divine Retribution (US)
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 3.53 Millions


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God of War II








La PlayStation 2 s'en va avec les honneurs. Si en ce début d'année 2009 elle se meurt lentement, à ses dernières heures de gloire, juste avant que ne sorte la PlayStation 3, la 128bits de Sony nous offrait parmi ses meilleurs jeux avec Final Fantasy XII et God of War II. Ainsi on retrouve Kratos, fantôme déchu qui a tué de ses mains un Dieu : Arès, le Dieu de la guerre (the god of war). Et le scénario va nous emmener encore plus loin dans ses contes de l'Olympe, tout en nous proposant un jeu plus abordable, en évitant au maximum les scènes bien chiantes et en nous offrant un graphisme encore plus beau, des scènes encore plus impressionnantes ainsi qu'un jeu encore plus jouable. Et c'est incroyable ce que ça fait plaisir lorsque les développeurs écoutent les critiques des fans et des joueurs afin d'offrir "un produit" encore plus abouti. Récit d'un jeu culte et qui nous en met plein la gueule toutes les 5 minutes...


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Alternant comme
Le scénario prend des allures insoupçonnées, rendant le jeu que plus passionnant
pour le premier opus des cut-scènes en 3D et des vidéos en images de synthèses, Sony nous a évité le faux filtre qui faisait croire qu'on avait tout le temps des scènes en haute résolution. Après tout les cut-scènes en 3D sont déjà pas si mal mais il faudra faire attention aux âmes sensibles car ça bidoche dur ! Ca saigne par tonneaux entiers, ça s'étripe, ça s'éventre à tour de bras, le jeu étant une nouvelle fois déconseillé au moins de 18 ans. On peut donc le dire, la mise en scène est excellente, les vidéos en CG sont très impressionnantes (le travail sur le détail et les modélisations a de quoi scotcher) et le scénario nous propose une trame sur fond d'apocalypse. Plus riche, mieux exploité, totalement époustouflant par moment, cet épisode 2 ouvre directement la voie à un futur épisode 3, qu'il me tarde déjà d'avoir entre les mains pour connaître le dénouement final.


Jouabilité & Gameplay

Il fallait
Les QTEs sont moins gonflantes et le jeu nous évite les passages chiants
s'y attendre, le gameplay du jeu n'évolue que très peu et personne ne s'en plaindra. Après tout quand on signe pour du God of War, on veut du God of War et pas autre chose. La bonne note dans tout ça, c'est que les développeurs ont réellement tenus compte des critiques érigées envers le premier opus. Ainsi, cette suite nous évite ses phases bien gonflantes où on devait recommencer encore et encore un passage afin de passer un puzzle, notamment ces phases bien laides où Kratos jouait les funambules. Bien sûr il reste toujours quelques passages où le chrono joue contre nous et où les QTE sont un peu chaudes à réaliser (comme le combat final où le timing est un peu serré) mais j'ai rarement refait plus de 5 fois le même piège, ce qui prouve bien qu'on nous évite au maximum les prises de tête. Si j'ai toujours pesté contre ces mécanismes qui nous barrent la route, les trouvant inapproprié dans un tel jeu, ici elles varient l'aventure et finalement ce n'est pas un mal. Bien sûr on retrouve quelques incohérences comme les murs invisibles, le fait que Kratos puisse rester des heures sous l'eau sans respirer (alors que théoriquement, on n'a plus le trident de Poséidon) ou encore qu'on se fait balayer par le souffle de Typhon, alors que les ennemis volants y resistent avec une étonnante facilité (!). Mais ce sera là les seules railleries que j'ai trouvé à redire envers ce jeu. Autant dire que c'est maigre, d'autant qu'il s'enrichit, la jouabilité étant plus souple et précise que jamais (à part quelques double-sauts qu'on n'arrive pas à faire mais c'est rare). Lors des combats, on pourra littéralement changer son axe de frappe en cours de combo, effectuer toute une panoplie de coups histoire de varier les plaisirs (la liste des skills est disponible dans le menu pause) et retrouver de nouvelles armes. Si les lames d'Athéna restent les mêmes, on pourra avoir comme armes secondaires le marteau géant du Barbare, la Lance du Destin et la Lame de l'Olympe. Avec ça, on disposera aussi de nouveaux pouvoirs (l'arc de Typhon, le séisme d'Atlas, les arcs électriques de Cronos), le regard de Méduse (qui change en pierre les ennemis) étant de retour, sous le nom de Tête d'Euryale. C'est d'ailleurs bien pratique pour se défaire d'ennemis très puissants en quelques secondes. A noter aussi que plus on tue violemment son adversaire et plus on récolte de bonus. C'est sadique mais c'est efficace. Autre nouveauté, on dispose désormais de la Toison d'Or, qui a le pouvoir de renvoyer un projectile à son envoyeur (le timing doit être hyper précis) ou de contrer une attaque ennemie.


God of War II
Si le gameplay ne change pas fondamentalement, il apporte son lot d'agréables nouveautés
s'enrichit aussi de quelques nouveautés comme les ailes d'Icare qui nous permettent de voler un court instant, le pouvoir de ralentir le temps lorsqu'une statue de Lachésis est à proximité, le grappin qui nous permet de franchir certains précipices façon Tomb Raider Legend et l'aventure a lâché ses pénibles passage d'adresse en équilibre au dessus du vide, pour quelques ballades où les déplacements s'effectuent les lames plantées dans un mur ou sur le plafond. Il sera d'ailleurs possible de frapper pendant ses moments-là et les actions les plus complexes s'effectuent tout naturellement. Et comme les développeurs ont tout fait pour nous éviter la lassitude de passages bien lourds, le jeu s'en trouve plus facile, ce qui n'est pas un mal. Malgré tout il garde une bonne durée de vie et le finir plusieurs fois c'est s'ouvrir la porte à plusieurs bonus très intéressants (costumes, modes de jeu), dont un qui nous propose de revoir toutes les vidéos (en 3D ou en CG) à la suite, comme si c'était un film. Enfin on retrouve tout ce qui fait le gameplay d'un God of War à savoir les plumes du phénix (au bout de 6 on augmente sa jauge de pouvoir), les yeux de gorgones (au bout de 6 on augmente sa jauge de vie), les orbes (rouge pour la monnaie de sang, bleu pour les pouvoirs et vert pour la santé) ainsi que les incontournables QTE. Des séquences qui sont cette fois plus complexes mais dont le timing est moins raide. Sans dire que c'est devenu hyper à réaliser, disons juste que les développeurs nous laissent cette fois le temps d'exécuter l'enchainement demandé. On retrouve aussi l'upgrade de ses armes et de ses pouvoirs grace aux orbes rouges ainsi que le fameux super pouvoir, la Colère des Titans qui remplace le Courroux de l'Olympe et qui rend Kratos presque invincible avec une puissance démesurée pour un court instant (sa jauge spéciale peut être rechargée avec des orbes dorés, plutôt rares). Dernière chose, on pourra tout de même regretter de ne toujours pas avoir de caméra libre, réglable avec le stick droit. En effet ce stick sert pour les esquives mais on aurait pu la retrouver en maintenant R1 (qui ne sert pas) par exemple. La caméra est donc imposée même si dans la plupart des cas, elle est bien placée (disons que pour certains perspectives, il aurait été sympa de pouvoir tourner autour du personnage).


L'image

God of War II
La claque visuelle est encore plus forte qu'avant. C'est époustouflant par moment !
se pose comme l'un des plus impressionnants jeux de la console. Aussi titanesques que les colosses de Shadow of the COLOSSUS, les Titans de cet opus accusent une taille gargantuesque ! On peut citer le Colosse de Rhodes, Atlas, certains boss ou même Zeus, qui sont monumentaux ! Tout ce gigantisme est franchement impressionnant, au point qu'on se demande si on est bien sur "une simple PS2". Autant dire que les développeurs maîtrisent parfaitement le support même si forcément, toute cette surenchère nous coûte quelques bugs comme des saccades, un fort aliasing et des cisaillements de l'image. Et il n'y a pas que ces géants qui m'ont scotché au jeu, il faut voir avec quelle force le studio de Santa Monica nous offre de nouveaux décors vraiment superbes et bien plus variés qu'auparavant. Les textures sont parfaitement détaillées, l'animation est fluide et le jeu se permet d'agrémenter son image de quelques effets particulièrement réussis : effets de particules (neige, poussière qui flotte dans un rayon de soleil, effet de brume, vapeurs), distorsion, reflets et effets miroir somptueux, gerbes d'étincelles à chaque coup porté... c'est bluffant pour de la PlayStation 2. Car il faut le dire, les nouvelles attaques sont splendides de violence et de style, même si Kratos reste le balourd plein de muscles et sans cervelle qu'il a toujours été. A ce sujet, il est aussi très appréciable d'avoir des modélisations d'excellentes qualité pour une console de cette génération, offrant aux cut-scènes un très bon rendu, avec notamment de véritables expressions faciales. Enfin le jeu ne charge quasiment jamais ses données puisqu'il fait tout son travail en streaming, soit un chargement du disque en continu. Y'a pas à dire, c'est du grand Art...


Le son

Que ce soit
Globalement y'a pas trop à se plaindre, on retrouve un peu la même qualité de son... et malheureusement les mêmes défauts aussi
dans les cut-scènes comme les vidéos en images de synthèses, on pourra déplorer une totale désynchro des lèvres par rapport à l'image. Si le doublage est correct, le nombre de doubleurs est trop faible et on retrouvera une même voix pour plusieurs protagonistes. C'est d'autant plus vrai qu'Athena et Gaia partage la même voix, alors qu'elles nous parlent alternativement tout au long du jeu. En clair on a de quoi s'emmêler les pinceaux et ne plus reconnaitre qui nous parle de façon subliminale. C'est dommage mais pas autant qu'un désastreux mixage du son. Il n'est pas rare de ne rien comprendre aux cut-scènes parce que les voix sont trop faibles par rapport au reste. Si baisser le volume de la musique améliore un peu la donne, parfois ça ne suffit comme lors de la scène finale opposant Kratos à Zeus où on ne comprend strictement rien à ce qui se dit. Voir un jeu si bien réalisé et si beau, échouer sur un truc aussi banal, c'est un peu rageant. Heureusement que ça n'arrive pas tout le temps. Musicalement on retrouve le même style orchestral bien dans l'ambiance des épopées Grecques et autres Peplum (d'ailleurs la musique sait se faire plus discrète qu'avant), le tout agrémenté de superbes bruitages, qui eux sont parfaits.


Note générale

Difficile de passer à côté de ce grand monument du beat-them-all tant Sony nous offre un jeu à la hauteur des espérances. Et je le répète encore une fois, les développeurs ont eu l'intelligence de prendre des notes et de nous éviter au maximum les scènes gonflantes. Rien que pour ça c'est déjà un gros plus, le premier God of War m'ayant bien pris la tête à certains passages. Si le son n'est pas parfait, on ne pourra presque rien trouver à redire à un rendu graphique somptueux, à tel point qu'on sera surpris de se rappeler qu'on est encore sur PlayStation 2. Les décors comme les situations sont très variés (comme l'escalade du corps d'Atlas ou le vol à dos de Pégase), ce qui fait qu'on dévore le jeu presque d'une seule traite. La mise en scène aussi a gagnée en qualité narrative avec notamment de bonnes cut-scènes proche du rendu qu'offre le jeu et de bonnes vidéos (celle d'ouverture et celle de fin sont impressionnantes). Enfin on restera littéralement scotché sur un jeu qui enchaîne les scènes épiques les unes sur les autres, comme un film Hollywoodien à très gros budget. Faut dire que certains affrontements forceront le respect (le tout premier, contre le colosse de Rhodes met déjà bien les points sur les i, une sacré entrée en matière) et tout le jeu ira crescendo, le point culminant de tout ce gigantisme étant atteint par Atlas qui accuse une taille monstrueuse ! God of War II est donc plus qu'une simple suite, c'est la consécration d'une licence juteuse pour Sony et surtout d'une très grande saga pour les joueurs. Réalisation, scénario, jouabilité, gameplay, tout y est d'un meilleur niveau, alors que déjà le premier opus était un monument du genre. Autant le dire, on tient là l'un des meilleurs jeux de la PS2, notamment parce qu'en jouant Kratos on a ce sentiment inégalé de puissance. Et en voyant comment tourne le scénario, je peux dores et déjà vous dire qu'il me tarde voir à quoi va ressembler God of War III sur PS3. Mais en attendant, cet épisode 2 est au moins aussi culte que son prédécesseur (je vais même avouer le préférer, et de loin), poussant la console à 110% de ses capacités afin de nous offrir un jeu absolument démesuré !


Test réalisé par iiYama

janvier 2009 (mise à jour : mai 2011)