God of War (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2005
Développeur : Sony Computer (SCE Studios Santa Monica)
Editeur : Sony Computer
Genre : beat-them-all / aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Moteur graphique : Kinetica Game Engine
Abréviation : GOW
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 3.75 Millions


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God of War








Dans l'univers ludique il y a toujours eu des jeux à part. Mêlant habillement Onimusha et Tomb Raider, God of War pose un style nerveux où le ballet des lames qui s'entrechoquent est comme une mélodie. Avec une réalisation de très haut niveau, un bon scénario et un gameplay varié, on ne pourra que regretter certains passages où Kratos (le héros) se prend pour Lara. Certes pénibles, le jeu n'en est pas dénaturé pour autant, proposant ainsi un bon beat-them-all délayé à la sauce aventure. Récit d'un conte grec selon Sony...


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Le scénario
Le scénario et l'ambiance reprennent la mythologie grecque, en se l'arrangeant pour mieux coller au jeu
est plutôt bien construit et le récit est compréhensible par le biais de vidéos en images de synthèses particulièrement belles et de cut-scènes 3D d'une qualité bien moindre (les vidéos sont réalisées hors ligne avec le moteur du jeu). Les cut-scènes, peu travaillées par rapport aux vidéos (faut dire que le moteur graphique doit sans doute être moins maléable), feront le lien entre 2 phases d'un même level. Quant aux vidéos, d'une construction et d'une qualité rare, elles poseront les traits du scénario lui même. D'ailleurs, elles sont violentes comme j'ai rarement vu. Le sang coule à flot, y'a du ketchup partout, de la bidoche, une violence gratuite et exacerbée au service de la trame. Presque choquantes, elles sont déconseillées aux plus jeunes (de toute façon, le jeu est estampillé 18+ car il y a même du sexe). Après c'est sûr, la scénariste Marianne Krawczyk a pris pas mal de libertés. Se basant sur la mythologie grecque, elle s'est arrangée sa sauce pour coller au mieux à l'histoire mais nous a ficelé ça de façon peu cohérente pour l'amateur de cette période (il suffit d'en connaitre un minimum pour déceler les principales failles). Reste que le charme opère et sans son aspect mythologique, avec tout le bestiaire et les identitées fortes qui s'y rattachent, le jeu n'aurait pas le même charme.


Jouabilité & Gameplay

Il faut
Dommage que ce soit si difficile par moment car le gameplay est vraiment excellent
reconnaître qu'au tout début du jeu, on n'est pas emballé. Des graphismes beaux sans plus, une aventure comme on en a vu des tas, un gameplay type beat-them-all pompé sur les grands hits du genre... bref on sent bien qu'il a des chances qu'on s'ennuie. Seulement au bout d'à peine 5 minutes et 30 cadavres derrière, commence le combat contre le premier boss : l'hydre géante. Mettant les 2 pieds dans ce qui fait tout l'art de ce jeu (Kratos est un personnage charismatique aux impressionnantes techniques de combats), cette première véritable baston vous fera comprendre que God of War n'est pas une pâle copie des pontes du genre. Car il est vrai qu'il plagie pas mal les grand maîtres en ré-injectant les bonnes idées d'Onimusha, Devil May Cry et même de Tomb Raider. La base est simple, vous contrôlez Kratos pour environ 8h que compte l'aventure, dans un jeu principalement axé sur l'action. Kratos possède comme armes de base les lames du chaos (lames tenues par des chaînes) et au fur et à mesure de l'aventure, notre anti-héros gagnera divers pouvoirs, de nouveaux combos et l'épée d'Artemis. Car comme tout bon beat-them-all qui se respecte, Kratos fait des enchaînements de coups et possède diverses projections. Tout au long du jeu, il vous sera possible voire obligatoire, de récupérer des orbes. A la façon d'Onimsuha et sa récolte d'âmes, Kratos récupère les orbes rouges en guise d'argent, les vertes pour la santé et les bleues pour la magie (j'y reviens de suite). On peut faire évoluer armes et magies grâce à l'argent (la monnaie de sang). Un concept assez appréciable qui nous force agréablement à fouiller les niveaux. A pleine puissance, les magies et les coups sont des plus spectaculaires. On récolte aussi des yeux de Gorgones (au bout de 6 la barre de vie augmente) et des plumes du Phènix (au bout de 6 la barre de magie augmente). Kratos évoluera aussi par le biais de nouveaux mouvements comme lorsqu'il pourra enfin visiter les fonds aquatiques.


J'en parle depuis tout à l'heure alors abordons le sujet des magies. Au nombre de 4, Kratos recevra de la part des Dieux de l'Olympe, des pouvoirs spéciaux (qui consomment la barre de magie, ça va de soi) qui nous aideront dans notre quête :
  • La foudre de Poséidon : créé un champ de foudre autour de Krtos et le protège tout en touchant les ennemis. Le seul truc qui me travaille c'est que Poséidon est le Dieu des mers et que la foudre est l'apanage de Zeus...
  • Le regard de la Méduse : pétrifie les ennemis qui deviennent en pierre. Reste qu'à détruire le cailloux pour les anéantir.
  • Les éclairs de Zeus : permet de toucher les ennemis à distance en lançant des éclairs.
  • Les fantômes d'Hadès : jette des âmes damnées sur les ennemis qui s'occuperont de les tuer à votre place.

  • Kratos a aussi
    QTE et Pouvoirs des Dieux agrémentent un gameplay rôdé
    un ultime pouvoir : la colère des Dieux. Avec celui-ci (en faisant L3 + R3), il se transforme en un Spartiate électrique (à la façon d'Onimusha lorsqu'il se transforme en démon). Sous cette forme il devient insensible aux projectiles et sa puissance est décuplée. Bien sûr, ça consomme de l'énergie. Mais loin d'être un vulgaire beat-them-all à la façon d'un God Hand ou d'un Final Fight Streetwise, Kratos devra aussi résoudre de petites énigmes (généralement faciles) et traverser des phases de plate-formes assez chiantes. Car le bô-goss' à la grosse plaquette de chocolat est plus balourd que fine lame. Sur les traces du Prince de Perse ou de Lara Croft, le jeu est parsemé de zones plate-formes où il faudra être très patient car la mort subite ne rôde pas loin (en cas de chute par exemple). A la longue c'est vraiment pénible de refaire encore et encore le même passage (personnellement je déteste ça !!). Mais l'aventure accroche tellement qu'il sera difficile de lâcher le pad malgré une certaine lassitude (la zone avec la caisse à déplacer sur un sol de piques, est sans doute la pire !). D'ailleurs, plus on avance et plus les pièges sont impressionnants et lourds à passer d'autant que la zone de contact est très mal définie (on se fait toucher alors qu'on n'est même pas dessus). Dernier paragraphe, certains boss seront à vaincre par le biais de QTE (Quick Time Event). Nouvelle forme de gameplay, le QTE impose qu'on appuie sur le bon bouton (ou faire la bonne manip) au bon moment. Sympa 5 minutes mais parfois c'est lourd dingue. Je voudrais aussi remettre une petite couche sur le fait que Kratos sait se déplacer à bout de bras (cordes, falaises) mais seulement lorsque ça l'arrange. Ainsi lors de passages où on doit jouer les funambules (passages chiants, dois-je le rappeler), il ne sait plus le faire alors que ça arrangerait bien. Pourtant on pardonne tout au jeu tant son aventure est prenante et sa réalisation, puissante. La suite au prochain chapitre.


    L'image

    God of War
    Le jeu est magnifique et les bastons contre les colosses vont vous décrocher la machoire
    est un jeu qui va de surprises en surprises. Plutôt moyen en début d'aventure, il devient vraiment magnifique dés la moitié passée. L'apothéose graphique trouvera son point culminant dans les 3 derniers niveaux, notamment l'Enfer où le reflet des flammes est divinement rendu. Hormis quelques ralentissements, le moteur 3D Kinetica (rien à voir avec Kinect) tient parfaitement la route et les attaques de Kratos sont d'une macabre majestuosité. Les boss sont de plus en plus grands (le Balrog étant sans doute le plus impressionnant) et Kratos affrontera toute la vitrine des méchants de la mythologie : méduses, cerbères, minotaures, centaures et tout ce qu'on peut trouver comme sales bêtes décrites dans les contes Grec d'autrefois. Mais God of War, s'il excelle méchamment pendant le jeu, souffrira de cut-scènes en 3D où le ridicule ne tue pas. Doté d'une animation trop peu travaillée, on se demande légitimement pourquoi n'avons-nous pas des vidéos tout du long ? Mais quand j'y repense, on ne peut pas en vouloir aux développeurs (ou si peu) pour ce manque de finitions tant les graphismes ont suscités un travail de titan. De plus en plus beau au fur et à mesure qu'on avance dans le jeu, lorsqu'on voit Cronos, ce géant avec le temple de Pandore accroché sur son dos, l'Enfer, le temple de Poséidon ou encore les labyrinthes de Pandore, on ne peut que rester admiratif devant tant d'originalité et de beauté. Le gigantisme de certains sprites, les reflets de l'eau dans les passages immergés, la qualité des textures, des défis de plus impressionnants ou encore la gestion en temps réel des ombres et lumières, tout ça contribue à faire de God of War une œuvre graphique très poussée. La PS2 étonne même, tant le rendu est époustouflant pour le support. On peut enfin donner un sens à l'expression -claque visuelle-.


    Le son

    J'aimerai montrer
    Le son est de qualité (surtout les musiques). Dommage que les réglages ne suivent pas
    du doigt tout ceux qui critiquaient le Prince de Perse lors de sa 2e aventure. Faisant un râle sauvage à chaque coup, je tiens à dire que Kratos fait de même et que personne ne s'en plaint. Serait-ce du favoritisme ? Globalement les bruitages sont d'une excellente qualité, chacun contribuant à la violence et au dépaysement offert par le jeu. J'aime les jeux fait par Sony car à l'image de notre société maison (Ubisoft), les jeux sont entièrement doublés dans notre langue. Ainsi le joueur se sent directement concerné par l'histoire de Kratos et entre plus facilement dans l'univers Olympien qui nous est proposé. Un procédé simple où beaucoup de développeurs (Capcom et Konami en tête de liste) font l'impasse au détriment de l'immersion dans leurs jeux respectifs. De plus, dans God of War la qualité du doublage, sans être parfaite, est d'un bon niveau. Certes il reste encore une phrase ou 2 assez ridicules et surjouées, mais globalement les voix sont bien doublées. On trouvera par contre un peu débile que les volumes soient si mal dosés. Lors des vidéos, on n'entend presque plus rien, nous forçant à pousser le son de la télé. Et lorsqu'on revient au jeu, c'est alors un vacarme de tout les Diables. Certes ce n'est qu'un détail mais lorsqu'on réalise un jeu d'un tel niveau, ce genre de manquement fait tache. Enfin, la musique est digne des plus grands péplums. A la croisé de Gladiator et de 300, elle vous fera définitivement entrer dans la croisade d'un mortel contre un Dieu. Bon, je reconnais qu'elle devient vite gonflante quand ça fait 20 fois qu'on se la retape parce que ça fait 20 fois qu'on meurt au même endroit mais loin d'accuser la bande-son, il faut alors se plaindre d'une aventure parfois (trop) exigeante car les musiques sont tout bonnement excellentes et parfaitement en phase avec le thème de la Grèce antique.


    Note générale

    Adulé par beaucoup de joueurs de goût, God of War montre à quel point la PS2 est une machine inventive (façon de parler). Sony et son studio de Santa Monica, maître d'un art sans commune mesure, nous prouve une fois encore que sa machine, parfois mal considérée, est le support idéal pour les grands jeux. Faisant dans le renouveau du genre, tout en piochant ça et là les bons concepts des hits passés, God of War fait un peu la nique aux Devil May Cry et autres Dynasty Warriors. Prônant une place justifiée de puissant hit, il pose un excellent scénario où Kratos joue l'homme de main des Dieux tout en étant torturé par ses démons intérieurs suite au meurtre commandité de sa femme et de sa fille. Ajoutez à ça une mise en scène léchée (pas par des cut-scènes peu travaillées mais par des vidéos splendides) et une réalisation hors norme pour une console vieille de 5 ans, et vous comprendrez que God of War est plus qu'un simple beat-them-all allié à de l'aventure. Démontrant une fois de plus que le génie se terre en chacun de nous, ils peuvent être fier chez Sony d'avoir su relancer mon enthousiasme quelque peu terni ces derniers temps, pour une console qui s'enveloppe peu à peu de son linceul de gloire. La PS2 cessera t'elle de me surprendre ? En tout cas God of War est un jeu magique où il est difficile de lâcher le pad, une aventure prenante et graphiquement époustouflante (en plus, divers bonus sont à débloquer : making-of, god mode, vidéos). Le gameplay est riche, les possibilités sont vraiment étendues et même la bande-son ne dénotera pas d'un réel travail de fourmis. Ne restent que des passages de plate-formes bien pénibles (voire super chiants, ce qui lui croque 1 point sur un 18/20 au demeurant mérité) pour vous freiner mais il faut prendre cette aventure à un degré supérieur, penser à ce quelle procure en terme de sensations et vous en conclurez vite qu'il fait parti des meilleurs jeux de la console.


    Test réalisé par iiYama

    juillet 2007 (mise à jour : mai 2011)