Ghost Hunter (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2003
Développeur : Sony Computer Entertainment
Editeur : Sony Computer Entertainment
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Ghosthunter (US)
Prix au lancement : 60€





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Ghost Hunter








Dans Ghost Hunter
L'ambiance est excellente mais elle sera gachée par une jouabilité peu adaptée aux actions rapides
on suit les aventures de Jones Lazarus, un flic de Detroit dont c'est sa première journée de travail. Il est envoyé avec sa partenaire, Anna Steele, pour enquêter sur une école abandonnée, qui a été le théâtre d'un massacre. Croyant d'abord à un bizutage, les 2 coéquipiers se séparent pour en finir au plus vite. Très vite Jones découvre un laboratoire de recherches sur le paranormal avec une version numérisée de son créateur, le professeur Peter Richmond. Mais la connerie humaine n'ayant pas de limites, forcément lorsqu'il y a un con face à un bouton, ça donne très vite une catastrophe. En effet dans sa curiosité mal placée, Lazarus libère les fantômes qui étaient prisonniers, y compris Lord William Hawksmoor. Anna est ensuite enlevée par Hawksmoor et Jones, aidé par le Richmond numérique et de nombreux gadgets de "ghosthunting", est enrôlé pour réparer ses erreurs. Au début de son aventure, Jones entre également en contact avec le fantôme d'une femme nommée Kate Heller, aussi connue sous le nom d'Astral. Astral soutient Jones en lui accordant la possibilité de voir les morts ainsi que d'utiliser sa capacité à contrôler d'autres entités… Assez méconnu et pour cause, il ne s'est presque pas vendu, Ghost Hunter est un survival horror un peu différent des 2 grandes saga cultes dont la PS2 est la mère nourricière, j'ai nommé Resident Evil et Silent Hill. On vient de le voir, le jeu commence doucement, je dirai presque qu'il commence banalement. Mais très vite le scénario prend des tournures dramatiques, ce qui le rend plus accrocheur. Très inspiré par les films et séries tels que Ghostbusters (et c'est rien de le dire !) ou même Buffy contre les Vampires, les clins d'œil sont légions et l'ambiance est très bien travaillée. Faut dire que les musiques sont vraiment angoissantes et que les développeurs ont cherchés à nous faire peur. Et ça marche ! Difficile de ne pas avoir les boules ou de ne pas faire quelques sursauts au détour d'un couloir sombre où un fantôme tentera de nous bouffer sans sommation. L'ambiance est donc de mise. Ajoutons à ça des cut-scènes vraiment bien faites, où on apprécie des modélisations chiadées avec visages expressifs, pour faire un premier bilan positif de ce titre développé par Sony. Mais tout le problème vient en fait de la jouabilité. La caméra est capricieuse et si on peut la replacer avec le stick droit, elle reste presque toujours mal placée. Basé sur un TPS, la visée est imprécise mais surtout le fait que dés qu'on lâche le stick, le réticule revient inlassablement au centre de l'écran (normalement il aurait dû rester à sa place, comme dans les autres jeux).


Cette jouabilité,
La réalisation est d'un très bon niveau et c'est Vincent Cassel qui double notre héros
hautement perfectible, est source d'irritabilité et c'est bien elle qui nous fera souffrir lors de certains affrontements, surtout si les ennemis sont rapides. On a quand même 2 petites nouveautés à se mettre sous la dent. Tout d'abord on peut passer en mode FPS (en pressant triangle) mais alors on ne peut plus se déplacer (encore un coup de génie qui tombe à l'eau). Mais c'est surtout la forme astrale qui apporte un peu de neuf, à ce qui serait sans ça, une simple chasse aux monstres. Sous la forme astrale, comme évoquée précédemment, Jones contrôle un fantôme. Avec elle (c'est une femme) on peut se déplacer où bon nous semble (elle flotte dans les airs) mais le concept ne va pas trop loin puisqu'on ne peut pas traverser les murs ou les portes. Dommage. En contre-partie, au fur et à mesure qu'on débloque de nouvelles capacités, on peut contrôler d'autres fantômes. Leurs fonctions seront utiles pour débloquer le chemin de Lazarus, dans sa forme réelle. Dernier point du gameplay, si les checkpoints sont assez nombreux pour éviter les galères, le jeu dispose en plus d'un système de "save" via le menu des options. Ainsi pas besoin d'attendre d'arriver à la fin du level pour sauvegarder. Techniquement, Ghost Hunter est un beau jeu. Après tout, qui mieux que Sony peut maitriser sa machine… Quelques décors n'ont rien d'extraordinaires (comme au début, dans l'école) mais très vite les graphismes semblent plus inspirés et glauques à souhait. Enfin la partie son a été superbement travaillée. Avec des bruitages très efficaces, j'en remets une couche sur des pistes pseudo-musicales frissonnantes, histoire de poser une ambiance assez sinistre. Et pour le doublage, non seulement Sony nous gratifie d'une localisation Française, mais notre héros est en plus doublé par le grand Vincent Cassel, dont le timbre de voix est reconnaissable entre mille. L'acteur n'est peut-être pas un habitué de la voxographie (c'est d'ailleurs le premier jeu qu'il double), en référence à quelques élocutions pas terribles ou pas toujours dans le ton, mais globalement c'est beau boulot. C'est déjà un plaisir de jouer sans lire des sous-titres mais en plus, de façon globale, c'est bien réalisé.



Ghost Hunter est Note
un bon survival horror, un peu différent de ce qu'on connait déjà, souvent routinier et malheureusement pas toujours jouable. C'est sans doute pour ça que je n'ai eu trop peur ou même que je n'ai pas super accroché au titre. Mais Aska Luna (avec qui j'ai réalisé ce test), s'est "faite dessus" tout au long de l'aventure et a trouvée le jeu hypnotisant. 2 poids 2 mesures, après tout c'est peut-être elle qui a raison. Mais on ne pardonnera pas à Ghost Hunter d'être aussi peu jouable, et c'est sans réfléchir sa plus grosse faiblesse. Après, si vous vous faites à sa maniabilité et que vous accrochez à son ambiance, il faut le dire, délicieusement glauque, alors il n'y a pas de raison de s'en priver.



Test réalisé par Aska Luna & iiYama

mai 2010