Genji (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2005
Développeur : Game Republic
Editeur : Sony Computer
Genre : beat-them-all / aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US ou JAP (au choix)
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Genji : Dawn of the Samuraï (US)
Prix au lancement : 60€







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Genji








Comme
La mise en scène et les vidéos sont de très bonne qualité. L'histoire par contre, est assez classique
les Onimusha de Capcom, l'histoire de Genji s'inspire de faits et de personnages réels. Minamoto no Yoshitsune était un samouraï de l'époque de Kamakura. Suite à la rébellion des Heiji en 1159, le Japon est entré dans une nouvelle ère. Le clan Taira, mené d'une main de fer par Kiyomori et son fidèle guerrier Kagekiyo, impose désormais sa loi. Les rares survivants du clan rival, les Minamoto, prétendent que les scélérats tiraient leur force de pierres précieuses d'une lueur presque céleste, les Amahaganes. Héritier du clan Minamoto, Yoshitsune possède lui-même une de ces pierres, ce qui lui confère force et courage. Il devra donc renverser l'autorité et venger l'honneur des siens… Genji s'inspire d'une mythologie ancienne, ce qui dans un sens peut donner du corps à l'histoire, mais ne sert finalement qu'aux japonais et encore (je veux dire par là, qui en France, connait l'exacte histoire de son pays durant le 13e siècle ? personne, pour les japonais ce doit sans doute être pareil). Comme dans presque tous les jeux PS2, ça commence fort par une vidéo en images de synthèses assez réussies (ça n'atteint pas la qualité des vidéos made in Capcom mais c'est déjà au dessus du lot) puis en pleine aventure, on aura tour à tour de nouvelles vidéos et des cut-scènes. C'est bien fait et intéressant, et contrairement à d'autres, l'intro ne nous en met pas plein les yeux juste pour appâter la galerie, elle a aussi un sens direct avec l'histoire… ce qui parait logique. Derrière Genji on retrouve Yoshiki Okamoto, un ancien producteur de chez Capcom qui a travaillé, comme par hasard, sur Resident Evil, Devil May Cry et devinez qui… Onimusha. A vrai dire le CV du bonhomme est impressionnant mais en partant de Capcom, il a rejoint Game Republic, dont Genji est le premier jeu.


Game Republic est
Le gameplay corrige les tares que peut avoir Onimusha (saut, parade), ce qui le rend très agréable à jouer
aussi derrière Genji : Days of the Blade (la suite du présent titre), sorti au line-up de la PlayStation 3 mais qui n'égalait pas celui-ci (en moins de 2 ans de développement et sur une nouvelle console, ça ne m'étonne pas), 3 épisodes de Dragon Ball sur DS ou plus récemment le sympathique Majin and the Forsaken Kingdom. D'ailleurs avant d'entrer un peu plus dans le sujet, j'ai apprécié l'originalité et la beauté de la notice (ça devient rare depuis quelques temps) et surtout, j'ai largement apprécié qu'on nous laisse le choix entre voix américaine et voix japonaise. En une option, Genji corrige sans doute l'un des pires défauts des Onimusha car quitte à lire des sous-titres, autant que les voix correspondent à l'univers proposé. Du coup je n'ai même pas essayé le doublage US mais une chose est sûre, le doublage japonais est irréprochable. D'accord on ne comprend rien à leur charabia mais c'est bien doublé et surtout, ça apporte un gros plus à l'ambiance. Vous le savez déjà, depuis les années 2000, le beat-them-all scénarisé à "tendance aventure" est devenu l'un des genres majeurs. Il faut dire qu'ils n'ont plus rien à voir avec les beat-them-all d'autrefois et c'est une belle alternative aux jeux d'action et aux RPG purs et durs. Ici nous jouons d'abord Yoshitsune dans un gameplay assez typique du genre et dont l'écueil principal vient encore une fois du fait qu'un combo commencé dans une direction, ne sera que très rarement réorientable, ce qui fait que notre personnage tapera souvent dans le vide. Malgré ça, la rapidité du jeu (surtout en 60hz) et la fluidité de la jouabilité, donnent une sacrée dynamique aux combats. De plus, tout en s'inspirant des Onimusha, il en corrige (encore une fois) certaines facettes comme mettre la garde sur R1 (au lieu de L1, ce qui était inconfortable) et le tant attendu saut. Yoshitsune peut donc réaliser divers combos, dont certains sont aériens… et c'est bien ce qui fait défaut aux titres de Capcom. Un peu plus tard dans l'aventure on rencontrera Benkei, qui viendra former les rangs. Ainsi les niveaux suivants pourront être réalisé avec l'un ou l'autre personnage, qui sont à la fois totalement opposés et complémentaires.


Yoshitsune ne
Genji est super beau et on profite d'un doublage japonais de premier ordre
frappe pas très fort mais il est agile et peut se balader sur les toits. Au contraire Benkei est balourd, il frappe fort et peut débloquer certains passages, mais évite de jouer les filles de l'air. Il est donc intéressant de revenir sur ses pas pour débloquer une sortie ou trouver des objets rares. On évolue dans des environnements assez confinés finalement, mais chaque "tableau", chaque parcelle de ce monde, est accessible via une carte. Au départ on ne peut pas se déplacer bien loin, mais au fil des missions on débloque les lieux (montagnes, villes, temples) et on aura ensuite tout loisir d'y revenir avec l'autre personnage. Autres détails, il existe un système d'XP (plus on combat, plus on est fort) ainsi qu'un équipement à upgrader. Pour ça on récolte de l'argent et des éléments rares, pour ensuite aller voir le forgeron afin qu'il nous concocte de nouvelles armes et de nouvelles armures/protections. Enfin, les Amahaganes (les pierres précieuses) permettent d'obtenir le pouvoir du Kamui. Sous cette belle appellation se cache en réalité une sorte de bullet-time : le temps se ralentit et on passe alors dans une phase de QTE où il possible de tuer ses ennemis en un coup. Tout le problème c'est que ces séquences (où il faut simplement appuyé sur carré au bon moment) sont vraiment trop ardues niveau timing ! Du coup on laisse tomber le Kamui et on tue ses ennemis normalement. Techniquement, Genji est un jeu magnifique. Le moteur graphique accuse de gros ralentissements (surtout si le boss est imposant) mais à côté de ça, quelle prouesse technique ! Les cerisiers en fleurs donnent une patte onirique très appréciable, la nature est superbement retranscrite, les animations sont fluides, souples, la plupart des décors sont vraiment beaux… non vraiment Genji est une réussite graphique. Enfin si les bruitages manquent un peu de peps, on trouvera qu'à l'instar d'un doublage japonais indéfectible, la musique suit agréablement le mouvement. A base de sonorités japonaises issues de ces temps anciens, si on ne trouve pas ça très mélodieux, il est par contre difficile de ne pas s'immerger complètement dans cette ambiance nippone. Là aussi, la bande-son ajoute une dimension poétique qui prête à l'évasion et qui est très agréable.



Genji est Note
un très bon jeu. Très beau et immersif au possible, notamment grâce à sa poésie visuelle et sonore, on profite en plus d'un gameplay assez carré et d'une dimension aventure bien menée. Evidemment on aurait aimé une jouabilité plus directe (pour ne plus finir ses combos dans le vent), les ralentissements (qui restent rares, je tiens à le signaler) sont un peu gênants et la durée de vie est assez maigre. Comptez moins de 6 heures pour voir l'épilogue, il faut être franc, c'est trop juste. Voilà sans doute pourquoi un jeu qui aurait pu mériter plus, se cantonne à une note déjà pas si mal. Car au-delà de ses petits défauts, Genji est une belle aventure et une alternative plus que sérieuse aux Onimusha de Capcom.



Les -

  • Finir ses combos dans le vent...
  • Scénario prétexte et léger
  • Les ralentissements
  • Un peu court
  • Les +

  • L'alternance entre 2 personnages au gameplay opposé
  • La bande-son est envoutante
  • Le doublage japonais
  • C'est super beau !
  • L'aspect aventure


  • Test réalisé par iiYama

    avril 2012