Garou (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2005 (au Japon uniquement)
Développeur : SNK
Adaptation : SNK - Playmore
Editeur : SNK - Playmore
Genre : combats

Support : 1 DVD
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs + online
Abréviation : MOTW
Titre alternatif : Neo-Geo Online Collection Vol.1 : GAROU


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Garou

Mark of the Wolves


Garou est l'un des plus gros jeux d'SNK, sans réfléchir l'un des 5 meilleurs, sorti à une époque où personne ne l'attendait. Pour lui trouver un rival à sa taille, il aura fallu attendre le grand King of Fighters 2003, parut 4 ans plus tard. Partant de cette légende du beat-them-up, SNK a adapté le jeu sur DreamCast en 2001, dans une conversion très fidèle où pour seul défaut, on avait qu'un pad mal adapté. Dernière adaptation de ce monstre de presque 700Mb, Garou atterrit sur PlayStation 2 en 2005, soit 4 après la DreamCast et 6 ans après la sortie de l'original. Ok, on n'a plus besoin de débourser les quelques 500€ pour y jouer (c'est le prix du jeu en occasion sur le Net en ce moment) mais entre nous, ça commence à faire sérieusement tard. Il faut aussi savoir que Garou est en fait la première adaptation faisant parti des Neo-Geo Online Collection (il sera suivi par les Art of Fighting Anthology, Fatal Fury Battle Archive et autres Metal Slug Anthology). C'est sans doute ceci qui explique cela. Maintenant place à l'un des meilleurs jeux de combats que notre monde ludique aura connu.


Développement scénaristique

Garou fait suite à
Cet épisode fait suite aux Fatal Fury
Fatal Fury puisqu'il est officieusement le 4e épisode de la série. Terry Bogard met la branlée à Geese Howard et prend sous son aile le frêle Rock Howard (son fils), qu'il éleva comme un frère. Afin de lever le voile sur le passé de son père, Rock va participer au tournoi organisé par le nouveau parrain de Southtown : Kain. Mais un certain Grant, âme damnée des enfers, se mettra sur sa route, tout comme Terry, qui ne veut pas que son "petit frère" se fasse tuer... L'ambiance est de mise, la mise en scène aussi. Le jeu propose 2 intros, une classique à la King of Fighters et une autre plus explicative, plus scénarisée. Comme d'habitude, la trame se découd au fil du jeu au travers de petites scènes à base d'images légèrement animées. Dommage qu'SNK-Playmore n'ait pas profité du portage pour nous faire de jolies vidéos mais depuis que les adaptations des hits Neo-Geo ont commencés, avec d'abord la Neo-Geo CD jusqu'à la PS2 en passant par la PSX, les développeurs n'ont jamais fait aucun effort sur ce plan-là. Fallait donc pas rêver ! Les fins, selon le personnage, sont plus ou moins bonnes mais pour les voir, il faudra jouer dans les niveaux de difficulté les plus élevés. Mais si vous y arrivez, vous débloquerez un mode gallery très complet : détails sur les persos, visionnage des fins et quelques Artworks. Même si on est un peu déçu par la mise en scène, au moins on a du contenu additionnel.


Jouabilité & Gameplay

Laissant de côté les
Gameplay et jouabilité aux petits oigons. La grande classe
combats sur 2 ou 3 plans des Fatal Fury, Garou propose en échange un système avancé de parades, de contres et de feintes. 14 personnages dont les 2 boss qui sont cachés (accessible via la même manipulation que pour Art of Fighing 3), la panoplie des combattants ne comporte aucune fausse note. Tous les fighters ont une bonne prestance et certains ont même un charisme énorme. Terry, Rock, Gato ou encore Tizoc, les persos sont tous excellents. On retrouve même un certain Freeman, qui fait carrément penser à The Crow, et Marco Rodriguez n'est autre qu'une copie très sympa de Ryo. Niveau gameplay, il n'y a plus (comme je le disais) de combats sur plusieurs plans. C'est certes un peu dommage mais la jouabilité en est d'autant plus instinctive. Les coups sortent facilement, les enchaînements sont violents et vont bon train, les parades avec (on peut renvoyer une boule de feu à son expéditeur). A chacun ses coups propres mais la maniabilité ne sera jamais mise à mal. De plus, la difficulté est très bien dosée (en "easy" c'est facile, en "hard" c'est dur), la prise en main est rapide et le jeu offre divers modes : histoire, versus (1 contre 1) et un mode survival. Il y a aussi un mode entrainement particulièrement riche et complet. Il est d'ailleurs très agréable d'avoir la "skill list" (liste des coups spéciaux), accessible via le menu pause. Ainsi pas besoin de regarder la notice à chaque fois qu'on change de perso. Etant donné que chaque fin est différente, ça donne en plus envie de finir le jeu plusieurs fois. Difficile de faire plus jouable, le pad PS2 s'en sort mieux que celui de la DreamCast mais ne sera pas aussi efficace que le gros stick Neo-Geo. C'est pour ça qu'à l'occasion, SNK a ressorti un stick, compatible PS2, et aux couleurs du jeu. Ainsi on retrouve exactement les sensations originelles et puis entre nous, c'est la grosse classe. Enfin Garou est jouable online. Une option que je trouve inutile pour un jeu de combats mais dont certains accordent de l'importance.




L'image

Comment une Rom
C'est beau mais la PS2 ne force pas beaucoup, puisque Garou est avant tout un jeu 16-bits
de quasiment 700Mb (en gros ça fait 90Mo) a-t'elle obligée les développeurs à nous sortir le jeu sur DVD ? Ce n'est pas les maigres ajouts qu'il y a, et le mode online, qui auront nécessité les Giga-Octets supplémentaires tout de même ? Bref, passons au jeu lui même car après tout si ça leur faisait plaisir, tant mieux pour eux. Enorme claque graphique à sa sortie en 1999, Garou était clairement se qui se faisait de mieux en la matière, de plus impressionnant sur le secteur de la baston 2D. Le jeu affichait une foultitude de détails, des graphismes sans pareil sur 16-bits (même sur 32-bits je dois dire) avec en plus, une animation détaillée au possible. Ayant reprit le moteur graphique de Last Blade 2, SNK avait prouvé une fois de plus son savoir-faire en matière d'ingéniosité et de capacité artistique. La Neo-Geo au mieux de sa forme nous offrait un titre véritablement impressionnant. De plus les personnages sont particulièrement réussis et les coups spéciaux spéciaux s'accompagnent d'effets haut en couleurs. Mais en 2005, à l'heure où est sorti cette adaptation, il faut être clair qu'on en a vu d'autres. Bien sûr Garou garde tous ses charmes et sa puissance graphique (on notera d'ailleurs l'excellente qualité des animations) mais faut aussi dire que ça pixellise méchant ! Il est vrai que le menu des options nous propose de supprimer les flashes (ce n'est pas un mal surtout si on joue dans le noir) et surtout un "Soft Focus" pour adoucir les angles, mais ça ne sert à rien et en plus, ça ajoute un léger effet de flou. Bien sûr en se disant que c'est un jeu 16-bits on restera étonné devant l'efficacité et la parfaite maitrise du support originel mais en arrivant sur PlayStation 2, il ne nous mettra pas la même claque qu'à l'époque, la faute à une sortie très tardive (sur DreamCast, il faisait encore son bout d'effet). Malgré tout le jeu n'est pas moche, loin de là, les décors sont vraiment superbes, les couleurs sont éclatantes et les niveaux sont très diversifiés. Ajoutons à ces bons côtés des loadings complètement imperceptibles (tellement ils sont rapides) et on conclura qu'on est en présence d'une excellente conversion, fidèle au pixel près.


Le son

Reprenant les formidables
Bande-son est de bonne qualité
bruitages des King of Fighters, on peut le dire, ça envoie grave ! La violence des coups est parfaitement retranscrite et les voix digitales sont d'une qualité irréprochable. Même les musiques sont de bonne facture. Dans des thèmes assez variés, on retrouve même dans le level de Rock (le personnage principal), une reprise de la mélodie de Children, la célèbre musique de Robert Miles (celle-là même qui a lancé le phénomène de la Dream Music). Pour cette édition, SNK a, en plus, ajouté une bande-son totalement remixée. Via le menu d'options on pourra choisir entre celles d'origine et des remakes d'une très bonne qualité. Du beau boulot.


Note générale

Considéré (encore aujourd'hui) comme le plus grand jeu de combats qu'a développé SNK, Garou reste un titre d'anthologie, un jeu particulièrement nerveux et qui dégage une puissance sans comparaison. Un résultat qui est encensé par une bande-son excellente et surtout des bruitages d'une violence sans pareille. Hyper jouable, même avec le pad PS2 (quelques accrocs mais rien de méchant), on pourra jouer aussi les collectionneurs et s'offrir (avec le jeu) le fameux stick Neo-Geo, spécialement adapté à la PS2 (il y a des touches en plus). Ainsi on retrouve exactement les sensations de la Neo-Geo ou de l'Arcade... mais sur son grand écran HD de plus d'1m. A ce propos, l'usage d'une TV HD est un peu déconseillée car c'est très pixellisé. Faut penser que Garou date de 1999 et qu'il est sorti sur une console vieille de 1990. Alors forcément, la HD, ils ne connaissaient pas ! Ainsi on pourrait aussi montrer du doigt une convertion extrêmement fidèle à l'original... trop peut-être. Car en arrivant sur PS2, les graphismes auraient pu être lissés et les développeurs auraient pu nous proposer plus de contenu (nouveaux personnages ? nouveaux décors ?). Si on ne s'extasiera plus devant le jeu, on le trouvera malgré tout très beau, surtout si on a l'humilité de se dire qu'on n'est pas sur PS2 mais sur Neo-Geo. Ainsi, cette version vaut plus pour son énorme fun, son gameplay riche et sa grosse jouabilité que sa réalisation graphique. Malgré les années et une petite perte de vitesse, Garou : Mark of the Wolves reste l'un des meilleurs jeux de combats 2D qui soit sorti. Seul petit défaut de cette version : elle n'est sortie qu'au Japon donc vous ne comprendrez rien aux textes mais en contrepartie, le jeu coute bien moins cher que sur Neo-Geo AES et peut être pratiqué online.


Test réalisé par iiYama

novembre 2008