Devil May Cry 3 SE (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 2006
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : beat-them-all - aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : DMC3 SE
Titres alternatifs : Devil May Cry 3 SE / Devil May Cry : Dante's Awekening Special Edition
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 2.21 Millions (DMC3SE) + 2.09 (DMC3)


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Devil May Cry 3

Special Edition


Cette version "Special Edition" de
Dans cette édition, on peut enfin jouer Virgil et connaitre ce qui s'est passé de son côté
l'excellent Devil May Cry 3, apporte ce que les fans ont réclamés à corps et à cris. Et c'est bien l'ajout de contenu qui compense le fait que cette version ++ ait mis un an et demi à sortir. Mais reprenons du début (le jeu étant quasi identique, le test l'est aussi). Devil May Cry est ce qu'on appelle dans un jargon populaire : un hit ! Le premier opus, qui date de 5 ans avant celui-ci, est encore à l'heure actuelle, considéré comme un monument du jeu vidéo. A la fois beau, puissant, envoûtant et à l'action prenante, Devil May Cry a su marqué en un seul épisode, la mémoire des joueurs. Surfant sur la vague du succès, Capcom lança 2 ans plus tard une séquelle des aventures de Dante. Dans cette suite plusieurs défauts firent leurs apparitions comme le lock, la disparition de Trish au profit de Lucia, une trame scénaristique franchement légère, une durée de vie trop courte... au profit de quelques améliorations comme la barre d'énergie de chaque opposant, de nouveaux mouvements, un jeu plus rapide mais pas plus fun. On sentait bien que la licence avait perdue en puissance (notamment au niveau des graphismes) mais heureusement, le fun était toujours là et le charisme de son héros (qui partageait la vedette avec Lucia, le 2e personnage jouable) était toujours aussi fort, donc le jeu a eu son bout de succès. Avec un 3e épisode c'est prendre un gros risque. Soit les défauts ne sont pas corrigés et auquel cas la licence perd en crédibilité, soit au contraire il encense une formule rôdée. Par bonheur, ce dernier épisode PS2 clôture de la meilleure manière qui soit, une belle trilogie (il est par ailleurs sympa de noter que cette génération de machines aura beaucoup jouer sur les tri-épisodes, à l'instar du cinéma, avec des séries telles que Onimusha, Prince of Persia et j'en passe). Pour refroidir un peu l'audience je vais commencé par les défauts du jeu. Notre DMC3 y va de ses petites erreurs mais sans passer par la grosse connerie, ce qui est de bonne augure. En voici la liste. Tout d'abord la barre d'énergie de chaque ennemi a disparue. Elle n'est présente que pour les boss et à l'instar du premier opus, on ne sait jamais où en est lors d'un affrontement. Ce semi retour en arrière n'est pas des plus agréable. Ensuite c'est beaucoup trop difficile. Bien sûr il y aura toujours les robots qui diront que j'affabule mais pour les humains normaux, c'est vraiment balèze. Les ennemis arrivent par dizaines, ce qui rend les combats complètement fouillis, et en plus ces derniers sont des acharnés. C'est chiant, on en prend plein la gueule et c'est pas que notre Dante soit un gringalet mais parfois, sa débauche de puissance ne suffit plus ! D'ailleurs, ces combats interminables (surtout pour les boss, on en voit jamais la fin), visent à rallonger de façon virtuelle une durée de vie qui sans quoi, serait classique. Mais en l'état, on en a pour notre argent avec un jeu qui dure au bas mot 9 à 10h (hors contenu additionnel). Il est aussi à noter que chez Capcom on doit pas que boire de l'eau puisque le mode easy, visant donc à nous faciliter la tâche, n'est accessible qu'une fois le jeu fini. C'est super logique môsieur Capcom, super logique...


Sur l'épineuse
Cette édition apporte une challenge room, divers bonus et nous permet d'affronter ce bouffon de Jester
question de la jouabilité et de la caméra, il y a encore quelques soucis qui nous forcent à regimber de temps en temps. Lors de phases de plate-formes, la caméra n'est jamais bien placée, ce qui nous oblige à recommencer un paquet de fois. La jouabilité est toujours un peu imprécise (et le lock semi-auto est toujours un peu capricieux) mais on peut déjà se féliciter quelle soit bien meilleure que celle du 2 et surtout, que la caméra peut être déplacée avec le stick droit. Ca c'est un vrai plus. D'accord elle est trop lente et n'est pas libre à 100%, mais dans la plupart des cas, on s'arrange bien la sauce. Evidemment, on aurait préféré que Capcom fasse les choses bien en terme d'angles de vue puisque souvent ils privilégient l'effet à l'agréabilité, mais c'est comme ça. Dernier point, si la difficulté est aussi pénible, c'est aussi à cause d'énigmes parfois tordues. Il faut tourner 20 fois dans les pièces pour comprendre le fonctionnement du mécanisme car rien n'est expliqué. S'il reste encore des énigmes simples (trouver un artéfact pour activer un ascenseur par exemple), certaines demandent qu'on s'y investisse trop pour ce type de jeux. Je rappelle qu'on parle d'un beat-them-all, pas d'un puzzle-game. A bien y réfléchir, je crois que le chapitre des défauts va être clôt ici puisque pour le reste, c'est du tout bon alors maintenant parlons du meilleur du jeu. Une chose est sûre, Capcom a bien compris que les joueurs de l'an 2000 ne veulent plus que les mêmes erreurs se répètent et attendent toujours plus d'une suite (ce qui est logique). Alors ce Devil May Cry 3, en tant que bon élève, fait tout son possible pour nous en mettre plein les mirettes, en donnant ainsi dans le grand spectacle. En effet, dés l'intro ça fracasse tout ! Ralentis, baston, position "j'me la pète" et surtout une mise en bouche du scénario plus que prenante. Là dessus, s'enchaînent des cut-scènes 3D majestueuses ! Chaque chapitre (il y en 20) commence et se termine par une cut-scène et parfois même il y en a une en plein niveau. Si le scénario s'avère globalement assez léger, par contre la mise en scènes a été très bien travaillée. Dante ne joue plus les toutous pour une vieille au bord du cimétière, mais s'emplie d'une véritable mission : stopper les désirs de conquête de son frère Virgil, qui veut ouvrir le passage entre le Terre et les Enfers, pour devenir l'homme le plus puissant, en récupérant les pouvoirs de son père Sparda. Là au moins, ça a de la gueule ! Cette mise en scène hautement chorégraphiée n'est pas sans rappeler les séquences démentes d'une autre série (Metal Gear Solid), même si parfois on tape fort dans le n'importe quoi. Dans cet épisode, où Dante est vraiment le roi "d'abuse-land", on découvre un héros plus jeune. On le devine assez vite puisque Dante arbore une petite gueule de minet encore juvénile, qu'il n'a pas tous ses pouvoirs et que si tout le monde suit (j'en vois 2 au fond qui dorment) Dante récupère le pendentif de Virgil lors d'un combat vers le fin de DMC 1 (c'est en fait le chevalier noir). En plus, on en apprend beaucoup sur Dante, Virgil et bien sûr leur Père, Sparda (à ce propos, avez-vous fait le lien entre Dante/Virgil et la Divine Comédie ?). Alléchant.


En fait l'histoire
Même un an et demi plus tard, la réalisation reste impressionnante pour de la PS2
se déroule à peine quelques jours avant l'ouverture de son bureau... soit le prologue du premier Devil May Cry. Cette préquelle apporte en plus une meilleure traduction des textes (dans DMC 2 je me souviens encore de tournures de phrase foireuses ou de fautes d'orthographes) ainsi qu'une pointe d'humour rafraichissante, qui apporte un réel plus sans décrédibiliser l'ambiance. Question réalisation, le moins qu'on puisse dire, c'est que Capcom maîtrise son support. Lors de la sortie du jeu, la PS2 a déjà 6 ans ce qui commence a faire long. Ca n'empêche pas le génial créateur des Resident Evil de montrer que la bête en veut encore. Les graphismes sont fins et colorés, extrêmement détaillés que ce soit dans les ennemis, les décors, les cut-scènes ou les vidéos (mais là c'est facile), le tout dans une rapidité d'exécution qui fait plaisir a voir. Pas de ralentissement (même lors des combats contre des boss énormes), un grand soucis du détails dans les mouvements et moult effets visuels qui nous font dire que les "Nintendoiens" et autres "Microsoftiens" doivent bien rager de ne pas posséder leur DMC ! Non vraiment y'a rien à dire d'autant que l'atmosphère du jeu retrouve l'ambiance gothique du premier opus (légèrement perdue dans DMC 2) et ça, ça remet les pendules à l'heure. Visuellement, c'est donc quasi parfait et notre DMC 3 nous offre l'un des plus beaux jeux de la PS2. Place au contrôle. En fait on reprend tout le bon de DMC 1 et de DMC 2, on condense et on obtient celle du 3. Le lock est toujours présent mais il se veut plus malléable, plus docile. On a à disposition de nouvelles armes, pas toujours terribles puisque finalement les 2 Ebony & Ivory restent les plus polyvalentes. Pour les armes de contact, on retrouve la classique épée (pas encore celle de Sparda puisqu'il ne l'a pas encore trouvée), ou des nunchakus assez excellents, où Dante prend des positions à la Bruce Lee. La grande classe ! Par contre, plus tard dans le jeu, on peut avoir une gratte électrique en guise d'armes démoniaques et c'est franchement laid ! Mais rien de grave, c'est bien la seule fause note de l'armement, qui ne trouve pas dans ce nouvel opus, l'efficacité de celui du premier puisque finalement, je n'ai utilisé que les mêmes tout au long du jeu. Ce qui m'a par contre fait vraiment plaisir, c'est de pouvoir configurer les touches à ma guise (ce qui est très rare de nos jours) et justement, cette même config' est très bonne. Elle reprend celle de l'épisode 2 et l'améliore en plaçant la caméra sur le stick droit, mais aussi des raccourcis sur les touches numériques (carte, équipement...). Egalement repris, les touches L2/R2 permettent de switcher entre 2 armes à feu et 2 armes de contact. Le système n'est pas parfait mais suffit. Par contre, il aurait été agréable qu'on puisse faire pareil avec les styles. Les styles ? Et bien ils sont au nombre de 4 et permettent d'avoir "un style" de combat approprié selon le boss à affronter ou sa façon de jouer : attaque de front, défense, spécialiste des armes... Plus il est utilisé, plus un style devient puissant et avec les orbes on peut littéralement "acheter" de nouvelles techniques (ou upgrader la puissance des armes à feu).


Si le jeu sous-titré "l'éveil de Dante",
Virgil a son scénario mais aussi son équipement perso et des combos très différents de son frère
c'est en fait assez révélateur, puisque notre héros aux cheveux gris s'efforce de ne pas utiliser la puissance léguée par son Démon de Père. L'éveil arrive donc aux alentours du premier tiers de l'aventure où Virgil fera en sorte que son frère s'éveille à sa formidable puissance démoniaque. Par conséquent on passera un tiers du jeu sous forme humaine exclusivement. Passé ce délai, on peut, comme dans le 1 ou le 2, se transformer et ainsi acquérir vitesse et force supplémentaire. Enfin dernier point, l'audio n'est pas en reste avec un doublage toujours US et professionnel des divers protagonistes, ainsi que des musiques très rythmées. Alternant les ambiances gothiques dans les rares moments creux, on retrouve encore une fois le gros metal (voire du trash metal) dans les phases action. Si ça ne surprend plus, la formule est toujours aussi efficace. Pour les bruitages, ce sont plus ou moins les mêmes depuis le premier DMC. Le développeur ne s'est pas beaucoup foulé sur ce coup en nous réinjectant les mêmes FX depuis 5 ans, mais ils sont puissants et efficaces (bien qu'ils auraient pu faire l'effort d'en créer quelques nouveaux). Etonnament, Devil May Cry 3 avait déjà divisé à sa sortie, il est donc naturel que cette version soit encore plus controversée. Pourtant, en matière de contenu, Capcom fait fort. En effet, désormais on peut jouer Virgil (on en sera plus sur son parcours personnel), on affronte enfin Jester (le clown, même si ces combats n'apportent rien et sont facultatifs pour la plupart) et une fois fini, le jeu débloque divers bonus, comme cette salle des défis où sur 9999 étages, on peut bastonner jusqu'à épuisement. Après c'est sûr, cette Special Edition est exactement comme la version normale, défauts et bons points compris. Bien meilleur qu'un Devil May Cry 2 déjà plus mitigé, tout d'abord la durée de vie est conséquente car les missions sont plus longues (on est loin des missions "coup-de-vent" de 2mins de DMC2), même si cette durée est rallongée de façon factice. Question scénario, Lucia et Trish ont fait place à une nouvelle minette (Mary/Lady), bien jolie comme il se doit (les miracles de la modélisation :), ainsi qu'un duo de nouveaux méchants bien dans le ton. Ajoutons à ça une mise en scène fabuleuse et un script assez bien écrit, et c'est jackpot. Il est d'ailleurs agréable de voir que le développeur nippon a chercher à rendre son jeu le plus beau et le plus fidèle possible. Reprenant l'ambiance gothique du premier opus, dans des décors superbes et détaillés, une fois encore la PS2 se surpasse. Enfin le gameplay comme la jouabilité ont grandement été améliorés, même si ce n'est pas encore parfait, notamment pour la gestion de la caméra.



Devil May Cry 3 Special Edition Note
est un excellent jeu, au moins tout autant que l'original (la plus value et son tarif réduit, compense sa sortie tardive). Si on fait l'impasse sur quelques défauts (notamment au niveau de la difficulté et de barres d'énergies ennemies manquantes), on s'aperçoit vite qu'il est plus dynamique que jamais, qu'il y a encore plus de "je-me-le-pète", de cut-scènes, de contenu, etc... Moins cher et proposant plus de contenu, si vous n'avez pas encore craqué pour le jeu normal, c'est celui qu'il vous faut. Par contre, si vous l'avez déjà, le choix de repasser à la caisse mérite réfléxion. Le tout c'est de se demander si les contenus additionnels méritent qu'on repaye ou pas.



Test réalisé par iiYama

mars 2011