Castlevania Curse of Darkness (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2006
Développeur : Konami
Editeur : Konami
Genre : beat-them-all / aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Akumajô Dracula Yami no Juin (JAP)
Prix au lancement : 60€





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Castlevania

Curse of Darkness


Deux ans après Lament of Innocence,
Les démons innocents sont la vraie nouveauté de cet épisode
Konami se décide enfin à sortir une suite. Si la barre fut placée haut avec le précédent épisode, pas mal de lacunes freinaient le plaisir de jeu. C'est ce que Curse of Darkness tente de corriger. A l'image des Silent Hill (du même éditeur), une suite reste une suite ! Ca parait un peu débile mais encore une fois je ne trouve pas dans ce Castlevania la flamme d'un Devil May Cry (par exemple) et le jeu reste dans son ensemble, assez identique au précédent. Je ressens peut-être ça parce que depuis le Lament of Innocence, un changement assez brutal s'est effectué. En effet d'un jeu de plate-formes/action, Konami en a fait un beat-them-all. Rares sont les pièces qu'on traverse sans devoir blaster à tout va. Un changement d'horizon qui ne colle pas parfaitement avec l'environnement gothique de la série. Ca reste un point de vue, plus ou moins partagé. Il est sûr que le passage à la 3D se devait d'apporter une certaine refonte du gameplay mais je la trouve un peu radicale. Curse of Darkness est meilleur que son grand frère et ce, sur quasi tous points de vue. Si le moteur graphique ne semble pas avoir changé, il reste très performant, avec une animation fluide et de superbes décors. D'ailleurs en parlant décors, Konami a largement accentué son ambiance mortuaire avec des crânes jonchés un peu partout ou des cadavres empalés servant de décoration. L'effet est d'autant plus convainquant et l'atmosphère d'autant plus lourde. Puisqu'on est dans le lourd, parlons d'une jouabilité déjà pas parfaite, qu'on nous livre ici à l'identique. Encore une fois, il n'est pas rare de commencer un combo sur un ennemi pour le finir sur le voisin, les angles de vue ne facilite pas l'appréciation des distances entre le héros et ses opposants, et petite nouveauté bien crispante est apparue : notre avatar range son arme à la fin de chaque enchaînement ! Une nouveauté dont on se serait bien passé puisque pendant 1 à 2 secondes, le personnage reste vulnérable. D'ailleurs ce petit plus bien pénible, arrive même lorsque l'ennemi n'est pas mort. Il est gentil mais il se la pètera plus tard...


De plus l'interactivité
Le jeu se révèle meilleur que son prédécesseur
avec le décor est toujours aussi réduite (pas de phase de fouilles donc) et le héros est toujours posé sur des rails (impossible de faire ce qu'on veut hors script). Heureusement, le gameplay lui, a pas mal évolué. Fini les armes secondaires, on a à présent droit à des Démons Innocents (DI). Il en existe de toutes sortes mais les principaux se trouvent au début du jeu, à savoir la fée et le golem. L'une guérira vos blessures et ouvrira les coffres, l'autre combattra à vos côtés et défoncera les portes bloquées. Plus que de simples armes secondaires, ils sont vos alliés. D'ailleurs leurs comportements est paramétrable. Pour le golem par exemple, il peut être offensif, défensif et dans le premier cas, vous pouvez donner l'ordre d'attaquer un ennemi en particulier. Il est sûr que si les pouvoirs du Lament of Innocence nous manquent un peu, les DI les remplacent de fort belle manière. La trame scénaristique est des plus simples : vous incarnez Hector, démon anciennement à la charge du comte Dracula. Anciennement car vous avez trahi le comte, qui vous ôta tout pouvoir. La vie suit son cours jusqu'au jour où votre belle se fera assassinée (chez Konami, entre les Castlevania et les Silent Hill, ils n'aiment pas beaucoup les filles). C'est alors que sonne l'heure de la vengeance, l'heure de retrouver ses pouvoirs et de venger l'être aimé. Étayé par de belles cut-scènes (à présent plus nombreuses), le scénario vous réserve aussi quelques surprises comme un combat avec Trevor Belmont (qui vous mettra une belle branlée !). Le héros, démon de son état, manie à la base l'épée mais sur son parcours, étant donné qu'il est forgeron, vous pourrez créer diverses armes blanches avec les objets récoltés. D'une puissance allant crescendo, la variété est donc de mise. Mais je regrette quand même de ne plus contrôler un Belmont avec son fouet. Après tout jouer un Belmont est l'essence même d'un Castlevania. D'ailleurs étant donné la position "politique" d'Hector, il vous rappellera Alucard de Symphony of the Night, bien qu'en moins... flottant.


La partie acoustique
La réalisation est d'un très bon niveau
du titre est vraiment superbe. Le doublage des voix (US encore une fois) est de bonne facture, les bruitages ne manquent pas de réalisme et les musiques sont de vrais chefs d'oeuvres. Point de vue purement personnel, la bande-son est exceptionnelle car elle propose des musiques rythmées, très Electro et surtout très mélodieuses. Certes on est loin des mélopées gothiques des anciens épisodes mais dans ce jeu et à mes yeux, les tracks sont des monuments comme j'en avais plus entendu depuis l'ère 16-bits. Ca fait au moins plaisir à un joueur. Evidemment, un nouvel épisode annonce aussi certaines mises à jour. A présent la caméra est réglable à volonté (enfin !) ce qui permet d'observer et de caler cette dernière comme bon nous semble. Ensuite les divers "terrains" parcourus ne sont plus désespérément plats. Pas mal de dénivelés font ainsi leurs apparitions (même si ça ne parait rien, c'est tout de même un petit plus). Encore que dans le Lament of Innocence, étant donné que toute l'action se passe dans le château de Castlevania, il était un peu difficile de faire autre chose que du plat. Car oui, pour une fois une bonne partie du jeu se passe dehors. Nous avons ainsi l'assurance d'avoir une certaine variété pour les décors. Comme je le disais, la série s'est calée sur du beat-them-all plutôt que de continuer sur la lignée de l'action : la panoplie d'ennemis est plus vaste et les boss sont à présent gigantesques ! Je me souviens encore du boss du 3e level (le Dragon) qui impose sévère, et ce par un carrure titanesque et des attaques, notamment de feu, vraiment impressionnantes !! Autre belle mise à jour : fini la redondance des décors. Ici chaque lieu à son décor propre et on n'a jamais l'impression de passer 2 fois au même endroit. Ca fait plaisir.



Curse of Darkness Note
offre un jeu de bien meilleure qualité que l'ancien épisode (Lament of Innocence). Loin de la critique non justifiée de certains testeurs "soi-disant pro" (qui sont bien souvent injustes et non-objectifs ! ), cet opus apporte un gameplay plus riche et une réalisation plus aboutie. Ce nouveau Castlevania, sans être un chef-d'oeuvre, est donc un bon jeu.



Test réalisé par iiYama

juin 2006