Altered Beast (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2005
Développeur : SEGA
Editeur : SEGA
Genre : beat-them-all

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Jûôki PROJECT ALTERED BEAST (JAP)
Prix au lancement : 60€





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Altered Beast








Petit cours d'histoire : Altered Beast est à
L'histoire est sympa mais pas assez poignante
à l'origine un jeu d'action (l'ancêtre d'un beat-them-all) sorti sur Arcade en 1988 (sur SEGA System16). Le principe était simple : on incarnait un gars qui baffait tout ce qui bouge en récupérant des power-up. Au bout du 3e power-up, le perso se transformait en mega-bestiole dégommant ainsi tout sur son passage. Si le principe était basique, le jeu était très fun bien que franchement laid et sérieusement difficile. En 1989, le jeu est sorti en bundle avec la Mega Drive. Ce titre fit les premières heures de jeu des heureux possesseurs de la 16-bits de SEGA, dans une adaptation somme toute assez moyenne. Suite à la politique de SEGA, de remettre au goût du jour les vieilleries (via notamment la série des SEGA Ages) ils se sont dit que certains titres possédaient un univers plus exploitable qu'une simple mise à jour graphique et sonore. C'est le cas de notre Project Altered Beast (le titre original au Japon). La politique de SEGA a beaucoup changée depuis 16 ans et en dépoussiérant un vieux placard, un jour une femme de ménage est tombée sur cette anthologie du jeu d'action, ce qui donna des idées toutes fraîches à des développeurs en manque d'idées justement. Altered Beast nouvelle sauce mitonnée de PS2, c'est un peu le "comment faire du neuf avec du vieux". Le jeu propose, comme son ancêtre, d'incarner 7 bestioles plus ou moins puissantes (loup-garou, minotaure, griffon, yeti, triton et dragon). Si le concept fondamental a changé avec le passage à la 3D (de 16 à 128-bits) le fond reste un peu dans le même esprit. Ainsi lorsqu'on a acquis le pouvoir de la bête, on peut se transformer à tout va et en n'importe qu'elle bestiole du répertoire. Le concept est même un peu plus poussé puisqu'il faudra usiter des diverses aptitudes de chacune des transformations, pour franchir la plupart des levels. Voilà qui est de bonne augure.


Le jeu propose
Les transformations sont toujours d'actualité et c'est ça qui rend le jeu (un peu) fun
donc de faire évoluer son personnage au fil de l'aventure et ce, par le biais d'apprentissage mais aussi en récoltant des sortes de gemmes. Ainsi les bestioles peuvent être upgradées. Il faut avouer que se transformer en diverses bêtes, pour la plupart très puissantes, est sans doute l'attrait principal du titre. A l'instar de la vieille version Arcade/Mega Drive, le joueur retrouve ici tout le sel et le fun de la licence. Le scénario est assez simple mais attrayant : vous êtes en fait une sorte d'humano-cyborg créé par l'armée Américaine, capable de s'upgrader et de se transformer en un animal déchaîné et surpuissant. Bien sûr, histoire de pimenter le tout, au début du jeu vous êtes amnésique (vous ne connaissez donc rien à votre état ou votre but) et dés le début on fait la connaissance d'un charmante Anastacia. Comme je le disais, si ça reste sommaire, le tout reste sympa avec des vidéos et autres cut-scènes 3D qui viennent agrémenter le tout. Ces dernières, d'une qualité honorable, sont assez bien mise en scène et le doublage, malheureusement disponible qu'en Anglais, est d'une facture convenable. De plus SEGA offre des fiches complètes sur chaque ennemi et chaque transformation. Sympa. Seulement voilà, l'éloge va s'arrêter là car tout, dans ce reboot du célèbre jeu d'Arcade, est plus ou moins bâclée ! Alors commençons de suite par la jouabilité : c'est sans doute le pire défaut du jeu car c'est aussi le plus contraignant. Le contrôle du personnage est assez hasardeux dans le sens où il frappe à peu près n'importe où puisque SEGA n'a pas prit la peine d'intégrer un système de "lock" comme l'a fait Capcom pour son Devil May Cry. Ainsi notre gars va commencer à cogner un ennemi pour finir son enchaînement sur un autre, voire dans le vide. Trop laid ! Mais si ce n'était que ça, ça passerait.


Non, en plus
C'est bourrin, difficile et pas vraiment bien fait
la caméra se place n'importe comment, à tel point qu'on ne voit même plus l'action (elle est réglable manuellement mais bien souvent, ça ne change rien au problème puisqu'elle revient à la même place). Un maniement donc très lourd-dingue, plus encore avec certaines transformations (notamment le griffon) qui deviennent carrément injouables. Le jeu peut se résumer à du bête beat-them-all (bourrinage en série) le plus souvent sans grand intérêt. Certains ennemis, pour la plupart modélisés à la va vite, n'ont en plus aucun charisme : poules, crapauds ou chèvres, excusez moi, mais c'est ridicule ! Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça. Le titre manque aussi cruellement de punch, en plus d'être très difficile. Techniquement, je ne suis pas un accroc du mode 60hz et pourtant là, il est indispensable : ça dynamise un peu l'action. Graphiquement les textures vont du moyen au très laid. Peu de couleurs, souvent fades en prime, peu de détails et en plus le titre accuse des très gros ralentissements. Ca au moins, ça nechange pas de l'original sur Mega Drive. Déjà que la fluidité des mouvements est assez maigre, c'est dire. Et oui il est plus difficile de faire tourner un jeu tout en 3D que d'adapter les différents Sonic sur cette bonne vieille PS2 (SEGA, a bon entendeur). Heureusement que certains boss en imposent par leur taille et que leur chara-design est plutôt satisfaisant sinon rien ne rattraperait ce fiasco visuel. En parlant de fiasco, entamons le problème du son : hormis un doublage pas trop mauvais lors des cut-scènes (comme je le disais plus haut), les musiques sont pourries et les bruitages sont bien pires ! Pour approfondir la chose, musicalement les mélodies saoulent car elles sont trop répétitives et sans intérêt, et pour ce qui est des bruitages, ils sont très moyens quand il ne sont pas pourris ou en décalages avec l'ambiance. Pour en finir, le jeu est trop gore. Lors des vidéos de transformations ça dégouline à tout va (c'est dégueulasse) et lors des phases de combats, des hectolitres de ketchup jonchent le sol ou éclaboussent l'écran. Crade !



Qu'est ce qui sauve Note
ce reboot d'Altered Beast du gouffre ? Et bien je dirais que le titre est assez fun, les transformations en diverses bêtes surpuissantes et le scénario accrochant de belle manière, n'y étant pas étranger. Malheureusement SEGA n'a pas soigné son jeu (graphismes moches, bugs et jouabilité à revoir) malgré un concept assez sympa. Dernier petit reproche (pour la route), le jeu est trop loin de l'esprit original. A l'époque, le loup (par exemple) pouvait tirer des boules feu, ici ce n'est plus qu'une brute épaisse. Je trouve dommage que le jeu ait évolué dans un sens où on ne l'attendait pas mais après tout, on n'est plus en présence d'un simple beat-them-all 2D. J'ai tout de même passé un moment assez sympa avec ce titre mais il a fallu faire abstraction de sa répétitivité (même si c'est inhérent au genre) et en étant assez patient pour oublier cette merde de jouabilité. Je n'irai pas conseiller l'achat de ce jeu parce que la PS2 détient tellement de bons titres dans le genre, qu'il serait dommage de gaspiller son argent si chèrement gagné. Des exemples ? Onimusha, Devil May Cry, Genji ou encore l'excellent God of War, vous en donnerons certainement plus, pour le même prix. Altered Beast, l'un des fleurons de SEGA il y a 15 ans de ça, n'est plus ce qu'il était. Peut-être qu'un Altered Beast 2 fera mieux, si SEGA le sort un jour...



Test réalisé par iiYama

novembre 2005