Alone in the Dark (PS2)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Eden Studios
Adaptation : Hydravision
Editeur : Atari
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : AITD
Titres alternatifs : Alone in the Dark 5 / Alone in the Dark : Near Death Investigation
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 750.000 (tous supports)


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Alone in the Dark








Il aura
Cette version PS2 a été développé par Hydravision... on a vu le développeur français plus en forme
fallu attendre pas moins de 7 ans pour voir enfin apparaitre une suite à l'épisode 4 d'Alone in the Dark. The New Nightmare avait pour lui son lot de fidèles et ça se comprend : fortément inspiré des 3 premiers Resident Evil, le jeu était beau, avec une bonne ambiance et un scénario sympa. Certes il n'était pas parfait mais on y passait un très bon moment (entre temps est aussi sorti le film, peu passionnant malgré la présence de l'excellent Christian Slater et de la très belle Tara Reid). Il aura donc fallu 4 ans à Eden Games pour développer ce nouvel épisode et lorsque j'ai vu la petite vidéo Atari à l'ouverture du jeu, j'ai eu un pressentiment. Car il faut être honnête, Atari n'est plus le précurseur qu'il était. Aujourd'hui producteur et éditeur de jeux allant du moyen au franchement médiocre, j'ai secrètement espéré que pour une fois, l'exception se fasse. Loupé, il fallait bien s'en douter... Encore que, cette version PS2 a été adapté de la version PC/X360 par Hydravision, la petite société française à qui l'on doit les 2 chapitres d'ObsCure. Et les différences sont immédiatement notables. Evidemment le jeu est bien plus laid, plus modeste, mais aussi beaucoup de choses changent, notamment dans les décors qui pour la plupart, on subit de grosses modifications. Hum, je devrais dire : de grosses simplifications. Idem pour le son, notamment le doublage, à croire qu'Eden Studios leur ont donner le script complet et qu'ensuite c'était à eux de se débrouiller. Etrange... Pour entrer dans le vif du sujet, ici les angles de vue sont fixes et donc imposés. Carnby en devient super raide et très vite on se croirait revenu en 1996 lorsqu'on jouait au premier Resident Evil sur PSX. Autant dire que c'est une horreur, la souplesse n'étant pas de la partie. Le stick droit sert tout de même à "interpréter" les mouvements des bras d'Edward. Prenez une barre à mine pour exploser un monstre, faites des mouvements haut/bas pour frapper verticalement, gauche/droite pour frapper horizontalement ou faites des ronds pour frapper en cercle. Le concept est simple, assez original pour être souligné même si de simples mouvements préprogrammés auraient fait l'affaire.


L'autre nouveauté du jeu, c'est de pouvoir passer en vue subjective (à la première personne) presque à tout moment. Je dis bien
Difficile de le renier, le système de soins est original
"presque" car c'est un survival-horror et non un FPS, donc la vue est limitée à certaines actions. En vue subjective, on pourra se servir d'armes à visée (comme les flingues), de certains objets (extincteurs) et bien sûr on pourra regarder autour de soi. Ce sera pratique dans certains cas où il faut résoudre des énigmes ou trouver son chemin. En parlant de chemin, si autrefois Alone in the Dark était un survival-horror pur souche, ayant lui-même inventé le genre, désormais il passe par tout un tas de phases de jeu qui le rendent plus varié, mais aussi qui lui font perdre son identité propre. Par moment on se prendra pour Lara Croft à arpenter la façade d'un immeuble avec ce que ça comporte de ballades au bout d'une corde, à d'autres il faudra résoudre des énigmes assez basiques comme éteindre le feu pour passer, user de la gestion de la physique pour accéder à un objet (là aussi, y'a de gros problèmes de cohérences), conduire une voiture, pousser une table pour monter dessus, combiner divers objets pour en faire des armes ou encore ce qu'on attend de tout jeu du genre : tuer des monstres. Mais là aussi, il a absolument fallu que les développeurs nous pondent une grosse connerie puisque tous les ennemis doivent être brûlés pour mourir définitivement. Autant dire qu'à la longue, c'est chiant. En plus, cet épisode nous livre une étrange vision de la licence. En effet on ne meurt jamais vraiment et auquel cas, on reprend au dernier checkpoint qui généralement n'est pas bien loin. Autre bizarrerie, le jeu se compose de 33 sous-niveaux qui divisent les 8 chapitres du scénario mais on peut dés le début accéder aux 35 premiers d'entre eux. Certains diront qu'ainsi on ne reste jamais bloqué mais là je dis "connerie" ! C'est idiot, le jeu n'est déjà pas bien difficile à la base et en faisant comme ça, il n'y a plus aucun challenge, l'aventure se boucle trop vite. Au moindre obstacle hop, on passe au chapitre suivant et on n'en parle plus. Qu'elle idée ils ont eu de faire ça ? Personnellement, j'aurais préféré que les niveaux se débloquent une fois franchis. C'était plus logique.


Construit comme une série TV,
Le jeu altene beaucoup de gameplays différents et perd du coup toute identité propre
si on reprend un chapitre quelconque on aura droit à un récapitulatif des épisodes précédents façon LOST (la série TV). Ce qui est par contre sympa, c'est le menu d'objets/armes, assez original ainsi que le système de soins. Une fois de plus en vue subjective (pour mieux comprendre, regardez les screenshots), j'ai trouvé le concept très agréable. Comme on vient de le voir, la jouabilité et le gameplay ne sont pas au niveau des attentes des jeux actuels, d'autant que cet épisode d'Alone in the Dark a été très attendu par les fans. Mais qu'en est-il de la réalisation ? Et bien il y a des plus et des moins comme on pouvait le craindre. Côté son, les doublages sont corrects (j'ai pas dit excellents, j'ai dit corrects) mais j'ai vraiment trouvé bizarre que les voix soient différentes des autres supports. Les phrases sont à peu de choses près les mêmes mais pas les voix ! Les bruitages aussi sont corrects et la musique accompagne assez finement l'action. Une bonne chose. Graphiquement, cette version PS2 est vraiment à la ramasse. Trop claire, on voit que trop bien les détails (quand il y en a) et surtout un aliasing à couper au couteau. Les modélisations sont quelconques, les décors sont vides et le plus souvent moches, les animations sont affreuses et c'est truffé de bugs. La jolie gestion des ombres et lumières des autres versions n'est plus, les textures sont peu détaillées... bref Hydravision déçoit. Je me souviens encore d'ObsCure II qui n'était pas le plus beau jeu de la console, mais s'en sortait quand même pas mal. A croire qu'ils ont perdus de leur talent avec ce contrat d'adaptation. Et le truc le plus choquant dans tout ça, c'est qu'à la place de certaines cut-scènes, on a des vidéos. Et les vidéos ont étés faites avec le moteur de la version PC, sans que les détails soient au max (pour avoir testés les 2 versions dans la foulée, je sais de quoi je parle). Le résultat est vilain ! Il faut aussi faire avec un nombre hallucinant de scripts. Déjà que l'aventure est linéaire comme j'avais encore jamais vu, ici on bat tous les records. Et tout est un peu comme ça dans ce jeu-là. La moindre bonne idée est démolie par une mauvaise mise en œuvre, la moindre phase de jeu sympa est gâchée par des bugs ou encore l'action se retrouve vite gonflante parce que les ennemis ont cette fâcheuse tendance à "respawn" (revivre).



Cette version PlayStation 2 Note
est certes plus jouable que celle sur PC et elle a beau avoir été adaptée par Hydravision (dont c'est loin d'être leur meilleur jeu), Alone in the Dark ne change pas fondamentalement. L'aventure reste la même, la réalisation est moche (la PS2 est capable de mieux que ça), en bref, sous ses airs de mixage entre Resident Evil Rebirth et Uncharted, Alone in the Dark n'a plus vraiment d'identité propre. Comme dans beaucoup de jeux, les développeurs avaient de quoi faire un bon titre mais ils ne s'en sont pas donnés les moyens et je suis le premier à le regretter. Au final The New Nightmare reste à l'heure actuelle le meilleur épisode de la série...



Test réalisé par iiYama

novembre 2008