Ninja Spirit (PCE)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 1990
Développeur : Irem
Adaptation : NEC
Editeur : Irem
Genre : Irem

Support : HuCard de 4Mb
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : JAP
Difficulté :
Multi-joueurs : non


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Ninja Spirit









Si Irem est
L'adaptation de l'Arcade est assez fidèle
surtout connu pour la grande série des R-TYPE, série qui reste aujourd'hui encore l'une des grandes références du shoot, il faut savoir que la petite société Japonaise a aussi conçue des jeux d'action et de plate-formes. Et Ninja Spirit est l'un d'eux. Sorti sur Arcade en 1988, il fut ensuite adapté à notre petite PC-Engine. Comme c'est un jeu d'Arcade, il ne faudra bien sûr pas s'attendre à une aventure très longue, puisque l'épilogue se dévoile au bout d'une heure au grand maximum. On incarne un ninja du nom de Tsukikage et un jour la mort l'attaque. Heureusement pour lui la "louve protectrice" des esprits ninja, lui vient en aide. Il devra alors parcourir certaines zones pour retrouver cette malfaisante entité, afin de la détruire et ainsi se venger. Dommage, l'intro est un peu trop courte pour comprendre vraiment ce qui se passe et la fin, même si elle reste sympa, est un peu trop vite expédiée. Mais faut rester indulgent, il faut penser qu'on parle bien d'un jeu d'Arcade et que notre adaptation date tout de même de 1990... ça nous rajeunit pas tout ça. Et je dois reconnaître que lorsque j'ai découvert Ninja Spirit en 1993, il m'avait surpris. Sans être aussi bon qu'un Revenge of Shinobi (Mega Drive), il se pare d'un gameplay simple et efficace (un gameplay Arcade quoi) avec bien sûr, une action hyper soutenue. La difficulté va vraiment crescendo avec un début très facile et un niveau final assez corsé, tout comme son boss (mais rien de rebutant). Dans une vue de profil, on contrôle donc notre ninja qui est équipé de 4 armes (katana, shurikens, grappin et bombes) et forcément, chaque arme se prête mieux à certaines situations. C'est d'autant plus vrai contre des ennemis qui vous tuent en un seul coup et qu'il vaut mieux ne pas approcher (aussi on utilise de préférence des shurikens). Pourtant le katana reste l'arme la plus polyvalente. Elle permet de frapper devant soi mais aussi vers le bas (pratique pour les ennemis qui vous attaquent planqués dans les fondations d'une maison) et surtout vers le haut. Ainsi on se protège de toutes les attaques aériennes, d'autant que le katana brise les shurikens ennemis. De courte portée mais très efficace.



Le flyer Arcade


Tsukikage peut
Le jeu est court, pas très bien fini mais assez beau et défoulant
aussi récupérer des items (bouclier de protection, RAZ de l'écran) et des power-ups dont l'utilité n'est pas à démontrer, mais aussi un bonus de dédoublement. Ainsi on peut avoir 1 voire 2 ninja-fantômes qui miment chacun de nos mouvements, attaques comprises. Du coup on démultiplie notre puissance offensive et même défensive. Tsukikage possède 5 points de vie et à moins de mourir, nos doubles sont invulnérables. Et il faut le dire, les ennemis mettent le paquet pour nous barrer la route car il n'y a pas un clampin tous les 3 mètres, mais des dizaines d'assaillants en même temps. Donc nos ninja-fantômes sont vraiment les bienvenus, sans quoi seul, on ne ferait pas long feu. Et c'est bien ça qui fait toute l'originalité du jeu car les niveaux sont très linéaires (il suffit généralement d'avancer droit devant) mais dans lesquels on peut aussi grimper sur 2 ou 3 écrans, pour profiter de bonus cachés ou pour éviter le nombre parfois surchargé d'ennemis. En plus, notre personnage fait des bonds monstrueux : carrément gonflé à l'hélium ou se croyant sur la Lune, ça ajoute un petit plus au titre même si ces sauts sont très imprécis (il y a même un niveau où on peut marcher au plafond). Musicalement bien la trempe de ce tout début '90, on retrouve des sonorités bien cheap alliées à quelques bruitages peu réalistes mais qui reste en accord avec le jeu (il y a aussi 2 voix digits affreuses). Le son n'est donc pas de première qualité, les mélodies aux accords nippons sont simples sans être très attrayantes, bref un son issu de l'Arcade (les développeurs ne faisaient que peu d'efforts sur ce support, le son n'étant pas très important). Enfin, graphiquement la petite NEC nous a prouver des dizaines de fois qu'elle en avait dans les puces, seulement ce n'est pas avec Ninja Spirit qu'elle va chauffer. Si l'ambiance graphique est excellente, les boss assez imposants, le nombre de sprites très convainquant, les décors par contre sont généralement vides et le moteur graphique accuse de très nombreux ralentissements et clignotements. Rien de bien méchant cependant, tout ce petit monde étant quand même bien animé.



Ninja Spirit Note
n'est pas un hit tout puissant mais un jeu d'action très agréable, où finalement la seule vraie difficulté est d'éviter les pièges et les ennemis qui nous tuent en un coup. Sans ça le jeu n'est pas excessivement difficile, ni même très original, disons qu'il pose un gameplay sympa et une ambiance nippone assez bien retranscrite. Si Ninja Spirit n'atteint pas le génie créatif d'un R-TYPE, il nous prouve tout de même qu'Irem savait aussi faire autre chose et le faire bien...




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Test réalisé par iiYama

mars 2009