Mado King Granzort (SGX)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1990 au Japon uniquement
Développeur : Sunrise
Editeur : Hudson Soft
Genre : action

Version testée : NTSC japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : anglais - japonais

Media : Super Hu-Card de 4Mb
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : Granzort
Titres alternatifs : Madō King Granzort / Madô King Granzort / Madō Kingu Guranzōto








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Madö King Granzört

(Madoo Granzort)



Et bien nous y voilà,
C'est à cause de ce genre de jeux (pourtant une exclusivité) que la Super Grafx n'a jamais décollée... Vous l'aurez compris, c'est mauvais, très mauvais !
c'est le dernier test de cette inutile console qu'est la Super Grafx. Car vous n'êtes pas sans savoir que la Super Grafx était la version survitaminée d'une PC-Engine qui devait affronter les Super Nintendo et Mega Drive, 2 consoles au succès mondial et à la puissance bien plus élevée. C'est pour ça que NEC / Hudson ont décidé de mettre sur le marché cette énième déclinaison de la gamme seulement voilà, la console était extrêmement chère, elle n'était pas compatible avec l'Interface Unit et donc avec le CD-ROM² (un problème qui sera résolu à la sortie du Super CD-ROM²) et surtout, elle n'a reçu que 5 jeux exclusifs (puisque sa plus grande qualité était d'être 100% rétrocompatible avec les jeux et accessoires de la gamme). Sortie en décembre 1989 a un prix exorbitant (presque le double d'une Core Grafx !) et avec un seul titre (le minable Battle Ace), au final les jeux sont sortis au compte goutte : seulement 2 jeux exclusifs en 1990 (celui-ci et Ghouls 'n Ghosts) et 2 autres jeux en 1991 (Aldynes et 1941 : Counter Attack) avant que le support ne soit définitivement abandonné. La Super Grafx est donc une console inutile (et chère, j'insiste) parce que si on récapitule bien, sur 5 jeux seulement 3 sont bons et puis 5 jeux quoi... on ne va pas se mentir, c'est clairement insuffisant. Même si certains titres PC-Engine sont un peu plus fluides sur Super Grafx, rien ne justifie son achat... surtout pas ce Madö King Granzört (aussi connu sous le nom de Madoo Granzort), qui n'est vraiment pas représentatif des capacités de la console. Alors que la machine a déjà 4 mois et qu'elle tourne toujours sur l'unique Battle Ace, voilà que Granzort débarque. Est-ce dans la hâte que le jeu a été finalisé, histoire de le sortir le plus vite possible ? C'est en effet une hypothèse. Adapté de la série animée du même nom (série créée par Oji Hiroi qu'on connait pour Sakura Wars et Far East of Eden, et diffusée sur NTV entre avril 1989 et mars 1990 - ce qui explique peut-être la tardive date de sortie du jeu), avec Granzort nous avons affaire à un petit jeu d'action qui se situe techniquement entre la Master System et la Core Grafx.


Sans (pour ainsi dire)
Tout l'intérêt du jeu réside dans l'alternance des 3 robots...
aucun rapport avec le dessin-animé, le support Super Grafx n'est ici que très peu exploité : décors vides, sprites moches, animation peu fluide, OK il n'y a pas de saccade ni de ralentissement, mais bon sang ce que c'est moche ! Les bruitages sont timides, il n'y a (encore une fois) aucune voix digit (c'est à se demander pourquoi NEC a implanter un chip dédié pour ça, personne ne s'en sert) et les musiques sont d'un banal affligeant : très typées dans se qu'on retrouve sur la gamme PC-Engine, avec la qualité et les jolies mélodies en moins. Avec ça on nous sert un gameplay qui innove... à peine un tout petit peu. On incarne un Mecha (un robot géant dont les japonais sont si friands) et en pressant Run il se transforme en l'un des 2 autres modèles proposés (pour faire pause, il faut presser Select). Chaque modèle a bien sûr ses facultés propres et tout le gameplay repose sur l'aternance de ce trio de robots interchangeables à n'importe quel moment : Granzort (Mecha rouge) dispose d'une épée et son arme secondaire est une secousse sismique. Le Mecha vert est un archer (en réalité il tire une sorte de blaster et non des flèches) et sa faculté spéciale lui permet de voler un court instant. Enfin le Mecha bleu est armé d'une lance et peut se protéger avec son bouclier. Inévitablement on pensera à des jeux nettement plus connus tels que Lost Vikings où les spécificités de chacun conviendront mieux à une situation ou un boss en particulier (il faut trouver la bonne tactique). Seulement voilà, comment ne pas être affligé de voir son robot exterminé au moindre contact avec un ennemi ? C'est un robot fait d'acier ou une chochotte faite de papier ? Cet aspect peu crédible et franchement rebutant du jeu (qui n'est pas spécialement difficile pour autant) s'accompagne en plus d'un retour au dernier checkpoint à chaque vie perdue. Autant dire que lorsqu'on arrive au boss du niveau 3, qu'il nous a fallu 2 vies pour comprendre comment le battre et qu'on tombe sur le "game over" avec l'obligation de reprendre l'aventure à zéro, on a un peu les nerfs.



Granzort Note
n'est pas un jeu intéressant, c'est aussi simple que ça ! Il n'y a aucun scénario, pas d'intro, on est lâchés comme ça avec pour seul but de nettoyer les niveaux. D'ailleurs le lien avec la série animée est limité aux robots et aux combats, alors qu'à l'origine ça parle d'un petit garçon qui aime faire du skate (bon Ok y'a aussi des robots mais le dessin-animé ne se résume pas qu'à ça). Si le gameplay (qui veut qu'on alterne entre les 3 formes de robots qui ont bien évidemment des compétences complémentaires) est sympathique, le tout est desservi par des sensations de jeu banales, auxquelles s'ajoutent un Mecha qui meurt au moindre contact, ce qui cause bien des frustrations. Avec un peu plus de contenu et un gameplay plus avenant, plus agréable, j'aurai peut-être dit amen, mais en l'état des choses, Granzort s'avère être un titre très mitigé, dont la réalisation est en plus indigne de la puissance de son support (on jurerait un jeu PC-Engine de son début de carrière et ceux qui ne me croient pas n'ont qu'à se dire que justement la petite console acceuillait déjà Ninja Spirit et Super Star Soldier et que techniquement, c'est d'un autre niveau !). Après de tels jeux, on ne se demande plus pourquoi la plus performante Super Grafx fut un échec...



Test réalisé par iiYama

novembre 2008 (mise à jour : juillet 2020)