Madoo Granzort (SGX)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1990
Développeur : Hudson Soft
Editeur : Hudson Soft
Genre : action

Support : HuCard de 4Mb
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US/JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : Granzort
Titre alternatif : Madô King Granzort



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Madoo Granzort









Et bien nous y voilà,
C'est à cause de ce genre de jeux (pourtant une exclusivité) que la SuperGrafx n'a jamais décollée
c'est le dernier test de cette inutile console qu'est la Supergrafx. Inutile parce que si on récapitule bien, à part un Aldynes sympa et un Ghouls & Ghosts fidèle à l'Arcade mais bien trop difficile, et bien cette brave machine "tout 16bits" non compatible avec le SuperCD rappelons-le, ne valait clairement pas sa petite sœur la Coregrafx. Même si la rétrocompatibilité allait à son avantage, on ne pouvait pas y adjoindre le précieux lecteur CD-Rom et le prix de la console était plus élevé. Sur le cas de Granzort, nous avons à faire à un petit jeu d'action qui se situe techniquement entre la Master System et la Coregrafx. Autant dire que le support Supergrafx n'est ici que très peu exploité. Décors vides, sprites moches, animation peu fluide, ok il n'y a pas de saccade ni de ralentissement, mais bon sang que c'est moche ! Les bruitages sont timides, il y a encore une fois, aucune voix digit (c'est à se demander pourquoi NEC a implanter un chip dédié pour ça, personne s'en sert) et les musiques sont d'un banal affligeant : très typées dans se qu'on retrouve sur la gamme PC-Engine, avec la qualité et les jolies mélodies en moins. Avec ça on nous sert un gameplay qui innove... à peine un tout petit peu. On incarne une sorte de robot et en pressant Start on le morphe en un des trois modèles proposé (pour faire pause, il faut presser Select). Chaque modèle a bien sûr son arme propre (arc, épée et lance) ainsi qu'une fonction spéciale (bulle de protection, tremblements, possibilités de voler un instant). Il faudra donc jongler entre les 3 capacités afin de déjouer les maigres pièges des niveaux, ainsi que des boss un peu plus fins (il faut trouver la bonne tactique). Seulement voilà, comment ne pas être affligé de voir son robot exterminé au moindre contact avec un ennemi ? C'est un robot fait d'acier ou une chochotte fait de papier ? Cet aspect peu crédible et rebutant du jeu (qui n'est pas spécialement difficile pour autant) s'accompagne en plus d'un retour au dernier checkpoint à chaque vie perdue. Autant dire que lorsqu'on arrive au boss du niveau 3, qu'il nous a fallu 2 vies pour comprendre comment le battre et qu'on tombe sur le "game over" avec l'obligation de reprendre l'aventure à zéro, on a un peu les nerfs.



Madoo Granzort Note
n'est pas un jeu intéressant, c'est aussi simple que ça ! Il n'y a aucun scénario, pas d'intro, on est lâchés comme ça avec pour seul but de nettoyer les niveaux. Avec un peu plus de contenu j'aurai peut-être dit amen, mais en l'état des choses, Granzort s'avère être un titre très mitigé, desservi par une réalisation indigne de la puissance de son support. Après de tels jeux, on ne se demande plus pourquoi la plus performante console de la gamme PC-Engine fut un échec...



Test réalisé par iiYama

novembre 2008