Dragon's Curse (PCE)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 1991
Développeur : Westone
Adaptation : Hudson Software
Editeur : SEGA
Genre : aventure

Support : HuCard de 2Mb
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : JAP
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Wonder Boy III : The Dragon's Trap / Adventure Island : The Dragon's Trap (JAP)


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Dragon's Curse

The Dragon's Trap




Voilà 2 ans que Wonder Boy III
Dragon's Curse est une magnifique adaptation du Wonder Boy III de la Master System
est sorti sur Master System. Un titre magique qui aura fait le plus grand bien à la carrière de la petite 8-bits de SEGA, Westone ayant dévoilé un talent étonnant pour le développement de ce jeu. Ayant acheté les droits d'exploitation à SEGA, Hudson Soft se décide (comme c'est souvent le cas) d'adapter le jeu à la petite Core Grafx/PC-Engine. La console étant bien plus puissante que la machine de SEGA, toute la partie technique a été revue afin d'offrir un jeu techniquement superbe. Par contre je regrette fortement que Westone ne soit pas du tout crédité lors de la page d'intro ou dans l'épilogue, puisqu'à l'origine c'est leur jeu. Ça nous prouve bien que chez Hudson on ne respecte pas grand chose. Si la réalisation oscille désormais entre 8 et 16-bits (la console étant elle-même une machine hybride), en lui-même le jeu n'a pas changé d'un iota : gameplan, emplacement des coffres, réactions des ennemis, technique pour battre les boss, astuces, jouabilité... tout est pareil. Reprenant le dernier niveau de Wonder Boy II (cet épisode étant son exacte suite), l'atroce labyrinthe et son horrible boss en moins, on se retrouve une fois encore à affronter le machiavélique Dragon de métal, à la différence que cette fois, en mourant, il nous jette un sort. Nous transformant en dragon, afin de goûter au mieux aux plaisirs d'être persécuter par tout le monde, notre brave Wonder Boy (dont le sprite a été changé pour un héros blond aux yeux bleus) repart pour une toute nouvelle aventure, afin de retrouver la Croix de Salamandre, seul artéfact qui pourra lui rendre son teint juvénile et faire que le monde soit une bonne fois pour toute en paix (mais pour la trouver, il faudra d'abord trouver et exterminer le Dragon-Vampire). Et c'est là que Wonder Boy III/Dragon's Curse tire une partie de sa force : les transformations. D'abord dragon avec la capacité de cracher du feu, puis pygmée (ou homme-souris selon la version) avec la possibilité de s'accrocher dans tous les sens aux blocs spéciaux, homme-tigre avec la capacité de donner des coups en arc de cercle (pratique pour détruire certains blocs en ayant bien sûr la bonne épée) ou encore homme-piranha histoire de nager sous l'eau, l'aventure se terminera avec l'homme-faucon qui a la faculté de voler.


D'ailleurs le
On retrouve exactement le même jeu, bien qu'il est un poil moins difficile
dernier niveau nous forcera à jongler entre les formes. Délaissant définitivement ses origines Arcade, le score et le temps limité ont totalement disparu au profit d'une complète ouverture de l'aspect aventure. Ainsi on peut le dire, Wonder Boy III/Dragon's Curse est le premier véritable épisode "aventure" de la série. Si on commence le jeu tranquille avec le plein de cœurs et un équipement de folie, dès qu'on sera transformé en dragon on déchantera vite (et oui faut bien faire un jeu) puisqu'on commencera en bas de l'échelle (autant dire avec rien) et il faudra parcourir ce monde d'heroïc-fantasy pour trouver des cœurs (afin d'augmenter sa barre de vie), tuer des monstres histoire de récolter le plus possible d'argent et ainsi faire évoluer son équipement. Toujours d'actualité, il faudra trouver des passages secrets généralement riches en bonnes surprises (argent, élixir, items) et défaire un à un les boss du jeu, afin d'être chaque fois transformé. Il est d'ailleurs à noter que dans cette version, on a un peu plus de mal à éviter la flamme (afin de récolter le plus possible de pièces), celle-ci se déplaçant plus vite. Chaque transformation apportant avec elle une nouvelle fonction, le jeu ne sera jamais linéaire. Fini les parcours où on va droit devant, désormais (aventure oblige) il faudra investir les lieux. Pas vraiment long (comptez 4 à 5 heures), c'est en fait la difficulté de certains passages qui rallongeront virtuellement la durée de vie. On retrouve le système de passwords de la version Master System et Hudson a en plus ajouté une sauvegarde. C'est un gros plus pour le confort, avec 4 blocks à gérer comme on le souhaite. Notez aussi que cette version est légèrement moins difficile que sur la console de SEGA, notamment parce que les ennemis nous donnent plus souvent des mini-cœurs (restauration de la santé). Mais ça restera quand même un peu corsé, le jeu n'étant réellement facile que sur les 2 premiers niveaux (dès le niveau de l'homme-tigre ça devient un peu infernale). Pour arriver à nos fins, on aura bien sûr un équipement évolutif. Belle nouveauté, la moindre épée ou armure servira à tous les personnages. Il n'y a donc plus d'achat inutile. Ici on gérera un véritable inventaire avec toutes ses épées, ses armures et ses boucliers (il n'y a plus de bottes). En faisant pause, on pourra donc faire ses choix, le titre nous proposant (à la façon d'un RPG) d'avoir une réelle idée de l'efficacité de son équipement selon 3 critères (force, défense et charme).


Dernier aspect du
Les graphismes sont vraiment superbes, et les musiques sont géniales !
jeu et non des moindres, certains ennemis (ou certains coffres) nous donneront à la place des "golds", des items ou des magies : flammes, tornades, flèches, boomerangs et foudre. Vous l'aurez compris, ils seront là pour vous faciliter la tâche avec plus ou moins d'efficacité selon l'ennemi. A la différence de Wonder Boy II, ici on choisit son item ou sa magie, qu'on utilisera facilement (en pressant bas + bouton I) et qu'on ne perdra pas au passage d'un niveau à l'autre, ces objets s'accumulant dans l'inventaire. On peut donc le dire, la dimension aventure du jeu est pleinement satisfaisante mais qu'en est-il de la réalisation ? Et bien je peux dire que j'ai été surpris par cette version revue et corrigée. Tout d'abord le jeu est plus rapide (et pas seulement parce qu'il tourne en 60hz) ce qui rend la jouabilité plus souple. Ensuite, si Dragon's Curse ne dévoile aucun effet graphique (une distorsion sous l'eau aurait pu être sympa), les graphismes sont quand même splendides. La console est plus puissante que la Master System, elle gère plus de couleurs et donc le résultat est à la hauteur des espérances. Par contre, si on pouvait excuser la petite Master System et ses 16 misérables couleurs affichables de nous sortir de temps en temps des ennemis de la même couleur que le décor, c'est moins pardonnable sur PC-Engine et ses 128 couleurs affichables. Hudson aurait pu faire un petit effort là-dessus. Malgré tout, force est de reconnaître que graphiquement c'est magnifique et que l'animation est bien plus fluide que sur la 8-bits de SEGA (pourtant la cartouche fait la même taille). Enfin le son n'est pas en reste, bien au contraire. Tout d'abord nous avons de beaux bruitages qui accompagnent notre aventure avec une refonte totale de la qualité. Et les musiques sont plus belles que jamais : variées, elles sont bien composées, rythmées et magnifiquement mélodieuses. Les airs sont les mêmes mais la qualité sonore s'est largement accrue. C'est donc du grand art, de la bonne grosse musique d'époque comme on les aime.



Dragon's Curse, Note
qui n'est autre que l'adaptation de Wonder Boy III, est au final une superbe adaptation du hit de la Master System. Plus beau, acoustiquement plus agréable, plus jouable et un poil moins difficile, finalement il ne reste que la barrière de la langue. Ou alors il y a les émulateurs (à condition de posséder une copie originale) qui vous proposeront en plus, la traduction en Français. Dernier détail, j'ai jamais compris pourquoi sur PC-Engine le nom est automatiquement changé ? En plus il ne suit aucun ordre, cette adaptation de Wonder Boy III portant un nom totalement différent de l'adaptation de Wonder Boy II. Plus fort encore, au Japon il porte carrément le nom de Adventure Island ! C'est vraiment n'importe quoi ! Enfin bref, pour conclure Dragon's Curse propose une aventure riche, une sauvegarde pour ceux qui n'ont pas envi de le finir d'une traite, un jeu parfaitement jouable, graphiquement très beau et avec magnifique bande-son. Difficile d'en demander de plus. Seul regret : lorsque notre personnage se fait toucher, il "rebondit" et on perd tout contrôle mais à part ça, Dragon's Curse est sans conteste l'un des meilleurs jeux d'aventure de la petite PC-Engine. Une magnifique adaptation.




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Test réalisé par iiYama

janvier 2009