After Burner II (PCE)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1990
Développeur : SEGA
Adaptation : NEC Avenue
Editeur : SEGA
Version testée : japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Genre : combats aériens
Support : Hu-Card de 4Mb
Difficulté :
Multi-joueurs : non


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After Burner II









Avant de dire quoique
On aurait aimé que cette version console apporte quelques bonus, comme une véritable intro ou de nouveaux niveaux mais...
ce soit à propos de ce jeu, sachez qu'After Burner et After Burner II sur Arcade, sont les mêmes jeux ! Certaines régions ont eu la première version (souvent le Japon et les Etats-Unis) quand les pays servis après, ont eu la version améliorée (comme nous, en France). En effet, les 2 exemplaires ne sont séparés que par une poignée de détails (comme par exemple une commande des gaz). Ces 2 jeux mythiques (et identiques je le répète), utilisaient la même borne, le fameux SEGA X Board, un cabinet atypique qui avait la particularité d'être monté sur un système à rouleaux coulissants (faisant ainsi basculer la cabine !). Très avant-gardiste d'un point de vue technique, After Burner nous faisait vivre des sensations encore jamais vu dans un jeu vidéo, faisant même le grand écart entre notre belle passion et les manèges de fête foraine. En clair, ce fut un succès retentissant, qui aujourd'hui encore, fait écho à SEGA, la géniale équipe AM2 ainsi que son non-moins prolifique créateur Yu Suzuki (que vous devez connaitre pour ses licences OutRun, Virtua Racing, Virtua Fighter, Daytona USA ou Shenmue). En 1990, quelques 3 ans plus tard et alors même que le jeu d'Arcade fait encore de belles entrées, NEC Avenue adapte le hit de SEGA sur sa petite PC-Engine. Car rappelez-vous, à l'époque NEC et SEGA étaient copain-copain et les licences des 2 machines étaient partagées. Ce portage est, comme on peut s'en douter, livré "tel quel". Comprenez que la PC-Engine n'atteint pas les performances du SEGA X Board, et qu'en plus, aucun ajout (ou presque) n'est à énumérer. Il n'y a pas vraiment d'intro (tout au plus quelques trop rares séquences), pas de nouveaux levels, pas de nouveaux avions à piloter, pas de nouvelles musiques… bref le jeu d'Arcade à l'état brut et même, avec quelques petits détails en moins. Le gameplay est évidemment très accessible, compréhensible en quelques secondes à peine (dommage que le petit tuto de l'Arcade ait disparu).


A cette époque
Le gameplay reste très simpliste et calqué sur la version Arcade
où le film Top Gun (sorti en 1986) est la grande affiche d'un cinéma à sensations, After Burner nous proposait de se croire (l'espace d'un instant) dans la peau de Maverick (incarné à l'écran par Tom Cruise), qui pilote lui aussi, le superbe chasseur F-14 Tomcat (mon préféré d'entre tous ^_^). Le gameplay est donc très simple, simpliste voire désuet pour ceux qui y joueraient de nos jours : notre avion (vue à la 3e personne) file droit devant. Comme le pad de la console ne possède que peu de touches, on gère l'accélération avec la touche Start (bien que ce ne soit qu'un gadget). Ensuite avec la croix on déplace son appareil comme si on avait un manche à balai. La mitrailleuse (dont les balles sont infinies) ne tire pas automatiquement comme sur Mega Drive, ici on utilise une touche, et lorsqu'on "locke" un ennemi, on peut balancer un missile à tête chercheuse (qui eux, sont en nombre limité). Les ennemis sont toujours en surnombre (mais bon sang, pourquoi part-on toujours en guerre seul ? C'est débile !) et bien sûr, ils ripostent. C'est là que vous pourrez faire le fameux looping si propre à la série, où l'écran se met à pivoter sur 360°. Malheureusement, ce n'est pas la solution ultime et bien souvent, on se fera quand même exploser la carcasse. Car comme tout jeu d'Arcade, After Burner II est très difficile (d'autant plus qu'on n'a qu'un seul continue... encore une absurdité !). Notez que les options (qu'on appelle ici "Service Mode") ne permettent pas de configurer son pad (dommage), mais de choisir entre des commandes normales ou inversées, ou encore de choisir sa difficulté (mais dès le niveau "easy" ça reste raide). Notez que dans les options traine le mode "3D Room", qui permet de jouer avec les boules qui forment le "II" d'After Burner II (mais si vous savez, le truc qui gigote à l'écran titre). Ça ne sert à rien à part nous prouver que les développeurs gèrent bien le mode7 de leur console. Techniquement, si le SEGA X Board de la version Arcade était une bête course à sa sortie, il est clair que la petite PC-Engine et son coeur 8-bits, ne jouent pas dans la même cours.


Ainsi vous l'aurez compris,
Les graphismes se sont beaucoup appauvris depuis l'Arcade mais le portage reste honorable
les graphismes ont soufferts du portage (d'ailleurs, cette tardive adaptation semble être plus portée de la version Mega Drive que de la version Arcade). Les animations (notamment celles des ennemis) sont relativement fluides, car le jeu utilise intensément son coprocesseur graphique mode7. Si les appareils sont bien plus petits et que l'écran en compte bien moins simultanément, au moins les animations ne sont pas aussi hachées que sur la console de SEGA. Cependant, les décors sont désormais sans relief et particulièrement pauvres en détails. Si ici aussi le mode7 fait bien son travail, avec un scrolling fluide et très rapide, l'ensemble reste malgré tout très pauvre. Pourtant cette version Hu-Card reste étonnement fidèle à la version originale. Alors d'accord, NEC Avenue a dû faire des concessions dans cette adaptation (à l'image des autres jeux d'Arcade qui furent adaptés sur consoles de salon) mais le résultat reste tout à fait honorable, surtout pour une console qui n'est même pas une "vraie" 16-bits. Le son se veut par contre, d'une qualité plus douteuse. La mitrailleuse fait un son plus feutré que sur Mega Drive (ce n'est pas un mal) mais les explosions manquent cruellement de punch et bruitages comme musiques, grésillent à mort ! Oui oui, comme sur Mega Drive ! Ainsi les musiques accusent une instrumentation un peu miteuse et les mélodies ont pris sérieux un coup sur la gueule. Quand on pense que le petit DSP sonore de la PC-Engine est plus performant que celui de sa concurrente directe et que bien exploité il nous fait des musiques magnifiques (Final Soldier ? Coryoon ? Soldier Blade ?), on ne peut qu'être déçu de voir NEC Avenue échouer là où ils auraient pu briller ! Mais je parle bien là de "qualité" car les compositions auront malgré tout fait date. Je citerai le célèbre titre "after burner" dont la mélodie a su traverser les âges. A contrario, les digitalisations semblent avoir disparues. Je pense entre autre à celle qui dit "fire !" lorsqu'on locke un ennemi et qui ici, a été remplacé par un simple bruitage.



After Burner II Note
n'est plus le hit ultime d'une borne Arcade qui nous aura fait rêver. Mais alors, pourquoi tant de clémence de ma part ? La raison est simple et s'explique en quelques mots : le contexte chronologique et la modestie du support. A la sortie de ce jeu (qui a vu le jour 6 mois après la version Mega Drive), la PC-Engine (comme la Mega Drive) ne subissait pas encore la concurrence de la Super Nintendo et encore moins de la Neo-Geo. Ainsi les consoles de SEGA et NEC/Hudson profitaient d'une certaine réputation (eu égard aux jeux NES et Master System) et d'une certaine indulgence quant à la qualité de leurs jeux. Et puis quoi qu'on dise, le portage est loin d'être mauvais. Certes de grosses coupes ont été faites par rapport à l'Arcade mais vu les puissances respectives de la PC-Engine et du X Board, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Après bien sûr, les gamers et les gameuses qui découvriront ce titre aujourd'hui, vont le trouver moche et sans doute vide de sens. Pourtant dans les années '90, il faisait office de référence dans le genre. Ainsi avec toute l'humilité que je me dois d'avoir eu égard à son grand âge, et pris dans son contexte historique, cette conversion d'After Burner II est un bon jeu. Aujourd'hui, à l'heure de ce tardif test, c'est sûr, beaucoup penseront que les choses ont bien changé depuis...



Test réalisé par iiYama

septembre 2013