Wolfenstein 3D (PC)

 







Note générale


Sortie du jeu : mai 1992
Développeur : id Software
Editeur : id Software
Genre : FPS

Support : disquette 3"1/2
Version testée : Européenne
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US
Moteur graphique : id Tech 1
Difficulté :
Multi-joueurs : non

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Wolfenstein 3D








John Romero
La scénarisation est presque inéxistante
et John Carmack se sont connus lorsqu'ils travaillaient pour SoftDisk. Ensemble, ils fonderont id Software en 1991. John Carmack est un homme connu dans l'univers ludique pour son investissement dans le milieu de la programmation informatique. Programmeur principal et directeur technique d'id Software, il est l'un des pionniers de la 3D en MIP MAPPING, une 3D gérée en temps réel utilisant les capacités à virgule flottante des CPU 32bits type Pentium. D'ailleurs il sera quelques années plus tard, le premier à développer des moteurs graphiques capables d'exploiter au maximum les évolutions du matériel, en particulier des cartes accélératrices 3D pour PC (Glide et OpenGL). Après avoir joué au Castle Wolfenstein de MUSE Software, John Romero a l'idée de faire un jeu de tir en vue subjective (à la première personne). Le concept de base (un allié enfermé dans un château empli de nazis) est reprit mais toute l'aventure est transposée en 3D. Chef designer d'id Software, John Romero signe en 1992 avec John Carmack, Wolfenstein 3D, sa première grande œuvre sur PC. Considéré comme le premier shooter en vue subjective au monde (auparavant d'autres tentatives ont essayées d'émerger sans succès), Wolfenstein 3D fut la première pierre d'un édifice majeur dans le secteur du jeu vidéo sur PC : le FPS (First Person Shooter). Dans Wolfenstein 3D on incarne le soldat allié William Blazkowicz. Enfermé dans le château de Wolfenstein, il doit tout d'abord s'en échappé et/ou procéder à des missions. 6 chapitres de 8 épisodes chacun, plus 1 boss (dont un avec Hitler en personne), le jeu est long et vraiment pas facile. Malheureusement très (trop ?) léger, le scénario n'est étoffé par aucune scène, pas même une simple fiche avec du texte. Pour connaitre l'enjeu de la quête il faut se référer à la notice, ce qui nous ramène bel et bien à un jeu vieux de 15 ans. D'ailleurs les fins de chaque chapitre, qui se résument à un simple texte, sont décevantes. Pour les détails des chapitres, ouvrez le spoiler :


Scénarios : cliquez pour ouvrir


Quand on est
La réalisation n'impressionne plus mais à l'époque, c'était révolutionnaire !
le premier sur un secteur nouveau, on ne peut pas être le maitre incontesté du genre. C'est un peu comme lorsqu'on fait l'Amour pour la première fois. D'un gameplay simple au possible, on contrôle notre héros au nom quelque peu Polonais, via un système très simple. 4 touches de déplacements, 2 pour le strafe (déplacement latéral), une touche pour ouvrir les portes et une dernière touche pour tirer. C'est tout ! Avec un maigre total de 3 armes (pistolet, mitraillette et grosse sulfateuse à canon rotatif), il vous sera possible de trouver diverses munitions et trésors (ces derniers ne faisant qu'augmenter votre score). Les divers étages du château de Wolfenstein sont labyrinthiques et de plus en plus tordus au fur et à mesure qu'on s'approche du boss. Parfois il faudra même trouver des clés pour ouvrir les portes. Dans tout ça, je regrette que id Software n'est pas inclus une carte des niveaux. Il n'est pas rare de se perdre dans ce dédale gavé de nazis ayant la gâchette facile, ce qui occasionnera nervosité et lassitude. Extrêmement répétitif, on fera encore et encore le même type de niveaux dans le même type de décors. Les décors sont donc extrêmement redondants, avec parfois des couleurs criardes : si on faisait n'importe quel level, on se retrouverait toujours devant des décors qui ont la même apparence. Le décor est tout en 3D, le plafond est bas puisqu'on évolue toujours en milieu fermé et tous les sprites sont en 2D. Usant du moteur graphique de John Carmack, l'id Tech 1 tourne parfaitement (comment pourrait-il en être autrement à l'heure de ce test) et le scrolling est particulièrement rapide et fluide.


Par contre,
Même s'il reste culte, Wolfenstein 3D vieillit
très vite on trouve les décors simplistes avec des pans entièrement vides (juste habillé d'une unique couleur) et l'animation des ennemis est faite à l'arrache (le mélange 2D et 3D n'ayant jamais offert le meilleur rendu), idem pour les boss qui sont juste un peu plus grands que les autres. Proposant aux joueurs une immersion totale, Wolfenstein 3D ne dispose d'aucune musique. Vos ennemis ont des voix digit incompréhensibles puisqu'on ne sait pas s'ils parlent Allemand (ce qui serait logique) ou Anglais. Enfin, si les bruitages des armes sont assez bien rendus, on ne pas en dire autant lorsque vous récoltez les bonus. Usant d'FX "barbares" ressemblant à s'y méprendre à Centipede sur Atari 2600, le résultat jure un peu. Je l'ai déjà dis et le dirai encore, ce jeu est la pierre angulaire qui aura marquée à vie le jeu vidéo en vue subjective. Très controversé et sujet à polémiques (affronter des nazis, voir des textures avec des croix gammées...), c'est aussi ça qui aura fait le succès de ce titre (en bien comme en mal, un buzz est un buzz). Evidemment, aujourd'hui il est quelque peu difficile de réellement apprécier la révolution technique et graphique qu'il fut à sa sortie puisqu'on peut le considérer comme le tout premier FPS au monde. Aussi maladroit qu'un enfant qui apprend à marcher, ce fut un véritable régal d'enfin toucher du doigt cette pièce maitresse d'un genre que j'affectionne. Malgré tout, il faut être honnête, le titre d'id Software vieillit mal. Des décors tous identiques, un gameplay répétitif au possible, 54 levels à la difficulté élevée et finalement, un titre qui devient vite lassant. Très impressionnant à l'époque de sa sortie, Wolfenstein 3D se terni avec le temps parce qu'il lui manquait les petites innovations qui rendront DOOM encore plus marquant que lui. Pour ma part, je rends hommage à cet ancêtre sans qui on ne jouerait sûrement pas à des jeux aussi fantastiques que Crysis, Half-Life² ou Call of Duty 4. Et malgré ses défauts et sa vétusté, je me suis quand même bien amusé à remonter le temps.


Test réalisé par iiYama

juillet 2007