Unreal Tournament (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1999
Développeur : Epic Games
Editeur : GT Interactive Software
Genre : FPS multi

Support : 1 CD
Version testée : Française (v.1.0)
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : Unreal Engine (Epic)
Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Abréviation : UT
Titre alternatif : Tournament
Prix au lancement : 50€

Configuration recommandée :
CPU : 450Mhz
RAM : 64Mo
VIDEO : type GeForce 256 avec 32Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :

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Unreal Tournament








Unreal Tournament (aussi appelé The Tournament ou Tournament tout court, surtout en Europe) est avec Quake III Arena, l'un des premiers vrais jeux totalement conçus pour le multi-joueurs. Mais avant toute chose, rappelons les bases de ce type de jeu : on se retrouve aux commandes d'un gars (ou d'une nana) qui doit survivre dans une arène fermée avec pour compagnie entre
Unreal Tournament est le premier gros succès du FPS multi
1 et 8 adversaires selon la taille de la carte, qui ne veulent que votre mort. Autant dire que le premier qui tire est généralement celui qui s'en sort. A chaque niveau, un certain nombre de frags (adversaires tués par vous) vous sont réclamés pour terminer le level en cours. On peut jouer off-line (en solo) auquel cas on est opposé à des bots (personnages gérés par le jeu) ou online via Internet afin d'avoir des ennemis humains. Unreal Tournament propose une myriade de modes : match à mort (c'est celui que je viens de décrire à l'instant), partie en équipe (match à mort à plusieurs), assaut, domination, capturer le drapeau (désormais un grand classique du genre) et dernier homme en vie, qu'il n'est pas nécessaire de commenter.

  • Match à mort et match à mort en équipe (deathmatch et team deathmatch) : un match à mort classique, éventuellement en équipe (jusqu'à 4), le joueur ou l'équipe ayant éliminé le plus d'adversaires (frag) gagne.
  • Dernier homme en vie (last man standing) : match à mort à l'envers. Ici, chacun a un nombre de vies limité. Le dernier survivant gagne le match.
  • Capture de drapeaux (Capture the Flag ou CTF) : l'adaptation du célèbre MOD venant de Quake. 2 équipes s'affrontent sur des cartes parfois symétriques. Le but est de capturer le drapeau adverse et de le ramener dans sa base tout en protégeant son propre drapeau. Il faut faire attention car si vous utilisez le téléporteur, vous le perdez le drapeau.
  • Assault : 2 équipes s'affrontent par l'attaque/défense d'objectifs sur des cartes dédiées au mode. Contrairement aux jeux tactiques classiques, le nombre de vies des joueurs n'était pas limité, ce qui lui a valu un certain succès.
  • Domination : de 2 à 4 équipes s'affrontent dans un mode King of the Hill, 3 points de passages sont répartis sur la carte. Ils rapportent chacun un point toutes les 5 secondes à l'équipe qui les possède. Le score à atteindre est fixé par le joueur hébergeant la partie.

  • Et on comprend très vite, qu'une fois qu'on a finit (non sans mal) le mode match à mort, afin de débloquer les autres modes de jeu, ce ne sont en fait que des variantes du premier, le but étant toujours le même : tuer son prochain. Personnellement, je trouve ce genre de jeu assez malsain car on ne tue pas des aliens, des monstres ou des machines mais bel et bien des personnes (même si physiquement elles restent virtuelles). Totalement dépourvu de scénario, on enchaîne les combats tel un robot dans le seul but que son personnage passe au niveau suivant, gagne un max de thunes et soit respecté des autres joueurs. Seule l'intro, qui s'accompagne d'une voix off assez vilaine, pose un peu l'histoire de ces combats. Autrement dit, il faut être un mec avec tout sa testostérone et son vide cérébral pour apprécier. Mais comme on dit, la guerre est le propre de l'homme non ? Tout le monde comprend désormais pourquoi, je n'aime pas ce type de jeux. Tournament propose tout de même un léger didacticiel où l'on n'apprend pas grand chose puisque c'est sur le terrain que l'expérience se forge. Les aires de combats sont plutôt bien travaillées, certaines reprennent le design de NaPali,
    C'est le concept même du FPS multi : c'est irréaliste, rapide et ça défoule !
    mais la plupart du temps, ce sera des vaisseaux ou des installations hi-tech. A chaque combat on repart de zéro niveau arme (ce qui est chiant en solo) mais celles-ci sont largement disséminées dans le décor. Dommage que certains niveaux nous privent des meilleures car les bots sont véritablement acharnés. Sautant et bougeant dans tous les sens, il est difficile de les tuer (en général vous prenez grave avant d'y arriver) et ça pose aussi un problème de crédibilité. Voir ces gogols gesticuler dans les sens vous foutra le tournis et enlèvera le peu de crédibilité du jeu. Car j'ai oublié de le préciser, si on meurt on revit ! Totalement naturel, c'est ce que les spécialistes appellent le respawn.


    Bien que réglable, la vitesse du jeu est extrêmement rapide (attention aux maux de tête !), ce qui rend les joutes nerveuses. Dans ce jeu, le roi c'est celui qui assure un max au strafe (pas de côté) tout en réussissant à viser des adversaires qui ont sans cesse la bougeotte. Les armes sont originales, puissantes et le jeu propose pas moins de 33 maps. Y'a de quoi faire. Techniquement, Tournament est basé sur le moteur graphique d'Unreal, légèrement revu et adapté au genre. Certes aujourd'hui c'est loin d'être impressionnant mais à l'époque, c'était énorme. Comme je le disais, seule l'animation accuse un grand n'importe quoi avec des mouvements peu naturels et une physique parfois irréaliste. Et ceux qui croient qu'il faut absolument qu'un FPS online soit aussi rapide et peu crédible, n'ont qu'à jouer à FEAR Combat pour se rendre compte du contraire. Du côté du son,
    Moins beau qu'Unreal, UT reste plaisant à jouer
    les bruitages sont très bons (d'époque mais très bons), le doublage est tout simplement insipide (les détracteurs de VF peuvent s'en donner à coeur-joie) et les musiques, loin d'être aussi belles que celles d'Unreal, sont rythmées et collent bien à l'action. Finalement, malgré un tableau que je vous peins de gris, j'ai bien aimé l'expérience Tournament. Certes ce n'est pas (à mes yeux) le jeu du siècle mais les bots sont suffisamment intelligents pour vous mettre une branlée de façon à peu près équitable et il faut reconnaître que le titre provoque une certaine addiction avec ses combats fratricides. Déclaré "game of the year" peu de temps après sa sortie, Unreal Tournament reste un bon jeu, un titre culte même, mais seulement pour ceux qui aime le genre.

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    Test réalisé par iiYama
    mars 2008