Unreal II (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2003
Développeurs : Epic Games - Legend Entertainment
Editeur : Epic Games
Genre : FPS

Support : 3 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Unreal Engine 2.0
Difficulté :
Multi-joueurs : non


Configuration recommandée :
CPU : 1.2Ghz
RAM : 384Mo
VIDEO : type GeForce 3 avec 64Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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Unreal II

The Awakening



Sorti en 1998, le premier Unreal fut un réel succès et avant tout, une grande réussite technique. Fonctionnant sous Glide (la librairie créé par 3DFX) il apportait des graphismes splendides, une bande-on du tonnerre et un jeu quelque peu novateur. Du grand Epic Games en somme. Alors, il était tout naturel d'attendre de pied ferme une suite digne de ce nom. Et l'attente fut longue puisque pas moins de 5 ans séparent les 2 jeux. Entre temps, Epic a créé l'une des séries les plus connues du monde PC, les Unreal Tournament, ainsi qu'un nouveau moteur graphique. J'ai connu Unreal II à sa sortie et à l'époque, il m'avait mit une grosse gifle. Aujourd'hui, sans dire qu'il n'a plus de valeur, il a tout de même perdu de sa superbe, sans doute parce que j'en ai vu d'autres, sans doute parce qu'aujourd'hui je suis plus objectif et exigeant en matière d'FPS sur PC...



Développement scénaristique

Autant entrer
Scénario prétexte à accomplir des missions, l'alternance action/visite du vaisseau casse le rythme
dans le vif du sujet tout de suite : le scénario ne passionne pas. Il n'a rien d'haletant, il nous promène à droite, à gauche, nous noie parfois sous des détails inutiles mais se révèlent toujours plat. Tous les niveaux commencent de la même manière : on est sur son vaisseau, l'Atlantis, on reçoit des ordres de missions, on se documente sur les nouvelles armes, on en apprend un tout petit peu plus sur le scénario et on prend le caboteur (petite navette mono-place) pour se rendre sur place. Il est vrai que cette alternance pause-café/action casse un peu le rythme du jeu mais moi je dis que si ces passages avaient étés mieux menés, s'ils étaient plus dynamiques ou scénaristiquement plus poussés, ça aurait pu être une bonne chose. Malheureusement, ça rend seulement le jeu que plus linéaire et mou. Sur la question de la mise en scène nous n'avons droit qu'à des cut-scènes pas trop mauvaises, qui laissent apprécier la qualité des modélisations (surtout Aïda qui est vraiment jolie).



Jouabilité & Gameplay

Malheureusement,
Les missions sont diversifiées mais le gameplay n'est guère original
il y'a pas grand chose à dire sur ce chapitre-là. Unreal II est un FPS tout ce qu'il y a de plus classique et qui puise sans gêne dans le déjà-vu. La dotation en armes est évolutive au fil des niveaux et couvre un large panel de pétoires : lance-grenades, fusil à pompe, fusil d'assaut, flingues, sniper au zoom très puissant, armes biologiques assez bizarres et même un lance-flammes très réussi. Mais finalement, rien de bien neuf. Toutes les armes possèdent un tir secondaire mais étant donné l'époque, il ne faudra pas encore compter sur une attaque de mêlée. Ce que je regrette le plus, c'est qu'on assiste encore une fois à un jeu peu crédible. En fin d'aventure Dalton (notre personnage) porte sur son dos pas moins 12 armes et jongler entre toutes s'avère vite longuet. Il y en a trop et impossible de jeter celle qu'on ne veut pas/plus. En plus, le jeu switche en permanence sur le même et inutile bazooka dés qu'on est en manque de munitions, ce qui est chiant. Mais mon pire regret, c'est qu'à chaque mission Isaak nous briefe sur les nouvelles pétoires ou les nouvelles fonctions de certaines armes, et j'aurai vraiment aimé qu'à ce moment là on choisisse par exemple les 3 ou 5 armes qu'on veut prendre sans être obligé de toujours se farcir l'arsenal au complet. D'autant qu'en général, on se sert toujours de ses préférées. Et puisqu'on parlait de briefing, si vous les trouvez chiants (ce qui est très probable) et bien sachez que vous pouvez abréger ces phases-là afin d'aller droit au but. C'est évidemment déconseillé, la durée de vie n'étant déjà pas très élevée car le jeu n'est pas bien difficile. L'Atlantis est donc le point central de l'aventure, le point où vous pourrez apprécier quelques interactions sympathiques. Certes inutiles, elles accentuent le côté exploration qui s'ouvre parfois au joueur. Dommage par contre qu'il ne se passe jamais rien sur ce vaisseau, où même les zones les plus cachées peuvent restées inexplorées, prouvant leur complète inutilité. Encore une facette du jeu qui a été mal pensé vous me direz. Toujours du côté de l'interaction, on aura parfois quelques Marines sous nos ordres, on pourra parfois choisir les questions qu'on veut poser, ce qui donnera un peu le change, l'illusion d'avoir le contrôle sur son personnage. En somme, l'interactivité avec les objets et les PNJs est plus poussée que dans la plupart des jeux de cette époque, même si on reste encore loin d'un No One Lives Forever 2. Si avant les années 2000 les FPS étaient trop rapides, comme le prouve entre autres le premier épisode, Serious Sam ou même Quake, et bien avec ce jeu-là, la tendance sera à l'inverse, je dirai même à l'excès. Doté d'une armure (comme quoi Marcus Fenix n'a rien inventé) John Dalton avance vraiment tranquilou ("pas d'violence, c'est les vacances"). Il n'y a pas de mode coursé mais un mode "marche" qui rend les déplacements ridiculeusement lents. Autant dire que c'est une fonction qui ne servira jamais, à tel point qu'on se demande même pourquoi elle existe. En somme, le jeu est lent, limite trop lent (technique pour rallonger la durée de vie ?). Enfin, il sera possible par 2 fois de créer un véritable système défensif à base de tourelles et de barrières laser (sympa) et même si le jeu n'a aucun souffle épique, aucun moment d'anthologie, rien de mémorable à souligner (à part peut-être la base des Drakks), on ne peut que féliciter la diversité des missions : protection de PNJ, escorte, infiltration ou bourrinage en tout genre, si le jeu est linéaire dans l'optique de son avancement, il n'en reste pas moins varié.



L'image

Avec cette suite,
Le nouveau moteur d'Epic cartonne ! C'est tout bonnement magnifique, même si pour rallonger la durée de vie, le jeu est lent
Epic signe l'un des plus beaux jeux tournant sur son nouveau moteur 3D, j'ai nommé l'Unreal Engine 2, qui sévissait déjà depuis 2002 et qui a perduré jusqu'à l'arrivée du monstrueux Unreal Engine 3 en 2006. Bien sûr, il faut se remettre dans le contexte de l'époque puisque nous sommes début 2003 et que les premiers gros jeux en matière de 3D (Far Cry pour ne citer que lui) ne verront le jour que 13 mois plus tard. Ainsi Unreal II fut un temps la nouvelle référence en matière de graphismes sur PC. Bon il est vrai que les visages n'ont aucune expression puisque c'est Half-Life² qui ouvrit le bal des visages criant de vérité, les animations sont raides au possible et bien souvent peu crédibles, les corps disparaissent au bout de 5 secondes mais bon, c'est l'époque qui voulait ça. En contre-partie, le moteur 3D avait un excellent potentiel. Le design est vraiment très bon puisque ce futur lointain et technologique est tout ce qu'il y a de plus plausible et de travaillé, et si les intérieurs sont parfois banals, les extérieurs sont tout bonnement magnifiques ! Certains passages usent en plus d'originalités ou de plagiat ouvert mais bien mené. On peut citer par exemple une planète-monstre qui ne sera pas sans rappeler Xen (Half-Life) ou encore la base Drakks qui m'a fortement fait penser à Aliens vs Predator 2. Idem pour les ennemis, plutôt bien dessinés et variés. A la façon d'une démo technologique comme nVidia ou ATI s'amusent à nous abreuver afin d'éprouver nos cartes vidéos, l'écran titre s'ouvre sur une séquence très sympa, illustrant toute la puissance du moteur graphique. Par contre, je regrette que si Epic a su si bien synchroniser l'image avec le son lors de cette courte démo, il nous laisse une totale désynchronisation lèvres/voix lors des cut-scènes. Enfin, dernier reproche, Unreal II est parfois très sombre alors que notre héros du jour ne porte pas de lampe. On est donc obligé de pousser la luminosité de l'écran à fond, ce qui est peu pratique. Mais pour finir sur une note positive, je résumerai ce chapitre en disant que les graphismes sont bel et bien le point fort du titre. Certes ils ont vieillis mais pour l'époque, il fallait un PC de l'espace pour atteindre les détails élevés en haute résolution car les graphismes étaient vraiment splendides.



Le son

Ici aussi,
Fini les grosses musiques qui déchirent et en plus les bruitages sont faiblards. Seul le doublage est valable
c'est un peu la déception. Je me souviens encore de cette merveilleuse bande-son qui a éclatée mes haut-parleurs et mes oreilles lorsque je jouais au premier Unreal, à la fois rythmé et superbement mélodieuse. Dans Unreal II le souffle s'est clairement estompé. On retrouve quelques thèmes parfois sympas mais ce n'est pas comparable. Idem pour les bruitages. Si certaines armes détonnent bien comme le fusil à pompe ou le sniper, d'autres sont vraiment minables comme le fusil d'assaut ou le lance-roquettes. D'ailleurs les explosions n'ont aucun punch, notamment à cause d'une mauvaise gestion de l'estompage progressif du son (plus on est loin, moins un bruitage a d'impact). Ainsi, une explosion fera un vieux pouf à vos pieds et sera quasi inaudible à quelques mètres à peine. Idem pour les voix, particulièrement mal mixées. Parfois on entendra à peine la voix de son personnage, qui sera littéralement couverte par les bruits environnants. Et c'est bien dommage car le doublage FR est de bonne facture (et ne commencez pas à me charrier sur le sujet !), hormis quelques extra-terrestres qui gloussent comme Bruce Lee (respect au maître :).



Note générale

Depuis 2003, je gardais une excellente impression de ce jeu. Il est vrai qu'Unreal II a quelques facettes intéressantes pour lui, comme l'interactivité, la qualité graphique ou encore la diversité des décors et des situations. Malheureusement ça ne suffit pas à en faire un grand jeu. Le rythme est franchement lent, les concepts ne sont pas du tout exploités, il emprunte beaucoup trop à Half-Life et entre nous, je trouve qu'on est un peu trop loin de l'ambiance, de la magie du premier Unreal, à commencer par la bande-son. Et c'est bien dommage, car Unreal II avait un gros potentiel, seulement il n'est jamais passionnant ou enthousiasmant, l'action est bonne mais pas franchement impressionnante, et en plus, la fin est très décevante et n'a toujours pas de suite directe. Attention, ce n'est pas un mauvais titre pour autant, loin de là. Même aujourd'hui, les graphismes tiennent encore pas trop mal la route, les (rares) bastons contre les Skaarjs sont excellentes (les autres ennemis étant trop faciles à battre) et même s'il manque un peu d'énergie, le jeu n'en est pas inintéressant pour autant. Reste une aventure sympa qu'aujourd'hui on peut savourer pour un prix modique et avec un PC actuellement obsolète. Moi j'aime beaucoup ce jeu mais en étant un tantinet objectif, d'Unreal il n'en a que le nom...



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Test réalisé par iiYama

février 2008