TRON 2.0 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : août 2003
Développeur : Monolith Software
Editeur : Buena Vista Interactive
Genre : FPS

Support : 2 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.042
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Lithtech Triton
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online


Configuration recommandée :
CPU : 1Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : type GeForce FX avec 128Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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TRON 2.0









TRON est un film Disney qui a révolutionné son temps en 1983. Des effets spéciaux encore jamais vus, une approche palpable du phénomène informatique et un très bon scénario en ont fait un long-métrage culte. En 1999 Monolith, déjà félicité pour de très bons titres (No One Lives Forever 1 / 2 et Aliens vs Predator 2), obtient les droits pour adapter TRON en jeux vidéo avec un but clairement avoué que la sortie du jeu devait coïncidée avec l'anniversaire des 10 ans du film. Eté 2003, TRON 2.0 sort, un FPS tout à fait dans l'esprit du film mais qui passa inaperçu à cause de son approche trop originale du design.



Développement scénaristique

La première chose
Le scénario reprend bien l'univers du long-métrage
à comprendre, c'est que dans TRON (le film comme le jeu) chaque programme est représenté par une personne virtuelle. Ainsi il est plus facile de concevoir qu'un monde entier s'anime lorsqu'on allume nos PCs. Travaillant chacun à sa tâche, parfois bullant dans un coin (comme quoi, y'a pas que dans l'administration), on trouve aussi d'immenses villes qui représentent les serveurs. Usant du concept jusqu'au bout, tous les noms du jeu sont issus du jargon informatique : MaTria (matrice), Octet, LAN, ROMie, Kernel (le noyau de Windows), jeu-C (C++), DeuxD (2D), etc. Idem, le jeu usera de tout le répertoire de mots en concordance avec le sujet. A grand coup de réseau, de programmes, de transfert de données, de temps de cycles et d'occupation mémoire, tout est fait pour qu'on se sente au "coeur du système". Quelque peu basé sur Matrix, lui-même pompant sur le premier TRON, TRON 2.0 nous propose de vivre une aventure virtuelle de l'intérieur. A base de cut-scènes 3D bien rendues, le scénario est assez étoffé pour ne pas trop s'y perdre. L'intro se la joue cinéma mais la fin est un peu décevante car elle est trop courte tout en laissant la porte ouverte sur une potentielle suite...



Jouabilité & Gameplay

Si les objectifs
En plus du FPS, on retouve les fameuses courses de motos
sont relativement clairs, on ne peut pas en dire autant de la marche à suivre, qui laisse le joueur souvent dans l'impasse. Débloquer une porte implique bien souvent de trouver le bon code d'accès mais on tournera souvent pendant des heures dans le même environnement parce qu'on ne sait ni où aller, ni comment faire. S'il est vrai qu'un jeu trop dirigiste où on a rien à faire est vite pénible, je déteste encore plus tourner en rond comme un idiot pendant 2 plombes. En plus l'aventure est très longue, trop long même ! 30 niveaux interminables, presque tous semblables et aux objectifs parfois tordus, ça finit par lasser. Sinon TRON 2.0 est un FPS aux apparences trompeuses, presque banales. Je dis bien "presque" parce que tout de même, il n'y a pas que l'aspect graphique qui est original. Tout d'abord Jet possède une barre d'énergie qui a plusieurs fonctions. Elle fournie la puissance à certaines armes ou à certaines fonctions simples (ouverture de porte) et permet même de récupérer des mails et des programmes annexes. Ça inclue le fait de toujours avoir une borne de rechargement à proximité pour ne pas tomber en rade. D'ailleurs certaines fonctions, comme les codes de déverrouillage, ne peuvent s'obtenir qu'avec des codes d'accès. Voilà pourquoi il faudra toujours bien scruter les niveaux, pour trouver quelques mails qui étofferont un peu plus le scénario et vous livreront des programmes ou des codes. Les programmes peuvent être de plusieurs sortes. Il y a celui qui augmente vos défenses, celui qui rend vos armes plus puissantes, celui qui vous permet de sauter plus haut... et la configuration de votre système est modifiable à tout moment. Cette notion d'RPG va encore plus loin avec ce que chacun appellera des points d'expérience. Avec ces points, vous pouvez augmenter vos 6 capacités à savoir : santé, énergie, consommation des armes, taux de transfert des fichiers et processeur. Ainsi la version numérique de Jet évoluera au fil du jeu. Sur le plan des armes c'est la grosse déception. Avec des flingues qui n'ont aucune puissance, c'est finalement le disque qu'on reçoit au début (le même que dans le film) qui sera le plus efficace. En parlant de film et directement inspiré de lui, on pourra aussi concourir à des courses de light-cycles (sorte de moto). Déroutant dans sa jouabilité, le but est de faire crasher son adversaire car à l'image du Snake qu'on possède sur nos téléphones portables, on ne doit pas toucher la traînée de sa moto ou les murs. Difficile à souhait, ces épreuves sont facultatives. On regrettera aussi quelques passages de plate-formes/adresse bien chiants car je ne le dirai jamais assez, le genre ne s'y prête pas. Etant donné les quelques nouveautés du jeu, un didacticiel très complet vous sera proposé en début d'aventure et vous posera les bases du jeu et de cet univers créé pour le film. Pour clôturer ce chapitre, on empruntera des passages dimensionnels comme dans PREY et les temps de chargements sont assez courts.



L'image

J'ai adoré
Le moteur de No One Lives Forever 2 assure des graphismes et un design de toute beauté !
la cohérence alchimique de ce qui se passe dans nos machines, cette manière si singulière de le représenter. TRON 2.0 arbore un design futuriste somptueux, que soit on adore soit on déteste. Perso, j'ai été ébloui ! Usitant du puissant moteur Lithtech Triton (dérivé du Jupiter qui a déjà sévi dans No One Lives Forever 2 et Contract J.A.C.K.), les textures sont souvent unies telles du Flat shading. Mais ce rendu si atypique donne une atmosphère incroyablement originale, un design furieusement accrocheur pour offrir un univers virtuel, crédible, et visuellement pareil à aucun autre. Quelques effets viennent en plus soutenir le tout et la modélisation des PNJs est vraiment excellente. Quelques reflets animent superbement les armures et si les couleurs sont souvent flashy voire criardes, elles sont en totale concordance avec le film. Finalement mon seul regret sera un aliasing un peu prononcé par endroit et aucune option qui permet d'effacer ça. Mais ce n'est pas très grave en soi après tout. Difficile d'en rajouter plus, les graphismes sont le point fort du jeu, tant pour son incroyable originalité et que la beauté hi-tech de chaque environnement.



Le son

Les musiques
Dommage que le son n'égale pas les performances graphiques
sont aussi originales que les graphismes, mais sont sans réel attrait. Le plus souvent bizarres et répétitives, les compositions collent bien au jeu mais finissent par lasser. Les bruitages sont dans l'ensemble d'un bon niveau, à la fois originaux et qualitatif. Enfin les voix ont suscitée pas mal de travail. Avec des effets de robotisation, de reverb ou de déformation complexe, on ne rentre que plus facilement dans l'univers de synthèse qui est proposé. Pour ne rien gâcher, le doublage est vraiment bon et on retrouve des doubleurs très connus du monde du jeu vidéo français ou même du cinéma comme la voix de Bruce Willis (Patrick Poivey). Enfin j'ai apprécié que les voix et lèvres des PNJ soient à peu près synchrones.



Note générale

TRON 2.0 se calque sur les routines qui servent de base à tout FPS mais y colle un design furieusement original. Terriblement beau dans sa robe hi-tech lumineuse aux couleurs unies, c'est ce cachet époustouflant qui reprend toute la magie du film de Disney et qui lui donne son caractère si singulier. En plus, le jeu étant assez vieux, un PC modeste le fera tourner au mieux de sa forme en offrant pourtant des graphismes fins et travaillés. Mais si TRON 2.0 ne prend pas une note plus élevée, c'est parce que son aventure finit par être lassante. A trop tourner en rond pour trouver la sortie on finit par manquer de patience, le gameplan étant souvent tarabiscoté. Si on ajoute à ça des armes originales mais inefficaces et une routine qui s'installe vite, on ne peut que conclure qu'à l'image du film dont il puise toute son inspiration, c'est un jeu qui divise tant pour la fascination qu'il aura sur certains joueurs, ou le mépris pour d'autres. Pour ma part, je ressors satisfait de cette aventure qui propose quelque chose de vraiment original, surtout au niveau du design, même si je suis le premier qui aurait aimé une aventure mieux construite, et peut-être aussi un peu moins longue mais plus intense.


A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

décembre 2007