Riddick Escape from Butcher Bay (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2005
Développeur : Starbreeze
Adaptation : Starbreeze
Editeur : Vivendi Games
Genre : FPS - infiltration - action

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Starbreeze Engine
Multi-joueurs : non
Abréviation : Chronicles of Riddick EFBB
Prix au lancement : 50€


Configuration recommandée :
CPU : 2,6Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : type GeForce FX5900 avec 128Mo de VRam
AUTRE : nécessite Windows XP Sp1 ou plus récent

Configuration de test :
CPU : AMD Phenom 9500
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

The Chronicles
of Riddick

Escape from Butcher Bay

Developer's Cut



Les Chroniques de Riddick c'est avant toute chose un roman écrit par Alan Dean Foster, qui est déjà à l'origine des novélations des 3 premiers Aliens ou The Thing, et qui conte les aventures de Richard B. Riddick. En 2000, Riddick est incarné par le talentueux et à l'époque méconnu Vin Diesel lors du film Pitch Black de David Twohy. Un film de science-fiction qui n'a pas très bien marché au cinéma mais qui a reçu un bon accueil en vidéo. 4 ans plus tard, Twohy remet ça dans Les Chroniques de Riddick (le film) avec un Vin Diesel motivé, prêt à user la licence dont il est devenu le producteur associé. Depuis, le petit Vin a tourné quelques films majeurs d'Hollywood comme Fast & Furious (le film qui l'a consacré), XxX ou encore l'excellent Un Homme à Part. Pour revenir à notre Riddick, elle est la seule licence à suite dont Vin Diesel participe (pour l'instant), le héros étant irremplaçable. En août 2004, peu après la sortie de Dark Fury, un manga qui fait suite à Pitch Black, Starbreeze (connu pour Enclave, Les Chevaliers du Temple ou plus récemment The Darkness) sort The Chronicles of Riddick sur Xbox est c'est un gros carton. Il est donc presque naturel de revoir le jeu 6 mois plus tard sur PC, dans une version digne de son support.



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Mis en place
La mise en scène est sympa mais le scénario est super léger et certaines séquences sont franchement capillotractées
d'une fort belle manière, à coup de cut-scènes en 3D très belles, on regrettera en premier lieu le côté poids-plume de la trame. En effet, à part son désir de fuir ardemment de Butcher Bay où la plupart des bagnards veulent votre peau (sans compter les matons), il n'y a pas grand chose à raconter. En plus, le scénario accuse de graves lacunes. Ceux qui ne connaissent pas le film Pitch Black, ne comprendront pas grand chose au jeu (ne pas avoir vu Les Chroniques de Riddick est moins important). Avec ça, il reste beaucoup de questions en suspend, la première étant de savoir comment Johns a attraper Riddick. Et puis il y a 2 scènes assez mal fichues. La première c'est lorsque Riddick laisse exploser sa colère de Furien et que tout le monde se retrouve mort (sauf Abbot). La scène est mal faite et on se croirait dans les Chevaliers du Zodiaque... à la différence que Riddick n'est pas censé avoir de "pouvoirs cosmiques". La seconde, et non des moindre, c'est la façon dont Riddick acquiert sa vision nyctalope. Dans Pitch Black il dit que c'est un médecin de Butcher Bay qui lui a greffé ces yeux, alors qu'on apprend dans le texte initial, que c'est un don naturel des Furiens. En plus de ça, cette vision bien spéciale se déclenche en un claquement de doigts. Pope est à côté mais ne touche pas Riddick et c'est cette voix intérieure (dont on ne sait rien non plus) qu'on entend par moment, qui "active" le fameux don. Autant dire que c'est le flou le plus total et que la scène est pour le moins bizarre. Finalement, le meilleur se passera dans les dernières heures de jeu et la vidéo de fin reprendra quelques images du second film. Passionnant pour les fans, trop émacié pour les autres même si la mise en scène est de qualité.



Jouabilité & Gameplay

La version PC de
L'immersion du joueur est très poussée mais l'effet lenticulaire est pénible
Chroniques de Riddick s'est affublée d'un Developper's Cut à sa sortie. En effet, tout au long du jeu on récupérera des bonus (souvent sous la forme de paquets de clopes à trouver) et on pourra ainsi voir des images du développement, les commentaires des développeurs ou encore le premier chapitre du roman. Certes on préférait le film mais faut pas trop en demander. Bien que le jeu se présente sous la forme d'un FPS, on ne peut pas le considérer essentiellement comme tel. En fait The Chronicles of Riddick alterne l'action brute d'un FPS dans quelques phases de jeu bien nerveuses à d'autres bien plus calmes où le joueur retrouve un tout autre gameplay. Dans cette 2e donne, on jouera les explorateurs, il faudra parfois jouer de l'infiltration (tuer un garde sans faire de bruit et cacher le corps, ne pas se faire repérer par une patrouille) ainsi qu'une grosse partie de baston où il faudra jouer des poings (avec une arme blanche, c'est tout de suite plus intéressant) pour se faire respecter et avoir les infos qu'on réclame. Ces niveaux se traversent par accomplissement de missions. Pour accéder à certaines zones, il faut se faire pote avec certains détenus, par exemple en leur rendant service : retrouver un objet, tuer un gêneur. Les missions principales vous ouvrent la suite du jeu mais il est aussi possible de rallonger la durée de vie en accomplissant toutes les missions secondaires. Cette alternance de gameplay fait la force du jeu mais c'est aussi son aspect le plus rebutant pour les rois de gâchette. Les phases carcérales sont longues (trop parfois) ce qui casse un peu le rythme de l'aventure. Par contre, j'ai trouvé aberrant de se farcir dans le 2e tiers du jeu, un fusil cassé qu'on passe son temps à recharger. Riddick est-il bête au point de ne pas pouvoir en ramasser un en état de marche ? Pour en revenir au sujet précédent, le plus rebutant défaut du titre, c'est que sur les 6 à 8 heures que dure l'aventure, on passera moins de la moitié du temps avec une arme (valable) dans les mains. Certes c'est sympa de zigouiller incognito avec une lame (on se croirait parfois dans Hitman) mais personnellement, je me suis surtout éclater avec les armes à feu, même si elles sont en petit nombre (un flingue, un fusil à pompe, un fusil d'assaut et des grenades, il y aussi une mini-gun, mais c'est seulement pour la scène finale). Dans ces moments-là, le jeu est plus classique et évacue toute la tension qu'on accumule dans les passages baston/missions.


Après c'est vrai,
Le gameplay se décompose en 3 phases bien distinctes
les combats à mains nues sont sympas, plutôt bien réalisés, ce qui donnera sans doute des idées à Monolith pour son fameux Condemned. Autre regret, dés qu'on passe un bon moment à tout déglinguer, on se fera inéluctablement choper (c'est dans le scénario), on recommencera à chaque fois de zéro, et ce par 3 fois. C'est un peu lourd mais ça évite aussi qu'on soit "tout puissant" à la fin du jeu. Après tout Riddick, Furien ou pas, n'est avant tout qu'un homme. Impossible de prendre les armes à feu des gardes (sous peine de prendre le jus : reconnaissance ADN), plus une seule arme blanche pour se défendre, c'est presque s'ils nous couperaient pas les mains ! Parmi les 38 chapitres que compte l'aventure, il y a aussi 2 passages complètement énormes où on prend les commandes d'un robot de combat, très proche des VS de Lost Planet. Peu jouable mais explosif ! La vue nocturne de Riddick fait aussi parti de ces "gadgets" fort agréables à utiliser (malgré un gros défaut de luminosité) et les armes, quand on en a, sont très sympas. Clairement hi-tech, même s'il y en a que 4, elles donnent bien le ton. L'IA par contre est clairement débile. Les gardes sont complètement neuneus, se laissant parfois bêtement shooter. Pire, il leur arrive de tirer dans tous les sens ou de vous tourner le dos alors que vous êtes juste en face. Heureusement, dans les modes de difficulté élevée, ça s'arrange. Par contre, dès qu'on veut la jouer infiltration, c'est rendu presque impossible parce que les gardes vous calculent tout de suite, même lorsque c'est potentiellement infaisable. C'est parfois à tel point que je me suis demandé si les gardes n'avaient un véritable 6e sens anti-Riddick. C'est un peu dommage, car le mode furtif où le jeu de cache-cache avec les ombres prend tout son sens, fait partie intégrante d'un gameplay résolument varié. Autre point notable, dés qu'on réalisera une action, on verra notre personnage de l'extérieur : appuyer sur un bouton, monter une échelle, utiliser une machine de soins, grimper dans un conduit d'aération, etc. On a aussi quelques passages plus accès sur la plate-formes où Riddick se prendra pour Lara Croft en escaladant par exemple quelques caisses ou des parois verticales. Seul petit défaut : Riddick ne s'accroche que lorsque ça lui chante. Hors script, même si c'est à portée de mains, ce ne sera pas la peine d'insister. Enfin le jeu est sacrément difficile. Etant donné qu'on se fait tout le temps repérer, c'est généralement la mort et les bastons ne sont pas si faciles que les débuts le laissent croire.



L'image

Tout commence
Rien à dire, le jeu est magnifique et le design est vraiment original
par un menu en forme de cube, animé d'une façon étrange et plaisante qui nous fait découvrir un Starbreeze Engine clairement performant. La modélisation des personnages est énorme et les dégradations physiques (surtout lors des combats à mains nues), sont visibles en temps réel. Humains, robots et même monstres (invasion de Xeno carrément pompé sur Alien 2), sont parfaitement gérés avec en plus des mouvements crédibles donnant aux cut-scènes un certain cachet (ça nous change de ces cut-scènes où les protagonistes font des mouvements incontrôlés et peu réalistes). Souvent dans les tons ocres, le rendu graphique donne un aspect proche de DOOM 3, sans doute parce que qu'il usite lui aussi d'un moteur OpenGL (j'ai remarqué que les jeux sous OpenGL offrent certaines similitudes). Ça n'empêche pas les textures d'être très travaillées. A sa sortie, les testeurs se plaignaient de saccades mais je n'en ai subit aucune. D'ailleurs en version 1.0, le jeu s'est avéré parfaitement stable et fluide, même si j'ai poussé tous les détails à fond. Faut dire que le jeu à tout de même 3 ans lors de mon test. Loin de nous la faire bridée, l'image se targue aussi de quelques effets visuels saisissants : la fumée, les particules en suspend dans l'air ou encore l'ombre de Riddick qui est aussi détaillée que dans F.E.A.R, il y a même quelques rares objets et pan de murs destructibles d'une fort belle manière. Dans les dernières heures de jeu, qui sont plus bourrines que les premières (armes à feu oblige) on traversera aussi un tout autre design, en blanc épuré, qui a certainement donné des idées à Valve pour Portal. Mais dans tout ça, j'ai quand même quelques regrets à formuler à commencer par le fait que lorsqu'on voit son personnage de l'extérieur lors d'une cut-scène, il est rare que les persos se regardent s'ils ne sont pas face à face. C'est ridicule. Plutôt gore (quoique, ce n'est pas un reproche), Riddick fait beaucoup de mouvements de tête intempestifs, ce qui rend le jeu plus réaliste mais finit par être gerbant. On a aussi un effet lenticulaire de la vision globale à la première personne, ce qui est désagréable car on a l'impression d'avoir un problème vue. Ça, plus des mouvements de tête incessants, c'est pénible à longue. Pour finir, le mode nyctalope offre un effet convainquant mais donne mal aux yeux à la moindre source de lumière. Parfois, dans un conduit où la lumière ne filtre pas, on a quand même des sources gênantes, occasionnant d'énormes fluctuations de luminosité. Ainsi on est obligé de constamment jongler entre les 2 modes (normal et nocturne) et sur la longueur, c'est un peu lassant, le jeu étant un coup trop clair, un coup trop sombre. Mais dans sa globalité, on retiendra surtout qu'il possède une patte graphique bien à lui. Très originaux, les décors sont assez variés, les effets d'ombres & lumière sont superbement gérés et on a même des corps persistants. C'est rare. Au final, ces graphismes de haute volée ne trahissent pas du tout leurs origines console (Xbox).



Le son

Le doublage
Le casting vocal est énorme
a été réalisé par des acteurs (américains) connus. On retrouve notamment Vin Diesel dans le rôle de son propre personnage (il a une grosse voix Vin !), Cole Hauser pour Johns, Ron Perlman ou encore le rappeur Xzibit. Autant dire que même si le jeu n'est pas doublé en Français (ce que j'aurais apprécié), on ne peut que se soumettre à l'énorme qualité du doublage. Le langage est par contre très grossier (heureusement en anglais pour les oreilles chastes). J'accorde qu'une prison n'est pas garnie de fleurs, mais c'est parfois abusé les insultes qu'on entend. La musique est adaptative à l'action et pose en plus une ambiance appuyée, retranscrivant une atmosphère inquiétante. Si les bruitages sont tous excellents, je regrette par contre que le fusil d'assaut et le fusil à pompe aient un FX si étouffé. C'est sans doute pour retranscrire au mieux le côté futuriste de ces pétoires mais personnellement, j'aime quand un pompe arrache mes haut-parleurs à chaque tir. Ici, ce sera loin d'être le cas, car les armes manquent clairement d'agressivité.



Note générale

Avec ses graphismes revus à la hausse depuis la version Xbox, The Chronicles of Riddick version PC n'a pas à rougir face aux jeux de la même époque, bien au contraire, puisqu'en 2008 (à l'heure de mon test) il offre encore un très beau rendu. Loin des portages minables qu'on nous offre trop souvent, ici nous avons un jeu parfaitement adapté à son support. Ainsi The Chronicles of Riddick ne manque ni de charme ni d'originalité. Jouer les Prison Break version science-fiction, c'est pas commun. De plus, niveau gameplay, Escape from Butcher Bay est très diversifié en alternant des phases de shoot intenses (bien qu'un peu courtes) à des missions/investigation, du combat à mains nues, de l'exploration et même de l'infiltration. Dans ces conditions, difficile de trouver l'aventure redondante. D'autant plus que le scénario éclaircit le gros point noir de la trame originelle, faisant du jeu un véritable épisode de la saga. Bien sûr il y a quand même quelques regrets à formuler comme des cut-scènes parfois bizarrement menées, des phases carcérales un peu longues qui étouffent un peu trop les phases de shoot classiques, un effet lenticulaire de la vision couplé à des mouvements de tête désagréables ou encore des armes qui ont un peu de mal à s'exprimer. Mais tout ça c'est aussi ce qui fait sa grande force, sa singularité et malgré tout, Escape from Butcher Bay s'avère être un bon jeu. Prenant et fouillé, parfaitement bien réalisé et jouable, il vous fera passer de très bons moments et vous donnera envi de revoir les films homonymes. Certains prétendent que c'est un jeu culte, moi je n'irai pas jusque-là mais j'ai trouvé l'expérience très sympa, d'autant qu'aujourd'hui on le trouve pour pas cher ou dans la duologie Assault on Dark Athena. Il n'y'a donc plus de raison de s'en priver.


Test réalisé par iiYama

février 2008 (mise à jour : mai 2009)