Spark the Electric Jester (PC) -- GRAVITORBOX

 





Note générale


Sortie du jeu : avril 2017
Développeur : Feperd Games
Editeur : -
Genre : plate-formes

Version testée : Internationnale
Doublage : -
Textes à l'écran : US

Support : en téléchargement sur Steam
Espace disque nécessaire : 400Mo
Version testée : 1.5
Moteur graphique : Clickteam Fusion 2.5
Compatible 3D : non
Compatible VR : non
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 7€







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Spark

The Electric Jester



Je me rappelle
Il y a des cinématiques, mais on aurait pu mettre le scénario dans un manuel et ça n'aurait rien changé
plus ou moins de la hype que ce jeu a provoqué. Il avait été annoncé à peu près lorsque Freedom Planet gagnait en popularité. Les clones de Sonic étaient assez populaires alors (bien qu'il faille tempérer, Freedom Planet dispose de plein d'autres inspirations) étant donné qu'on avait plus ou moins l'impression que Sonic se perdait dans des jeux de qualité douteuse (bien que je ne sois pas entièrement d'accord au vu de Sonic Colors, Generations et des sections journées de Sonic Unleashed). Ajoutons à cela que Freedom Planet et Spark the Electric Jester étaient tous les deux développés par des fans de Sonic (Freedom Planet était même à l'origine un fangame de Sonic avant de devenir complètement original). Malheureusement, Spark the Electric Jester n'a pas chopé la relative popularité de Freedom Planet, notamment parce qu'il n'est sorti que quelques mois avant Sonic Mania, qui en plus avait alors déjà été annoncé. Si ce n'est pas du mauvais timing ça... Entrons dans le vif du sujet. Spark The Electric Jester est un jeu de plate-forme sorti le 10 avril 2017, uniquement sur PC sous Windows. Le jeu a été développé par Feperd Games, studio créé par le brésilien LakeFeperd (de son vrai nom Felipe Daneluz), qui a un très bon bagage avec lui. Il a créé 3 fangames de Sonic qui furent acclamés par les fans (en dépit d'un level design -à mes yeux- parfois trop linéaire) : Sonic Before The Sequel, l'excellent Sonic After The Sequel (dans lequel Sash Lilac de Freedom Planet fait une caméo) et Sonic Chrono Adventure. Cette trilogie s'en est aussi bien sortie niveau téléchargements, avec plus de 120.000 téléchargements rien qu'en mars 2014. C'est un chiffre tout à fait correct comparé aux 640.000 copies de Sonic : Lost World, paru sur Wii U au même moment.



Alors Jamy, quid du gameplay et de l'histoire ?


En soi
Vous trouvez qu'il y a comme un air de Sonic ? Nooonnn, c'est sûrement votre imagination
l'histoire n'a rien de particulièrement intéressante : Spark travaillait auparavant en tant qu'électricien mais a perdu son travail à cause d'un robot. Ensuite, il se reconvertit dans le domaine du cirque où il se fait remarquer pour sa maîtrise de l'électricité. Mais il perd encore son job... encore à cause d'un robot. Mais pire encore : ce robot, Fark, lui ressemble comme 2 gouttes d'eau. Alors qu'à côté, les robots commencent à se révolter, Spark, endetté et au chômage, décide de donner une bonne leçon à son double de fer. Oui... c'est le scénario, tout droit sorti d'un jeu de plate-formes 16-bits des années 90. Et n'espérez pas trouver mieux dans l'histoire de Fark (où les robots se révoltent à nouveau après l'histoire de Spark, et où Fark doit enquêter) voire le Challenge Mode (Spark essaie une machine à simulation), sur lesquels nous reviendrons. Bref, comme vous le voyez, comme bien des jeux de l'époque bénie, tout ceci n'est qu'une excuse pour nous lancer dans l'aventure. Cependant, les cinématiques sont sympathiques, un peu dans le style des fangames de LakeFeperd. Mais en moins bien, ceci dit... Donc vous jouez avec Spark, un "bouffon électrique" comme son nom l'indique, dans un environnement en 2D tout droit sorti du moteur Sonic Worlds (sur lequel nous allons revenir). Spark peut sauter, faire des sauts muraux, attaquer au corps-à-corps, charger des tirs et effectuer un dash pour obtenir un gain soudain en vitesse. Il est également possible de charger des attaques pour qu'elles soient plus puissantes. En attaquant un ennemi, il est possible d'effectuer des combos. Dans ce cas, une jauge bleu s'affiche et augmente suivant les coups infligés. Une attaque chargée, si la jauge est remplie, peut alors devenir dévastatrice et infliger beaucoup plus de dégâts. Spark dispose d'une barre de vie particulière. Il peut prendre jusqu'à 8 coups, et meurt au-delà. Il n'y a cependant pas de système de vies, et à ce titre, vous reprendrez juste depuis le dernier checkpoint que vous avez pris (et oui, il y en a), sans la menace d'un Game Over. Il est possible de regagner de la vie grâce à des capsules éparpillées dans le jeu. Des "bits", c'est-à-dire des petites boules jaunes sont aussi présentes et remplissent une autre jauge. Si cette jauge est remplie, en cas de décès de Spark, il reprendra depuis là où vous en étiez à la place du dernier checkpoint, ce qui est encore plus généreux, à notre plus grand plaisir. Mais il y a encore plus classe : les transformations.



Spark et Fark


En effet,
Le gameplay apporte quelques nouveautés... mais rien de transcendant pour autant
plusieurs transformations sont disponibles dans les niveaux, et elles modifient plus ou moins les capacités de Spark. Par exemple, le Sword Jester vous donne une épée, qui est très utile en raison de sa portée, et le Gravity Jester est ultra cheaté, vous permettant de voler indéfiniment. Enfin, finir à 100% le jeu vous donnera une transformation supplémentaire : Super Spark, qui dispose d'une lance à la portée gigantesque, et qui, à défaut de charger des attaques, peut effectuer une attaque à la durée indéfinie en effectuant un salto avec sa lance (mais il n'est pas invincible, ce n'est pas Super Sonic). Enfin, finir le jeu une première fois vous permet de débloquer Fark, le clone mécanique de Spark. Il est la définition même du "Glass Cannon" : il peut faire mal, mais ne supporte pas pour autant qu'on lui fasse mal. Contrairement à Spark, il ne dispose que de 4 points de vie et que d'une seule transformation : Super Fark. Cependant, il peut bloquer les attaques (ce qui remplit aussi la jauge - ce qui peut se révéler être très utile), il peut se transformer en Super Fark dès le début (contrairement à Spark, cependant, se transformer peut être assez dur, puisqu'il faut remplir la jauge de combos et blocages à son maximum), et peut convertir sa jauge de combos/blocages en invincibilité temporaire et en guérison complète. A ce titre, le personnage propose nettement plus de challenge, et mérite qu'on s'y intéresse. Enfin, il y a le Challenge Mode, où Spark ne dispose que de 2 points de vie, et où le timing pardonne beaucoup moins, donnant comme résultat un challenge bien plus important. A ce titre, on reconnaît, en plus d'éléments tout droit sortis de Sonic, des caractéristiques de Kirby (le développeur en est d'ailleurs très fan et ces influences étaient déjà présentes dans ses fangames) et de Mega Man. On observe, en conséquence, un gameplay plutôt sympathique et varié, le tout en 2 personnages. Si ce n'est rien d'exceptionnel voire d'ultra original, il n'empêche que cela reste amusant. Graphiquement, le jeu est très joli, mais sans plus à mes yeux. Je m'explique : le style artistique est tout droit sorti des fangames de LakeFeperd, et c'est très coloré, très joli, avec des décors souvent très détaillés. Mais franchement, à ce titre, je trouve que ça manque d'originalité, et que cet énième jeu du développeur ne réussit pas à se démarquer.



Spark, un 4ème fangame Sonic de LakeFeperd ?


Niveau musiques,
Les graphismes sont jolis (oui, juste jolis) par contre, la bande-son est excellente !
3 des musiciens (Falk Au Yeong, Funk Fiction, Andy Tunstall et James Landino) qui ont composé la bande-son de Sonic : Before the Sequel et Sonic : After the Sequel sont revenus pour Spark the Electric Jester, avec en plus Pejman Roozbeh, Paul Bethers et Michael Staple. Sauf que, dîtes-vous que la bande-son des 2 fangames précités étaient tellement bonnes que Jun Senoue (connu pour ses nombreuses contributions musicales aux jeux Sonic) a validé la bande-son de Sonic : Before the Sequel. Et l'OST de Spark the Electric Jester est à la hauteur : elle est tout simplement excellente. Les musiques sont variées, de qualité, et les bruitages sont sympathiques. La patte de chaque musicien est facilement reconnaissable : LakeFeperd a su bien s'entourer au vu du résultat. Mais là où le bât blesse, c'est d'abord le framerate, surtout aux derniers niveaux. Irrégulier, il peut tomber très bas. Au début je pensais que c'était un problème de mon ordinateur mais en fouinant sur le Net, j'ai vite compris que s'était lié au jeu. Selon Crappy Games Wiki, cela serait dû à l'utilisation d'une version datée de Sonic Worlds comme moteur. Sonic Worlds est un moteur créé sur Clickteam Fusion 2.5. Certes, ce moteur a fait ses preuves lorsqu'il a été utilisé sur la trilogie de fangames de LakeFeperd ainsi que sur Freedom Planet (bien que ce dernier utilise une version très modifiée), mais au vu des problèmes de framerate, il est clair que cette ancienne version a aussi ses limites. Il existe aussi un autre problème qui était déjà présent dans les autres titres du développeur : le level design. Certains niveaux vont jusqu'à se limiter à des montées, des descentes et des ronds, avec au mieux quelques capsules et transformations par ci par là. Mais le pire dans ce level design, c'est la longueur des niveaux. A défaut d'être particulièrement difficiles, certains niveaux vont du correct à l'interminable. Un comble pour un jeu non seulement inspiré de Sonic, mais qui assume encore plus cette inspiration que Freedom Planet. Et pour aller encore plus loin, dîtes-vous qu'il y a 16 niveaux et à la fin de chacun, il y a un boss. En comparaison, Sonic 3 & Knuckles en comporte 14. Donc soit vous serez victime de lassitude, soit vous serez KO suite à l'interminable partie qui vous attend. Et là je parle juste de l'histoire de Spark. Maintenant, ajoutez celle de Fark et le Challenge Mode, et vous êtes partis pour un bon bout de temps. En d'autres termes : ce jeu, réussi à combler forte durée de vie à niveaux longs, partant dans tous les sens et nombreux. C'est le cocktail de la mort.



Il serait Note
mentir que d'affirmer que Spark the Electric Jester est un excellent jeu. Il souffre malheureusement de beaucoup de problèmes, accusant un framerate épileptique, une durée de vie trop longue et un développeur qui à mes yeux se reposait un peu trop sur ses lauriers (au point que, en faisant un peu de hacking, on peut carrément retrouver des données de Sonic et de Tails !). Il n'empêche que ce jeu reste néanmoins très fun, grâce à des graphismes corrects, un gameplay très sympathique, et la variété qu'offrent les contenus déblocables. Si je lui préfère un Freedom Planet pourtant nettement plus cher sur Steam (7€ pour Spark contre 14€ pour Freedom Planet) mais bien plus varié et original, il n'empêche que ce jeu reste un très bon jeu sur lequel vous allez passer du bon temps. Cependant, si vous avez déjà joué aux fangames (Sonic) de LakeFeperd, ne vous attendez pas à grand chose de nouveau en comparaison. Reste à voir si Feperd Games a su corriger ses erreurs dans la suite (Spark the Electric Jester 2 - ce titre est assez ironique sachant que Fark vole la vedette à Spark), sortie 2 ans plus tard...



Les -

  • Style graphique un peu trop proche des autres fangames de LakeFeperd
  • Peut se révéler ennuyeux à la longue
  • Framerate parfois mourant
  • Trop longue durée de vie
  • Niveaux interminables
  • Les +

  • L'histoire de Fark et le Challenge Mode ajoutent une intéressante variété
  • Les multiples transformations dans le jeu
  • Le gameplay est très attrayant
  • La variété des niveaux
  • Très beau malgré tout
  • Excellente bande-son

  • Test réalisé par Idris2000

    octobre 2019