Soldner-X (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2007
Développeur : SideQuest studios
Editeur : Eastasia software
Genre : shoot-them-up

Support : 1 CD ou en téléchargement
Version testée : Américaine (v.1.0)
Voix dans le jeu : Anglais / Allemand
Textes à l'écran : US
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en coop'
Abréviation : Soldner X
Prix au lancement : 50$ (version collector) / 10$ (version dématérialisée)


Configuration recommandée :
CPU : 2Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce 6800 avec 256Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce GTX260 avec 896Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Söldner-X

Himmelsstümer



Absolument
Le jeu est pas mal scénarisé. Une bonne chose mais des vidéos auraient été plus apréciées
rien à voir avec Söldner, la série des FPS-tactiques ou même avec le jeu de rôle Söldnerschild, Söldner-X est un bon gros shoot-them-up développé par SideQuest Studios dont c'est le premier jeu. Avec un nom aussi tordu où il faut un bon kilo de choucroute brûlante dans la bouche pour dire le sous-titre sans l'écorcher, Söldner-X a pas mal fait parler de lui lorsqu'il est sorti fin 2007 mais bizarrement, personne n'a réalisé de test. Voilà pourquoi on est sur le coup car chez nous on aime bien les jeux peu connus, et on a tendance à fuir les grosses productions qui amassent les critiques unanimes car on n'est pas toujours d'accord. Si personne n'a osé poser son avis personnel sur ce jeu, voici donc le notre. On est dans un shmup et c'est une loi depuis que le genre est né avec Space Invaders, les trames scénaristique sont toujours minables et nous racontent absolument toutes la même chose. Passons donc au contenu qui est ma foi, pas si mal pour un shoot. Le jeu s'ouvre sur une sympathique intro à base d'images fixes et avec une voix-off assez charmante. La narration est en anglais et les sous-titres sont non traduits (en plus dans un anglais assez complexe) ce qui fait qu'on aura du mal à comprendre tous les détails mais aucun soucis pour saisir le sens global du scénario. Si généralement les développeurs arrêtent le développement scénaristique à cette seule scène, SideQuest va plus loin et nous propose une scène à chaque milieu de niveau plus une à chaque fin de niveau. Même si on aurait préféré de véritables vidéos, ça fait plaisir de voir que le genre évolue au moins un petit peu. Les images sont plutôt bien dessinées (type artworks), le style ressemble un peu à du Flash et la fin est assez gratifiante même si entre nous, vous risquez de ne jamais la voir. Jouable au clavier et au pad, à moins d'être maso ou très pauvre, je vous conseille de prendre l'arme des joueurs console. La détection du gamepad est instantanée et si le jeu ne permet pas de reconfigurer ses touches, le paramétrage de base est déjà satisfaisant. Petit plus bien agréable, Söldner-X prend en charge la croix directionnelle comme le stick analogique. Avec la croix on a un résultat sans chichi, très proche de la maniabilité d'un shoot Arcade. Avec le stick analogique par contre, le résultat est bien plus appréciable, plus souple. Véritablement progressif, on pilote son vaisseau plus finement et au final ce sera un bon moyen de passer entre les tirs ennemis, ce que la croix numérique ne permet guère. Autre bonne facette du jeu : on peut jouer à 2 en coop' et croyez-moi, vous ne serez pas trop de 2 pour avancer un minimum dans l'aventure.


Le jeu
Court (4 à 5 levels) mais bon sang ce que c'est difficile !
se compose de 4 niveaux, plus un caché qui se débloque si on trouve toutes les clés de chaque level (autant dire une galère !). Chaque niveau est découpé en 2 sous-levels (entre 2 sous-levels on a droit à la fameuse petite scène scénaristique) mais on peut le dire de suite, Söldner-X est hyper difficile ! Sans être aussi abusé qu'un R-TYPE II, il propose un véritable challenge, ce qui ravira les fans de shmup ardu d'un côté, et lassera les "joueurs humains" de l'autre. Car s'il est possible de finir le premier niveau sans trop d'encombres, dés le niveau 2 ça commence à chauffer sévère et le niveau 3 (le champ d'astéroïdes) est déjà infernal. Pour nous aider, il y a un mode entraînement (training) qui se débloque lorsqu'on a perd sa première partie et les développeurs ont prévus une jauge de vie pour notre vaisseau, une sorte de bouclier. Il faut reconnaître que si on peut avancer dans le jeu, c'est bien grâce à ça sans quoi on ne passerait même pas le premier niveau (d'ailleurs en coop' on partage la même barre de vie ce qui fait qu'on décuple sa puissance de feu sans pour autant rallonger sa santé). Ainsi les vies ne défilent pas comme tombent les ennemis. En plus de ça, si on perd une vie on reprend là où on en était, idem pour les continus. C'est une excellente chose sans quoi on retombait dans le syndrome du jeu très vite pénible. Et oui, dans d'excellents titres comme Gradius V (PS2) ou Last Hope (Neo-Geo) ce qui est finalement le plus déplaisant : recommencer au dernier checkpoint à chaque vie perdue. Ainsi Söldner-X s'évite le pire supplice des plus grands noms du shmup et nous prouve qu'on peut faire un jeu difficile sans littéralement gonfler son joueur avec des procédés arriéristes. Par contre, et là c'est un très mauvais point, à chaque vie perdue, on perd tout son armement ! C'est "normal" vous me direz, mais se retrouver en plein niveau final avec ses armes au minimum, croyez-moi, c'est pas fait pour nous aider mais pour nous entrainer plus vite au fond du trou ! Et justement, l'armement est l'un des gros points discutables du titre. On ne dispose que de 5 armes qui peuvent s'upgrader au fil de l'aventure mais seulement 2 d'entre-elles sont correctes. De plus, le système est mal conçu : imaginez que pour avoir une arme à son plein niveau de puissance il faudra passer au moins 2 niveaux sans perdre de vie. C'est clairement infaisable... Du coup on a toujours ses armes au minimum. Dans le détail on a le simple blaster à tir rectiligne (5 voies à pleine puissance), le blaster-boomerang à quasi tête chercheuse puis après on a 3 armes bien pourries. Le "beam" est une sorte de jet d'éclairs qui est particulièrement joli visuellement mais totalement inefficace. Le lance-flammes est une grosse blague car son champ d'action est hyper limité même si les ennemis ne durent pas longtemps sous son joug et enfin la pire de toute est le lance-missiles où on désigne une cible avant de pouvoir tirer.


Mais 2 problèmes
C'est très beau et ça ne ralentit pas malgré les nuées d'ennemis. Une prouesse
se posent alors : le premier c'est qu'on ne lance qu'un missile à la fois (devant la nuée d'ennemis c'est clairement trop peu) et bien souvent le missile rate sa cible en se perdant en chemin. Comme je le disais, le système d'armement est clairement décevant et pénalise un jeu déjà suffisamment difficile comme ça. De plus, l'efficacité des armes est très discutable. Même à pleine puissance, il faudra souvent s'écarter car pour exploser un ennemi, il faut insister, s'acharner dessus. Ça aussi ça aide bien à rendre le jeu très ardu. A ce propos, toutes les armes sont soumises à une jauge de puissance. Si pour les armes de bases cette jauge remonte avec le temps, ce qui nous force à jongler entre elles, les autres armes sont par contre limitées. Ceux qui se sont dit qu'ils allaient bourriner avec le blaster-boomerang jusqu'à la fin du jeu (car c'est la plus puissante), ce sont fourrés le pad dans le l'œil. Encore une fois, rien n'est fait pour nous faciliter la tâche. A noter également qu'une fois aux portes de la mort (quand la jauge de bouclier est au plus bas), notre vaisseau entre en mode "berserker", ce qui décuple sa puissance de feu. Ce champ du signe permet d'envoyer pas mal d'ennemis au tapis avant de perdre une vie (il est d'ailleurs marrant que la musique change). A côté de ça on retrouve tout ce qui fait le charme de ce type de jeu. Il y a des items pour retrouver de l'énergie pour les armes, d'autres pour récupérer du bouclier, des drones additifs, des bonus qui augmentent notre cadence de tir ou sa forme et d'autres enfin qui sont là pour nous pourrir l'existence. Ces contre-bonus sont du type inversion des commandes, vitesse trop grande ou inversement, trop lente. Le pire d'entre tous étant la mort subite où on perd instantanément une vie et tous ses bonus. On avait bien besoin de ça, tien… Enfin, ce qui aurait pu être le bonus ultime se présente sous la forme d'une mega-bombe. Mais hormis un visuel impressionnant, son efficacité est très aléatoire. Ce qui devrait raser l'écran, élimine les plus petits ennemis et laisse en vie les autres. Alors autant dire que contre les boss, c'est totalement inutile. Encore une idée sobrement ratée et un concept mal usité. Söldner-X dispose d'un menu d'options qui propose plusieurs niveaux de difficulté. Et les développeurs me font bien rire par moment (comme quoi des fois il en faut peu) car pour débloquer les modes "impossible" et "nightmare" ils veulent qu'on finisse d'abord le jeu en mode normal. Oui, c'est sympa mais il faudrait déjà qu'on arrive à finir le jeu en very easy... Plutôt original, le soft de SideQuest ne s'installe pas sur le disque dur. Entièrement lu sur le disque, comme le faisaient certains jeux du début 90 (comme Tomb Raider), Söldner-X inscrit une entrée sur la base de registre afin de garder quelques traces et puis c'est tout. Une bonne chose donc puisqu'il ne polluera pas votre disque dur mais imposera comme pour un jeu console, quelques loadings.


Söldner-X nous
Bon travail sur le son, ça nous rappelle l'âge d'or...
propose un visuel assez inattendu, oscillant entre Odin Sphere et R-TYPE Final. Vous ne voyez pas ? Et bien certaines animations et le décor de fond sont en 2D, comme à la belle époque, mais attention, un joli jeu, comme celui de Vanillaware (Odin Sphere). Et avec ça, l'écran est submergé de sprites 2D et d'autres en 3D. Le rendu final est assez plaisant puisque les graphismes sont très fins, détaillées et c'est bien animé. Seul bémol, toute cette 2D semble parfois figée comme le boss du level 2 donc la tête est une simple image collée à un corps en mouvement. Par contre, que ce soit sur PC comme sur PS3, on peut féliciter la qualité de la programmation. En effet, malgré la myriade d'ennemis et de tirs à gérer, le jeu ne ralentit jamais ! Même si nos consoles et nos PCs en ont vu d'autres, ça reste malgré tout impressionnant. On notera tout de même 3 petites anicroches. La première c'est que certains tirs ennemis traversent les murs (notamment les missiles), ce qui est idiot. Ensuite parmi tous ces effets, les particules qui jaillissent de partout, les superbes explosions et autres débris d'adversaire partis en fumée... et bien on a tendance à mal distinguer les tirs ennemis. La 3e péniblerie, c'est que les items bonus ont la fâcheuse tendance à monter hors de notre champ d'action, au lieu de simplement aller vers la gauche de l'écran. Résultat, on perd beaucoup de choses parce qu'on ne peut pas les attraper. A part ça, le résultat graphique est très sympa, bien animé et les décors sont en plus assez originaux pour ne pas lasser. A ce propos, Söldner-X est un jeu plus long qu'on ne le pense. Si la tendance est aux niveaux qui se finissent en moins de 3 minutes et qu'on passe de suite au boss, on est cette fois en présence d'un vrai travail au niveau du gameplan. Les niveaux sont effet très longs et bien souvent le décor varie plusieurs fois de thème. En plus, les boss portent bien leurs noms car ils sont assez imposants et sont de vrais dur à cuire. Autant dire qu'on est loin d'un Aero Fighters 3. Enfin, quoi de plus normal que de retrouver une bande-son mélodieuse quand on parle de shoot à l'ancienne ? Ça commence assez fort avec celle de l'intro, celle des menus est tout aussi excellente et celle du premier niveau nous rappelle les airs de piano de Last Hope (il faut dire que c'est le même auteur, à savoir Rafael Dyll). Très Electro dans l'âme, les mélodies sont justes, prenantes et accompagnent parfaitement l'action. Un bon point pour l'ambiance. Les bruitages de leur côté sont efficaces, bien qu'un peu en retrait en terme d'équilibre. Il aurait été sympa de pouvoir ajuster tout ça, car la qualité est là. En jeu on aura aussi quelques voix (qui nous incitent à augmenter son score, ou qui nous préviennent que ça risque d'être chaud comme passage), généralement en anglais (quelques voix en allemand se sont aussi perdues) mais c'est surtout la voix de notre narratrice qu'on appréciera le plus.



Soyons clair, Note
si Söldner-X n'est pas estimé à une valeur plus haute, c'est principalement pour des raisons qu'il est impossible de réfuter. Tout d'abord les armes sont trop peu nombreuses, trop peu efficaces et clairement mal adaptées au jeu, en plus de n'être pas vraiment impressionnantes visuellement parlant. Le titre est bien trop difficile, ce qui le réserve à une niche de professionnels du shmup et ne contentera aucun joueur dit "normal". Ensuite, malgré tous ses bons côtés, Söldner-X reste un shoot classique, un peu déjà vu et aux forts airs de X² : No Relief (sorti sur PlayStation en 1997). Et puis le jeu est tout en anglais (comme si traduire les sous-titres avait quelque chose de fastidieux) et si la scénarisation est sympa, ces images fixes ne remplaceront jamais une bonne vieille vidéo. Mais si j'ai porté tant d'attention à Söldner-X, c'est parce que malgré ses défauts, on est en présence d'un bon shoot. Graphismes léchés, animation en béton armé, le jeu est suffisamment long, les boss sont coriaces et la bande-son nous rappelle les très bons souvenirs de cette époque perdue où les shoots 16-bits nous explosaient les oreilles avec de délicieuses et mélodieuses musiques. Vous êtes donc prévenus, il est extrêmement difficile de finir ce jeu (bon ok, en coop' et depuis le patch ajoutant le mode "beginner" c'est devenu faisable) mais en contre partie, on est en présence d'un gros titre dans un genre qui s'exploite de moins de moins. A la fois pêchu et explosif comme on aime, si suite il y a, espérons quelle corrige cette pléthore de mauvais points, car sans ça, Söldner-X aurait gagné ses lettres de noblesse...




A savoir : cliquez pour ouvrir


Test réalisé par iiYama

janvier 2009 (mise à jour : novembre 2011)