Soldier of Fortune Payback (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : Cauldron
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Américaine (v.1.1)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Moteur graphique : Cloak NT3
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Multi-joueurs : online
Abréviations : SoF 3 / SoF Payback
Titre alternatif : Soldier of Fortune 3
Prix au lancement : 40€


Configuration recommandée :
CPU : double-coeur 2Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce 7900 avec 512Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Soldier of Fortune

Payback



Pourquoi le monde s'acharne-t-il sur certains jeux et pas d'autres ? Et bien parce que tout est question de subjectivité ! Aucun test, je dis bien AUCUN, ne sera jamais objectif car l'avis du testeur sera toujours assujetti à une certaine façon de voir les choses, un certain ressenti par rapport à l'aventure vécue, l'influence des autres points de vue et même des préjugés. Difficile donc de faire un test en bon et due forme dans ces conditions-là, la presse ayant une nouvelle fois descendu en flammes un jeu que j'estime pas si mauvais que ça. D'accord il y a mieux, c'est par ailleurs pas trop difficile à trouver, notamment en ce concerne une réalisation qui manque cruellement de finitions. Mais si la tâche première d'un jeu est de divertir, alors ce 3e opus des Soldier of Fortune remplit son contrat. Il est vrai que la licence n'avait pas revue le jour depuis juin 2002, le Double Helix étant un jeu fantastique en presque tous points de vue. La question qui se pose aujourd'hui : qu'en est-il de cette suite ?


Développement scénaristique

Scénario prétexte
Le scénario est bidon et on ne joue plus John Mullins. La notoriété de la saga en prend un coup
pour perpétrer de violents meurtres, Payback s'avère super faible sur ce chapitre-là. Pas d'intro, de très rares cut-scènes en vue à la première personne et seulement un briefing avant chaque niveau. Malgré tout, on apprend que notre boucher du jour se nomme Thomas Mason et qu'il doit une fois de plus faire face au terrorisme mondial. Entre temps, il poursuivra les frères Wall pour leur piquer une précieuse mallette, un duo envers lequel Mason a une dent pour le meurtre d'un ami. Mais cette fameuse mallette (qui semble avoir un rapport avec des armes nucléaires), on se la fera voler par une espionne qui nous remerciera d'avoir fait le boulot à sa place et le jeu se terminera comme ça. Grosse déception donc, déjà très léger sur le plan de la trame, on n’a pas vraiment de fin, un épilogue qui en plus, arrive sans même qu'on s'y attende. Après les super scénarios des 2 premiers SoF, le fan ne peut qu’être déçu. En plus de ça, on ne joue même plus Johns Mullins, ce qui est navrant.


Jouabilité & Gameplay

Retour plus de 10 ans en arrière,
La recette reste inchangée, au point de paraitre vieillotte
Soldier of Fortune Payback propose un gameplay arriéré, en contradiction avec les productions actuelles. Se contentant du minimum syndical niveau touches, les interactions se limiteront à dessouder tout ce qui se pointe au bout du fusil. Pas de fouille de placard, on ne rentre pas dans une maison si c'est pas dans le script, le mode accroupi et le saut ne serve pour ainsi pas, on grimpe quelques échelles et c'est tout ! Autant dire qu'on avait pas vu ça depuis la vieille époque des DOOM-like. Avant chaque mission, on aura le choix de son arsenal : 2 fusils, une arme de poing et des grenades. Plus réaliste que son prédécesseur sur ce plan-là, Mason est ainsi plus humain (comme le fait qu'il ne puisse pas courir indéfiniment). Mais l'arsenal est impressionnant ! Evolutif au fil du jeu, on aura très vite à disposition une masse étonnante d'armes, toutes plus puissantes les unes que les autres. Divers pompes, AK47, fusils d'assaut, sniper, pistolet mitrailleur, Desert Eagle, lance-grenades et même lance-roquettes sont au menu. Et si on tombe en rade de balles, on aura aussi la possibilités d'échanger son arme contre une laissée par les ennemis. Je regrette juste qu'on n’est pas des fiches détaillées sur chacune car visiblement, les développeurs en connaissent un rayon sur le sujet. Les grenades sont réellement efficaces (rare pour être souligné) et les armes accusent une puissance démesurée. Toujours aussi promptes à arracher quelques membres (la marque de fabrique de la série), les jambes, les bras et la tête pourront être désolidarisés de leur tronc. Ne soyez pas choquer, après tout les 2 précédents épisodes offrait déjà cette touche de "poésie sadique" et croyez-moi, sur un vrai champ de bataille, si un gars prend un coup de fusil à pompe en pleine tête et à bout portant, ça doit être aussi moche que ça. Certes c'est hyper violent mais ça n'est finalement que plus réaliste. Mais là où le jeu va parfois trop loin, c'est lors de cut-scènes où la violence parait gratuite avec la mise à mort d'un otage par exemple. Otage qui n'avait rien fait, ai-je besoin de le préciser. Faut dire que pour jouer à Soldier of Fortune, faut pas être sensible sur le fait de tuer 30 gars à la minute dans un véritable bain de sang.


Si la violence
La violence est comme toujours sur la série : fun et décérébrée !
peut être désactivée, c'est tout de même un jeu déconseillé aux plus jeunes. Car les missions ne sont que des prétextes pour se livrer à une véritable boucherie humaine. Le démembreur est de retour et ce qu'il faisait de mieux l'époque, il l'a décuplé et cette violence passe aussi par des dialogues assez crus. Mais s'il y a une facette qui ne s'est pas amélioré avec le temps, c'est bien la destruction des décors, et c'est bien dommage. J'aurai adoré faire comme dans Frontlines, détruire la moitié des bâtiments au lance-grenades afin de me frayer un chemin. Mais non, à part des bidons d'essence qui feront un vrai carnage, quelques éléments destructibles comme des charrettes ou des pylônes en plâtre, ça reste rare. Les voitures explosent mais aucune n'assument de dégradation de la carrosserie et finalement notre arsenal digne d'un Rambo, n'a de réel pouvoir destructeur que sur les mercenaires. On visitera quelques pays où la guerre est monnaie courante comme l'Afghanistan, la Chine, le Congo ou la Russie. Le nombre de décors est limité mais relativement varié, ce qui nous fera pardonner une légère redondance de certains passages. Ce qui est moins pardonnable par contre, c'est des niveaux totalement cloisonnés et des scripts hyper voyants. Ainsi, impossible de traverser une grotte si un esclave (qu'il faut d'abord libérer) ne vous montre pas le chemin. Les cartes paraissent grandes mais ce n'est que poudre aux yeux, en fait elles sont plutôt petites et on est en permanence tenu par la main, notamment par des objectifs à remplir, sans quoi la suite ne se débloque pas. Enfin je crois qu'on tient l'IA la plus idiote de tous les temps ! Les ennemis vous passent devant sans vous voir, se jettent bêtement sur vous pour vous frapper (j'ai d'ailleurs trouver sympa que Mason se tourne automatiquement vers celui qui l'agresse), le tout dans une incohérence notable. L'appellation chair à canon a certainement dû être inventée pour eux !


L'image

Le moteur graphique
Même si ce n'est pas un super jeu, les graphismes sont honorables
n'est pas trop mauvais mais il est épaulé par le moteur physique Havok qui fait souvent n'importe quoi. Un tir dans le pied et le gars se met à littéralement sauter comme s'il avait marché sur une mine, des corps qu'on retrouve prisonnier d'un mur (!) ou pire, on tire sur un gars juste devant et les balles le traversent, allant toucher celui de derrière. Autant de réglages que Soldier of Fortune Payback n'a pas eu droit. En version 1.0, j'ai subi de gros bugs avec par exemple des textures qui se sont mise à clignoter. Pour remédier au problème, j'ai usé de la manière forte en mettant à jour le jeu (avec le patch 1.1), les drivers de la carte vidéo ainsi que le DirectX (avec une version datant de mai 2008). Avec ça, il n'a plus jamais planté et plus aucun bug de ce genre ne s'est manifesté. C'est d'ailleurs là que je me suis aperçu que le jeu n'est pas du tout protégé puisqu'une fois l'installation terminée, on aura plus besoin du DVD. Bizarre. Payback propose tout de même un jeu assez joli graphiquement. Si on met à part sa pléthore de bugs, il nous offre des effets bien réalisés (notamment les flammes et les fumées) ainsi que des décors assez bien travaillés. Il subsiste toujours des sprites taillé à la serpe mais les textures sont bien finies. Les grottes Afghanes, la jungle Chinoise, le désert... on peut dire ce qu'on veut mais c'est pas si mal que ça. En plus, les loadings sont assez courts, ce qui ne gâchera rien. Seul bémol, les modélisations sont insuffisantes et les PNJ sont un peu tous identiques (par exemple, les Africains ont tous la boule à zéro et sont presque tous habillés pareil).


Le son

J'ai en ma possession
Le son est le point fort du jeu avec comme toujours des bruitages qui arrachent !
la version américaine de Soldier of Fortune Payback, je ne peux donc pas juger du doublage de la version française. Ceci dit, les doublages US sont très bons, comme c'est souvent le cas et la voix de Mason semble être la même que celle de Mullins dans Double Helix. Si Soldier of Fortune n'a pas changé de recette depuis son premier épisode avec des démembrements à la pelle, le son aussi a suivi cette tendance. Point fort du jeu, il offre la meilleure bande son que j'ai entendu depuis un bon moment. Les musiques s'adaptent à l'action et sont d'une qualité étonnante. Mélodieuses et symphoniques, on ne pourra que regretter un mixage parfois douteux lorsqu'on quitte une zone (la musique changeant brusquement de registre). Idem pour les armes, véritables tueries acoustiques. Et dire qu'il y a des jeux comme Turok où le fusil à pompe fait un vieux pouf à peine audible... Ici chaque arme possède son potentiel destructeur et se fera entendre ! Réalistes et très puissants, que ce soit les armes, des explosions parfaitement rendues ou autre, la qualité et le déchaînement audio est de mise. Un véritable régal qui renforcera la violence visuelle.


Note générale

Difficile d'attribuer une bonne note à ce jeu et pourtant, difficile de le saquer comme l'a fait une presse semble-t-il encore trop attachée à leur Call of Duty 4 qui leur sert de comparaison à tout va. Oui j'ai aimé ce jeu, pour ce qu'il procure de violence et d'adrénaline, de puissance acoustique et de déchaînements létaux. Mais je ne suis pas idiot pour autant, si Soldier of Fortune Payback n'arrive pas à la cheville du jeu cité, c'est sans doute parce qu'il faut aimer littéralement repeindre en rouge les décors. Les ennemis pissent le sang par hectolitres entiers et leurs membres joncheront le sol tels des trophées qu'on arrache avec leur vie. Je l'accorde, c'est peut-être trop, surtout lorsque le jeu s'offre des scènes sadiques avec la mise à mort d'innocents. Ajoutons à ça un gameplay sommaire qui semble remonter aux fondations du genre, des bugs graphiques à foison et une aventure franchement courte (j'ai finis le jeu en 5 heures), il y aura de quoi vous rebuter. Malgré tout, sa bande son ravageuse bordée des musiques excellentes, son graphisme sympathique (quand il bugge pas) et sa bonne dose d'action (même si cette dernière est cloisonnée, dopée par une IA débile) vous feront passer un bon moment. Après c'est sûr, Payback ne tient pas la comparaison avec Call of Duty 4 ni même avec un Double helix autrement plus fin. Plus de Raven ni de John Mullins, certains pensent que de Soldier of Fortune ce jeu n'en a que le nom et ce n'est pas tout à fait faux. Mais si on le prend au second degré avec juste dans l'idée de se défouler, alors il est un bon client.


Test réalisé par iiYama

juillet 2008