Soldier of Fortune (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2000
Développeur : Raven software
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Française (v.1.0)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : id Tech 2 (id Software)
Difficulté :
Multi-joueurs : online
Abréviation : SoF

Configuration recommandée :
CPU : 500Mhz
RAM : 256Mo
VIDEO : type GeForce 2 avec 64Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 1Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :

Aussi disponible sur :






Les sites partenaires :


Soldier of Fortune








En 2000, les FPS fleurissaient à tout va et bon nombre de titre du genre accusaient une médiocrité sans précédent. Rares étaient les jeux de qualité et innovants. De 1998 à 2000, les amateurs de FPS n'eurent que 5 bons jeux pour s'éclater : SIN, le cultissime Half-Life, un Rainbow Six prometteur, un excellent Opposing Force et un Quake III qu'on ne présente plus. En 2 ans ça fait peu. Soldier of Fortune (SoF), un First Person Shooter que plus classique c'est pas possible, voit enfin le jour après plusieurs reports. Il apporte une violence extrême et un scénario très contemporain et plausible pour faire ses preuves. Sanglant à souhait, le jeu de Raven, que certains appellent aussi "le démembreur", n'aura finalement eu que peu de concurrence valable à sa sortie et pour seul défaut, un rendu graphique en deçà des productions de la même année.


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Le scénario est bien ficelé, à la fois réaliste et contemporain. Il fournira l'occasion de visiter divers pays comme l'Irak, le Japon, le Soudan ou encore l'Alaska. Un gage de variété des décors mais aussi de situations. Pour la mise en scènes, pas de vidéo mais des cut-scènes en 3D gérées en temps réel. Le réultat est à la hauteur des capacités graphiques du moteur mais au moins, on ne se plaindra pas d'avoir une scénarisation qui visuellement tranche avec le reste du jeu. Toujours est-il que le scénario est plutôt bien expliqué et bien amené. Au final on ne regrette que des dialogues en anglais qui nous forcent à lire les sous-titres.


Jouabilité & Gameplay

L'arsenal est
Le gameplay est basique mais la violence atteint un tel niveau, qu'il en devient sadiquement jubilatoire
des plus complet avec 12 pétoires au compteur, toutes parmis les plus classiques et les plus efficaces (Desert Eagle, fusil à pompe, fusil de sniper, SMG...). Et niveau gadgets on est tout aussi servi avec des gilets par balles, des lunettes de vision nocturne, des grenades à fragmentation, des grenade flash et même de C4. Y'a de quoi faire ! Avant chaque mission, vous aurez droit à un briefing très "militaire". Pas de paillette, ici on fait dans le sérieux et la rigueur. Vous pourrez aussi faire le choix de vos armes, un choix qui n'aura pour ainsi dire aucune conséquence. La raison est simple, vous partez avec vos armes perso mais comme vous pouvez ramasser toutes celles par les cadavres et que John n'est pas limité en nombre (selon le niveau de difficulté), votre choix lors des briefings n'aura que peu d'incidence. Vous ne serez donc jamais à court de munitions. Le fusil de sniper est là pour faire beau puisque l'infiltration est inexistante, Soldier of Fortune faisant dans le grave bourrin (Serious Sam n'a qu'à bien se tenir). C'est d'ailleurs à ma connaissance le seul jeu où le couteau est une arme efficace. Et puisqu'on parle d'arme, le jeu porte bien son nom de "démembreur". La localisation des tirs est précise et avec une arme puissante comme le pompe, il ne sera pas rare d'arracher un bras, une jambe ou une tête. Et moi, je me la joue Kill Bill : tout ce qui est à terre, arraché par mes armes, est à moi !! La violence est ainsi diffusée dans son état le plus brut, avec des litres de ketchup qui collent aux murs, des cris d'horreur émanant du pauvre gars à qui il manque entre 1 et 4 membres et un joueur aux anges qui prendra un pied à la limite du sadique. On pourrait d'ailleurs ressentir un sentiment de culpabilité dans tout ça mais non, c'est juste bon ! Et au cas où certains laisseraient le jeu entre des mains ingénues (comme mon oncle qui laisse mon petit cousin de 11 ans y jouer alors que le jeu est interdit aux moins de 16 ans) ou plus simplement pour les âmes sensibles (jouez à Nintendogs alors !), il existe un inhibiteur de violence. L'IA des ennemis est coupée en 2. D'un côté, lorsqu'on joue en -easy-, nous avons face à nous de purs crétins de base. Le genre de gros débiles qui ne voient même pas que vous êtes à côté et qu'on va lui dévisser la tête des épaules à coup de fusil à pompe. Et à partir du niveau -normal-, ces mêmes débiles voient leurs cerveaux se développer et offriront des réactions très convaincantes. Les gars se planquent pour mieux vous surprendre, vous prennent à revers, font des manoeuvres d'esquive... ça change du tout au tout ! En plus, il est très agréable de voir avec quelle crédibilité les ennemis souffrent. Un gars avec une jambe en moins sautillera en hurlant de douleur, celui qui se fera sulfater le torse bougera de la façon adéquate, lors d'un head-shot le cadavre tombera à genoux, etc... En bref c'est réaliste et perso, j'aime bien ça. Soldier of Fortune est un titre parfaitement maniable. En mode 'marche' c'est un peu lent, en mode 'courir' c'est trop rapide mais le tout reste en permanence très jouable. Le contrôle est ultra réactif, les commandes sont simples (peu de touches) et hormis quelques phases de plate-formes (c'est chiant la plate-forme dans un FPS), il n'y a rien à regretter dans la jouabilité. Côté gameplay, avec une telle débauche de violence et de réalisme, on regrettera tout de même que hors script, rien ne soit destructible, pas même au C4.


L'image

Certains vous diront
C'est le moteur de Quake II qui est à l'oeuvre et autant vous le dire de suite, c'est pas très beau
que Soldier of Fortune est un beau jeu. Dans un sens, ils n'ont pas torts mais Raven ayant utilisé le très vieux moteur de Quake II (qui a déjà servi de transport à Half-Life, 2 ans plus tôt), ils n'ont pas spécialement joués leurs meilleures cartes. Dans Half-Life, VALVe mettait tout de même à jour le moteur 3D et le rendu, malgré les années, survit tant bien que mal. Dans Soldier of Fortune, si les textures sont criantes de vérité, la modélisation des véhicules ou pire encore, celle des soldats, est épouvantable. Je suis désolé pour les passionnés qui tenteront de me contredire, mais il n'est pas difficile de trouver mieux en matière de rendu 3D à cette époque. Pour vous convaincre, regardez les screenshots, ils parlent d'eux même. Pas de méprise pour autant. Ce n'est pas parce que globalement les modélisations sont découpées à la hache ou que les animations des personnages sont superbes en jeu et exécrables en cut-scènes, que tout est à jeter. Comme je le disais, les textures des décors sont en contre partie magnifiques et très réalistes. Le level design est travaillé et si le tout a un aspect un peu vieillot, ça reste quand même pas si mal. L'essence de Soldier of Fortune n'étant pas à ce niveau.


Le son

Jamais de ma vie je n'avais entendu de tels bruitages pour les armes ! Non sans rire y'a que 2 mots pour le décrire : ça déchire !! Je ne déconne pas, ne poussez pas le son trop fort sous peine de tout exploser. C'est pas compliqué, ça en est jouissif tellement ça envoie. On peut le dire, le "démembreur" est luxueusement accompagné. A côté de ça, le reste des bruitages est correct, le doublage est bon (même s'il est resté en Anglais) et les musiques, très "film de guerre", bien que dynamiques (elles s'affolent selon le rythme de l'action) sont loin d'être exceptionnelles. Personnellement, lire des sous-titres ça me gave et du son, je ne retiendrai que des bruitages de folie prêt à démembrer le moindre haut-parleur.


Note générale

Sanglant, à la limite du gore et avec un très bon scénario à rebondissements, Soldier of Fortune ne paye pas de mine graphiquement mais emballe par son gameplay nerveux, destructeur voire même décharné. C'est sûr, avec un graphisme de meilleure qualité (en usant du moteur de Quake III par exemple) et un son un peu plus mis en valeur (meilleures musiques et doublage FR), le jeu aurait été une bombe sans commune mesure. Il n'en reste pas moins un jeu culte (si si c'est vrai), brutal, brut de décoffrage, au plaisir immédiat et à l'action "old school so good". Et puis arracher des bras et des jambes avec son fusil à pompe est un plaisir auquel on n'accède pas assez souvent pour bouder un tel jeu.

Test réalisé par iiYama
novembre 2006 (janvier 2011)