SIN Episodes Emergence (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2006
Développeur : Ritual Entertainment
Editeur : VALVe Software
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Source Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Prix au lancement : 20€


Configuration minimale requise :
CPU : 1,4Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : avec 128Mo de VRam type GeForce FX
AUTRE : nécessite une connexion Internet (Steam)

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 1Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :



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SIN Episodes

Emergence



SIN est un FPS sorti en 1998 qui fut complètement évincé par l'omniprésent Half-Life. Voulant remettre les pendules à l'heure, Ritual, déjà connu pour Delta Force : Black Hawk Down, récidive avec le premier épisode d'une future série de 8 jeux qui scénaristiquement se suivent, façon Half-Life² Episode. Utilisant le même moteur graphique que le jeu de VALVe Software (le Source Engine), SIN Episodes fut sévèrement critiqué pour son manque d'ambition et son côté trop "old school". Littéralement descendu par la presse spécialisée, s'il est vrai que ce premier chapitre ne propose rien d'innovant et qu'il est très court, son prix très abordable (20€ à peine) lui confère déjà un peu de clémence. Et puis nous allons le voir, il n'y a pas que du mauvais dans SIN Episodes : Emergence...



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

A la
Anciennement connu pour sa verve, Blade est désormais aphone. C'est ridicule et incompréhensible. Quant à la consistance du scénario que dire...
façon d'Half-Life, vous verrez toute l'action des yeux du héros. Pas de cut-scènes, quelques séances de dialogues assez lourdes et au final, un scénario maigre au possible et pas bien passionnant. Connu pour son ancienne et légendaire verve, dans cet épisode Blade (notre personnage) est à l'image de Gordon Freeman : aphone ! Et comme dans le titre de VALVe, ce que les développeurs essaient nous faire passer pour un coup de génie (en prétextant qu'ainsi le joueur fait sa propre interprétation du dialogue), est au final un gros manque de profondeur du personnage, une faignantise avérée des développeurs et un procédé de mise en scène absolument aburde et qui n'a aucun sens en 2006. Half-Life² fut très critiqué pour ça, il est donc incompréhensible que Ritual Entertainment ait cherché à faire de même. Quant à l'étage de chair, afin d'attirer la chalant que dire, si ce n'est que ça décridibilise encore un peu plus le titre...



Jouabilité & Gameplay

On prend
Avec seulement 3 armes, on a vite fait de tourner en rond. De toute façon, la durée de vie tourne aux alentours de 4 heures donc...
Half-Life² et on simplifie le tout, voilà comment on pourrait résumer le gameplay du jeu. Très réactif, le contrôle est souple tout en restant incisif. Mais ce qui est moins persuasif, c'est l'IA, vos adversaires étant très souvent de sombres crétins. A noter tout de même qu'avec SIN Episode, Ritual teste ce qu'il appelle la difficulté adaptative. Si vous êtes trop fort, le jeu se durcira, si au contraire vous mourez toutes les 2 minutes, la difficulté baissera. C'est sympa lorsque ça fonctionne. Le jeu use à outrance de scripts imposés et il n'y aura toujours qu'un seul chemin possible. L'exploration et les initiatives sont donc misent de côté. L'action est nerveuse, soutenue mais vous ne disposerez que de 3 armes. Certes il y a en plus des grenades, des tirs secondaires et une attaque au corps à corps mais pas de quoi en faire un plat, c'est clairement la disette. Grosse déception donc puisque qu'un petit automatique, un fusil à pompe et un fusil d'assaut, c'est vraiment trop peu. Dans tout ça, l'aventure dure environ 3 heures pour les tricheurs qui jouent en "god-mode", 4 heures pour les habitués des FPS et au plus, 5 heures pour les joueurs dit "normaux". C'est les vaches maigres. En plus vous ne disposez pas de lampe pour les endroits sombres et le jeu, il est vrai, fait vraiment dans la vieille école. On rentre dans le tas, on sulfate tout ce qui bouge et c'est tout ! Pas vraiment d'ordres de missions, un scénario rachitique, pas de véhicules, pas d'énigmes, une action routinière et un parcours que plus linéaire, tu meurs ! Reste des éléments du décor destructibles et une prise en main très simple pour contenter l'audience.



L'image

Le Source
On a vu le Source Engine plus en forme même si dans les faits, le jeu est loin d'être laid
Engine est encore aujourd'hui le meilleur moteur graphique qui soit avec pour preuve Half-Life² et Episode One. Mais le moteur ne fait pas tout. Si la propulsion est la même, le rendu graphique est lui, moins performant. On retrouve avec bonheur la qualité des modélisations humaines (notamment des visages), une physique époustouflante de réalisme (les head-shots sont jubilatoires), les magnifiques reflets de l'eau, mais si on sent bien que le tout fonctionne à merveille, on ne trouvera pas les graphismes d'une beauté transcendantale. Les textures sont fines, les couleurs sont bien choisies mais le tout manque un peu d'originalité et de personnalité. Lorsqu'on arpente la ville futuriste d'Emergence, on ne peut s'empêcher de penser à Cité17. C'est pas bien compliqué, entre des mercenaires ressemblant fortement à la milice et une ville hi-tech où il ne fait pas bon d'y vivre, on sent bien que l'inspiration n'a pas fait beaucoup de chemin. Très inégaux, les décors alternent de beaux passages (vers la fin lorsqu'on voit la ville de loin, c'est très beau) avec d'autres, outrageusement vides ! Mais si le prix du rendu semble cher payé, on pourra toujours se consoler en se disant que les loadings sont généralement assez courts et que globalement, SIN Episodes est moins gourmand en terme de ressources système qu'Half-Life². L'animation reste fluide dans toutes les situations mais certains mouvements manquent parfois de crédibilité. Une critique légère à la vue des autres défauts et qui sera rattrapée (un peu) par la beauté d'Elixis et Jessica.



Le son

Le thème
Le thème d'ntro est somptueux et les bruitages sont percutants. Pour le reste, c'est plus commun
d'intro (écran titre) est magnifique. C'est une chanson dans les tons rock du plus bel effet et je ne comprends pas que certains testeurs n'aient pas aimer. Les goûts et les couleurs... Pour ce qui est des musiques "in game", hormis le thème principal donc, elles savent imposer un rythme quasi cinématographique. Elles ne sont pas les plus belles que j'ai entendu mais la bande-son se fond bien à l'atmosphère du titre et les bruitages sont percutants, c'est le moins qu'on puisse dire. Les 3 armes possèdent un FX convainquant et les explosions sont bien retranscrites. Le reste de l'environnement sonore est aussi de qualité. Le doublage est par contre moins travaillé. Restant désespérément en Anglais (avec sous-titres Français), il n'est pas des plus crédibles. Sans être une catastrophe, c'est juste qu'il n'y a rien de plus pénalisant pour l'ambiance que de devoir lire des sous-titres dans un jeu qui joue la carte de l'immersion, sans compter que l'élocution est loin d'être 4 étoiles.



Note générale

N'y allant pas par 4 chemins, SIN Episodes : Emergence est un peu décevant. Premier épisode d'une série de 8 et à 20€ pièce, Emergence pose un scénario un peu trop léger (d'autant que c'est cet opus qui pose les bases de la trame de fond), une action trop linéaire et prévisible au possible (comme l'apparition des monstres) en plus de ne fournir que 3 malheureuses armes qui plus est, à des années lumière d'être originales. Ultra scripté, avec une ambiance sentant le déjà vu, Ritual Entertainment n'a pas dû beaucoup forcer pour nous pondre ce jeu. Avec une telle conception, un gameplay basique et une réalisation technique en dessous des attentes, le développeur déçoit d'autant plus que le doublage n'est pas traduit et que Blade (notre personnage), qui était autrefois très bavard, est désormais aussi idiotement muet que Gordon Freeman. Partisans du moindre effort, bonjour ! En plus SIN Episodes : Emergence souffre de la trop grande comparaison avec Half-Life² puisqu'il s'en inspire outrageusement. Reste que le prix est attractif d'autant que Emergence n'est pas un add-on et fonctionne en stand-alone. Encore que si on compte bien, la série complète coûtera tout de même 160€ (8 x 20€). Ça finira par faire cher, surtout pour un tel jeu et à condition que les autres épisodes soient meilleurs. Ce premier volet reste tout de même un FPS sympa, dirigiste et bourrin où la subtilité est restée au vestiaire. Excellent défouloir mais au contenu un peu creux, il reste un moment sympa à passer, sans stress, sans un gros PC non plus, et avec un plaisir de jeu un peu en dents de scie. Je serai moins dur que la plupart des critiques à son sujet mais je reconnais que ce titre n'est pas des meilleurs. Trop basique, trop court aussi, l'impression variera selon les joueurs et leur prédisposition aux FPS épisodiques. On verra bien ce que donnera l'épisode 2, qui n'est malheureusement pas encore prévu à l'heure du test.


Test réalisé par iiYama

novembre 2006