Serious Sam Second Contact (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2002
Développeur : Croteam
Editeur : Take Two Interactive
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Française (v.1.0.7)
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : Serious Engine (Croteam)
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : SSSC - SSSE
Titre alternatif : Serious Sam : Second Encounter
Prix au lancement : 200Frs

Configuration recommandée :
CPU : 1Ghz
RAM : 256Mo
VIDEO : avec 64Mo de VRAM type GeForce 3

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce GTX260 avec 896Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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Serious Sam

Second Contact


Alors que
Second Contact n'est pas un simple add-on de Premier Contact mais une réelle suite
Sam se dirigeait vers Sirius, le vaisseau de Mental est abattu par le bus des programmeurs à grosses têtes (?) et Sam doit à nouveau se battre. Lorsque le vaisseau se fit abattre, il s'écrasa en Amérique Centrale chez les Mayas. Sam part alors à la recherche d'un portail qui permettrait de voyager à travers le temps et l'espace. Il doit encore combattre les forces de Mental téléportées sur Terre et voyager dans 3 différentes époques : les Mayas avec leurs temples et leurs pièges, Babylone avec sa Tour de Babel, et enfin la Pologne à l'époque du moyen age, afin de retrouver le Saint Graal pour empêcher Mental de le voler... Super scénario hein ? Je ne crois pas non, mais cette fois Croteam a cherché un peu plus détailler les choses. NETRICSA nous donne encore plus de renseignements et mélange des faits bien réels, écrits dans l'histoire de l'humanité, avec la fiction totalement à l'ouest du jeu. Mais avant toute chose, rappelons les faits. Serious Sam The First Encounter (Premier Contact) est sorti en avril 2001. Il remettait au goût du jour le vieux concept du FPS bourrin à mort, concept que les développeurs essaient peu à peu de nous faire oublier pour nous offrir des univers plus immersifs et réalistes. Qu'à cela-ne-tienne, Croteam prend la tendance inverse, propose un univers sans pareil pour un FPS (l'Egypte antique) et vend son jeu moitié prix. Résultat : carton plein ! Serious Sam est un véritable succès, comme quoi il y a toujours des gamers sans cervelle pour pratiquer ce type de jeux (qui ça, moi ?). Mais ce premier Serious Sam n'était pas sans défaut : trop bourrin, trop hardcore, trop difficile et pas assez scénarisé, c'est finalement son fun et son prix (et oui, une note s'attribue aussi en fonction du prix de vente) qui lui ont évités de sévères critiques. Juste le temps d'une grossesse, 9 mois plus tard Croteam récidive avec Second Encounter (Second Contact) et là, on a tous pensé la même chose : les développeurs croates se foutent de nous. Pour vendre leur jeu moitié prix, ils ont tout simplement couper l'aventure en 2 (histoire de nous vendre 2 jeux) et dans cette séquelle directe, on va retrouver exactement le même jeu. Mauvaises langues que nous sommes...


En fait,
De nouvelles armes, un jeu plus varié mais action toujours aussi abusée et difficile
c'est rare mais ça existe, Croteam mérite quelques lauriers parce que justement, ils ont tout fait sauf se moquer des fans du valeureux Sam. L'aventure commence bien, avec une sympathique intro qui nous fera un gros résumé du premier opus (comme ça les novices ne seront pas largués et pourront directement attaquer par celui-ci). Fini l'Egypte, comme on vient de le voir Sam va voyager à travers le temps et l'espace pour se retrouver à 3 lieux et 3 époques différentes. Bien sûr chaque "monde" est composé de plusieurs niveaux (4 par monde soit 12 niveaux). Premier bémol, à chaque fois qu'on change de monde, tout notre arsenal repart de zéro. Mais ce n'est pas trop grave puisqu'on se le refait assez vite et pour compenser on a 4 nouvelles armes : la tronçonneuse (DOOM ?), le lance-flammes, le fusil de sniper et plus rare, on trouve aussi la "bombe fatale" qui rase tous les ennemis de l'écran. Je ne l'ai pas précisé lors du premier test, mais il est évident que dans Serious Sam on trouve les items habituels du genre (bouclier, santé, munitions) et dans Second Contact, il y en a aussi des nouveaux : le power-up qui booste les dégâts de vos armes (qui deviennent tellement puissantes qu'on croirait avoir activer un one hit kill), les chaussures qui accélèrent drastiquement votre vitesse de marche et le bonus d'invincibilité. Puisqu'on en est dans les nouveautés, finissons le travail. Dans cette suite, on a quelques nouveaux monstres et le gameplan va beaucoup plus loin qu'avant. Il y a quelques phases de plate-formes à passer, des pièges qui demandent beaucoup d'adresse et quelques phases de jeux sacrément originales. Tout ça pour sans doute nous faire oublier à quel point le jeu est bourrin. Bourrin oui mais Serious Sam s'enrichit également de quelques labyrinthes et autres clés à dénicher, histoire d'être légèrement plus subtil qu'autrefois. Car au final, c'est bel et bien son aspect le attractif qui est aussi sa pire critique. Au bout de 4h de jeu, on s'aperçoit que les mécaniques sont toujours les mêmes : à chaque pièce la porte est fermée et il faut dessouder des troupeaux entiers d'ennemis. C'est toujours pareil et en plus les hordes d'ennemis sont de plus en plus longues, de plus en plus imposantes, ça n'en finit jamais... Ce gameplay de barbare en vient à nous taper sur le système jusqu'au point où, la bave aux lèvres et le regard vitreux, on régresse psychologiquement. Défaitiste ? Non, juste un peu gavé d'être revenu à l'âge des cavernes du FPS, suivi de quelques phases de plate-formes super gonflantes. Mais vous avez dû vous en rendre compte, Second Contact prend un point de plus par rapport au Premier Contact, alors c'est bien qu'il est meilleur non ? A cette question je réponds oui ! Second Encounter est bien meilleur que son prédécesseur car si son gameplay pour ours mal-léché n'a pas du tout évolué, tout le reste du jeu a pris une certaine envolée, preuve que Croteam n'a pas fait qu'une simple suite.


Je commencerai
Le jeu est bien plus beau que son prédécesseur. On aurait pas cru ça possible en seulement 9 mois
par l'humour, un humour autrefois bien barré et qui est aujourd'hui fantastique. Trouver des cabines anglaises pour passer des coups de fil à je n'sais qui, tuer des mecs qui ont des tronçonneuses et une tête de citrouille, avoir un Père Noël black qui sème des cadeaux, voir afficher sur une colline Crollywood (Croteam + Hollywood) ou encore voir le vaisseau Sirien qui se fait exploser par un bus de têtes d'ampoules visiblement pas contents qu'on quitte la Terre... c'est dire le niveau. Cette fois en Français, j'ai en plus pris beaucoup de plaisir à écouter les petites blagounettes de mister Sam. Comme pour le premier charcutage en règle, le mysticisme des lieux traversés, créés par des civilisations disparues, est vraiment attrayant. Véritable Tomb Raider-like pour ce qui est de nous faire voyager et découvrir des endroits magnifiques, ça nous change des vaisseaux spatiaux, des labos hi-tech, des sous-terrains poisseux, des villes, des déserts, des portes de l'Enfer et j'en passe. Le jeu est bien plus long (comptez au moins 7h) et surtout, bien plus varié (notamment pour la Pologne qui change vraiment d'atmosphère avec ses châteaux médiévaux et son ambiance à la Return to Castle Wolfenstein). Il y a plus d'objets destructibles et les décors sont encore plus beaux. A croire que le Serious Engine n'en finira pas de nous surprendre. Après c'est vrai que lorsqu'on le compare aux jeux de son époque tels que No one lives Forever 2, Soldier of Fortune II ou encore Unreal Tournament 2003, c'est sûr le moteur semble vieillir, surtout pour des sprites parfois mal fichus. Mais les décors sont tellement beaux (comme ce palais où le carrelage est lisse comme un miroir, le reflet du décor y est saisissant ou encore ses cavernes de lave où on sentirait presque la chaleur), le champ de vision est tellement étendu (plus encore que dans le premier épisode) et les espaces sont tellement vastes, que le moteur des développeurs croates force encore pas mal le respect. Et avec ça, on retrouve bien sûr les centaines sprites gérés simultanément. Tout cette débauche entraîne quand même 3 petits choses. Tout d'abord le jeu est légèrement plus gourmand à détails max (bien que ça ne posera aucun problème à un PC plus ou moins récent), on a quelques bugs d'images comme des sauts (d'un coup on ne sait plus où on est) et on a quelques saccades à signaler. Rien de bien méchant malgré tout.


A noter aussi
Dommage que les musiques s'arrêtent tout le temps car elles sont géniales
que chaque fin de monde vous opposera à un nouveau boss à la fois très original et franchement coriace. Dommage par contre qu'on ne se batte pas seulement contre lui. Déjà hyper difficile en soi, il faut en plus assumer l'assaut de toute une armada d'ennemis "classiques". Enfin la partie son est de bien meilleure qualité. Au doublage de Sam on retrouve le très grand Patrick Poivey, à savoir la voix française du talentueux (et dont je suis fan), Bruce Willis. Et si les bruitages sont identiques, les musiques sont désormais mieux composées. Elles sont en petit nombre (généralement 2 par monde) mais la qualité et le rythme sont bien présent (à noter que celle des boss est vraiment excellente). Une bonne surprise sauf peut-être pour un petit truc : la musiques s'emballe à chaque fois qu'un ennemi apparaît et il arrive très souvent que la musique démarre puis s'arrête, reprend puis s'arrête aussitôt, etc. C'est un peu gonflant, il aurait été préférable qu'une fois lancée, elle ne s'arrête pas puisque de toute façon, on n'a pas la paix 2 minutes dans ce jeu. Au final, si First Encounter était assez basique, Croteam nous livre cette fois un jeu transcendé. Le gameplan va beaucoup plus loin en matière de labyrinthes et de pièges, c'est plus beau, on a un meilleur son, on a quelques nouveautés pour le moins bienvenues, un jeu plus varié et plus long. Difficile de bouder son plaisir. Pourtant il reste une petite chose à critiquer : la difficulté (surtout pour un final à la hauteur de sa réputation à savoir complètement abusé). Je sais que jouer à Serious Sam c'est jouer au plus grand jeux de bourrin qui existe, faisant passer DOOM et Quake pour une simulation de Playmobil, seulement les développeurs vont parfois trop loin. C'est trop hardcore, il y a souvent trop d'ennemis, ce qui fait que même en god mode, on finit par galérer. Mais je suis le premier à le reconnaître, par petites sessions, Serious Sam Second Contact est un excellent défouloir, qui plus est meilleur et plus riche tant sur le solo que le multi, que Premier Contact. En seulement 9 mois de développement, il fallait le faire.

Test réalisé par iiYama
juin 2009