Serious Sam Premier Contact (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & GamePlay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2001
Développeur : Croteam
Editeur : Take Two Interactive
Genre : FPS

Support : 1 CD
Version testée : Américaine (v.1.0.5)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Moteur graphique : Serious Engine (Croteam)
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 sur le même PC - 32 joueurs online
Abréviation : SSPC - SSFE
Titre alternatif : Serious Sam : First Encounter
Prix au lancement : 200Frs

Configuration recommandée :
CPU : 800Mhz
RAM : 256Mo
VIDEO : type GeForce 2GTS, Radeon ou Voodoo 5

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce GTX260 avec 896Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :
Niveau d'anisotropie :


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Serious Sam

Premier Contact


On entend
L'action est totalement abusée, ce qui rend le jeu extrêmement difficile et usant
beaucoup parler de Serious Sam comme d'une référence du jeu bourrin, à tel point qu'on entend même parler de Serious Sam-like. Ca nous change des DOOM-like et des Quake-like. Fonctionnant sous DirectX 7.0a, le jeu utilise un moteur graphique maison, le Serious Engine, qui permet un joli exploit sans être trop gourmand : afficher de magnifiques textures très détaillées, un champ de vision largement étendu et des centaines d'ennemis à l'écran. L'autre grande force du jeu c'est qu'à son lancement, il coûtait moitié moins cher que les autres titres, à savoir dans les 200Frs (moins de 30€), ce qui était très rare et à permis de bonnes ventes. Maintenant abordons le sujet en détails. En 2104, les Siriens ont envahis la Terre avec leur armée de monstres. Les Terriens n'ont rien pu y faire et ont dû se soumettre à l'envahisseur. Tous les Terriens ? Et bien non, il reste un valeureux combattant, dopé aux hormones et ayant trop jouer à Duke Nukem 3D, qui résiste à l'envahisseur. Sorte de Gaulois des temps modernes, on incarne ce chevalier qui n'a rien de romantique, au long de niveaux très inspiré par l'Egypte antique. Son nom est Sam "serious" Stone, alias Serious Sam et le bonhomme porte bien mal son nom. Avec ses lunettes noires, ses facétieuses blagounettes et le ton décalé de sa verve, on revient vite à penser à Duke. Il lui arrive même se siffloter l'air d'Indiana Jones, c'est dire. "Sam le sérieux" est accompagné de NETRICSA (NEuro TRonically Implanted Combat Situation Analyser), une IA qui lui donne diverses conseils et renseignements. Les mécaniques, chaque arme, chaque artéfact, chaque ennemi, chaque lieu est détaillé. Mais étant donné la linéarité des niveaux, on avait pas vraiment besoin de ça. Vient à point nommé le plus grand défaut du jeu : le développement scénaristique. Proche du néant, on a une intro super vite torchée qui nous défile un texte et basta. Aucune cut-scène, aucune vidéo, on a un petit descriptif et un ordre de mission à chaque début de level et débrouilles-toi avec ça. Autant dire qu'après les gros scénarios de Quake II et d'Half-Life, respectivement sortis en 1997 et 1998, ça a de quoi décevoir.


Mais jouer
Le jeu affiche des dizaines d'ennemis simultanément
à Serious Sam, ce n'est pas chercher la finesse d'un No one lives Forever ou d'un Codename Outbreak. Non ici on retrouve l'adrénaline, l'épuisement physique et mental d'un Quake premier du nom ou d'un DOOM, tant l'action est soutenue et abusément difficile. C'était un fait, tous les FPS de cette époque étaient bien trop difficiles et ce, dés le mode easy. Et Croteam n'a pas cherché à équilibrer son jeu. Serious Sam est totalement hardcore voire même impossible dés la moitié du jeu. Ainsi si vous voulez en profiter il faudra jouer en God Mode ou jouer à autre chose. Car les ennemis débarquent par centaines et n'ont qu'une cible : vous ! Les kamikazes vous foncent de dessus bombe à la main, certaines bestioles font de même, les plus gros (sans doute moins bêtes) vous canardent de loin pendant qu'une horde de monstres vient vous attaquer au corps à corps. L'IA est sombrement débile mais à l'époque on était moins exigeant qu'aujourd'hui. D'ailleurs, tout le gameplay a été simplifié au maximum, faisant des petits labyrinthes de DOOM de véritables énigmes. Ici lorsqu'une porte est fermée on n'a que 2 solutions : soit il faut tuer tous les ennemis qui vont se présenter, soit il faut appuyer sur un bouton (NETRICSA sera de bon conseil là-dessus). C'est simple comme tout, un joueur avec un QI de 30 s'en sortira déjà fort bien. Encore axé sur le score alors que la plupart des jeux ont abandonnés cet aspect Arcade depuis bien longtemps, Sam aura à disposition un arsenal de 10 armes, allant du classique fusil à pompe ou mitrailleuse Thompson au fusil à plasma alien ou canon à boulet (vous avez bien lu). L'armement est puissant mais sera parfois juste devant ces nuées d'ennemis qui en veulent à votre peau (on comprend mieux pourquoi l'armée n'a rien pu faire). D'ailleurs, à part le flingue à 6 coups, on ne rechargera aucune arme. Totalement irréaliste, c'était le but semble-t'il, la gattling contient 999 douilles et peut tout cracher sans chauffer. Pour le lance-missiles c'est pareil et pour le camembert de la pétoire préférée des Mafieux des années 30, c'est idem. Les développeurs ont préférés offrir une action ultra nerveuse plutôt que des prises de têtes et vu comment a été tourné le gameplay, c'est pas un mal. Seul petit défaut finalement, il y a pas mal de passages sombres et on a pas de lampe (mais c'est pas très grave en soi). Petite nouveauté quand même, on peut choisir de jouer en vue à la première personne (FPS) ou à la 3e personne (TPS, en vue extérieure). C'est sympa de laisser le choix. Comme dans tous les jeux du genre (dans cette époque faste), le scrolling est évidemment hyper rapide... trop peut-être. Mais c'est une habitude pour les titres de ces temps-là et on en tiendra pas rigueur, je dirais même que ça rend bien service à la nervosité de l'action. En plus les espaces sont immenses, alors ça aide car autrement on y passerait des heures. Comme indiqué précédemment, le jeu fonctionne sous Serious Engine, un moteur qui n'est pas spécialement révolutionnaire mais qui propose quelques petites touches bien à lui. Tout d'abord il gère des zones absolument immenses, recouvertes de centaines de sprites (ennemis) et ce sans ralentir (sur mon PC, c'est pas trop difficile non plus). Le jeu affiche des textures très travaillées pour l'époque (il n'y a qu'à comparer avec No ones lives Forever), un rendu parfaitement fluide et même quelques boss monumentaux ! J'ai d'ailleurs trouvé sympa qu'on est la santé de ces colosses à abattre à l'usure plus que par la technique.


Affichant déjà
Le Serious Engine offre un très beau graphisme
pour l'époque un vénérable 1280x1024 avec le choix d'un affichage "wide" (écran large), on a aussi des éblouissements (et oui déjà à l'époque), quelques rares objets destructibles (notamment les palmiers et les statues) et de somptueux reflets sur les murs ou les armes, selon la source de lumière (feu, eau, reflets miroir). Evidemment tout n'est pas rose (surtout dans le monde de Sam). A part le fait que ça saigne par tonneaux entiers, les cadavres s'effacent presque instantanément dans une nuée d'étoiles (on peut comprendre sinon ils s'amasseraient), d'ailleurs les ennemis apparaissent de n'importe où comme par magie, les animations sont déplorables (logique pour l'époque) et malgré de grandes inspirations, on traversera toujours le même type de décor. Très inspiré par Tomb Raider, l'essentiel de Serious Sam se déroule en Egypte, ce qui est original et franchement beau, voire même attrayant, mais finit par tourner en rond et on en vient à se lasser de ne jamais changer d'atmosphère. Enfin les bruitages sont dynamiques et les musiques sont discrètes, ce qui n'est pas un mal puisqu'elles ne sont pas géniales. Avec son mode co-op bien sympa et jouable jusqu'à 4 sur le même PC, plus son mode multi online, Serious Sam chatouille aussi le valeureux Quake III sur son propre terrain. Très inspiré par Duke Nukem, le graveleux en moins, Sam Stone est un gros bourrin qui ne fait pas dans la dentelle (de toute façon, les flingues sont plus gros que lui... on se demande même comment il fait pour les porter). Il faut dire que le jeu ne permet rien d'autre que du bourrinage intensif, à tel point qu'il est parfait pour les épileptiques (non, je déconne). Graphiquement splendide et gérant des tonnes de sprites dans des décors originaux et vastes, il manque quand même à Serious Sam un développement scénaristique, un poil de finesse et une once de variété (ça finit par être gonflant ses assauts ennemis qui n'en finissent plus, histoire de rallonger une durée de vie pourtant bien courte : 4 à 5h). Du début à la fin on castagne comme des malades à la façon des vieux DOOM-like d'antan, ce qui ravira les nostalgiques mais consternera ceux qui attendent autre chose. Il faut dire que depuis Half-Life, le FPS a fait un véritable bon en avant en matière de scénarisation et Serious Sam est un "sérieux" retour en arrière. En plus, c'est bien trop difficile, nous obligeant à tricher, notamment contre un boss final absolument abusé (finir ce boss sans tricher revient à faire une instance de WoW seul... voyez le truc). Bon petit défouloir, nerveux comme on aime, si le jeu de Croteam (une boite Croate) est considéré comme culte, je ne lui trouve pas les qualités requises pour une si haute place dans l'estime des joueurs. Il reste quand même un titre parfaitement défoulant et à connaître, au pire pour la culture ludique, au mieux parce qu'il est défoulant, bête et méchamment fun.

A savoir : cliquez pour ouvrir

Test réalisé par iiYama
juin 2009