PREY (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2006
Développeur : Human Head Studios
Editeurs : 3D Realms / 2K Games
Genre : FPS

Support : 3 CDs / 1 DVD en édition collector
Version testée : Française (v.1.0)
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 4
Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 1.1 millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : 3Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce 6 avec 256Mo de VRam
AUTRE : Windows XP Sp1 minimum

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon XP 2800+
RAM : 768Mo
VIDEO : GeForce FX5700LE avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp1
Résolution testée : 800x600 (4:3)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :






La Wii, une console de gamer ! ^___^

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PREY









Tommy (notre personnage)
Si le fond de l'histoire est passionnant, malheureusement il est peu développé
est un jeune Cherokee habitant dans une réserve. Amoureux de Jen, il rêve de partir de sa terre natale pour un avenir meilleur. Mais un soir qu'il est au bar de sa "Lover" avec son grand-père, une invasion extra-terrestre boulverse sa vie et kidnappe tout le monde. Prisonnier d'un vaisseau bien glauque, un mystérieux gars l'aidera à s'échapper. Commence alors une guerre sauvage entre des aliens belliqueux et vous, unique espoir de l'humanité... Il est vrai que si le scénario débute fort, il aura tendance à s'essouffler par la suite, comme un gâteau manquant de levure. Il est certain qu'après Half-Life et Halo ou Far Cry, le scénario de PREY est assez classique même s'il reste agréable et prenant. Pourvu d'une ambiance des plus sale, limite dégueu, PREY est un FPS où toute l'action se situe à bord du vaisseau de vos kidnappeurs. Grouillants de petites saloperies et autres boyaux visqueux, le tout mixé dans un univers hi-tech, le rendu est assez "crade" et surtout très sombre. Petit à petit ce monde mécano-organique laissera place à un univers technologique particulièrement poussé et attractif. En tout cas pas de méprise, graphiquement, ça envoie ! Certes assez dérangeant dans ses premières heures avec pas mal de bidoche et de glauque, il n'empêche que c'est extrêmement beau et sur la fin, les décors sont vraiment impressionnants. Le moteur 3D est celui de DOOM 3 (l'id Tech 4) avec la particularité d'avoir un code optimisé afin de tourner sur des machines modestes ou la Xbox 360. Et je dois dire que j'ai été surpris. Ne possédant pas une configuration musclée, le jeu a très bien tourné en 800x600 avec pas mal de détails à fond (textures, rendu des éclairages). Ça fait plaisir de voir que Human Head a prévu de faire un jeu accessible à toutes les poches (heuuu, celui qui a une GeForce 2 peut quand même aller se brosser). Et si les modélisations humaines sont à revoir (les ennemis sont superbement horribles), les décors sont par contre très beaux... dans leur genre. Côté son, je regrette que le doublage soit essentiellement US. Des jeux comme Half-Life² ou FEAR, pourtant plus vieux, sont traduit dans notre belle langue avec un professionnalisme probant. Faut avouer que lire des sous-titres a quelque chose de pénible et surtout de pénalisant d'un point de vue l'immersion. Malgré tout, le doublage est de qualité. Les bruitages sont percutants et les quelques rares musiques du jeu, sont appropriées.


Mais en ces
Les portails dimentionnels nous changent des portes et des couloirs. Quant aux rails gravitationnels, ils vont vous mettrent la tête à l'envers
jours de sulfatages intenses, si PREY sort (un peu) du lot, c'est qu'il apporte nombre d'originalités à son gameplay. La première grosse surprise sera de passer à travers des portes dimensionnelles. Ainsi vous vous retrouverez en un instant dans un décor totalement différent à l'autre bout du vaisseau. Ça nous change des sempiternels couloirs avec portes. Autre grosse nouveauté : les changements de gravité. Afin d'expliquer de façon simple, le jeu propose via des boutons où l'on titre dessus, de changer le sens de gravité d'une pièce. Ça fout un peu la gerbe mais c'est original et ça permet de trouver son chemin d'une façon complètement nouvelle. Autre point en relation avec le précédent : les chemins gravitationnels. Sorte de "rails" sur lesquels on marche, ils vous scotchent comme une mouche à une paroi. L'effet est saisissant puisque vous pourrez marcher sur les murs et/ou au plafond afin de passer les zones. C'est d'ailleurs le mixage de ces 3 derniers points qui feront qu'on affrontera des ennemis de tous côtés (qui débarquent parfois à l'improviste). Ensuite on retrouve les grands classiques du genre comme un vaisseau à piloter (sorte d'hexosquelette avec grappin électrique et arme à feu) ou encore un panel d'armes graphiquement original bien que finalement classique dans leurs utilisations (attention, il n'y a que des armes aliens). Mais Human Head est allé encore plus loin. Sans vous gâcher la surprise du scénario, Papy vous fera user d'étranges pouvoirs. Ancré dans la merveilleuse culture Indienne où le spiritisme est une force, il vous sera possible de quitter votre enveloppe charnelle (vous avez bien lu) afin de franchir les obstacles que la "chair" ne peut atteindre. Armé d'un arc, vous aurez la possibilité de passer à travers certaines portes, trouver certains passages et activez des interrupteurs. De plus, dans PREY on ne meurt pas. Si vous perdez tous vos points de vie, vous partirez sur la terre des anciens affronter vos peurs et une fois fait, vous retournerez à l'endroit de votre mort. Même si ça facilite un peu le jeu, c'est quand même sacrément original ! Mais je ne serai pas le seul à l'écrire, ce FPS n'est pas marginal pour autant. Passé l'effet de surprise (au bout de 2h), on s'aperçoit que le concept ne fait que servir un FPS classique. Car oui, PREY est classique. Les passages dimensionnels ne sont en fait que des portes habilement maquillées, vous avez une grosse clé à molette en tant qu'arme de début (ça fait penser au pied de biche de Gordon Freeman), des scripts étoffant le scénario interviendront tout au long de l'aventure, le contrôle est bien adapté mais reste tout à fait "normal" et la difficulté est assez élevée comme dans tout bon jeu du genre.



Piochant dans les Note
bonnes idées des meilleurs hits du secteur (DOOM 3 et Quake 4 en tête de liste), PREY n'en reste pas moins un excellent titre. Le moteur de John Carmack, vieux de déjà 2 ans, fait encore des merveilles, l'histoire est sympa (le prologue ainsi que l'épilogue sont interactifs et on peut même jouer aux bornes d'Arcade présentes dans le café), l'action est soutenue, les diverses originalités sont pour le moins rafraîchissantes et le jeu se paye aussi quelques boss assez énormes. Considéré comme un vaporware (jeu ayant disparu) depuis des lustres, PREY peut se vanter d'avoir eu l'un des développements les plus longs de l'histoire du jeu vidéo (de 1997 à 2006). Sans être aussi puissant qu'un Half-Life² ou aussi accrocheur qu'un Far Cry, PREY reste un FPS un peu à part offrant un univers original, servant un gameplay (au fond) un peu plus classique. Personnellement j'ai bien aimé cette aventure, qui s'offre en plus le luxe de n'être quasiment pas buguée (et pourtant, j'ai testé la version 1.0).



Test réalisé par iiYama

juillet 2006 (mise à jour : novembre 2015)