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Tommy (notre personnage) est un jeune Cherokee habitant dans une réserve. Amoureux de Jen, il rêve de partir de sa terre natale pour un avenir meilleur. Mais un soir qu'il est au bar de sa "Lover" avec son grand-Père, une invasion extra-terrestre boulverse sa vie et kidnappe tout le monde. Prisonnier d'un vaisseau bien glauque, un mystérieux gars l'aidera à s'échapper. Commence alors la guerre sauvage entre des aliens belliqueux et vous, unique espoir de l'humanité... Il est vrai que si le scénario débute fort, il aura tendance à s'essouffler par la suite comme un gâteau manquant de levure. Puis il remontera sauvagement vers la fin (oui, j'ai fini le jeu, vu la difficulté c'est un exploit). Il est certain qu'après Half-Life et Halo ou Far Cry, le scénario de PREY est assez classique même s'il reste agréable et prenant. Pourvu d'une ambiance des plus sale limite dégueu, PREY est un FPS où toute l'action se situe à bord du vaisseau de vos kidnappeurs. Grouillants de petites saloperies et autres boyaux visqueux, le tout mixé dans un univers hi-tech, le rendu est assez "crade" et surtout très sombre. Petit à petit ce monde mécano-organique laissera place à un univers technologique particulièrement poussé et attractif. En tout cas pas de méprise, graphiquement, ça envoie ! Certes assez dérangeant dans ses premières heures avec pas mal de bidoche et de glauque, il n'empêche que c'est extrêmement beau (la modélisation des PNJ comme des monstres est impeccable) et sur la fin, les décors sont vraiment impressionnants. Le moteur 3D est celui de DOOM 3 (l'id Tech 4) avec la particularité d'avoir un code optimisé afin de tourner sur des machines modestes (comme la mienne lors du premier test). Et je dois dire que j'ai été surpris. Ne possédant pas une configuration musclée, 
PREY n'est pas sans rappeler DOOM 3 et Quake 4 dont il utilise le moteur graphiquele jeu a très bien tourné en 800x600 avec pas mal de détails à fond (textures, rendu des éclairages). Ca fait plaisir de voir que Human Head a prévu de faire un jeu accessible à toutes les poches (heuuu, celui qui a une GeForce 2 peut quand même aller se brosser). Je ferai l'impasse sur l'animation et la jouabilité, qui restent communs au genre. Côté son, je regrette que le doublage soit essentiellement US. Des jeux comme Half-Life ou Far Cry, pourtant plus vieux, sont traduit dans notre belle langue avec un professionnalisme probant. Faut avouer que lire les sous-titres a quelque chose de pénible et surtout de pénalisant d'un point de vue immersion dans le jeu. Malgré tout, le doublage est excellent. Les bruitages sont percutants et les quelques rares musiques du jeu, de bonne qualité.
Mais en ces jours de sulfatages intenses, si PREY sort (un peu) du lot, c'est qu'il apporte nombre d'originalités à son gameplay. La première grosse surprise sera de passer à travers des portes dimensionnelles. Ainsi vous vous retrouverez en un instant dans un décor totalement différent à l'autre bout du vaisseau. Ca change des sempiternels couloirs avec portes. Autre grosse nouveauté : les changements de gravité. Afin d'expliquer de façon simple, le jeu propose via des boutons où l'on titre dessus, de changer le sens de gravité d'une pièce. Ca fout un peu la gerbe mais c'est original et ça permet de trouver son chemin d'une façon complètement nouvelle. Autre point en relation avec le précédent : les chemins gravitationnels. Sorte de 'rails' sur lesquels on marche, ils vous scotchent comme une mouche à une paroi. L'effet est saisissant puisque vous pourrez marcher sur les murs et/ou plafond afin de passer les zones. C'est d'ailleurs le mixage de ces 3 derniers points qui feront qu'on affrontera des ennemis de tous côtés (qui débarquent parfois à l'improviste). Ensuite il y a des grands classiques du genre comme un vaisseau à piloter (sorte d'hexosquelette avec grappin électrique et arme à feu) ou encore un panel d'armes graphiquement original bien que finalement classique dans leurs utilisations (que des armes aliens). Mais Human Head est allé encore plus loin. Sans vous gâcher la surprise du scénario, Papy vous fera user d'étranges pouvoirs. Ancré dans la merveilleuse culture Indienne où le spiritisme est une force, il vous sera possible de quitter votre enveloppe charnelle (vous avez bien lu) afin de franchir les obstacles que la 'chair' ne peut atteindre. Armé d'un arc, vous aurez la possibilité de passer à travers certaines portes, trouver certains passages et activez des interrupteurs. De plus, dans PREY on ne meurt pas. Si vous perdez tous vos points de vie, vous partirez sur la terre des anciens affronter vos peurs et une fois fait, vous retournerez à l'endroit de votre mort. Même si ça facilite un peu le jeu, c'est quand même sacrément original ! Mais je ne serai pas le seul à l'écrire, ce FPS n'est pas marginal pour autant. Passé l'effet de surprise (ou bout de 2h), on s'aperçoit que le concept ne fait que servir un FPS classique. Car oui, PREY est classique. Les passages dimensionnels ne sont en fait que des portes habilement maquillées, vous avez un grosse clé à molette en tant qu'arme de début (ça fait penser au pied de biche de Gordon Freeman), des scripts étoffant le scénario interviendront tout au long de l'aventure, le contrôle clavier/souris est... normal et la difficulté est épouvantable comme tout bon jeu du genre (ce qui vous forcera à usiter des cheats codes pour avancer). Piochant dans les bonnes idées des meilleurs hits du genre (DOOM 3 et Half-Life en tête de liste), le jeu n'en reste pas moins un excellent moment de blast. Le moteur de John Carmack, vieux de déjà 2 ans, 
Le principe de portail ne maquille que des portes. Par contre les changements de gravités sont une vraie nouveautéfait encore des merveilles (d'ailleurs le rendu graphique s'approche pas mal de l'original entre le glauque hi-tech et le peu de lumière), l'histoire est sympa (le prologue ainsi que l'épilogue sont interactifs et on peut même jouer aux bornes d'Arcade présentes dans le café), l'action est soutenue, les diverses originalités sont pour le moins "fraîches" et le jeu se paye aussi quelques boss assez énormes. Considéré comme un vaporware (jeu ayant disparu) depuis des lustres, PREY peut se vanter d'avoir eu le développement le plus long de l'histoire du jeu vidéo (de 1997 à 2006). Sans être aussi puissant qu'un Half-Life² ou accrocheur qu'un Far Cry, PREY reste un FPS un peu à part offrant un univers certes déjà vu, mais agréable. Personnellement j'ai bien aimé ce jeu, qui s'offre en plus le luxe de ne pas être buggé (je l'ai testé en version 1.0).
Le grand-père le Tommy l'avait prévenu que de grands changements allaient survenir
PREY n'est pas sans rappeler DOOM 3 et Quake 4 dont il utilise le moteur graphique (l'id Tech 4)
Certains ennemis sont peu appétissants
La clé anglaise rappelle Opposing Force
Les ballades en vaisseau changent un peu la donne mais sont loin d'être simples
La forme hétérée permet d'actionner des interrupteurs autrement inaccessibles
PREY va vous mettre la tête à l'envers
L'aigle nous indique souvent la marche à suivre
Le principe de portails ne maquille que des portes. Par contre les changements de gravités sont une vraie nouveauté
Les décors sont délicieusement visqueux
Toutes les armes sont originales
Vous venez de retrouver Jen... pour l'instant
Ambiance glauque à souhait
Un boss, un vrai, qui n'est pas sans rappeller d'autres jeux