Portal (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2007
Développeur : VALVe Software
Editeur : VALVe Software
Genre : First Person Puzzle (FPP)

Support : 1 DVD (Orange Box) ou en téléchargement sur Steam
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Source Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviations : HL2 Portal / HL² Portal
Prix au lancement : 15€


Configuration recommandée :
CPU : 3Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce 6 avec 128Mo de VRam
AUTRE : connexion Internet obligatoire (Steam)

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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Portal









Disponible en
Le concept du double portail est absolument génial
téléchargement sur Steam pour 15€ ou inclus dans le pack Orange Box, Portal est unique en son genre. Tout le monde se souvient très nettement de la prédisposition de VALVe à nous intégrer quelques puzzles dans Half-Life² (généralement à réaliser avec le pistolet anti-gravité), afin de rendre le jeu plus subtil et moins linéaire ? Et bien Portal va encore plus loin dans le concept puisqu'il est le premier FPP soit un First Person Puzzle. Vous vous retrouvez un beau jour, sans savoir qui vous êtes ni ce que vous faites là, dans une pièce qu'on croirait aseptisée. Au bout d'une minute, une sorte de porte en forme d'halo lumineux vous permet de traverser l'un des murs de votre cage de verre. Une voix robotisée des plus pragmatiques vous informe que vous êtes une prisonnière (on n'avait pas jouer une femme depuis le mode Decay d'Half-Life sur PS2) et que vous allez subir un test grandeur nature, à la fois dangereux et impliquant votre sens aigue de la réflexion et de l'adresse. Au bout de ce test une belle récompense vous attend : un gâteau (et la liberté non ?). On apprend par contre qu'il n'y a pas d'issue et qu'on va forcement mourir lorsque la fin sera proche. Bonjour l'ambiance... Et question ambiance, Portal fait fort. Avec un style graphique très épuré, Portal n'est pas sans rappeler Star Wars (la vieille trilogie), 2001 l'Odyssée de l'Espace ou encore le fameux passage de Butcher Bay qui a sans doute inspiré VALVe, avec des décors d'un blanc immaculé et un côté science-fiction assez plaisant. Bien sûr, en se rend vite compte que le moteur Source qui fait honneur à Half-Life² ne sert pas à grand chose car les effets sont maigres et les textures sont presque toutes unies. Il n'empêche que Portal garde un certain cachet visuel, fort plaisant. Mais à l'évidence, tout l'intérêt du jeu ne réside pas dans son visuel mais dans son gameplay. Novateur autant que possible, Portal propose de déjouer 19 niveaux aux pièges tarabiscotés.


Pour moi,
Portal joue énormément sur les lois de la physique, Havok a du boulot
ça a été l'occasion de réunir l'équipe au complet, de faire 10 litres de café, de sortir l'aspirine pour qu'on finisse l'aventure tous ensemble. Car seul, à moins d'être un Einstein en herbe, c'est beaucoup trop difficile. Pour vous dire la vérité, j'ai réussi les 14 premiers niveaux plus ou moins facilement et j'ai brutalement séché sur le 15e. Et croyez-moi, s'il faut à peine une heure pour finir les levels 1 à 14, les 15 à 19 nous ont pris 5h ! Autant dire qu'on a tous finis avec un sacré mal de crâne mais aussi la fierté d'y être arrivé. Et si je dis que Portal a quelque chose de novateur, ce n'est rien par rapport à l'expérience qu'il vous fera vivre. Tout tient à la seule et unique pseudo-arme dont vous disposez, un outil qui vous permettra de créer des portails inter-dimensionnels. Concept énorme allié à l'excellente jouabilité d'Half-Life², en pressant le bouton 1 de votre souris vous créez l'entrée d'un portail, avec le bouton 2 vous ferez apparaitre la sortie de ce même portail. Ça parait simple, en tout cas jusqu'au level 14. Littéralement inspiré par le film Cube², les portails sont reliés dans l'espace et le temps. C'est aussi pour ça qu'en créant un portail d'entrée juste à côté d'un de sortie, vous pourrez voir votre double dimensionnel, voir à quoi vous ressemblez (mignonne en plus). Faisant littéralement fumer la boite à cerveau dans les niveaux les plus avancés, il faudra déjouer les divers pièges mis en place pour le test. Pour se faire, il faudra activer des portails énergétiques, passer des zones dangereuses et même déjouer des drones de sécurité, grâce à votre sens aiguisé de la logique et plus tard, de la physique. Et oui de la physique car tout corps en mouvement entrant dans un portail, garde son énergie cinétique. C'est ainsi qu'on pourra prendre de la vitesse, en tombant à répétition du plafond jusqu'au sol. On aura d'ailleurs souvent le tournis car il ne sera pas rare de passer dans tous les sens. Sol, plafond, mur... il n'y a que peu de limites. Ça déboussole mais c'est génial !


Autre précision,
Les graphismes sont épurés et ça fait parti du charme visuel du titre
une fois un portail ouvert avec une entrée et une sortie, on peut traverser librement les portails dans un sens comme dans l'autre, comme on l'a déjà vu dans PREY (le jeu de Human Head et 3D Realms), bien que dans ce dernier ils étaient imposés. C'est aussi un bon moyen de se débarrasser d'un objet gênant comme les drones du niveau 16, en créant la sortie dans un trou par exemple, et l'entrée juste sous l'objet en question. Newton faisant le reste (sous l'effet de son propre poids, il se retrouve téléporté). En approchant de la fin, on apprend qu'Aperture Laboratories est un concurrent de Black Mesa et qu'avec ce fusil à portails, ils comptent bien les devancer technologiquement parlant. Comme si une entreprise synonyme de calamité ne suffisait pas. D'ailleurs si le nom d'Aperture Sciences ne vous dit rien, faites un petit tour du côté d'Half-Life² : Episode Two pour justement comprendre que quelque chose d'énorme se trame dans le scénario principal. Car Portal est bel et bien imbriqué dans l'histoire de la saga Half-Life, même si pour l'instant ça reste très secondaire. Portal infiltre ainsi le nom de cette société au sein de la saga même si le scénario est franchement léger et ne nous apprend pas grand chose sur ce qu'ils cachent. Pour se recentrer sur Portal, au level 18 on commence à entrevoir l'envers du décor et au niveau 19, si vous êtes un tantinet malin(e), vous échapperez à la mort pour tenter de fuir ce complexe de tarés (qui est étrangement désert). Avec tout ce que vous avez appris lors des tests, il vous sera presque facile de courir dans les couloirs et de toute façon, impossible de se perdre il n'y a toujours qu'un seul passage. Une fois la fin en vue, vous tomberez face à un ordinateur géant, GLaDOS, celui-là même qui vous baratine depuis le début de l'aventure. D'une voix informatisée vraiment géniale, elle vous congratule tout au long du jeu, en étant forcée de reconnaître votre génie.



Il est clair Note
que pour ceux à qui réfléchir file des boutons (il y en a plus qu'on croit), Portal est à éviter à tout prix. Il est aussi vrai qu'en achat seul, étant donné le contenu scénaristique du titre et sa durée de vie (2 à 5 heures selon vos capacités à déjouer les pièges), ça fait léger. Mais en le prenant comme MOD bonus de l'Orange Box, alors là c'est jackpot, faisant même de Portal l'un des points forts de la compilation. Car oui, Portal est un expérience unique et à vivre. Pas avare en sensations originales grâce à un concept à la base assez simple et servi par une mise en oeuvre magistrale. Il faut aussi dire qu'une fois commencé, on ne lâche plus son PC avant la fin du jeu ou au pire, une bonne migraine. Et pour les acharnés de challenge, arriver à la fin débloquera un nouvel écran titre et quelques bonus comme refaire les niveaux en temps limité, avec créations de portails limité, et autres joyeusetés. Alors il est clair que Portal ne fera pas l'unanimité, notamment à cause de sa durée de vie et de son taux de rejouabilité finalement assez faible, mais il faut bien reconnaître qu'il faut l'essayer au moins une fois, tant c'est original et bien fait. Mon seul véritable regret est qu'on n'apprend rien sur l'univers créé : qui a conçu les portails, que fait Aperture Laboratory à part tester des détenus/cobayes, pourquoi les labos sont-ils vides... ? Beaucoup de questions restent sans réponse (le style VALVe vous me direz). Cet ovni de la scène ludique est quand même diablement accrocheur, plein de charme et d'audace, ainsi il m'est difficile de le déconseiller. Et qui sait, peut-être que Portal n'est que la prémice aux délices inter-dimensionnels que nous offrira le futur Episode Three...




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Test réalisé par iiYama

octobre 2007