PopCorn (PC)

 








Note générale


Sortie du jeu : avril 1988
Développeur : LACRAL Software
Genre : casse-briques

Support : 1 disquette 3"1/2
Version logicielle : 1.0
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR ou US (au choix)

Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs en alternance
Prix au lancement : freeware


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PopCorn









Je vous parle d'un temps,
PopCorn est un excellent clone d'Arkanoïd, développé par 2 français en seulement 5 mois
que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… non ne commencez pas à râler, le sujet du jour porte sur un jeu de 1988 donc si vous avez moins de 20 ans, il y a peu de chances pour que vous connaissiez ce titre, voire même que vous en ayez déjà entendu parler. Pour la petite histoire (vous savez celle qu'on raconte avec une larme à l'œil lorsqu'on se tourne vers son propre passé), j'ai découvert PopCorn plus ou moins à sa sortie. Si on recompte bien, je n'avais même pas 15 ans à l'époque. Il tenait sur une disquette de 3"1/2 (un support archaïque contenant moins de 1,5Mo de données !) et fonctionnait sur PC 8086 avec écran CGA. Le CGA est une norme d’affichage datant de 1981, qui était répandue sur les premiers "Personnal Computer" et dont la définition est de 320x200 pixels en 4 couleurs. Oui vous avez bien lu, 4 couleurs dont majoritairement du rose ! Quand on pense à la NES, qui date de 1983, elle affichait déjà 16 couleurs (25 en mode interpolation !) et on se demande bien comment le PC a réussi une telle percée face aux consoles, tant il était peu performant. Car on parle d'une époque où le CPU était soudé sur la carte mère, un CPU 8/16bits cadencé en général à 3Mhz (8Mhz en mode turbo !) et donc la puissance était assez ridicule (surtout face au Motorola 68000), un temps où la RAM atteignait timidement 256Ko (!) et les disques durs étaient très rares (puisqu'ils étaient hors de prix et faisaient au mieux 8Mo). En gros, pas de processeur multi-cœurs, de Giga-Octects de RAM, de disque dur dépassant largement le Tera-Octects et encore moins de carte vidéo de folie qui renvoient nos consoles actuelles au rang de jouets pour enfants. C'était le temps où on mangeait des popcorns caramélisés Baff tout en sirotant du Tang, le fessier visé toute la journée de mercredi sur le canapé, à regarder Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque, Nicky Larson et autre Ranma 1/2, durant le Club Dorothée (non je n'ai pas honte d'écrire ça, après tout c'est toute mon enfance ^_^ ). Bref à chaque lancement du PC, il fallait insérer sa "disquette de boot" pour que le bousin comprenne quelque chose et seulement ensuite, on pouvait jouer… au prix souvent de longues secondes de chargement (maintenant que j'y repense, c'est fou le bon technologique que le PC a fait en moins de 25 ans !). Et c'est sur cet appareil datant du jurassique que j'ai pourtant connu des jeux mythiques comme Samouraï, l'excellentissime Catacomb (du très apprécié John Carmack) et le présent PopCorn.



Le jeu tient sur une disquette de 3"1/2... ça ne nous rajeunit pas tout ça ^_^


Bon assez
Certes faible techniquement (comment pouvait-il en être autrement sur un écran CGA ?), l'ensemble reste agréable pour qui aime le rose ^_^
parler du passé (encore que, je suis sûr que j'ai arraché quelques sourires à celles et ceux qui ont connu cette époque), PopCorn est un jeu d'adresse type casse-briques, dans la droite lignée du bien connu Arkanoïd (un jeu d'Arcade développé par Taito en 1986, lui-même inspiré du Breakout d'Atari, paru dans les années 70). Le marché du jeu vidéo sur PC étant encore très peu développé à la fin des années 1980, PopCorn n'a pas été commercialisé, mais distribué en tant que freeware (gratuit donc). Moi-même (via mon cousin), je l'ai eu en cadeau dans un magazine dont j'ai oublié le nom (un Génération 4 ou un Joystick je pense). Développé uniquement par Christophe Lacaze et Frédérick Raynal sous le nom de « LACRAL Software » (un mélange de LACaze et de RaynAL), le développement n'a duré que 5 mois. Si le nom de Frédérick Raynal vous dit quelque chose, c'est normal, c'est un excellent game-designer français qui a œuvré sur des titres majeurs comme Alone in the Dark et Little Big Adventure (d'ailleurs PopCorn sera livré en bonus dans LBA 2). Etant donné ses origines empruntées à Arkanoïd et Breakout, PopCorn en reprend naturellement les bases : il faut détruire les briques présentes en haut de l'écran grâce à une balle rebondissante et une "raquette" en bas de l'écran. Qui n'a jamais joué de sa vie à un jeu de ce type ? En 1988, les souris étaient encore très rares donc on jouait soit au clavier, soit au joystick ce qui, dans les 2 cas, était ni précis, ni très pratique. Aujourd'hui, on peut évidemment jouer à la souris ce qui apporte beaucoup de confort dans le déplacement de la raquette et facilite un peu le jeu. Evidemment, PopCorn est un software typiquement Arcade, donc il n'y a pas d'histoire et encore moins de super prouesses techniques. 1988, pensez donc ! On joue donc pour se surpasser, pour exploser son score et qui sait, peut-être aussi pour avoir la chance de vaincre les 50 niveaux que compte le titre. D'ailleurs, il existe même une version qui propose un éditeur afin de réaliser ses propres challenges. La grande classe. :) Vous vous en doutez, il ne servait à rien de sortir le clone d'un jeu déjà existant, sans y ajouter diverses nouveautés. C'est d'autant plus vrai pour un freeware (à la rigueur sur Arcade, on peut le comprendre mais sur PC…). Ainsi PopCorn propose une évolution très nette du gameplay d'Arkanoïd. Si dans le fond le principe reste identique, les bonus eux, se veulent originaux ! En brisant certaines briques, certains bonus tombent et proposent divers effets : la colle fige la balle sur la raquette, on peut agrandir la taille de la raquette, on peut accélérer ou ralentir la vitesse de la balle, on peut inverser sa trajectoire, on peut avoir un mur en bas de l'écran (auquel cas, il n'y a même plus à se soucier de la balle pendant un temps) et mes préférés sont évidemment le triple-balles et le laser.


Ce dernier transforme
Certaines versions proposent un éditeur de niveaux
notre raquette en un véritable vaisseau spatial digne de Space Invaders et on pulvérise les briques à grand coup de tirs, à l'image d'un shoot-them-up. Le plus jubilatoire étant que tous ces effets sont cumulables ! Imaginez un peu avoir un mur en bas de l'écran, 9 balles qui s'agitent de partout et vous qui dégommez les briques à coup de laser : tout simplement grisant ! Il y a bien entendu plusieurs types de briques (certaines demandent qu'on s'y reprenne à plusieurs fois) et souvent des ennemis. On parle d'ennemis mais en réalité ils sont inoffensifs puisque qu'un coup de balle ou de raquette, en vient de suite à bout. Comme le jeu a été développé par 2 français, on a plaisir à retrouver des textes dans notre langue, ainsi qu'un tableau des hi-scores, histoire de se la raconter si jamais on explose les stats. Techniquement, on parle d'un jeu vraiment très vieux, basé sur la norme CGA et donc en 4 couleurs. Il est donc difficile de s'extasier sur les graphismes, quand dans le même temps la NES propose déjà du Super Mario Bros et du Legend of Zelda, et que la Master System se paye du Alex Kidd et du Wonder Boy II. Les consoles 8bits de l'époque (et plus encore les bornes d'Arcade) étaient infiniment plus puissantes que les PCs 8086 et 8088 de la même époque (pour dire, même les Amstrad CPC 464 et 6128, étaient bien plus performants !). On notera tout de même que les animations sont particulièrement fluides (et avec ses gros pixels, nul doute que vous penserez assez vite à Lemmings) et le design est vraiment sympathique. Enfin terminons par le son, un son qui pouvait être "activé" dans les options. En effet, si nos consoles nous régalaient déjà de superbes musiques, les PCs étaient encore rarement pourvus de carte son. Ainsi le jeu utilisait le haut-parleur intégré (vous savez, celui qui fait "bip!" lorsqu'on allume son ordinateur)… si le vôtre en avait un, bien entendu. Il n'y avait pas de musique bien sûr, mais quelques bruitages bien barbares histoire d'accompagner nos performances à l'écran. Voilà on a fait le tour de la question.



PopCorn Note
n'a beau être, à première vue, qu'un clone du sympathique Arkanoïd, en réalité il en reprend admirablement le sel et y ajoute même quelques épices, qui apportent un gout unique à ce titre développé par seulement 2 français, et en à peine 5 mois. Livré en freeware (gratuit donc), on pourrait se dire que créer un tel jeu n'avait aucun intérêt mais en réalité, c'est tout le contraire. En effet, un jeu comme PopCorn a permis à Christophe Lacaze et Frédérick Raynal de se faire connaitre. De même, lorsqu'on voit les capacités des PCs de l'époque (les sous-performants 8086 et 8088), notamment face à des consoles déjà bien implantées et qui offraient des titres nettement plus ambitieux, on se dit que les ordinateurs ont fait un remarquable bond en avant, tant en terme de puissance, que de qualité ludique (et pour ça, malgré les railleries des détracteurs, on peut dire merci à Bill Gates pour ses Windows et ses librairies DirectX). Bien sûr ce brave PopCorn ne quittera que très tard l'univers du PC, du freeware et de l'environnement DOS (25 ans plus tard, il est enfin disponible sur navigateur Web, appareils Androïd et iOS), ce qui laissera une place vacante que le cultissime Tetris s'empressera de prendre. Il n'empêche que PopCorn reste un grand classique pour les amateurs de casse-briques, un titre génial qui aura ravi les joueurs de son époque. En attendant, rejouer à ce titre de mon enfance et rédiger ce test, m'a fait revenir (avec plaisir) longtemps en arrière, à cette époque où je squattais chez mon cousin et où j'avais encore du mal à comprendre la différence entre "Logiciel" et "Loriciel". Les temps ont bien changé depuis. ^_^ Tien je sens une larme de nostalgie qui monte…



Les -

  • Seulement 4 couleurs... mais peut-on critiquer le jeu pour ça ?
  • Les +

  • L'éditeur de niveaux (selon la version)
  • Mythique et pourtant gratuit !
  • La fluidité des animations
  • Des bonus originaux


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    Test réalisé par iiYama

    février 2014