Penumbra : la trilogie (PC)

 








Overture
Black Plague
Requiem


Sortie du jeu : juin 2007 (Overture) - juin 2008 (Black Plague) - août 2008 (Requiem) - novembre 2009 (Collection)
Développeur : Frictional Games
Editeur : Lexicon / Paradox Interactive
Genre : aventure / survival-horror

Support : CD (Overture/Black Plague) ou DVD (Requiem/Collection)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : HPL Engine (Frictional Games)
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Penumbra Collection
Prix au lancement : 20€ chacun (même le Collection)

Configuration minimale :
CPU : 1.5Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : Radeon 8500 ou GeForce 3

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go DDR
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Niveau de détails :

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Penumbra

Overture
Black Plague
Requiem


Ces derniers temps,
Penumbra est un jeu semi-pro vendu à 20€ seulement. Si vous aimez avoir peur, vous n'avez aucune raison de ne pas craquer
le nombre de jeux vidéos amateurs ne cesse de s'accroitre, et certains réussissent plus ou moins à trouver une certaine renommée au fil du temps comme Dofus et son univers créé par Ankama, ou encore plus récemment Minecraft avec Mojang. Ces jeux varient, allant du jeu d'aventure, du RPG, du casual games au survival horror, comme avec la série des Penumbra. Cette dernière a été créée par un groupe suédois indépendant du nom de Frictional Games et qui ont, à leur actif pour le moment, la série des Penumbra et Amnesia (à voir dans un futur test). Cette série est une trilogie et nous allons traiter simultanément des 3 jeux dans cet article (à noter qu'il existe également une version Collection, qui regroupe les 3 jeux en un disque). Le premier de cette série se nomme Overture, il est sorti en 2007, le second est Black Plague et le dernier Requiem, tous deux datant de 2008. Ces jeux ont une certaine particularité dans le genre du survival horror, puisque contrairement aux Resident Evil ou Dead Space par exemple, l'univers de Penumbra porte plus sur l'ambiance de peur et le besoin de se cacher, que sur l'action pure où l'on peut tuer les abominations qui nous pourchassent. L'histoire débute en février 2000, lors du décès de la mère du protagoniste, Philip. Ce dernier se retrouve seul, mais obtient peu après une lettre de son père disparu et mort depuis des années, lettre contenant des instructions, divers commentaires ainsi qu'une clé de banque. Philip doit normalement suivre les instructions qui sont de brûler les anciennes recherches de son père, mais la curiosité humaine étant trop forte, Philip décide de suivre ces documents pour partir à la recherche de son père disparu. Cette idée le mènera au nord du Groenland, dans une mine abandonnée (c'est ici que débute le premier jeu). S'en suit de nombreuses découvertes, d'énigmes, d'explorations et de rencontres plus ou moins moches et flippantes, pour se terminer "en queue de poisson", où le second jeu, Black Plague, en est la suite directe (on peut aussi remarquer que les prénoms des deux personnages, Howard le père et Philip, sont en fait des références à l'écrivain américain Howard Philip Lovecraft, écrivain de science fiction assez particulier dont l'œuvre la plus connue est le Mythe de Cthullhu). Quant à l'histoire de Requiem... il n'y en a pas d'histoire, voire pas du tout à vrai dire, pour une raison que j'expliquerai juste après. Le gameplay est le principal point fort de ces jeux. En effet, il apporte plusieurs caractéristiques indispensables à l'ambiance.


Pour commencer,
L'action n'est pas le fort du titre, le héros étant presque incapable de se défendre
même si ces jeux sont à la première personne, ce ne sont pas vraiment des FPS puisqu'on ne porte pas d'arme à proprement parler. Se rapprochant finalement du style point and click, par exemple on peut connaitre les pensées, les avis de Philip en cliquant sur certains objets. Ensuite, le gameplay se veut le plus réaliste possible, puisque chaque action basique (comme ouvrir une porte, un tiroir ou tourner une manivelle) peut être réalisée plus ou moins rapidement, selon notre action avec la souris. On peut aussi donner un coup en imitant la frappe d'un objet lorsque l'on a un marteau ou une pioche si l'envie vous dit de vous défendre, mais selon moi tuer nos agresseurs est certes pratique, mais pas très facile à manier au début. D'ailleurs ces mouvements peuvent faire penser à certains jeux Wii. Penumbra étant un survival horror, la notion de peur est omniprésente. Dès le début du jeu on nous conseille de jouer avec un faible gamma, seul, le soir, dans le noir pour être réellement dans l'ambiance. Ensuite aussi dû à la fragilité de notre personnage et à sa solitude (puisqu'au cours du jeu on ne croise ni cadavre ni humain ou presque…) mais aussi à la pénombre nous entourant et l'absence de lumière illimitée. En effet le joueur est muni d'un "glowstick" (aussi appelé lightstick, snaplight ou cyalume, c'est une tube de plastique qui émet de la lumière fluorescente par réaction chimique… très courant dans la spéléologie ou l'armée), on en dispose autant qu'on veut mais il n'éclaire pas très loin, jute à peine autour de soi. Sinon nous avons également une lampe dont il faut économiser au maximum les batteries, puisqu'on en trouve seulement de temps en temps, en fouillant bien dans des tiroirs ou des coins sombres. De plus, très tôt on découvre une sorte de "jauge" bleutée qui encadre l'écran. Cette dernière nous montre, quand on se baisse, si l'on est bien camouflé ou non selon si l'on est derrière une caisse ou autre, une notion que l'on peut retrouver par exemple dans Splinter Cell. L'autre aspect important de ces jeux sont la présence d'énigmes diverses, liées aux documents que l'on trouve en avançant ainsi qu'aux lieux qui nous entourent (du coup, ce n'est pas le genre de jeux où l'on peut passer à côté des documents à récupérer, ou les prendre sans les lire). En plus de nous aider pour les énigmes, ces derniers sont de près ou de loin liés à l'histoire du jeu, aux zones dans lesquelles nous sommes, aux recherches du père de Philip... Enfin, une dernière chose qui est adaptée dans certains jeux, est l'absence de sauvegarde "volontaire", ou de sauvegardes rapides (quicksaves).


En effet le jeu
Le 3e épisode (Requiem) est une déception. Enchainant les puzzles, l'histoire est inexistante
sauvegarde de lui-même, automatiquement à certains passages, ou sinon de temps en temps des sortes d'artéfacts étranges qui permettent de sauvegarder, mais ces derniers ne sont pas courants. Toutes ces caractéristiques s'appliquent donc pour les 3 jeux, à la différence près que le dernier, Requiem, est plus basé sur les énigmes que l'histoire. En effet ce dernier opus, sorti à peine 2 mois après Black Plague (l'épisode 2), n'enrichit en rien l'histoire mais apporte en réflexion puisque ce jeu n'est qu'une suite de quelques salles d'énigmes, un peu à la façon Portal (mais sans le Portal Gun, évidemment :). Pour ma part je le considère plus comme un bonus lié à l'univers qu'une suite, puisque finalement, la fin de l'histoire de Philip, trouve son épilogue avec Black Plague. Concernant les graphismes, le jeu a été fait à l'aide d'un moteur graphique spécialement conçu par Frictional Games, moteur du nom de HPL, acronyme et référence à l'écrivain Lovecraft. Concernant les graphismes dans le jeu, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de magnifique, avec de beaux effets complexes ou que sais-je. A vrai dire, il faut y jouer comme on jouerait au dernier Alice (Madness Returns), en pensant plus à l'histoire et à l'ambiance que pour son aspect technique. Sauf si bien sûr vous n'êtes pas difficile et que peu vous suffit. Pour terminer sur le jeu dispose de belles musiques pour le menu, mais globalement, l'ambiance est assez vide de tout rendu sonore. En fait, pour accroitre l'atmosphère pesante et inquiétante, il n'y a que les bruitages de ce qui nous entoure (comme les ennemis), des sons plus ou moins effrayants, les portes qui grincent, etc. Quant au doublage, les textes ont été traduits mais pas les voix, qui restent en anglais. Au final, Penumbra est une série que j'ai vraiment appréciée. J'ai aimé le premier jeu pour l'histoire et le gameplay qu'il mettait bien en place et j'ai adorée le second pour ce qu'il ajoute comme ses touches d'humour souvent présentes et liées à un "nouvel aspect" rajouté que je ne vous spoilerai pas. Quant au troisième il faut aimer, il n'est pas mauvais, mais pour ma part je n'ai pas accroché. Donc en gros, si vous avez envie de changer des jeux récents, si vous en avez assez de tirer sur tout ce qui bouge sans réfléchir et si vous voulez voir peur en contrôlant un personnage "réaliste" et fragile qui ne sait pas se défendre ou presque, foncez. En revanche, si vous n'aimez pas lire, voulez un jeu aux graphismes superbes ou n'appréciez pas l'absence de réelle arme, vous pouvez passez votre chemin (oui iiYama, je dis aussi ça pour toi :).


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Video test


Test réalisé par Lidwyne
aout 2011