No One Lives Forever 2 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2002
Développeur : Monolith
Editeur : Sierra entertainment
Genre : FPS

Support : 2 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.1
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Lithtech Jupiter
Difficulté :
Multi-joueurs : online
Abréviation : NOLF2
Titre alternatif : No One Lives Forever 2 : a spy in H.A.R.M's way (US)


Configuration recommandée :
CPU : 1Ghz
RAM : 256Mo
VIDEO : type GeForce 3 avec 64Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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No One Lives
Forever 2

Le C.R.I.M.E. est éternel


Après 2 ans de gestation, No One Lives Forever nous revient dans un épisode qui saura ravir à la fois les fans du premier opus, comme ses détracteurs. Personnellement, si je trouve que l'opus sorti en 2000 était un excellent jeu, notamment grâce à son gameplay original et un univers très décalé, j'ai ragé quelques fois contre une difficulté injuste et des passages fort pénibles, notamment lorsqu'on ne doit pas se faire repérer, ce qui nous obligait à sans cesse recommencer. Avec cette suite, Monolith a entendu les critiques érigées contre la licence et a revu le concept. Le résultat est excellent car on retrouve tout ce qui a fait le charme et l'addiction de No One Lives Forever avec la nette amélioration d'éviter les prises de tête, tout enrichissant le gameplay...



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Grâce à un moteur
L'humour est toujours aussi présent, le scénario est toujours aussi bon et cette fois, on a un doublage en français. Ça fait plaisir :)
3D largement plus véloce, Monolith a pu créé une multitude de cut-scènes qui ont gagnées en dynamisme (les personnages ne sont plus figés) et en fluidité. Toujours pas de vidéos afin de ne pas avoir un écart entre le jeu et les scènes scénaristiques (et ce n'est pas un mal) et on aura cette fois encore, un scénario de choix. Bien plus décalé mais moins prenant, on reste scotché à l'histoire d'autant que contrairement à ce qu'on pourrait penser, la durée de vie s'avère finalement assez longue (même si le jeu est globalement facile). Il subsiste encore quelques missions idiotes histoire de rallonger la sauce mais fini les dialogues interminables et plus que jamais, place à l'humour. En plus, le jeu est doublé en Français (même si la qualité oscille entre le moyen et le pas terrible) et avec toujours le choix de certaines réponses, l'histoire n'en est que plus agréable à suivre. Une réussite.



Jouabilité & Gameplay

Savant mélange
Le gameplay est plus varié et nous évite de pénibles phases d'infiltration
de James Bond et d'Austin Powers, on retrouve moins l'ambiance "sixties" du premier opus mais l'aventure se diversifie plus. On voyagera aux 4 coins du globe en passant de l'Antarctique à la Russie, du Japon aux USA, sans oublier l'Inde. On aura toujours quelques passages originaux comme la ballade en moto-neige (un peu plus jouable que dans le premier opus) ou encore une phase où Amstrong conduit un tricycle pour enfant et où on doit sulfater les ennemis (décalage quand tu nous tiens :). Dans cet épisode, une bonne moitié des niveaux peuvent se jouer en infiltration. On n'y est pas obligé (très peu sont obligatoires) mais c'est tellement meilleur pour l'ambiance. Dommage par contre que les ennemis aient tendance à nous repérer un peu trop facilement, même lorsqu'on est censé être invisible. Car nouveauté, on possède désormais une jauge de visibilité qui permet de doser son niveau de camouflage. Bon dans la plupart des cas ça ne marche pas puisqu'on se fait pincer quand même, alors on zigouille les mal-intentionnés qui s'amènent et on reprend son infiltration. On peut désormais cacher les corps et c'est ici que cette suite marque énormément de points par rapport au précédent opus : si on veut jouer bourrin, même si c'est déconseillé, c'est tout de même faisable ! Avec cet épisode, miss Archer aura pour elle tout un tas de nouveaux mouvements comme se pencher sur le côté ou basculer la marche en mode "discret". Plus important encore, Cate peut désormais fouiller les ennemis (morts ou endormis) afin de récupérer des munitions, des clés ou des renseignements. En parlant de renseignement, les compétences de Cate ne sont plus figées et peuvent être améliorées. En ramassant diverses preuves, en fouillant les placards et les dossiers (l'interaction avec le décor s'est grandement accru), elle déniche de précieuses infos sur le complot du CRIME et en récompense, elle reçoit des points de compétences.


Ces points,
L'arsenal est plus complet, l'action est plus intense
on les utilise comme bon nous semble pour améliorer l'une de ses caractéristiques (furtivité, précision de tir, utilisation des gadgets, vitesse de fouille). Les phases plate-formes n'existent pour ainsi dire plus, laissant plus place à l'exploration, les niveaux étant parfois très grands. Et lorsqu'on a plusieurs objectifs à réaliser en un même niveau, l'ordre n'est que rarement imposé. En plus, on dispose d'une boussole pour se repérer et éviter de tourner en rond pendant des heures. Encore une bonne idée. Miss Archer a vu son arsenal s'étoffer de bien belle façon. Si on garde le 9mm et quelques sulfateuses de choix comme le AK47, on a désormais pas mal de pétoires sous la main, des armes datant des années 60 bien sûr. On retrouve aussi le choix de certaines munitions, qui seront plus efficaces que d'autres et ô joie, le fusil à pompe fait son entrée. En plus du pompe, on pourra avoir des shurikens, un katana et une arme bien spécifique : le lanceur d'utilitaires. Avec lui, on a généralement plusieurs types de fléchettes à disposition comme des somnifères, de la colle (ralenti l'ennemi), le brouilleur de caméras (je l'aime celui-là !) ou encore le mouchard. Et un No One Lives Forever ne serait pas ce qu'il est sans ses gadgets digne d'un 007 en jarretelles. D'une utilisation simplifié au maximum, il y a toujours le spray effaceur de cadavres (bien pratique lorsqu'on n'a pas le temps de transporter le corps loin des regards), le décodeur de message, le pirateur de terminaux (comme dans Aliens vs Predator 2), le mascara/tazer ou encore la laque à cheveux/chalumeau. Enfin il y a des objets complètement farfelus qu'on peut disposer sur le chemin comme le piège à ours ou la peau de banane, qui freineront vos poursuivant. Avec tout ça, difficile de s'ennuyer...



L'image

En passant
Le Lithtech Jupiter est un superbe moteur, qu'on retrouvera quelques années plus tard sous son évolution EX (FEAR, Condemned...)
de DirectX 7.0 à 8.1, le jeu s'est considérablement embelli, à l'image d'une Cate Archer plus belle et sexy que jamais. Le moteur Lithtech Jupiter donne au jeu des améliorations graphiques et techniques, tels que les Pixel Shaders, des éclairages plus réalistes et une implémentation de la physique Ragdoll (chute de corps). En plus, on apprécie des modélisations de bien meilleure qualité, notamment des visages qui expriment des émotions car cette fois-ci, ils sont mieux décomposés et donc plus détaillés. Les décors sont somptueux et le scrolling est cette fois plus plausible, Cate ne courant plus aussi vite qu'un cheval. Mais ça a aussi un contre-coup : on a bien souvent l'impression de ne pas avancer tant elle est lente ! Mais bon, c'est un mal pour un bien car ça permettra de mieux apprécier un rendu graphique superbe qui n'a pas à avoir honte même aujourd'hui. Comme quoi, quand c'est beau au départ, ça vieillit que mieux. On déplorera tout de même quelques bugs de taille comme des cadavres qui flottent, quelques cut-scènes un peu buguées et un jeu qui plante de temps en temps. A noter que j'ai réalisé mon test en version 1.1, le patch réglant le plus grand problème du jeu, à savoir de gros bugs de son (généralement des coupures ou plus de doublage). Les patches 1.2 et 1.3 apportent un mode Deathmatch en multijoueurs ainsi que d'autres correctifs que je n'ai pas testé.



Le son

J'adore
On a cette fois un doublage FR mais il n'est pas de qualité. Le reste est impeccable
les versions Française doublées dans notre belle langue. On profite au maximum des scènes scénaristiques comme si c'était un film et de façon plus générale, l'histoire ne passe que mieux et le jeu n'en est que plus agréable. Avec le premier No One Lives Forever, non seulement on devait se taper des sous-titres, mais en plus les scènes étaient interminables, gonflées à bloc de dialogues souvent inutiles, juste là pour combler le chronomètre. Mais avec cette suite, si je suis satisfait d'avoir enfin de la VF, je regrette par contre que le doublage passe du moyen au franchement bof. Les ennemis d'un même type ont tous la même voix avec une mention spéciale pour les ninjettes et les mimes qui nous comblent d'un phrasé et d'une élocution ridicule. Seuls les protagonistes principaux ont eu un doublage correct, même si encore une fois, ça aurait pu être mieux. Si dans tous les cas je préfère une VF de ce genre-là plutôt que de me farcir des sous-titres, avec No One Lives Forever 2 je comprend mieux pourquoi il existe des intégristes de la VO. Du côté des bruitages, on rattrape la donne. Les armes sont percutantes (moins que dans le premier mais la qualité s'est accrue), les divers FX sont très bons, même lorsque retentie l'alarme. Je me souviens encore de quelques maux de tête causés par l’alarme stridente du premier opus, une alarme qui nous hurlait dessus tout le long du niveau. Ici elle est déjà bien plus discrète et puis au bout de 2 minutes, elle s'arrête toute seule. Décidemment Monolith a bien planché sa suite en prenant bien note des erreurs passées. Enfin la musique est moins loufoque qu'auparavant. Plus contemporaine, l'influence des années '60 est moins prononcée et les thèmes sont toujours en phase avec les niveaux traversés.



Note générale

Après la menace d'un virus Allemand, c'est celle d'un clan ninja, d'un clan de mimes, de super-soldats et même d'un holocauste nucléaire qu'il faudra enrayer. Autant dire qu'on a du pain sur la planche avec un scénario attrayant grâce à des cut-scènes mieux réalisées, un doublage en Français et un dynamisme que peu de jeux assument. Avec ça, Monolith nous gratifie d'un nouveau moteur 3D très performant qui illuminera votre écran pour vous offrir un rendu pour une fois à la hauteur des attentes. Mais comme chacun sait, les graphismes ne font pas tout, le gameplay étant l'axe principal d'un jeu. Et No One Lives Forever 2 ne fait pas l'impasse sur une jouabilité parfaite au service d'un gameplay largement enrichi (de nouveaux mouvements, plus d'armes et de nouveaux gadgets). Après c'est sûr, il subsiste toujours quelques bugs, notamment graphiques, on pourra critiquer un doublage un peu surfait voire qui tape dans le franchement ridicule par moment, mais comment ne pas aimer ce jeu ? La variété des décors, la variété des situations, les phases originales, l'excellente alternance d'infiltration et d'action... difficile de ne pas accrocher à cet univers si bien pensé. En plus, tous les points pénibles du précédent épisode ont étés rectifiés (comme les passages d'infiltration qui sont rarement imposés et avec une alarme moins pénible), ce qui fait de No One Lives Forever 2 un très grand jeu... cette fois presque parfait. Mais il y a tout de même une question qui subsiste : puisque le directeur est toujours en vie, monsieur Monolith, à quand un épisode 3 ?


Test réalisé par iiYama

juin 2007