No One Lives Forever (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2000
Développeur : Monolith
Editeur : Fox Interactive
Genre : FPS - infiltration

Support : 2 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.02
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Lithtech 2.0
Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Abréviation : NOLF


Configuration recommandée :
CPU : 750Mhz
RAM : 256Mo
VIDEO : type GeForce 3 avec 64Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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No One
Lives Forever







J'en parle depuis très longtemps et pour cause, No One Lives Forever (NOLF) est un excellent jeu qui a marqué son temps. Bardé d'innovations pour le moins bienvenues et tout autant de détails qui agacent fortement, on retient surtout une formidable ambiance et gameplay plus riche que dans la plupart des concurrents de l'époque. La recette d'un tel jeu ? Et bien ce n’est pas très compliqué, on prend du Half-Life pour ses passages de plate-formes, on prend du 007 pour les gadgets, du Chapeau Melon et Bottes de Cuir pour le design et du Austin Powers pour l'humour acide. Ça donne un mets de choix qui aurait sans doute mérité une note plus élevée si seulement le plaisir n’était pas gâché par d'irritantes phases du jeu. Malgré tout, No One Lives Forever reste un grand moment, vous allez comprendre pourquoi...



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Le scénario est digne d'un film !
Le scénario est très bon mais les dialogues s'éternisent et sont uniquement en anglais
Avec pas mal de rebondissements, on nous offre pour une fois une trame des plus riche. Dommage par contre que ce dernier s'égare parfois à nous filer des missions de secondes zones, limite qui n'ont rien à voir avec ce qu'on attend. Le développement scénaristique se fait via des cut-scènes en 3D où l'humour un peu acide et "so british" fait son bout d'effet. Par contre, j'ai trouvé étonnant aussi de voir Cate Archer (notre personnage) subir tant de sexisme de la part de ses collègues masculins mais je pense que c'est pour mieux coller à l'époque (1965). Lors des discussions, on nous donnera souvent le choix entre une et 3 réponses à donner, même ça fait office de gadget puisque n'a n'influe en rien sur la suite du jeu. Dans le même ordre d'idées, on pourra discuter avec tous les PNJs qu'on croisera, à condition de ranger son arme, sinon la peur les bloquera. Un didacticiel vous apprendra les rudiments du gameplay et vous retournerez à la salle d'entraînement chaque fois qu'un nouveau gadget aura été créé, histoire de vous familiariser avec. Mais la pire critique que j'évoquerai à ce chapitre, c'est la longueur des cut-scènes. D'abord elles sont un peu moches étant donné la vétusté du moteur graphique, mais c'est surtout qu'elles manquent de dynamisme et nous assomme (le mot est faible !) sous une tonne de discours, la plupart du temps inintéressants. C'est vraiment dommage car ça en devient gonflant et au bout d'un moment on finit par zapper la scène, au risque de perdre certains renseignements. Certes il n'y a pas de vidéos pour éviter un trop grand écart cinématique/jeu mais tout de même, c'est fort regrettable d'en arriver là...



Jouabilité & Gameplay

Après l'ambiance,
Véritable James Bond dans l'âme, les gadgets de Miss Archer sont originaux
c'est bien sûr le gameplay qui a fait toute l'originalité de No One Lives Forever. Mais commençons par les bases, empruntées cette fois aux cadors du genre. Avant chaque mission on peut choisir le matériel qu'on veut prendre. Une bonne idée certes mais qui n'influera que très peu sur le déroulement de l'aventure puisque les objets essentiels à la progression sont aussi disséminés dans les niveaux. L'armement est plutôt classique mais nous évite les fantaisies du secteur, en ramenant l'arsenal à son époque, les années '60 ((hors un pistolet laser qu'on ne trouve que sur la station orbitale). Nous avons donc plusieurs mitraillettes, des armes de poing, un harpon pour les passages aquatiques, un lance-grenades destructeur et une arbalète si prisée des dames. Finalement, il n'y a que le fusil à pompe qui manque étrangement à l'appel. Mais comme je le disais, ce qui fait toute l'originalité du titre de Monolith, ce sont les gadgets. A l'instar d'un James Bond toujours équipé de babioles diverses et farfelues, miss Archer aura derrière elle une équipe de chercheurs qui inventeront tout un tas d'objets, pas tous indispensables. Alliant l'utile à l'agréable, le féminin à l'essentiel, on retrouve une barrette à cheveux qui sert de crochet à serrures, un parfum/somnifère, un rouge à lèvres/grenade et un briquet/chalumeau, pratique contre les cadenas qui ne se laissent pas faire avec le simple "lock-pick". Enfin, il y a aussi une paire de lunettes à détection infrarouges qui sert aussi d'appareil photo. Plus conventionnels, on a à disposition un grappin pour atteindre certaines plate-formes trop hautes ou éloignées, une potion magique qui fait disparaître les cadavres, ou encore, un hacker. Les niveaux sont donc le plus diversifié possible.


Le jeu s'accorde
Les phases d'infiltration sont pénibles à cause de leur difficulté
en plus quelques originalités comme le saut sans parachute, la fouille d'un cargo échoué au fond de l'océan, la visite de la station orbitale ou encore quelques balades en moto ou en scooter des neige, malheureusement peu jouables. Malgré tout, on ne s'ennuie pas (pas à cause de ça en tout cas), même si parfois on ressent un gameplan un peu calqué. Mais comme dans tout jeu, aussi bon soit-il, il y a des choses qui rebutent le joueur et je commencerai par quelques passages purement plate-formes (très emprunté à Half-Life dont c'est pour ainsi dire le seul défaut) qui s'avèrent vite pénibles. Pouvant se jouer de diverses manières, en alternant la protection de témoins au shoot bourrin, No One Lives Forever privilégie avant tout l'infiltration. Un gage de variété certes mais ces passages-là, en surnombre par rapport aux autres, finiront par vous gonfler. Et la cause est simple : dés que vous vous faites repérer, votre couverture étant morte, vous devez recommencer. On trouve ça franchement sympa au début du jeu mais comme ces phases, forcément de plus en plus difficiles, dominent 2 tiers du jeu, et finissent par lasser. Personnellement, il n'y a rien qui me gonfle plus que de faire et refaire 100 fois le même passage parce que je me suis fait voir par une de ces satanés caméras. Dans un registre un peu moins lacunaire, on citera enfin une IA délicieusement idiote ! Par exemple, il ne sera pas rare qu'un ennemi fasse semblant de vous chercher alors que vous êtes juste devant, vos ennemis n'ayant en plus que 2 fonctions : vous tirer dessus sans bouger (ou presque) et déclancher l'alarme. On en revient donc encore à cette fameuse et très irritante alarme...



L'image

Pourvu du
Sympa sans plus, les graphismes sont dans la moyenne
moteur Lithtech 2.0, la partie graphique est correcte. Comme dans tout jeu, il y a des passages plus beaux que d'autres mais globalement, ce ne sera pas génial. Les décors sont bien souvent sommaires, les modélisations sont tout aussi rudimentaires (c'est d'autant plus visible lors des cut-scènes), le summum du honteux étant les véhicules, tout simplement hideux ! Cubiques comme j'ai rarement vu, Monolith n'a fait aucun effort de réalisme sur ces détails-là. Idem pour l'animation des divers ennemis et autres PNJs, qui n'ont pas de mouvements très fluides. Miss Archer est par contre assez bien modélisée (elle ressemble beaucoup à Uma Thurman) mais on regrettera d'avoir des visages inexpressifs. Seuls les yeux et la bouche bougent (et suivent les paroles, ça c'est bien), autrement les visages sont cirés et ne transpirent aucune émotion. Au départ, on croit No One Lives Forever trop rapide comme le sont souvent les jeux de cette époque et puis finalement on s'y fait. Ce dont on s'accommode moins facilement, c'est la redondance des PNJs et autres ennemis, les modèles étant en trop petit nombre. Enfin, seul le verre est destructible, tous les autres objets étant blindés même au lance-grenades. Difficile donc d'apprécier un rendu graphique qui pâtit énormément du temps.



Le son

S'il y a
Les bruitages arrachent ! Un vrai plaisir :)
bien un secteur sur lequel le temps ne joue que peu, c'est bien la partie sonore qui reste d'un très bon niveau, même aujourd'hui. Avec ses musiques burlesques et détendues, la bande-son offre une ambiance en phase avec son thème (les années '60 et son folklore). A la croisée d'un Austin Powers trop clownesque et d'un Chapeau Melon trop conventionnel, NOLF trouve le juste milieu avec brio. Et on peut en dire autant de bruitages parfaitement travaillés. Les armes sont furieuses, presque autant que dans Soldier of Fortune c'est dire, et le reste des FX est d'un excellent niveau. Reste à vous parler d'un doublage très correct bien que parfois trop prononcé, notamment pour les sous-fifres qui passent pour de gros bouffons. Mais j'ai tout de même 2 gros regrets à formuler. Tout d'abord, à cause de son système d'alarme incessant, on passe la moitié des niveaux du jeu avec le retentissement de la sirène d'alerte dans les oreilles. C'est chiant ! Si encore il y avait un moyen de la couper comme c'est trop rarement le cas, je dis pas. Le problème, c'est que soit on recommence le niveau (le jeu vous y obligeant), soit vous restez avec cet entêtant bruitage. A la longue, c'est super gonflant !! Enfin si le doublage est très correct comme je le disais, je regrette qu'il soit uniquement en anglais. Je sais, les puristes viendront me dire que c'est ainsi, que le doublage originel est toujours mieux qu'une VF en terme de qualité (encore que, c'est parfois discutable), bla bla bla... Seulement, le jeu nous abreuvant jusqu'à l'overdose de débats oraux, il faut bien sûr se farcir des sous-titres des heures durant. Excusez-moi messieurs les puristes mais là encore, c'est chiant. Lorsqu'un jeu est traduit on ne lit plus le moindre texte et on fait partie intégrante de l’aventure. Dans le cas présent, lire les sous-titres nous ramène à notre place de simple joueur et comme ces scènes durent bien trop longtemps, on finit par les zapper.



Note générale

Tout le monde s'accorde pour dire que les jeux actuels sont trop courts et bien moi j'ai trouvé No One Lives Forever trop long ! On n’en voit jamais la fin, à grand coup d'ajout de missions ou de levels totalement inutiles, une durée de vie déjà énorme gonflée en plus avec des cut-scènes aux dialogues interminables. Ajoutons à ça des niveaux très pénibles où l'infiltration est imposée, nous obligeant à recommencer sans cesse certains passages et lorsque ça passe quand même, c'est cette foutue alarme qui viendra nous casser les oreilles tout le long du level. Les dialogues étant trop longs, nous avons des milliers de sous-titres lire, graphiquement le jeu accuse le poids des ans (en plus, on ne voit pas vraiment la différence entre les détails mini et max), et tout ça finit par être très pénalisant sur l'immersion du joueur et son plaisir de jouer. Malgré tout, si No One Lives Forever reste un jeu culte c'est parce qu'il propose quelque chose de rare. Avec son ambiance "sixties", son héroïne charmante, son emprunt ouvert aux grands classiques du jeu vidéo comme du cinéma, son esprit décalé et son humour sarcastique rafraîchissant, même moi qui trouve beaucoup à redire, j'ai finalement apprécié ce que j'y ai vécu. Peut-être pas aussi fun qu'un Half-Life, loin d'être aussi défoulant qu'un Soldier of Fortune, No One Lives Forever trouve sa propre voie où bien souvent, la finesse prime sur l'action brute. Un grand jeu, certes très imparfait, mais grand quand même...


Test réalisé par iiYama

juin 2007