NFS Hot Pursuit (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2010
Développeurs : Criterion Games - DICE
Editeur : Electronic Arts
Genre : courses

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Chameleon Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Abréviation : NFS Hot Pursuit
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 3.47 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 256Mo de VRAM et compatible Shader Model 3.0
Systèmes d'exploitation requis : Windows XP SP3, Windows XP 64-bit SP2, Windows Vista SP2 ou Windows 7

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750 (2.66Ghz)
RAM : 2Go DDR3 (1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


Aussi disponible sur :




Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

Need for Speed

Hot Pursuit



Ce n'est
Hot Pursuit c'est le mélange réussi de NFS et Burnout
pas un grand secret, la série des Need for Speed (NFS) se cherche encore. Après des débuts fort d'un grand succès qui a culminé avec les 2 épisodes Underground (PS2, Xbox, NGC et PC), sans dire que la licence a coulée, disons juste qu'elle n'a plus rencontré le prospérité escompté. Des mondes ouverts, des courses avec les flics, des infiltrations dans des milieux mafieux... comme je le disais la série se cherche, ou plutôt elle cherche à renouer avec son ancienne et indiscutable réussite. Après la déclinaison Nitro sur les "petites consoles" actuelles, après l'épisode World à la fois gratuit et MMO marchant ainsi sur les traces (de pneus) d'un certain Test Drive Unlimited, Electronic Arts a marqué un joli retour en force avec Shift. Cet opus-là a tellement changé la donne que l'éditeur lui a collé le nom Need for Speed uniquement pour s'assurer de son suivi markéting car le gameplay lui, n'avait plus grand-chose à voir avec les 4 dernières itérations (Most Wanted, Carbon, ProStreet et Undercover). On le voit bien, NFS cherche à tout prix à se faire une place au panthéon des meilleurs jeux de courses et c'est certainement en donnant le développement à Criterion, qu'EA Games se sera assuré d'y arriver. Dernier épisode en date, Need for Speed Hot Pursuit est un peu le rejeton d'un Burnout Paradise quasi parfait. Et avec Shift 2, on peut légitimement penser que désormais la série s'articulera en 2 temps, avec d'un côté une formule classique (courses avec les flics, des voitures exotiques et tout le tremblement) et d'un autre avec un jeu plus orienté vers la simulation, avec des courses sur circuits. La première originalité c'est que DICE est crédité au développement. En fait une petite équipe est venue prêtée main-forte à Criterion pour la création de certains pans du jeu et la fluidité des modes en ligne (nul doute que leur expérience sur Battlefield a dû aider en ce sens).


Par contre,
La prise en mains est très Arcade, comme toujours chez Criterion
ce qui a dû en agacer plus d'un, c'est que la démo, qui permettait de se faire une idée des qualités (notamment graphiques) du jeu, n'est restée accessible qu'une poignée de jours (du 26 octobre au 9 novembre, soit une semaine avant la sortie du jeu). Passé cette date, même ceux qui avaient déjà installé la démo, ne pouvaient plus y jouer. C'est complètement idiot et je suis sûr que cette contre-pub n'est pas allée uniquement dans le sens des ventes (après tout, de vieilles démos sont toujours disponibles et aident à faire son choix). Le jeu tourne autour de 2 modes principaux : solo (carrière) et en ligne. Ce que je regrette d'emblé, c'est que tout l'aspect scénarisation est hors concours. En effet, dans chaque mode on joue soit les flics soit des pilotes en manque de sensations fortes, mais à part des petites cut-scènes en début de courses (toujours les mêmes en plus de ça), le jeu ne raconte aucune histoire. J'ai un peu de mal à croire que 10 ans après l'an 2000, les jeux de courses soient encore si préhistoriques puisque finalement, Hot Pursuit n'a pas plus de mise en scènes qu'un Porsche 2000 sorti sur PlayStation. S'articulant autour d'une carte, exactement comme dans Burnout Paradise (nous le verrons, beaucoup de choses sont reprises de ce hit), nous avons le choix des missions : flics (course contre la montre ou arrestation) ou pilote (généralement course contre des concurrents). On ne choisit pas un camp plutôt qu'un autre, on joue les 2 et chacun possède ses armes : herse, bombe électromagnétique (IEM), brouilleur, turbo, hélico, barrage… bref de quoi se défendre dans les 2 camps. Malheureusement, ces pièges nous feront vite suer alors qu'à l'inverse, ils seront presque toujours inutiles contre les adversaires. Du coup, le seul vrai moyen de s'en sortir (et c'est préconisé dans le jeu) c'est de rentrer dans les gens. Lorsqu'on est flic, c'est plus que conseillé puisque c'est le moyen le plus sûr d'arrêter le contrevenant. Et moi ça me chiffonne un peu ce gameplay. Le coup du "j'te rentre dedans" pour te forcer à t'arrêter, ça fait vraiment bourrin. Pareil, si je n'insinue pas qu'il faudrait l'armement un poil excessif d'un Full Auto, force est de reconnaitre que les options mises à disposition ne servent pas à grand-chose.


Le jeu mélange de belles
Je regrette vraiment qu'il n'y ait aucune scénarisation
voitures accessibles (Subaru Impreza WRX, Mazda RX-8, BMW M3, Audi TT) à d'autres destinées uniquement aux gros fortunés (Aston Martin DBS, Bugatti Veyron, Lamborghini Gallardo, Porsche Carrera GT, McLaren F1 et j'en passe). Et je ne sais pas vous, mais admettons qu'un baron de la drogue veuille se tirer la bourre dans les montagnes américaines, ça reste concevable, mais que la police possède des voitures aussi hors-norme, là c'est dans le domaine de l'irréel (notez qu'il n'y a aucune Ferrari puisque les développeurs n'ont pas réussi à obtenir les droits). Bon admettons, faut bien faire un jeu et faire rêver le gars (ou la fille) derrière son pad, mais alors pourquoi il n'y a aucune moto (au moins pour les courses classiques) et aucun 4x4 ? Pourtant, un tout-terrain, équipé d'un gros pare-buffle serait plus approprié qu'une Alfa Romeo 8C, vous ne trouvez pas ? Question prise en mains, le jeu est plus fin qu'il n'y parait. Totalement Arcade et bien souvent permissif, il faut quand même négocier ses virages pour perdre le moins de temps possible. D'ailleurs la difficulté s'adapte à nos compétences en temps réel. Du coup on trouve le jeu très vite difficile car dès qu'on assure, la difficulté monte automatiquement d'un cran. On a beau être à fond de cale avec une fusée sur roue, il ne sera pas rare de quand même se faire doubler. Résultat, on réussit souvent une mission qu'au tout dernier moment, et gagner l'or (au lieu de l'argent ou le bronze) relève du pilotage de professionnel. Ceci dit, les développeurs ne sont pas chiens, même si on perd la course, on gagne quand même quelques crédits, ce qui fait qu'on ne reste pas bloqué trop longtemps. D'ailleurs gagner une course revient souvent à gagner une nouvelle voiture. Nous avons à disposition 3 vues (dont 2 extérieures) mais j'avoue ne pas être fan de ce rétro minimaliste, qui reproduit vulgairement la position des autres voitures. Pareillement, on peut prendre des raccourcis (qui souvent n'ont de raccourcis que le nom) mais il nous est interdit de faire le moindre hors-piste.


Pour pimenter les courses,
Le nouveau moteur de Criterion nous déballe des somptueux graphismes et une vitesse impressionnante
rien de tel qu'on petit coup de nitro. Toutes les voitures en sont équipées et comme d'habitude chez Criterion, la jauge remonte vite si on prend des risques (prendre de l'aspiration, rouler à contre-sens). Dernier petit détail, il est sympa de pouvoir choisir sa couleur (qui sera alors reportée dans les cut-scènes gérées en temps réel) mais la customisation s'arrête là. Les différences entre chaque voiture est minime (à part la vitesse de pointe bien entendu) et ne vous attendez pas à faire du tuning avec votre garage acquis (j'ai par contre vraiment apprécié le petit descriptif de chacune, c'est agréable et ça a été écrit par un passionné, ça se sent). Pour ce qui est de motiver tout ce beau monde, on retrouve une bande-son nerveuse, souvent Rock mais pas que. De la musique de jeun'z où des braillards hurlent dans le micro, côtoient de bons titres et dans l'ensemble, ça colle bien au jeu. Le doublage, tout en français, est très correct et les bruitages sont parfaits, ni plus ni moins. Pour ce jeu, Criterion a développé un nouveau graphique, le Chameleon Engine. Ils mettent donc de côté leur polyvalent moteur maison (le RenderWare) et le rendu est vraiment très beau. La météo (ensoleillé, sol humide, orageux) et l'heure (crépuscule, pleine journée, nuit) sont superbement retranscrits. Maintenant c'est sûr, il ne faut surtout pas s'arrêter car une fois à l'arrêt, on s'aperçoit que beaucoup d'éléments sont fait grossièrement (comme les stations services) et que la nature est morte, figée. Il n'y a presque personne sur les routes et ne cherchez pas âme qui vive, à part ceux qui se baladent dans leurs bagnoles, il n'y a personne. A côté de ça la fluidité du scrolling et la vitesse souvent ahurissante qu'on peut atteindre, sont impressionnants. Pareil pour des collisions que le développeur maitrise à la perfection depuis un moment déjà.



Hot Pursuit Note
est sans doute l'un des meilleurs Need for Speed sorti durant ces 10 dernières années (ce qui n'est pas trop difficile non plus). Si NFS et Burnout étaient autrefois concurrents (bien que Black Box, développeur officiel des Need for Speed et Criterion appartiennent tous 2 à Electronic Arts), avec Hot Pursuit il semblerait qu'on obtienne enfin le parfait mélange des 2. Pourtant, certains y vont à coup de grosses éloges en mettant de grosses notes mais moi j'ai vu les choses autrement. A l'origine Hot Pursuit devait prendre 16/20, ce qui était mérité mais il ne possède pas de mode 2 joueurs en splitté. Je suis désolé pour ceux qui grinceront des dents mais comment, à l'heure de la sortie du jeu, peut-on encore faire l'impasse sur une option aussi indispensable que celle-là ? Il faudrait qu'une fois pour toute les développeurs se mettent dans le crâne que tout le monde n'a pas le Net, n'aime pas jouer en ligne (c'est mon cas) ou pire, n'ont pas envi de payer un abonnement pour avoir un compte Gold, quand chez le concurrent c'est gratuit. Et puis ce jeu de courses sans aucune scénarisation où il faut prendre le contrôle d'une voiture de luxe pour faire du stock-car, on y croit vachement. A 20.000$ le petit bout de ferraille plié, les comptables des commissariats s'arracheraient vite les cheveux de la tête ! Si je ne cherche pas forcément le réalisme, un minimum de crédibilité s'impose. Malgré tout Need for Speed : Hot Pursuit reste un bon jeu, fun et divertissant, beau, très rapide mais dont le dernier défaut fini d'entériner ce que je pense de lui : à la longue on se lasse. Les courses se ressemblent toutes et les interceptions aussi. Finalement, je crois que je vais retourner à mes PGR4 et Burnout Paradise...



Test réalisé par iiYama

juillet 2011