Mass Effect 2 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2010
Développeur : BioWare Corp
Editeur : Electronic Arts
Genre : Aventure / Jeu de Rôle (RPG)

Support : 2 DVDs
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Unreal Engine III
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : ME2
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 4.9 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (GeForce 8800 GT / Radeon HD 2900 XT)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750 (2.66Ghz)
RAM : 2Go DDR3 (1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Mass Effect 2









C'est un fait,
Neuf, le jeu dispose d'un code pour activer le réseau Cerberus. Sans quoi, sa réactivation sera payante
de nos jours les développements sont de plus en plus couteux et c'est donc en toute logique qu'un titre majeur (comprenez à gros budget) sorte sur le plus de supports possibles, afin de rentabiliser l'investissement de l'éditeur. Ainsi la grande force des consoles actuelles (et dans une autre mesure du PC), c'est évidemment les exclusivités, ça a toujours été le cas mais comprenez bien que désormais près de 9 jeux sur 10 sortent sur toutes les plate-formes possibles, les coûts de développement étant devenus exorbitants avec cette génération. Il faut aussi dire que la qualité visuelle de notre passion ludique va crescendo, idem pour la narration. Il faut être clair, de nos jours un Dragon Age Origins est autrement plus scénarisé et mis en scène qu'un Morrowind d'autrefois. Cette évolution qui amincit la différence entre jeux vidéo et cinéma, a forcément une grosse répercussion sur le cout du développement. Tout ça pour dire que si Mass Effect premier nom, énorme jeu de son état, n'est sorti que sur PC et Xbox 360, c'est uniquement parce que l'éditeur dudit jeu n'était autre que Microsoft. Donc même si aujourd'hui l'édition de la licence a été placée dans les mains d'Electronic Arts, grand manitou du portage tous azimuts, les joueurs PS3 n'auront jamais le plaisir de jouer les premières aventures de Shepard. Afin de compenser le manque, BioWare a prévu le coup et propose qu'on participe à une sorte de BD interactive (développée par Dark Horse Comics), dont les choix influeront exactement comme lors du premier jeu. Cette temporaire exclusivité PS3 (forcément absente des "versions disques" des autres supports) a notamment été réalisable grâce au volume de stockage offert par le Blu-Ray, et qui apporte une sacré plus-value à cette version là. La première nouveauté (globale) de cette suite, tient dans le Réseau Cerberus, qui propose de télécharger directement les DLCs, mais avec le net avantage que les événements encourus dans ces DLCs (comme les personnages recrutés) s'intègrent parfaitement à l'aventure principale. Si sur PS3 on ne peut évidemment pas récupérer directement le vécu de son personnage, sur Xbox 360 et PC c'est tout à fait possible. En gardant son ancienne save, l'import se fait tout naturellement et je dirais même qu'il est très avantageux. En effet on récupère pas mal d'argent et d'eXPérience, ce qui évite qu'on parte de zéro. Question visage, il est évident que si on reprend son ancienne sauvegarde, Shepard aura sa même trogne de bô-gosse.


Bien entendu,
Le scénario prend des tournures complétement épiques et les choix moraux sont toujours d'actualité. L'épisode 3 risque d'être vraiment passionnant
on peut repartir sur de nouvelles bases puisque le commandant a été entièrement reconstruit. Homme ou femme, on reste bien entendu limité aux humains (question de scénario) mais la personnalisation du faciès est assez poussée. Je me demande tout de même si Shepard prend mal le fait qu'on lui change de sexe en cours de route. C'est une idée à creuser. Pareillement, les évènements passés sont conservés. Dans mon propre cas, Kaidan est toujours mort et ma romance avec Ashley a été conservée (Shepard a une photo d'elle dans sa chambre). Mais si vous voulez comprendre comment les développeurs envisageaient le fil du scénario, il suffit de repartir de zéro, et ceci est valable pour toutes les versions puisque comme je l'ai dis, même les événements qui font office de prologue dans la BD interactive (sur la version PS3) influe sur Mass Effect 2. Maintenant, qu'en est-il vraiment de l'histoire ? En fait, elle commence quelques mois après avoir sauvé la Citadelle. Sovereign a été détruit, Saren est mort et les Moissonneurs ont pris une belle claque. Seulement voilà, ils sont toujours présents et menacent toujours les autres races. Alors que Shepard fait une mission de reconnaissance, voilà que le Normandy se fait littéralement exploser la coquille ! Presque tout le monde est sauvé mais le commandant meurt dans l'opération, alors qu'il cherche à sauver son équipage. Cette introduction musclée qui pose d'emblée un gros cliffhanger, nous assène une ambiance géniale. Heureusement, Shepard sera récupéré par Cerberus, la fameuse agence dont on entend parler dans le premier jeu. Plutôt extrémistes, faisant passer l'humanité devant les autres races, Cerberus est mal aimé mais missionne Shepard car les Récolteurs s'attaquent à des bases humaines sans défense. En apparence, c'est une mission noble que Shepard ne peut pas refuser, d'autant que l'Homme Trouble (le gars franchement bizarre qui est derrière l'organisation) a investi beaucoup de temps et d'argent dans la "résurrection" de notre héros. Un scénario haletant, plus prenant encore que dans le premier opus, étant donné que le jeu est désormais mieux mis en scène, mieux écrit et qu'on profite de véritables vidéos (toujours basées sur le moteur du jeu mais retravaillées off-line, plus quelques passages en images de synthèses) on peut comprendre que ce dernier tienne cette fois sur 2 DVDs. Ceci dit, je reste toujours aussi admiratif quand je vois le nombre effarant de données (vidéos, dialogues et mises en scène) que contient ce jeu. A ce propos, on appréciera toujours autant la qualité des modélisations (surtout les visages), le système de choix de dialogues (très sympa et toujours d'actualité), ainsi que la synchro labiale lors des conversations.


Au contraire,
L'aspect RPG et la personnalisation ont été largement simplifiés, ce qui est contestable
la synchro semble s'être perdue lors des vidéos et on subira divers bugs pas vraiment gênants, mais preuve d'un léger manque de finitions. En effet il n'est pas rare qu'un personnage apparaisse subitement sous notre nez, ou qu'en pleine discussion, il se "téléporte" d'un endroit à l'autre. On peut aussi regretter que malgré l'extrême qualité des visages, les expressions faciales n'aillent pas toujours avec le discours tenu. Sur les personnages principaux ça va plus ou moins, idem pour ces gens qui dévoilent de la tristesse (avec des larmes très bien faites) mais un PNJ qui hurle arborera la même tête que s'il nous parlait normalement (les yeux aussi, sont parfois dans un "sens bizarre"). Il n'y a pas là matière à de gros reproches mais avec un peu plus de finitions, on se serait approcher d'un Metal Gear Solid 4… ce n'est pas rien. Car je l'ai déjà dit, ce n'est qu'une question de finitions manquantes, ce qui n'altère pas la qualité globale de la scénarisation. D'ailleurs en pleine conversation, Shepard peut réaliser (à quelques occasions) de petites QTE de pragmatisme ou de conciliation, ce qui influe sur la conversation. C'est vraiment pas mal et ça nous force à être à l'affût. Globalement la qualité de l'écriture est impressionnante (on pourrait faire un film sans presque rien retoucher) et les ramifications sont vraiment nombreuses. D'ailleurs le final est à la hauteur du reste du jeu. Des vidéos sublimes et haletantes, pas mal de choix moraux, des combats nerveux et bien entendu la musique épique qui va de circonstance. Autant vous dire que vous allez ressortir de cette aventure avec les yeux étincelants. Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant éclaté, au point que je ne voulais pas qu'il finisse. Ayant disparu pendant 2 ans, et étant mort aux yeux de ses anciens partenaires, Shepard devra se forger une nouvelle équipe. Par ailleurs, comme le Normandy a été réduit à l'état de confettis, Cerberus a construit le Normandy SR-2. Plus grand, plus puissant et mieux équipé, l'avantage c'est qu'on ne perd pas trop ses marques. Si dans la nouvelle équipe on pourra recruter d'anciennes têtes, les nouvelles ont toutes un très fort potentiel, et je dirai même un sacré caractère. Aucun personnage ne semble calqué sur un autre et chacun a sa personnalité propre. On appréciera entre autre que les filles comme Miranda ou Kelly soient franchement jolies (Jack aussi est mignonne mais je ne suis pas maso :). Avec tout ça, il est naturel de retrouver des fiches détaillées sur chaque arme, chaque race et chaque lieu (comme autrefois). Question originalité, il est agréable de découvrir de nouvelles races : les Vortchas (moches, bêtes et agressifs), les Butariens (moches eux aussi, mais nettement plus intelligents), les Drells (originaux et fascinants) et les Récolteurs (la nouvelle menace).


A côté
Fini les ballades en Mako, désormais on joue les chercheurs d'or sans quitter le vaisseau
de ça on retrouve, comme on pouvait s'en douter, toutes les races connues (Krogans, Asaris, Turiens, Quariens, Anaris, Geths…) et ce sera un plaisir de revoir des visages connus. Sur le plan des mises à jour, vous vous doutez bien que certaines rectifications ont été opérées. Prenant note des commentaires des joueurs, BioWare a fait en sorte de gommer un maximum de lourdeur et d'apporter une prise en mains la plus accessible possible. Plus "console" que jamais, toute l'interface a été repensée et surtout, simplifiée. Si c'est toujours un plaisir de chiner un maximum d'objets, beaucoup trouveront que la nouvelle direction du gameplay rend le jeu de moins en moins axé sur le RPG. Souvenez-vous, autrefois on choisissait l'armure, les armes et même les munitions de toute l'équipe. L'XP était distribuable selon pas mal d'axes de compétences, ainsi on pouvait forger ses hommes à son image. Aujourd'hui, en vue de simplifier l'appréhension du jeu, de la rendre la plus accessible possible, l'XP n'est distribuable que sur quelques critères, et par exemple, c'est une fois qu'on aura dopé son expérience en munitions anti-bouclier, qu'on pourra avoir accès aux munitions incendiaires. Un choix totalement contestable et pas très "RP" comme dirait Aquel. En plus d'un arsenal lentement évolutif, on nous impose le port d'un OmniTech (autrefois réservé aux ingénieurs) en tant qu'interface à tout faire. Sur le coup ça fait bizarre, surtout quand on est habitué à avoir un space-marines spécialiste des armes à feu, plutôt que l'inspecteur gadget. A côté de ça l'OmniTech a son utilité comme distribuer du medi-gel à toute l'équipe (pour la soigner, même si le procédé "par les airs" est un peu débile), choisir les munitions à utiliser, changer d'armes, imposer celles de ses alliés (décidemment mal lotis par rapport à nous) et ramasser tout un tas de données. On a même un petit aspect tactique puisque le jeu se met en pause, ouvre la "roue des compétences" et on peut par exemple réclamer une attaque spécifique. Le piratage de certains terminaux ou de certaines portes, se fait désormais par le biais de 2 mini-jeux. Tout 2 sont basés sur le principe des doublons, à savoir qu'il faut trouver les caractères ou fragments de textes identiques, pour le débloquer. Autant dire que c'est super facile, contrairement aux combats. Attention, Mass Effect 2 reste avant tout ouvert au public, comprenez par là qu'il est tout à fait accessible niveau difficulté. C'est juste que les combats sont un poil plus ardus, mais rien d'insurmontable, loin de là. En parlant de baston, la mise à couvert (autrefois facultative) trouve désormais tout son intérêt. Je vais même vous dire mieux, le jeu se joue un peu comme un Rainbow Six VEGAS. On se met à couvert en pressant une touche, on vise et se met en joue avec la gâchette gauche (ou le bouton droit de la souris) et on tire avec la gâchette droite (ou le bouton gauche de la souris). Avec le pavé numérique on intime à son équipe d'attaquer une cible, de se placer à un endroit précis ou de se regrouper… exactement comme dans le jeu d'Ubisoft.


Si ça n'a
Techniquement le jeu est vraiment magnifique ! A part quelques bugs, on profite d'une superbe mise en scène et d'un design fabuleux
toujours pas la facilité d'exécution d'un Gears of War, toujours est-il que cette mise à couvert est bien plus pratique, efficace voire même salvatrice selon qui on affronte. A ce propos, Mass Effect est désormais plus branché action que RPG. Si les missions sont toujours nombreuses, il est clair que l'exploration a laissé place aux joutes (d'ailleurs les développeurs ont du réfléchir à 2 fois à propos d'un mode multi car les maps sont clairement pensées pour des affrontements type CTF ou deathmatch). Ça n'empêchera pas d'apprécier la qualité et la variété des missions à accomplir. Si autrefois elles tournaient un peu en rond, rendant le jeu quelque peu redondant, désormais tout a été fait pour qu'on ne vive pas 2 fois la même scène. Autre mise à jour : les armes sont plus stables, notamment le sniper dont la visée parkinsonnienne n'est plus qu'un souvenir (ouf !). Du coup il est devenu utile. Par contre je regrette qu'on ne dispose toujours pas de vraies grenades car bien souvent ça manque. Sur le premier Mass Effect on pressait Select pour les lancer, aujourd'hui il faudra ouvrir la roue des compétences, viser, la choisir et son efficacité est en plus proche de zéro. Autant dire qu'à mes yeux, les grenades n'existent plus et c'est dommage. Quitte à faire un jeu d'action, autant aller jusqu'au bout des choses (à contrario on apprécie d'avoir une attaque au corps à corps, bien souvent salvatrice). L'exploration a pris un tout nouveau sens dans cet épisode. On retrouve bien entendu la carte galactique, qui est par ailleurs bien mieux fichue. En effet elle nous indique de façon concise les zones à objectifs, ce qui nous évite d'en sortir pour regarder le journal de missions et ça c'est un très bon point. Désormais aux commandes directes du Normandy, on déplace son vaisseau de système en système. A l'intérieur les déplacements ne sont pas comptabilisés mais en dehors, étant donné les distances à parcourir (souvent en années lumières) et bien ça consomme du carburant. Ensuite, pour chaque planète il est possible de ratisser ses ressources en minéraux rares. Via un scan manuel, la détection permet de cibler une zone riche et de lancer une sonde qui automatiquement, ira récolter tout ce quelle peut dans son périmètre proche. Le nombre de sondes, d'abord limité à 30, est parfois trop juste et on tombe à court. Il faut donc faire de nombreux allers-retours, ce qui rajoute déjà à une recherche longuette. Car le ratissage des minéraux rares est possible sur toutes les planètes, et il y en a un paquet ! Vous l'aurez donc compris, fini les belles ballades à bord du Mako, désormais on fait son chercheur d'or sans quitter son vaisseau. Encore un changement que les fans de la première heure n'apprécieront pas forcément. C'est en plus un processus un peu fastidieux qui lassera à coup sûr les moins patients mais qui se révèle presque obligatoire. Car en contrepartie, les 4 types de minéraux récoltés servent à "financer" les recherches.


Si par exemple
Cet épisode est plus orienté action que le précédent
vous trouvez les plans d'une nouvelle armure sur le champ de bataille, une fois retourné au Normandy vous pourrez lancer la recherche, une recherche accessible uniquement si les ressources sont assez fournies. Ça, c'est le côté sympa de la chose, un aspect détourné qui nous force à dévaliser le moindre caillou de chaque planète. Sur Xbox 360 et PC, Mass Effect 2 tourne sur Unreal Engine III, comme le premier opus. Le moteur d'Epic est bien mieux maitrisé car on ne subit presque plus de saccades et quasiment plus de pop-ups. Finalement il ne reste plus que les petits problèmes de déplacements intempestifs et un aliasing assez prononcé, pour trouver à redire. Après, il y a toujours des petits détails qui font tâche comme la façon dont Shepard descend d'une corniche (raide comme un piquet, c'est trop laid !), un pas coursé encore plus vilain qu'autrefois (et dire qu'ils avaient critiqués l'ancien, cette fois on dirait qu'il sautille !), des loadings très longs (même si les petites animations sont sympas, on passe encore beaucoup de temps devant les écrans de chargement) ou encore ce manque d'expressions faciales, notamment lorsque le personnage parle haut et fort. Mais une chose est sûre, rien de tout ceci n'entachera le magnifique design du titre. Je ne reviens pas sur le fait que les modélisations sont impressionnantes et je passerai directement au fait que le jeu est encore plus beau, plus varié et plus envoutant que jamais. Ce design de space-opera possède toujours un charme fou (j'aime par ailleurs les inspirations issues de Tron et Star Wars), faisant de Mass Effect 2 est l'un des plus beaux jeux de cette génération. La fascination qui ressort lorsqu'on découvre un nouveau monde, lorsqu'on parcourt l'espace ou encore le dynamisme général qu'a pris l'aventure, rien à dire les développeurs ont admirablement planché leur suite. Enfin il est très agréable de retrouver tout le casting de la première aventure. Tout le monde a retrouvé sa voix d'origine (doublée en français), avec la même impressionnante qualité de doublage. Ici aussi on a quelques bugs, comme Garrus dont le filtre vocal s'active et se désactive au bon vouloir du jeu, des personnages dont la voix ne colle pas toujours, plusieurs PNJs qui partagent le même doubleur, ou encore un jeu inutilement vulgaire (il parait que c'est la mode… mouais je suis pas partisan des gros-mots dans les jeux). Pourtant, difficile de ne pas trouver le travail voxographique très impressionnant, avec notamment une réelle implication de la part des doubleurs. Ça donne du volume aux personnages et un corps très cinématographique à toute l'aventure. Et pour les bruitages c'est pareil : ils sont dynamiques, dans le ton, tout comme une bande-son parfaitement orchestrée et totalement en phase avec son univers. Certaines pistes (comme la carte galactique) sont toujours aussi hypnotisantes, les musiques des boites de nuit sont vraiment superbes, les combats sont bien soutenus et on dispose aussi de quelques morceaux soit plus tristes, plus inquiétants ou carrément épiques selon la situation. Un véritable régal qui, une fois encore, amincit l'écart entre le jeu et le cinéma.



Pas la peine de Note
tourner autour du pot, quelque soit la machine sur laquelle vous allez le faire tourner, Mass Effect 2 offre une très grande aventure. C'est le genre de titre qui arrive à faire le grand écart entre un jeu extrêmement fouillé et détaillé, sans pour autant perdre les joueurs occasionnels au passage. C'est un peu le coche qu'a raté Dragon Age II car c'est un exercice difficile et le temps de développement y est pour beaucoup. En tout cas, ce 2e opus est un sacré bon titre. Il aurait pu marquer bien plus les esprits s'il avait su garder son parfait équilibre entre jeu d'action/exploration et RPG mais malheureusement pour lui, il s'est "casualisé", ce qui a entrainé pas mal de simplifications et de changements assez radicaux (comme le choix de son équipe : désormais qu'on prenne un équipier plutôt qu'un autre n'y change pas grand-chose). A côté de ça, s'il ne perd pas en terme de qualité et d'attraction, c'est déjà parce qu'il est bien plus beau et bien moins bugué que son prédécesseur. Ensuite, comment ne pas craquer et se plonger entièrement dans cet univers à la fois si plausible et si travaillé ? En effet, Mass Effect c'est aussi ça : des personnages charismatiques et attachants, des environnements oniriques et variés, une prise en mains qui a gagnée en souplesse et une continuité de l'histoire particulièrement prenante. Et sur la question de la durée de vie, sachez qu'il m'a fallu 50 heures pour en arriver à bout ! Bon ok, ce résultat a été boosté parce que j'ai essoré tous les systèmes de leurs ressources, que j'ai fait toutes les missions du jeu et que j'ai fait en plus, tous les DLCs disponibles. Mais pour le même prix qu'un autre titre, et même en comparaison avec le premier opus, on en a plus pour notre argent car hors DLC, la durée de vie s'étale tout de même à plus de 35 heures. Maintenant la trilogie va pouvoir se clôturer en apothéose et les premiers détails semblent déjà très prometteurs. En tout cas si Mass Effect 2 a écopé des plus grandes distinctions (nominé aux Video Games Awards 2010 dans les catégories suivantes : jeu de l'année, meilleur jeu sur Xbox 360, meilleur jeu PC, meilleur RPG, meilleure bande originale et studio de l'année), ce n'est pas pour rien. Il va vous faire vivre une expérience sans commune mesure, à la fois épique et galactique. En tout cas il est de l'avis de l'équipe, l'un des meilleurs jeux auxquels on ait joué, rien de moins que ça.



Video test





A savoir : cliquez pour ouvrir


Les screenshots ont été pris indifféremment des versions Xbox 360, PC et PS3 puisqu'à quelques détails près, le jeu est identique.

Test réalisé par iiYama

septembre 2011 (mise à jour : mars 2012)