Hitman (PC)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2000
Développeur : IO Interactive
Editeur : Eidos Interactive
Genre : action - infiltration

Support : 1 CD
Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Glacier Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre US : Hitman : Codename 47
Titre FR : Hitman : Tueur à Gages
Prix au lancement : 350Frs


Configuration recommandée :
CPU : 500Mhz
RAM : 128Mo
VIDEO : avec 16Mo de VRAM

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



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Hitman

Codename 47
Tueur à Gages


En tant que testeur,
Le scénario est maigrichon mais finir le jeu, c'est connaitre les origines de 47
il y a des exercices qui se révèlent plus difficiles que d'autres. Si demain vous me demandez de tester le dernier FPS à la mode, ça ne me posera aucun problème, si par contre vous me demandez de tester un jeu vieux de plus de 10 ans, là déjà c'est une autre histoire. Pour se faire il faut avoir une bonne culture ludique, qui remonte au moins jusqu'à la sortie du jeu, et surtout il faut savoir se remettre dans le contexte périodique, comprendre pourquoi il a eu du succès (ou pas) et arriver à faire la part des choses lorsqu'on observe une 3D qui aujourd'hui, pique franchement les yeux. Cependant, un jour ou l'autre il fallait bien que je passe par la case Hitman, une série culte à bien des égards. Si IO Interactive est aussi connu pour son mignonnet Mini Ninjas et son plus ou moins raté Kane & Lynch, c'est bel et bien Hitman qui aura donné ses lettres de noblesse à ce modeste studio danois. Il faut dire que dés le départ, le développeur a visé juste en imposant les règles de la série que même le néophyte que je suis, connait déjà : un héros au crane rasé avec un code-barres, un tueur froid habillé en costard avec cravate rouge, une prédisposition au déguisement et bien sûr l'inévitable corde de piano. Si bien sûr mon ami Mugiwara m'a prévenu que ça allait être très difficile de le tester (lui s'occupant entre temps des épisodes 2 et Contracts), j'avoue être parti peu confiant. Car se mettre à un jeu si vieux sans l'avoir connu à sa sortie, c'est souvent l'assurance de le détester (un peu comme si aujourd'hui, vous vous mettiez à jouer à Outbreak ou Gunlok). Ainsi même si je ne suis pas (encore ?) un professionnel du métier, je vais tout de même m'efforcer d'être -autant que faire se peut- objectif.


Notre personnage se nomme 47
Les fondements de la série répondent déjà présent, comme l'étranglement à la corde de piano
(et non "agent 47" comme on le voit souvent), et un beau matin il se réveille enfermé dans un asile, avec pour seul but de s'échapper. Cette première mission sert évidemment à nous inculquer les bases de la série Hitman. Une fois dehors, c'est le flou scénaristique et on retrouve notre perso qui fait tout le temps la gueule, quelque 1 an plus tard. Déjà vêtu comme on le connait si bien, il travaille déjà pour l'Agence, une mystérieuse organisation qui lui donne des contrats à accomplir, contre de l'argent. Bref, 47 est un tueur à gages. Cependant malgré un départ fulgurant niveau ambiance, tout au long de l'aventure on n'apprendra rien sur lui, ni sur cette mystérieuse Agence. Chaque mission a un but bien précis (généralement abattre une personnalité locale), un début, une fin et apparemment rien d'autre. En réalité, c'est lors des 2 dernières missions que le voile se lève (non je ne vous spoilerai pas :) offrant ainsi une écriture un peu glauque et malsaine, mais franchement attrayante et originale (surtout pour l'époque). C'est ici que le titre de IO marque le plus de points car entre temps, c'est un peu le désert (à part quelques lettres ça et là). Et puis comme Hitman date de 2000, il est clair qu'il ne faut pas non plus s'attendre à une grandiloquente mise en scène. Les cut-scènes sont rares et vilaines à souhait mais peut-on lui en tenir rigueur vu son âge ? J'en doute... L'aventure se compose de 12 missions (plus l'asile du début qui sert de didacticiel), avec à chaque fois des objectifs à remplir et du matos à choisir. Dans Hitman, tout se paye ! Vous voulez un flingue en particulier ? Ok, mais au passage il faut sortir le porte-monnaie. Pareil, si vous voulez des munitions, faut payer. En gros on est libre de choisir (presque) ce qu'on veut, mais pour ça il faut des fonds. Car si les missions rapportent bien, sachez que les dégâts collatéraux (comme la mort d'innocents) ampute votre paye. Par contre les gadgets se limitent au strict minimum avec un gilet pare-balles, une boussole ou des jumelles. 47 n'est pas James Bond, soyons bien clair là-dessus.


Lors de ses missions,
Il y a plusieurs manières de faire mais généralement une seule est payante. Attention, la difficulté est hardcore !
47 va voyager : Hong-Kong, la Colombie, la Hongrie, les Pays-Bas... alors même si de temps en temps on visite 2 fois la même zone, difficile de ne pas être dépaysé. Les objectifs sont souvent limpides mais la carte n'est pas très claire (voire même merdique selon l'endroit !) et on n'a pas de pointeur de mission comme ça se fait aujourd'hui. Pire, si on est libre d'opérer la mission de la façon qu'on veut, sachez qu'en général il n'y a qu'une formule "qui marche" et pourtant, le jeu ne nous aiguille pas du tout. En somme, adepte du "die & retry", il faudra faire, refaire et refaire encore ses missions pour comprendre le modus operandi qu'il faut appliquer. Mais le plus frustrant reste ces ennemis qui nous repèrent beaucoup trop facilement (le mec a à peine fait ouf en nous voyant, que déjà un flic nous tire dessus : n'importe quoi !) et surtout, il n'y a aucun checkpoint et aucune sauvegarde en cours de mission. Autant vous le dire de suite, Hitman est vraiment hardcore ! Et au moindre faux-pas, vous devrez tout recommencer du début. Frustration quand tu nous tiens... Si bien sûr on ne peut pas jouer au pad (les joueurs PC étant un peu sectaires à l'époque ^_^ ), j'ai par contre été étonné qu'on utilise si peu de touches, certains mouvements au demeurant complexes, étant même "automatisés". Croyez-moi, c'est une bonne chose. Après, les fondements de la série sont déjà bel et bien présents. On peut se vêtir avec les fringues d'un ennemi pour passer incognito, on peut ramasser toutes les armes qu'on trouve, la corde de piano est parfaite pour tuer en silence (la corde de piano est à 47 ce que le pied de biche est à Gordon Freeman :), on peut cacher les corps, parler aux PNJs, enquêter pour mieux comprendre la mécanique du niveau... bref tout est déjà là. Evidemment on n'échappe à quelques soucis : lorsque 47 traine un cadavre pour le mettre à l'abri des regards, il est incapable d'ouvrir une porte, porte qui en plus se referme tout seule (et oui, les lourdeurs de Splinter Cell ne sont pas loin) et si jamais vous êtes repéré, dites-vous que votre peau va vite se faire trouer de toutes parts !


Techniquement à présent,
Pour un jeu de 2000 c'est beau... même si aujourd'hui ça pique forcément les yeux ^__^
j'ai été surpris de voir que le jeu tournait à la fois sous Direct3D (ce qu'on appelle -à tort- DirectX), OpenGL et même Glide (le micro-code dédié aux cartes accélératrices 3DFX Voodoo). Aujourd'hui le Glide ne fonctionne évidemment plus, mais les 2 autres si. D'ailleurs, vous aurez beau avoir le pire PC du monde, il y a de fortes chances que le moteur graphique tourne à pleine vitesse. A l'heure de ce test, le jeu a 13 ans, pensez donc ! Maintenant c'est sûr, il sera difficile de s'extasier sur ce premier Hitman, tant les modélisations sont cubiques, les décors sont un peu fait à l'arrache et le clipping est hyper prononcé (le décor s'affiche progressivement sous nos yeux). Mais bon vu l'âge du titre on ne s'en étonnera pas et je dirai même que de son temps, il faisait parti des plus beaux jeux du moment. Car à la même époque sont sortis Soldier of Fortune, No One Lives Forever, Aliens vs Predator, Deus EX ou un peu plus tard Red Faction, et il est difficile de dire qu'ils ont fait beaucoup mieux. Enfin la partie sonore profite des compositions de Jesper Kyd (aujourd'hui connu entre autre, pour son travail sur cette série) et même si les musiques sont souvent inappropriées (trop mélodieuses ou rythmées, là où elles auraient dû poser une ambiance), il faut quand même reconnaitre qu'elles sont vraiment sympas (surtout celles de la Colombie et du menu principal). Les bruitages ne sont pas mauvais mais ils sont aussi tout sauf réalistes et le doublage (uniquement en anglais) n'est pas non plus de première qualité. D'ailleurs je trouve regrettable d'observer qu'une fois encore, les Italiens ont eu un doublage dans leur langue et pas nous (ce que j'ai déjà remarqué dans SWAT 4, qui sortira quelques 5 ans plus tard). Ça veut dire quoi, qu'ils le méritent plus que nous ? Etaient-ils meilleurs gamers que nous l'étions ? Allez savoir. Toujours est-il que ce genre de parti-pris en notre défaveur, n'est vraiment pas sympa.



Hitman Note
a reçu un très bon accueil et ce, à juste titre. S'il est vrai qu'il est vraiment difficile (faut dire qu'un jeu PC sans quick-save, c'est un peu raide), sans concession, intransigeant, mais si on réussit à l'apprivoiser, il en devient grisant. Ainsi ce premier chapitre des aventures de 47 laisse présager le meilleur pour la suite car avec quelques options de plus et un jeu moins restrictif dans son mode opératoire, on tiendra à coup sûr, un hit. Affaire à suivre...



Les -

  • Un fond riche mais un scénario trop peu exploité
  • Des ennemis qui nous repèrent anormalement
  • Pas de save, pas de checkpoint...
  • Une difficulté hardcore !
  • Une carte mal fichue
  • Les +

  • Plutôt beau et réaliste (pour son temps)
  • Les fondements de la série sont déjà là
  • On est libre de faire comme on veut
  • De très jolies musiques
  • Les déguisements


  • Test réalisé par iiYama

    avril 2013