Half-Life : Blue Shift (PC)

 






 


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2001
Développeur : Gearbox Software (VALVe Software)
Editeur : Sierra Entertainment
Genre : FPS

Support : 1 CD (nécessite Half-Life)
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : GoldSource
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Abréviation : HL Blue Shift


Configuration recommandée :
CPU : 400Mhz
RAM : 64Mo
VIDEO : carte accélératrice 3D avec 16Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 2800+
RAM : 768Mo
VIDEO : GeForce FX5700LE avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :



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Half-Life

Blue Shift



Half-Life est sorti en 1998 et fut un réel succès, ce qui propulsa VALVe Software au rang des plus grands créateurs d'FPS. Half-Life fut la source d'inspiration (tant pour son moteur 3D que pour son ambiance) de bien des jeux. Beaucoup d'amateurs talentueux ont également réalisés des MODs de grande qualité (je pense notamment à Redemption) et le moteur 3D dérivé de celui de Quake II, était à l'époque révolutionnaire et servit de plate-forme à des jeux commerciaux comme Gunman Chronicles (initialement prévu comme add-on d’Half-Life et qui est devenu un jeu à part entière). Sorti un an plus tard, Gearbox nous avait gratifié de l'excellent add-on Opposing Force, nous mettant dans la peau d'un des mercenaires ayant pour but de "nettoyer la zone". Les nouvelles consoles 128-bits faisant leurs chemins, VALVe décida de sortir son titre culte sur la première d'entre-elles : la DreamCast. C'est tout naturellement que VALVe demanda à Gearbox de créer un add-on original pour la console, et qui s'intègrera à l'aventure principale. Mais la DreamCast ayant subie un échec commercial injuste, notamment à cause de la PS2, le couple VALVe/Gearbox se retrouva dans la position délicate d'avoir un jeu quasi fini pour une console quasi morte. C'est pourquoi la version console d'Half-Life a fini par atterrir sur PlayStation 2 et Blue Shift, initialement prévu pour la dernière machine de SEGA, fut transposé sur PC. Malheureusement, Half-Life et son moteur 3D ont déjà 3 ans et beaucoup de jeux d'exception aux graphismes et/ou concepts bien plus évolués sont déjà sorti : Quake III, Soldier of Fortune, Deus Ex et No One Live Forever pour ne citer que les principaux (sortira quelques mois plus tard les excellents Red Faction, Alien vs Predator 2 et Codename : Outbreak). Accusant donc une sortie trop tardive et nous allons le voir, une réalisation à la traîne, le tout couplé à une aventure sans envergure, Blue Shift prolonge le mythe Half-Life mais déçoit les puristes qui s'attendaient à un nouveau tour de magie type Opposing Force...



Développement scénaristique

Dans cet
Le scénario sent le réchauffé et n'apporte rien à l'univers d'Half-Life
épisode vous prendrez les commandes d'un certain Calhoun. C'est un officier de la Blue Shift (les gardes en bleu de Black Mesa) qui va vite se retrouver à marcher sur des oeufs. Dés le départ on sent bien que Gearbox manque d'idées puisqu'à peu de choses prés, l'intro reprend celle de l'épisode Freeman (la salle d'entraînement aussi). Vous voyagerez donc en train fermé pendant quelques minutes mais heureusement, prendrez votre périple à un endroit différent. Reste que le jeu ne propose aucune surprise puisque TOUT, absolument TOUT est calqué sur l'épisode original : mise en scène, armes, personnages, déroulement... Mais le pire dans tout ça, c'est que l'aventure ne durera que 3h ! Si, j'ai compté ! En plus, la fin vous plante comme ça, au milieu de rien. D'ailleurs on ne l’a sent pas venir puisqu'on n'affrontera aucun boss et qu'au bout de 3h, on s'attend pas à la voir déjà débarquer. Pour finir, le peu de scénario que compte cet add-on (scénario parallèle à celui de Gordon Freeman) est vraiment très maigre, là où c'était justement l'occasion de briller et nous fournir plus d'infos sur l'univers du jeu. C'est vraiment décevant...



Jouabilité & Gameplay

On ne change
En termes de gameplay, les nouveautés sont vraiment trop maigres (pas même une nouvelle arme)
pas une équipe qui gagne, tel est le concept de Gearbox. Mais 3 ans après la sortie de l'opus original, on s'attendait tout de même à quelques armes ou mouvements originaux... Penses-tu ! Ces clampins n'ont même pas étés foutus de nous sortir un nouveau fusil ! Alors on se retrouve avec les armes classiques, à monter des échelles, résoudre des petites énigmes, tuer les envahisseurs venant de Xen... mais en définitive rien d'original et surtout rien de passionnant ! Ah si peut-être un tout petit détail : faisant parti de la Bue Shift, Calhoun ne pourra pas recharger son HEV (vous savez la combinaison orange que porte Gordon) puisqu'il n'en porte pas. Ainsi il faudra trouver des gilets pare-balles et des casques pour retrouver une protection décente. Autre détail, on peut désormais déplacer quelques objets (caisses, tonneaux...), afin de mieux se frayer un chemin. Mouais, avouons-le ça reste léger. En plus de ce total manque d'innovations, nous avons toujours quelques bugs de scripts (du coup on reste coincés sans savoir quoi faire) et nous avons encore droit à quelques phases de plate-formes bien pénibles : des passages où il enchainer sauts et accroupissements, c'est qui est loin d'être évident avec un clavier. Si le jeu est toujours aussi jouable et intuitif, il est encore et toujours trop rapide (comme Gordon, Calhoun court continuellement comme dératé, ce qui rend les déplacements très imprécis). Décidément, ce Blue Shift souffre d'un véritable manque d'originalité, de corrections et même d'ambition.



L'image

Pour la
Le moteur graphique a pris un coup de jeune mais ça reste insuffisant face aux autres jeux de 2001
sortie de Blue Shift sur DreamCast, Gearbox a créé un habillage haute résolution du moteur d'Half-Life. Avec l'installation de Blue Shift, vous retrouverez donc votre jeu d'origine dans une robe plus classieuse. Les textures des décors sont plus détaillés, les zombies ont étés redessinés, les monstres sont mieux conçus… en clair la DreamCast aurait dû avoir une magnifique version. Mais on le sait, cette version n’est jamais sortie et en arrivant sur PC, on se dit qu’immanquablement le tout a prit de la bouteille (il servira tout de même à développer une jolie version PS2). Si le rendu est toujours agréable (surtout en HD de l'époque façon Duke Nukem 3D Hi-Res), il traîne face à la concurrence de la même année. Fidèle à lui même, le jeu est toujours bugué (comme ces PNJs qui "tremblent" dans les trains ou les ascenseurs) et trop rapide. L'animation des PNJs est raide au possible mais pour le reste, rien à dire : c'est fluide et le scrolling ne saccade jamais. Faut dire qu'à sa sortie, la plupart des PCs s'accommodaient déjà du vieillissant moteur d’Half-Life.



Le son

Les musiques
Le son est truffé de bugs et se faire appeler Gordon est assez navrant :(
sont rares mais de qualité, les bruitages sont toujours aussi bons (bien que pas nouveaux) et c'est toujours aussi bugué. Et oui, encore ! Les problèmes d'effets, notamment de reverb', sont toujours d'actualité. Pour ce nouvel add-on, nous avons toujours droit à un doublage en français d'une qualité correcte. Disons que c'était pas mal pour l'époque car les PNJs ont tendance à "réciter" un texte, sans y mettre l'intonation adéquate. Ce qui par contre est plus génant, c'est que Gearbox a récupéré quelques voix du jeu d'origine, ce qui ne dérange pas mais lorsque notre personnage, Calhoun rappelons-le, se fait entendre un très joli "ce n'est pas le moment de me déranger Gordon" c'est à la fois déstabilisant et vraiment navrant ! Mais y'a pire. Les mercenaires parlent entre eux en anglais (!) et un même personnage peut alterner 2 à 3 voix différentes selon ses élocutions. Ainsi je ne vous ferez pas un dessin, si la qualité de l'ensemble est toujours là (le son est ce qui vieilli le mieux dans les jeux vidéos) et si on apprécie d'avoir un doublage dans notre belle langue, il est encore une fois difficile de s'enthousiasmer devant tant de bugs.



Note générale

Et bien que dire... Comme les joueurs de l'époque, je suis déçu : je m'attendais à beaucoup et j'ai reçu très peu. Blue Shift se pare d'un scénario faiblard monté sur une réalisation vieillissante et l'aventure, lorsqu'on a retourné 10 fois Half-Life et Opposing Force, n'est en rien motivante. Blue Shift prolonge tout de même le plaisir (et le mythe) Half-Life, mais faut avouer qu'il tient plus du MOD honnête que du véritable add-on (d'autant qu'à sa sortie, il était cher). Personnellement, en tant que fan incontesté des aventures de Gordon Freeman, j'en ressors frustré car le jeu est truffé de bugs (surtout sonores, mais aussi de 3D et de scripts) et pour couronner le tout la durée de vie n'atteint pas les 4 heures. Après le coup de maitre d'Opposing Force, on se demande comment Gearbox a réussi à autant chier son 2e add-on...


Test réalisé par iiYama

septembre 2006