Frontlines FoW (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : février 2008
Développeur : KAOS Studios
Editeur : THQ
Genre : FPS

Support : 2 DVDs
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Unreal Engine III
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Abréviation : Frontlines FoW
Prix au lancement : 50€


Configuration recommandée :
CPU : double-coeur à 2Ghz
RAM : 1,5Go
VIDEO : type GeForce 8600GT avec 512Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :


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Frontlines

Fuel of War



Clairement pensé pour le multi-joueurs à la manière d'un Quake Wars, Frontlines : Fuel of War propose tout de même un petit scénario bien sympa, même s'il est déjà vu maintes fois. Il n'empêche que j'ai trouvé la presse un peu trop critique envers ce titre, dont la réalisation est excellente et surtout, le fun d'un très bon niveau. Et après ils se disent objectifs… C'est donc ici et avec vous, qu'on va rectifier les choses, en donnant quelques honneurs à un jeu qui le mérite bien.



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

La presse est venue
Plus axé sur le multi que le solo, le scénario est en fait très léger
critiquer Frontlines pour son scénario léger. Certes c'est vrai, mais il est salutaire. Tout d'abord on n’a pas l'impression de s'être fait voler puisque ce dernier est plutôt bien construit et si le solo est court, il ne manque pas d'intensité. Pour ne citer qu'un titre, Unreal Tournament III, on disposait d'un scénario moyennement mis en avant, le jeu ne proposait finalement que des maps classiques avec bots, et tout le monde a dit amen. Moi je dis non et m'insurge une fois encore devant la partialité des testeurs soi-disant pro. Frontlines possède un vrai scénario, qui ne sert pas essentiellement de didacticiel aux modes multi. Avec votre escouade, un reporter de guerre est avec vous, et entre chaque niveau, c'est lui qui sera le narrateur des événements. A base d'images type Artworks assez proche d'un GTA récent, cette mise en scène me rappelle aussi Area 51. Composé de 7 missions principales (divisées en 4 à 7 sous-levels), on assistera parfois à quelques cut-scènes crées avec le moteur du jeu. Des scènes plutôt sympas, le moteur 3D étant assez efficace contrairement à ce qu'on a entendu dire.



Jouabilité & Gameplay

Les missions se
Sur un gameplay ultra fun, bien qu'ultra banal, les drones sont des jouets agréables à utiliser
déroulent quasiment toutes sous le même schéma : récupérer les point-clés d'une carte et accomplir des sous-missions du type détruire une batterie DCA. Il n'y a d'ailleurs pas de quick-save, le découpage des niveaux servant de check-points. Et il est vrai que c'est un peu toujours pareil mais Frontlines propose un gameplay efficace et une action furieuse. On s'accordera pour dire que le titre de KAOS est plus axé Arcade que simulation avec notamment une visée sniper étonnamment stable ou encore un perso qui peut courir sans jamais se fatiguer. Le panel d'armes n'est pas très étoffé et pour un jeu se passant dans plus de 15 ans, je ne les ai pas trouvé si futuristes que ça : fusil d'assaut, M60, fusil à pompe, sniper... on reste dans le classique. Ce qui l'est moins (classique) c'est de pouvoir prendre le contrôle de véhicules. En solo, on pilote son engin et on fait feu, en multi c'est chacun à son poste. Hélico, Tank ou blindé, c'est un régal d'avoir sous la main une telle puissance de feu, dont la jouabilité a été simplifiée au maximum pour en extraire tout le fun. Mais la vraie nouveauté c'est l'introduction des gadgets, ici appelés drones. Mini-char, hélico ou mines roulantes, notre personnage, télécommande à la main, tire sur les ennemis ou fait exploser un tank ou un panneau de contrôle à distance. On peut considérer ces gadgets comme subsidiaires mais leur utilisation est intuitive et pour certaines missions, ils sont même indispensables. Seule limitation : une jauge de signal empêche qu'on éradique tout un niveau avec juste un hélico armé de mini-roquettes. Mais dans un souci d'objectivité et même si j'ai adoré ce jeu, il faut quand même souligner quelques problèmes de conception. Une fois à bord d'un véhicule, il est impossible d'en sortir, ce qui est très irritant. Le seul moyen est d'attendre que ce dernier se fasse exploser (un futur patch corrigera sûrement le problème). Autre gros défaut, le joueur n'a quasiment aucune liberté d'action. Il faut récupérer les check-points un à un avant qu'on puisse explorer toute la carte. Pourtant il y avait de quoi, les maps étant grandes. C’est frustrant. Dans la même lignée, on ne peut pas ramasser les armes ennemies, nous obligeant ainsi à se ravitailler en munitions à des points précis. On ne peut donc pas changer d'armes à volonté, les redéploiements (en nombre limité) permettant tout de même de changer un peu l'arsenal de base. L'IA est généralement suicidaire en jetant les ennemis sur nos fusils, ennemis qui sont à mon goût un peu trop résistants aux balles. Autre point, si quelques objets sont agréablement destructibles, je regrette que tous ne le soient pas, notamment des objets au demeurant fragiles (fenêtres, pancartes...). Malgré tout, Fuel of War est un jeu furieusement fun. Ça explose dans tous les sens, la conduite des véhicules est excellente (c'est peut-être moins évident avec l'hélico), les gadgets rendent bien service et si le gameplay parait daté, on retrouve bien les sensations pures des FPS d'il y a quelques années.



L'image

Décidemment partout,
L'Unreal Engine 3 est très en forme
c'est encore une fois l'Unreal Engine 3 qui est mis à contribution dans ce jeu. Et il est vrai qu'il est efficace le bougre. Frontlines est un beau titre, là dessus il n'y a pas à revenir. Les modélisations sont bonnes, l'animation des divers PNJs est très correcte et j'ai trouvé cette ambiance de futur proche que nous offre le design général, fort agréable. Il subsiste quelques pop-ups de textures (ça reste rare) mais globalement les environnements sont à la hauteur du support. Bon il est vrai que parfois la physique est désordonnée, notamment avec des véhicules qui retombent toujours sur leurs roues ou des corps qui font des bonds inexpliqués. Après, il est vrai que sur mon PC tous les détails étaient au maximum, ce qui ne laisse aucune marge pour le refaire avec plus de détails. L'Unreal Engine 3 prouve encore une fois toute son efficacité et sa polyvalence, avec en plus une bonne optimisation, la configuration minimale n'étant pas énorme.



Le son

J'ai rarement
Excellentes musiques, excellents bruitages, bon doublage...
entendu meilleure bande-son dans un FPS. Quelques musiques soulignent les temps fort du jeu, alternant mélopées qui imagent les désastres de la guerre, à de thèmes plus Rock qui soutiennent l’action. Avec ça, Frontlines nous distille de somptueux bruitages, bien guerriers, bien puissants comme j'aime. Un vrai feu d'artifice acoustique avec notamment des explosions très bien retranscrites ou des déflagrations lointaines plus vraies que nature. Enfin, Fuel of War prouve aux détracteurs qu'on avons de bons doubleurs. Très pro, impliqués, sérieux dans le ton, on a des acteurs qui sont dans leur rôle, comme quoi avec un peu de volonté, on n'a rien à envier aux américains.



Note générale

Frontlines : Fuel of War m'a un peu fait penser à Ghost Recon : Advanced Warfighter, le côté gestion et tactique en moins. A mes yeux plus fun que ce dernier car plus Arcade, son manque de variété est compensé par l'intégration des véhicules et des drones, gadgets décidemment hi-tech et utiles. Certes Frontlines vaut plus pour son mode online que son solo, mais ça reste une véritable aventure parfaitement scénarisée, ce que les concurrents du secteur n'offrent guère. Avec des musiques tantôt militaires, tantôt mélancoliques (comme peut être toute guerre), la bande son offre un véritable festival d'explosions. Si l'originalité du gameplay ne prime pas, son efficacité et son action débordante ne peuvent pas laisser indifférent les -vrais- amateurs de -vrais- FPS. La réalisation graphique, à mon sens mal jugée, est très contemporaine (même si c'est dans son jeu original que l'Unreal Engine 3 brille le plus) donnant parfois quelques scènes épiques comme le combat en tank sous le feu des têtes nucléaires. Ainsi Frontlines fut pour moi une très bonne expérience, à peine entachée de quelques bugs et réglages tronqués. Malgré tout, j'irai le conseiller à tout amateur du genre, pour son solo fort sympathique, agrémenté de modes online riches et prenants.


Test réalisé par iiYama

juin 2008