F.E.A.R Perseus Mandate (PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




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Sortie du jeu : novembre 2007
Développeur : TimeGate (Monolith Productions)
Editeur : Sierra
Genre : FPS Horror

Support : 1 DVD
Version testée : française
Version logicielle : v.1.0
Voix dans le jeu : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : Lithtech Jupiter EX
Difficulté :
Abréviation : FEAR PM
Prix au lancement : 30€


Configuration recommandée :
CPU : 3 Ghz
RAM : 1 Go
VIDEO : type GeForce 6600 avec 256 Mo de VRAM

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2 Go
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256 Mo de VRAM
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :


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F.E.A.R.

Perseus Mandate



Dernier add-on du ténébreux F.E.A.R, Perseus Mandate est en plus un stand alone : comprenez qu'il n'a pas besoin du jeu original pour fonctionner (ce qui n'était pas le cas d'Extraction Point qui est un add-on pur et dur). En voilà une bonne idée. Testé il y a 3 mois de ça via une démo, c'est ce second add-on qui m'a donné envi de me plonger dans l'univers sanglant et malsain de la trilogie, et je dois dire que depuis que j'ai commencé, je n'ai vraiment pas perdu mon temps. Avec le test de Perseus Mandate, la boucle est bouclée puisque tous les épisodes, y compris le module multi-joueurs Combat, sont passés entre mes mains. Meilleur que l'épisode Extraction Point, et ce pour plusieurs raisons, j'ai retrouvé avec une certaine délectation toute la magie de cet FPS Horror. Très proche d'un Silent Hill dans son exposition de l'étrange, du malsain et de la mutilation, F.E.A.R est un jeu qui fascine autant qu'il glace d'effroi. Si Perseus Mandate n'apporte que peu de nouveautés, malgré tout il perpétue avec brio les violentes sensations de l'opus original.



Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir

Dans cet épisode,
La trame est certes légère mais elle reste bien meilleure que lors du Extraction Point
on n’incarne plus le héros de F.E.A.R et d'Extraction Point, mais un autre éclaireur (lui aussi sans nom et aphone), celui de l'équipe de reconnaissance 2. Le scénario est parallèle aux 2 épisodes cités puisqu'il prend place au milieu de F.E.A.R pour se finir après celui d'Extraction Point. Le type de narration reste identique, à savoir basée sur le moteur graphique afin de favoriser l'immersion et qu'il n'y ait pas de cassure entre le jeu et les vidéos. Un peu plus long qu'Extraction Point (7 à 8h contre seulement 5 heures précédemment), étant donné le titre de cet add-on, on en apprendra plus sur le Projet Perseus. Perseus est directement lié à un dessein plus gros, le Projet Origin et le résultat est... Paxton Fettel lui-même. Toutefois le scénario reste très classique pour la série puisque la trame ne s'aventure guère loin de ce qu'on connaît déjà, à la fois dans les événements et les lieux visités. C'est un peu dommage qu'une fois encore on nous en offre si peu, mais Perseus Mandate est déjà bien plus développé qu'un Extraction Point misérable sur ce chapitre-là. Cet add-on signe aussi le retour de quelques PC portables utiles et de quelques répondeurs pas bien fournis, mais c'est toujours mieux que rien. Enfin cet épisode va encore plus loin dans ses délires psycho : on ne poursuit plus Fettel mais Gavin Morrison ainsi que de nouveaux venus, appelés les Profanateurs. Le plus intéressant dans tout ça, c'est d'apprendre qu'un Sénateur est mouillé mais on n'en saura peu que sur le sujet (comme quoi les magouilles d'Armacham ont sans doute été commanditées par l'Etat). Affaire à suivre...



Jouabilité & Gameplay

Lorsque vous aurez
Malgré son âge, le gameplay ne vieillit pas et les nouvelles armes sont explosives
fini l'aventure, 3 niveaux se débloqueront. Des niveaux purement action, placés dans des lieux communs du jeu et qui sont là en guise de bonus, de cerise sur le gâteau. Car dans ces levels, il n'y a pas de scénario mais une action non-stop où la destruction massive et l'abattage d'ennemis est votre seul et jouissif but. Au rang des nouveautés, on récupère le contenu d'Extraction Point (ouverture de porte avec un coup de latte, le slide et des drones mitrailleurs bien sympas, etc...) et on ajoute encore de nouvelles armes : canon éclair, un nouveau fusil d'assaut et un lance-grenades. Autant dire que TimeGate n'a pas chômé car en 2 épisodes c'est pas moins de 6 nouvelles armes auxquelles on a droit. Après ça, Perseus Mandate reste dans l'axe de ces prédécesseurs. Certains se diront "quoi de plus normal pour un add-on", d'autres rétorqueront qu'on a l'impression de jouer au même jeu pour la 3e fois puisque les 3 titres se ressemblent comme 2 gouttes d'eau et que le scénario n'avance que trop peu. On retrouve aussi le "syndrome Silent Hill" qui sévit depuis le premier opus à savoir qu'on a toujours des dizaines de portes fermées qu'on ne peut désespéremment pas ouvrir (pas même à la grenade) et des placards qu'on est toujours pas foutus de fouiller. Même si une pièce vide ne sert à rien, ça rallonge la durée de vie du fait de fouiller les lieux, ça casse un peu la linéarité. Car Perseus Mandate offre toujours une aventure cloisonnée, le jeu est hyper scripté, linéaire et vos collègues sont toujours capables de pousser un meuble, d'ouvrir une porte mais pas vous. C'est quoi ce héros, un manche ? Mais ce qui m'a le plus choqué, c'est de pouvoir récupérer un fusil à pompe posé sur un bureau, à travers une vitre intacte ! Si ce genre de bugs étaient pardonnables en 2005 à la sortie du premier épisode, en 2007 lors d'une deuxième suite, je dis non ! Bon ceci dit, F.E.A.R reste F.E.A.R, à savoir un très bon jeu d'action où l'IA ennemie est assez recherchée. Mais encore une fois, j'ai des trucs à redire comme cette faculté inhumaine de nous détecter alors que c'est impossible. A croire qu'on ne change pas une équipe qui gagne. En parlant d'ennemis, on a encore quelques nouveautés, en la présence des Profanateurs (qui n'appartiennent ni à l'ATC ni aux forces Replica) et les ombres fantomatiques (flippantes à souhait). En conclusion, jouer à Perseus Mandate c'est avant tout chercher à retrouver une action grisante tant elle explose de violence, le fait de ralentir le temps (SlowMo) est toujours aussi excellent et salvateur, l'alternance frisson/action est toujours de mise (et c'est tant mieux) et malgré son âge, le gameplay ne vieillit pas.



L'image

Au rang des nouveautés,
Techniquement, Perseus Mandate est le plus réussi des 3 épisodes
nous l'avons vu, il y a 2 nouveaux ennemis et si le jeu se la joue très basique dans la première moitié de l'aventure, dans la seconde il essaiera de se diversifier un peu plus. J'entends par là qu'au début on traversera des labos, des bureaux, des égouts, des parkings et que par la suite, on aura un peu de neuf avec les ruines d'un ancien métro (particulièrement glauque) ou les labos hi-tech d'Armacham. Et dans ce dernier, étant donné les tons un peu sépia des couleurs et l'ambiance hi-tech des décors, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Alpha Prime (évidemment en mieux fait, faut pas déconner non plus :). On retrouve donc tout ce qui fait le charme du puissant moteur Lithtech Jupiter Extended à savoir une gestion de la physique excellente, des particules étonnamment réalistes, une belle dégradation des locaux suite à nos tirs et un éclairage de folie ! Malheureusement on retrouve aussi les défauts d'un moteur qui a déjà 2 ans et qui n'a jamais été mis à jour : encore quelques sprites taillés à serpe, d'anciens véhicules hideux, bien cubiques comme il faut (quand je dis hideux, c'est que j'ai été choqué de voir ça, on croirait voir des bagnoles sorties du vieux Die Hard de 2002 !). Il y a aussi 2 nouveaux types de véhicules (Police, ATC) qui pour leur part sont un peu mieux fait. Autres détails : une fois blessés les ennemis traînent la patte, on sent qu'ils souffrent (une belle nouveauté). Je ne l'ai pas spécifié lors du test d'Extraction Point mais TimeGate a aussi réglé un petit problème de conception avec une descente des échelles fluide, et non saccadée comme précédemment (oui ce n'est un détail mais je tenais à le souligner). Enfin, les nouvelles textures sont un peu plus détaillées, les graphismes ont légèrement pris du galon. Evidemment si on compare Perseus Mandate aux gros FPS de la même période, comme Crysis ou Call of Duty 4 alors c'est sûr, le vieux moteur de Monolith prend une sacrée gifle. N'empêche que ça reste suffisamment beau pour être apprécié à sa juste valeur, notamment grâce à des décors toujours plus destructibles (même si ça reste scripté, avec par exemple l'utilisation des grenades, ça reste quand même très convainquant) et une gestion des particules toujours aussi bluffante.




Pour les curieux, j'ai évidemment passé mon PC au benchmark intégré. Avec mon ancienne carte vidéo (GeForce 7900GS - 256 Mo de VRAM) et en jouant en 1024x768 (tous les détails à fond) j'ai eu un résultat 36 images/sec en moyenne. Aujourd'hui avec ma nouvelle carte (GeForce 8800GT - 512 Mo de VRAM) en jouant en 1280x1024 (tous les détails à fond aussi) j'ai eu la satisfaction d'obtenir un rendu de 60 images/sec en moyenne. D'accord ce n'est pas faramineux mais c'est aussi à cause du noyau CPU/RAM (à base d'Athlon 64 X2 3800+) qui montre ses limites. Ceci dit, obtenir de meilleurs résultats après avoir augmenté la résolution, c'est bien la preuve que changer de carte vidéo apporte un vrai plus en terme de performances...



Le son

Même jeu,
Encore une fois, la qualité du son est indéniable
mêmes sons ! Ainsi on retrouve la même atmosphère, bien lourde comme il faut et j'ai la nette impression qu'il y a moins de passage à vide, la musique étant plus présente depuis Extraction Point. Encore que, ce ne sont pas vraiment des musiques mais plutôt des vagues, des bruits, des cris... tout pour nous mettre une ambiance bien chargée comme on aime. Car il est vrai que niveau pétage de plombs, TimeGate s'est lâché et F.E.A.R n'a plus rien à envier à Silent Hill, croyez-moi. Entre ses visions d'épouvantes et des scènes cauchemardesques, la descente aux Enfers... il connaît. On retrouve aussi la même base de données que dans les opus précédents. Comprenez par là qu'on entendra les mêmes répliques et que les bruitages sont restés identiques. En un sens ce n'est pas un mal, le tout étant d'un très bon niveau mais une fois encore le mixage est parfois mal dosé. Question doublage, on retrouve quelques voix bien connues du milieu, notamment celle de Patrick Bethune (Jack Bauer de 24h Chrono) ou encore celle d'Antoine Tomé (le supérieur de Sam Fisher dans Splinter Cell). Comme dans tout jeu, il subsiste quelques errances de phrasé (notamment des intonations qui ne vont pas avec les gestes) mais globalement c'est du bon travail notamment avec des Profanateurs qui ont une voix très "Dark Vador" (j'adore !). Seuls menus problèmes, il n'est pas rare d'avoir des communications qui ne passent pas par le filtre adéquat (comme si l'interlocuteur était à côté de nous, et non à l'autre bout de la ville) et notre chef n'a pas la même voix que dans F.E.A.R et Extraction Point, parfois le doubleur change d'une phrase à l'autre (?). Ça fait tâche. Finalement c'est bien peu et comme pour l'image, F.E.A.R ne change pas et le son est toujours une donnée technique qui vieillit bien.



Note générale

Meilleur qu'Extraction Point, je crois que c'est un bon résumé de ce second add-on de l'excellent F.E.A.R. D'ailleurs, on n'est pas vraiment obligé de connaître Extraction Point pour bien comprendre le scénario de celui-ci, qui reste à cheval sur les 2 aventures. On retrouve donc un jeu classique, à savoir que le son et surtout l'image, n'ont que très peu évolués (pour le moteur graphique, c'est un peu dommage). Mais ça reste tout de même impressionnant d'efficacité et globalement beau, bien qu'on traversera toujours et encore les mêmes décors dans la première moitié de l'aventure (dans la seconde, on nous fera l'honneur de diversifier un peu tout ça). Dommage qu'une fois de plus 90% des décors soient intérieurs. Au rang des nouveautés, les Profanateurs sont des ennemis extrêmement agiles et résistants, et les 3 nouvelles armes sont sympas. Si le scénario est un peu léger et qu'on a l'impression de jouer pour la 3e fois au même jeu, ce titre-là est tellement bon qu'on en redemande. Perseus Mandate est donc un excellent add-on, stand alone qui plus est (il fonctionne seul) et qui malheureusement pour lui, souffre d'une période des fêtes hyper chargée en excellents FPS (Bioshock, Crysis, Call of Duty 4…). On passera donc 8h très sympas à défourailler comme un malade des hordes d'ennemis acharnés dans des couloirs imposés (et dire qu'on a tous critiqués DOOM 3) mais on ne vivra finalement presque rien d'exceptionnel. Car Perseus Mandate reprend la formule enrichie d'Extraction Point, TimeGate oblige, et personnellement il me tarde la sortie du Project Origin pour que la licence avance enfin...



Les -

  • Ça manque de révélations juteuses...
  • Toujours trop de décors intérieur
  • Pas assez varié


  • Les +

  • Les effets sont toujours aussi saisissants !
  • Durée de vie correcte pour le prix
  • Scénario intéressant par moment
  • Ça reste du FEAR pur souche !!
  • Stand alone


  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2008 (mise à jour : janvier 2022)