F.E.A.R 3 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2011
Développeur : Day 1 Studios
Editeur : Warner Interactive
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR/US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Despair Engine
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en coop' / 4 joueurs online

Abréviation : FEAR 3
Titre alternatif : F.E.A.R. 3
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 1 Million (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2.66Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (GeForce 9800GTX / ATI 5750HD)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 2Go DDR3 (1333Mhz)
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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F.3.A.R.

F.E.A.R. 3



Ca fait un bon moment
Le scénario est assez tiré par les cheveux et du jour au lendemain, les 2 frères ennemis font copain-copain
qu'on attend tous, nous les fans de F.E.A.R, que sorte enfin le 3e épisode. Il faut dire que le second opus (Project Origin) avait su "encore" nous faire flipper même si la direction prise par la série, fut largement critiqué. Pour cette suite, le talentueux développeur américain Monolith, a laissé sa place à Day 1 Studios, qu'on connait déjà pour avoir réalisé le portage du premier F.E.A.R et de F.E.A.R Files sur Xbox 360, ainsi que pour le développement à part entière de Fracture, un TPS sympa mais loin d'être un hit tout puissant. Bref, si on est en droit de se demander ce que fout Monolith depuis 2009 (puisque depuis la sortie de F.E.A.R 2, ils se font très discrets), créditer un petit studio pour développer un gros jeu, n'est jamais la meilleure façon de distribuer ses cartes. Malgré tout et en faisant fi du scepticisme de bien des joueurs, j'ai essayé d'être impartial et objectif (et ce, même si je suis un fan de la licence). Car il faut bien le reconnaitre, si en 2004 le trio infernal Far Cry/DOOM 3/Half-Life² aura fait tourner des têtes, ce n'est ensuite qu'en 2007 que le secteur du FPS aura connu une telle année faste avec la sortie cette fois de Crysis/Call of Duty 4/Bioshock/Orange Box. Et entre les 2, il faut être clair, seul F.E.A.R s'est largement démarqué. D'ailleurs on peut dire de lui qu'il aura frappé les esprits, tant la mise en scène était délicieusement flippante et l'action rondement menée. Du grand Monolith, comme on en a plus vu depuis. C'est ainsi qu'après un F.E.A.R 2 bon mais un peu loin des attentes, la licence refait surface et tente de nous en apprendre plus sur Alma et sa grossesse quelque peu volée. Bon déjà niveau scénario, je trouve que beaucoup de détails clochent. On retrouve Point Man et Paxton Fettel, l'un enfermé en prison (alors que je vous le rappelle, il était flic et on l'a laissé en parfaite santé sur le toit d'un immeuble) et l'autre plus ou moins vivant alors qu'il a pris un "one shot" entre les 2 yeux. Bon déjà moi le nom de Point Man me chiffonne. Il n'est écrit nulle part que le héros du premier opus s'appelle comme ça et voilà que tout d'un coup, il a un nom et un visage. Et puis entre nous, Point Man… c'est quoi ce nom complètement bidon ?


Bon passons,
Jouer Point Man c'est retrouver le gameplay de l'époque avec son excellent SlowMo
les 2 frérots sont désormais ami-ami et vont s'entraider pour, avant toute chose, s'évader de la prison. Là aussi, y'a des détails qui me tracassent. Bon ok, lors du minable Reborn (le DLC de F.E.A.R 2), on sort Fettel de son enclos et le bougre s'est visiblement empressé de rejoindre son frère. Mais en toute honnêteté, si mon frère me colle une balle dans la tête, il y a peu de chance que je lui pardonne… même si je reviens d'outre tombe. Enfin, ce qui m'agace un tantinet, c'est que Fettel n'a plus du tout la même gueule (ni la même voix) qu'autrefois. Si vous enchainez les 3 jeux à la suite, ce détail va vous surprendre, comme si Day 1 Studios n'était pas foutu de reprendre le design originel. Si le jeu démarre dans un flou scénaristique comme j'en ai vu peu, sorte de romance abracadabrante parce que les développeurs n'ont pas été fichus de nous tomber un truc potable, on subira un développement du scénario à 2 vitesses. En effet d'un côté nous avons quelques cut-scènes en 3D et d'un autre nous avons des vidéos en images de synthèses, d'une qualité pas géniale pour un jeu de 2011. Mais ce qui va vous choquer le plus, c'est que justement certaines de ces vidéos-là sont uniquement sous-titrées alors que le reste du jeu est entièrement traduit. Qu'est ce qui s'est passé, le jeu est sorti à la hâte, ils n'ont pas eu le temps de finir le doublage ou c'est juste "un effet de style" ? Dans tous les cas, ils auraient mieux fait de choisir car cette bivalence est simplement moche. Derniers points de ce chapitre haut en reproches assez justifiés, le scénario est une fois de plus décevant et le fait que John Carpenter (monsieur je réalise un bon film puis une grosse daube, puis un bon film puis une grosse daube…) soit crédité, n'apporte strictement rien au jeu. Il parait que c'est lui qui a supervisé la mise en scène et les cinématiques, mais pour faire ça, ce n'était pas la peine de faire le déplacement. Bon après je suis franc, les derniers instants sont assez sympas, on en apprendra plus sur le passif des personnages et ce 3e opus clôture plus ou moins la trilogie débutée 6 ans plus tôt. C'est assez sympa (surtout si on connait la trame de fond), même si on regrette un peu qu'une large porte soit restée entrouverte, histoire de nous pondre des suites si besoin est. Bref, fan ou pas fan, on trouvera quand même la réunion des 2 frères (autrefois ennemis) assez bizarre et dont l'union se torpille en un coup de baguette magique.


Bon ok
Jouer Fettel c'est avoir un gameplay complémentaire et totalement original
il faut bien faire un jeu et c'est cette réunion familiale qui va justifier le mode coopération. En solo, on joue Point Man et chaque level terminé pourra être re-parcouru avec Fettel. Evidemment, la grosse nouveauté de cette séquelle c'est le coop', un jeu en duo de plus en plus à la mode mais qui devient un peu envahissant. Resident Evil 5, Lost Planet 2, Left 4 Dead, Rainbow Six VEGAS, Kane & Lynch et maintenant F.E.A.R 3 (pour ne citer que ceux là bien entendu), le coop' reste une bonne initiative en soi mais devient de plus en plus imposé et bride de plus en plus les modes solos, comme si tout le monde prenait son pied à jouer à plusieurs. Décidément les développeurs ont encore beaucoup à apprendre. Reste que jouer avec Point Man est classique de chez classique. On ne porte que 2 armes (en plus le jeu s'amuse avec nos nerfs puisqu'entre 2 niveau, on perd ses armes et grenades, C'EST DEBILE raaaahhhggg !!!) et hormis le SlowMo (vous savez, cette fonction bien sympa qui permet de ralentir le temps) et une mise à couvert largement dispensable, il n'y a pas grande chose de neuf. Ah si peut-être ces cadavres qu'on déniche un peu partout et qui une fois "aspirés" nous rapportent des points de connexion avec Alma. En résulte des upgrades de nos compétences mais là encore, le principe est mal fichu. Au lieu d'avoir le choix de ce qu'on veut booster, on nous l'impose et boum! d'une bonne idée on passe à une idée à chier. Après comme je le disais, c'est ultra classique. On évolue dans des couloirs étroits, il n'y a aucun raccourci et presque rien à chiner, bref on avance tout droit sans trop chercher à comprendre. Après je le reconnais, le jeu est assez facile puisque le mode easy porte bien son nom (à part un boss qui va vous mettre les nerfs sur le dernier tiers de l'aventure). Plus original cette fois, jouer Paxton Fettel sera l'occasion de se frotter à un gameplay totalement différent.


En effet le bougre
Les graphismes ne sont pas moches, au contraire, c'est juste que nos attentes étaient plus élevées
se présente sous une forme plus éthérée et il n'a pas d'arme. Son truc à lui c'est les pouvoirs psychiques comme la télékinésie ou encore le fait de prendre le contrôle d'un ennemi et ainsi de profiter de ses armes. Si refaire le solo avec lui n'a aucun intérêt, au moins les 2 frères sont complémentaires, ce qui pimente le mode coop'. Maintenant je regrette vraiment qu'on ne nous laisse pas le choix du personnage pour chaque level : après tout pourquoi nous imposer Point Man si jouer Fettel mène au même résultat… je vous le demande. Entre autre chose qui finissent par énerver et qui semblent totalement absurde de nos jours, les portes se referment souvent derrière nous (comme ça on ne rebrousse pas chemin pour aller chercher des munitions par exemple), on peut ouvrir certaines portes mais il nous est impossible d'en ouvrir/défoncer d'autres, il n'y a définitivement plus aucun document à trouver (alors que les PCs, les téléphones/répondeurs et autres papiers volants abondent), on pestera quelques fois contre des ennemis qui abusent des grenades, d'ailleurs l'IA est loin des exploits d'autrefois puisque la plupart des ennemis nous foncent bêtement dessus (bon ok la milice d'Armacham est un peu subtile mais rien de vraiment probant) et les armes ont une puissance tout à fait aléatoire (notamment le fusil à pompe qui se permet d'arracher quelques membres ou à contrario d'à peine toucher l'ennemi alors qu'on est à bout portant). Sur un point purement graphique, il est clair que le premier F.E.A.R n'avait pas spécialement fait date mais difficile d'en dire autant de sa suite. F.E.A.R 2 était bien plus beau et a marqué le coup avec un moteur plus performant et des graphismes largement plus détaillés. Maintenant il faut être clair, question de licence ou simplement de maitrise, Day 1 Studios n'a pas repris le très bon moteur Lithtech Jupiter EX de Monolith mais ont utilisé leur Despair Engine, le middleware qui a sévi dans Fracture. Le résultat est moins catastrophique que je pensais puisque le jeu est loin d'être moche et qu'il tourne quand même assez bien. Mais il me sera difficile de m'extasier sur un rendu graphique tout juste dans les normes, aux textures parfois bien moches, aux animations pas toujours fluides et à l'ambiance quelque peu tronquée. En effet, au lieu de réellement poser l'ambiance, de chercher à nous faire flipper, le développeur a sévèrement tapé dans le gore.


Parfois on démembre
Les passages effrayants sont trop rares et Alma se fait bien discrète. Tombant excessivement dans le gore, F.E.A.R. ne fait plus du tout peur
nos adversaires dans une pluie de sang, les décors sont souvent crades, on retrouve quelques rituels assez étranges mais ne vous attendez pas à avoir peur. Il est vrai que certains passages sont bien étudiés pour ça mais malheureusement, l'implantation du scoring et une action nettement plus soutenue qu'autrefois, font qu'on ne sera jamais vraiment sous tension. Et dire que c'est ça qu'on espérait le plus… Pour en revenir à notre aspect graphique, il est clair que Day 1 Studios n'est pas un grand maitre en la matière et leur moteur maison commence à sérieusement montrer ses faiblesses faisant de F.E.A.R 3 un jeu moins beau que le 2. Après je ne crache pas dans la soupe, le résultat global n'est pas si mal, le moteur est fluide… en bref ça suffit amplement. Enfin comme c'est souvent le cas, on termine cette analyse par le son et vous vous en doutez bien, ici aussi il y a de quoi dire. Je commencerai par des musiques pas géniales qui ne chargent pas l'atmosphère comme on l'aurait aimé, en plus d'être franchement déséquilibrées. D'ailleurs les volumes sont dissymétriques mais fort heureusement, un petit tour dans les options permettra de régler ça. Dans l'ensemble les bruitages ne sont pas mauvais. Les armes donnent assez bien le change, même si on les aurait aimé plus véloces. Enfin le doublage est moyen… la plupart du temps. Les ennemis ont tendance à débiter toujours les mêmes âneries et les protagonistes principaux ne sont pas toujours dans la peau de leur personnage. Mais ce qui m'a le plus affligé, c'est que les gars d'Armacham sont principalement doublés par Xavier Fagnon, qui est de plus en plus présent sur notre secteur ludique. Tout ça pour dire que sa voix, on l'entend vraiment trop souvent et clone ou pas clone, le résultat est un peu à côté de la plaque. Après bien sûr ce con de Point Man est toujours aussi aphone (ce qui est sobrement ridicule) et si Fettel a plus de verve, autant vous prévenir que son jeu d'acteur est assez médiocre.



Dire que F.E.A.R 3 Note
est un mauvais jeu est une ineptie... cependant on dira de lui que c'est uniquement un "bon petit jeu". Un titre qui a le bon gout de sortir à un moment creux (en plein été), pile au moment où on n'a rien à se mettre sous la dent. Après c'est vrai qu'il fait un peu pâle-figure face à un Crysis 2 ou un Portal 2 nettement plus aboutis en terme technique ou de maitrise de leurs univers. Mais à titre comparatif, il surclasse largement les Duke Nukem Forever et autre BRINK. Il n'empêche que F.E.A.R 3 comporte son lot de déceptions. En premier lieu on trouvera le scénario bien trop léger par rapport à l'énorme background de la série, Alma n'a jamais eu un rôle aussi effacé (ses apparitions sont loin d'être flippantes), les vidéos sont totalement désynchronisées (c'est affligeant de voir ça en 2011) et le nouveau copinage des 2 frères est un peu abracadabrant. Après c'est vrai qu'il est sympa de savoir enfin à quoi ressemble Point Man, il est sympa de pouvoir encore contrôler des méchas, le SlowMo rend bien service par moment et jouer Fettel apporte son lot de viande fraiche. Mais plusieurs regrets viennent plomber une expérience à l'origine réussie, par exemple en nous imposant de jouer Point Man en solo, nous imposer des upgrades automatiques là où un dispatch des points acquis (cette fois plus axé RPG) aurait donné tout son sens à la recherche des âmes perdues et puis dans tout ça, malheureusement il n'y a rien de vraiment neuf. La vraie formule F.E.A.R s'est perdue avec le temps. Autrefois il portait admirablement bien son nom (fear = peur) et aujourd'hui, entre son coop, son scoring et son action un peu trop prononcée et au détriment de l'ambiance, et bien on se retrouve avec une suite qui a perdue de son gout originel là où il était justement possible de briller. Malgré tout, F.E.A.R 3 reste un bon jeu, pas une aventure mémorable, pas un grand hit qui traversera le temps aussi aisément qu'un Call of Duty, mais un FPS honnête qu'on prendra plaisir à jouer. En clair il n'est pas aussi mauvais qu'on le prétend et personnellement, malgré mes railleries, je me suis bien amusé avec...



Les -

  • Y'a un boss qui va vous en faire baver !
  • Désynchro totale des vidéos
  • Jouabilité imprécise au pad
  • Mise en scène dépassée
  • Scénario abracadabrant
  • Plus gore que flippant
  • Le doublage...
  • Les +

  • Fettel et le coop' sont des plus
  • C'est graphiquement pas vilain
  • Enfin l'épilogue à la trilogie !
  • Le sacro-saint SlowMo !
  • Les méchas


  • Video test



    Test réalisé par iiYama

    septembre 2011 (mise à jour : mai 2012)