Duke Nukem Forever (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2011
Développeurs : 3D Realms - Triptych Games - Pirahna Games - Gearbox Software
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : FR/US
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Unreal Engine III
Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Abréviation : DNF
Titre alternatif : Duke Nukem 3D II
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 2 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (GeForce 8800GT / Radeon HD 3850)
AUTRE : connexion Internet obligatoire (Steam)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 2Go DDR3 (1333Mhz)
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Duke Nukem

Forever



Définition
Le scénario est bidon et mal mis en scène
de l'arlésienne dans notre secteur ludique : "jeu vidéo dont le développement s'éternise et dont les informations sont trop rares - synonyme : vaporware - exemple le plus probant : Duke Nukem Forever". C'est un fait, tout le monde en parle comme la plus grosse déception de tous les temps mais c'est un fait, le Duke nouveau est enfin là, 15 ans après un Duke Nukem 3D qui nous aura à tous laissé d'impérissables souvenirs. Si on revient en arrière, Duke Nukem est né en 1991, dans un jeu de plate-formes/action en 2D. 2 ans plus tard, avec Duke Nukem II, Apogee Software persiste et signe. Mais c'est en fin de cette même année qu'une révolution née : le premier DOOM d'id Software. C'est alors qu'Apogee laisse place à 3D Realms, qui sortira 3 ans plus tard, le très grand Duke Nukem 3D. Reprenant la formule DOOM en l'améliorant et en y ajoutant un côté irrévérencieux, le "3" de "3D" signe bien un 3e épisode fulgurant qui marquera à jamais les joueurs. Ce dernier se terminait sur une célèbre phrase (look for a Duke Nukem 3D sequel soon) qui laissait entendre que la suite de ces aventures ne devraient pas trop tarder. Annoncé officiellement en 1997, cette suite devait laisser tomber son vieux moteur (le Build Engine) pour être développé sous id Tech 2, le puissant middleware de Quake et Quake II, qui permettait d'avoir des sprites en forme pleine (et non des bitmaps 2D) mais aussi et surtout, des textures détaillées. Premier coup de théâtre, en 1998 3D Realms laisse tomber l'id Tech 2 pour l'Unreal Engine, le puissant moteur d'Epic Games. De là c'est un peu la descente aux Enfers pour ce développeur à la réputation fulgurante (passé au rang de culte en un seul jeu !), avec entre autre un développement chaotique et une communication quasi nulle. Les fans de Duke commençaient déjà à être inquiets. Pourtant le jeu est présenté à l'E3 2001 et il semblait bien parti. L'espoir reprend ses droits mais en 2002 nouveau coup de théâtre : pour une raison obscure, le jeu repart encore une fois de zéro (de toute façon, l'Unreal Engine était déjà dépassé). Si en 2004 une lueur d'espoir renait timidement avec l'annonce de l'utilisation d'un nouveau (et performant) moteur physique, le Meqon, on n'entendra plus parler du projet avant 2007. Entre temps, 3D Realms sort le très bon PREY, autre vaporware du développeur (annoncé au milieu des années 1990, puis confié à Human Head Studios en 2001), on pensait tous que la sortie de ce jeu original, allait redonner un coup de pouce à un Duke Nukem Forever décidemment très doué pour jouer avec les nerfs de ses fans. Car 10 ans après son annonce, le jeu est encore très loin de voir le jour. Fin 2007, un nouveau teaser est lancé sur le Net et en septembre 2008, Duke Nukem 3D est adapté sur Xbox 360 (via le Xbox Live Arcade). En somme, le développeur prend apparemment un malin-plaisir à rallumer une flamme que le temps éteint à chaque fois. Malgré tout, l'annonce comme quoi le jeu semblerait fonctionner sous un Unreal Engine 2.5 modifié (un peu comme Bioshock) donne encore un peu d'espoir à des joueurs qui attendent depuis trop longtemps déjà.


Nouvelles pièces
Le sexe et la vulgarité, avec Duke Nukem on connait bien et je dirai même que quelque part on aime ça. Mais avec Forever, ça atteint des extrêmes inutiles
au dossier, en mai 2009 Take 2 met en demeure le studio et entre en procès pour un jeu qui n'avance pas. Légitimement, nous aussi on se demandait ce que foutait 3D Realms. Il ne faut pas 10 ans pour développer un FPS, même lorsqu'on a 2 mains gauches ou une équipe de développeurs incompétents. Pourtant 3 Realms gagne le procès mais ça n'empêchera pas le studio d'abandonner Duke Nukem Forever. Sauvé des eaux in extrémis, le développement est finalement repris en 2010, par Gearbox Software Interactive (fondé par Randy Pitchford, un ex de 3D Realms justement). Avant d'en arriver là, la licence Duke Nukem n'aura pas beaucoup brillée. A part les adaptations de la version 3D (Duke Nukem sur PSX, Duke Nukem 64 sur Nintendo 64), le studio aura sorti divers spin-off, au mieux sympathiques au pire minables à souhait : Time to Kill (PlayStation), Land of the Babes (PlayStation), Zero Hour (Nintendo 64), Duke Nukem Advance (Game Boy Advance), Manhattan Project (PC)… bref rien de spécialement probant. Même s'ils étaient développés par des studios tiers, tout le monde a reproché à 3D Realms de ne pas se concentrer suffisamment sur son jeu principal et d'essayer de profiter de sa licence forte, via des jeux indignes de ses premiers succès. Aout 2010, Gearbox Software (responsable dernièrement de Borderlands et de la série Brothers in Arms) confirme qu'il va bel et bien terminer le travail d'un 3D Realms visiblement incapable de s'en sortir. Eux-mêmes qui n'auront brillé qu'avec quelques jeux (Half-Life : Opposing Force, l'adaptation PC d'Halo ou le co-développement de Counter-Strike avec VALVe) et qui nous fait encore saliver d'impatience avec l'annonce de leur Aliens : Colonial Marines, qui semblent bien décider à offrir aux fans qui crèvent la bouche ouverte depuis plus de 10 ans, ce qu'ils attendent, la sortie du jeu ! 10 juin 2011, Duke Nukem Forever sort enfin, après un éreintant feuilleton qui a aura vu se succéder les développeurs, les moteurs graphiques et les bribes d'infos lâchées au compte-gouttes. 15 ans après Duke Nukem 3D, que peut-on espérer de ce titre là ? Car on le sait, un jeu dont le développement est trop long, n'est jamais bon signe. Il existe des tas d'exemples et si certains s'en sortent avec les honneurs, au minimum ce sont les graphismes et le gameplay qui semblent dépassés par les événements. Car depuis 1996, le petit monde du FPS a déjà vécu quelques révolutions de plus : Half-Life et Unreal en 1998, Quake II en 1999, Soldier of Fortune, Perfect Dark, Medal of Honor et No One Lives Forever en 2000, Aliens vs Predator 2 en 2001, Halo : Combat Evolved en 2002, Call of Duty en 2003, Far Cry, DOOM 3 et Half-Life² en 2004, F.E.A.R en 2005, Ghost Recon Advanced Warfighter et Rainbow Six VEGAS en 2007, Portal/The Orange Box, Call of Duty 4, Crysis, Bioshock, Halo 3 les années suivantes… Les FPS ont évolués, ils se sont consolisés, casualisés, ouverts au public plutôt que de rester à cette niche de fragueurs autrefois réservé aux PCs.


Alors je sais,
Le gameplay n'a rien d'extra-ordinaire et de nouvelles armes n'auraient pas fait de mal
rien qu'à ce stade là, il y a de quoi faire un article à lui tout seul, mais à présent, maintenant que nous avons remonté le passé (et encore je n'ai pas été exhaustif, sinon on y serait encore !), parlons de Duke Nukem Forever. On l'aura attendu si longtemps, que j'avoue avoir eu peur de lancer le jeu… Et je crois que mes craintes étaient fondées. La première chose à savoir, c'est qu'on parle beaucoup de 3D Realms et de Gearbox, mais duke Nukem Forever a aussi été développé par Triptych Games et Pirahna Games. Ces 2 développeurs additionnels sont notamment derrière le mode multi-joueurs (qui troque les drapeaux pour des babes dans le CTF, c'est marrant) et les portages sur consoles PS3 et Xbox 360. Bien, commençons par le commencement. Le jeu débute quasiment direct par l'affrontement contre le dernier boss de l'Atomik Edition (l'add-on de Duke Nukem 3D). Une belle remise en ambiance, pour un combat très facile. En réalité, nous sommes 12 ans après que Duke Nukem ait sauvé la Terre de l'envahisseur alien. Le bougre se faisait un bon petit jeu vidéo, et pendant que lui jouait du stick analogique avec son pad, les jumelles s'occupaient de son stick perso. Les aliens n'ont pas quittés la Terre et l'entente se passe bien… pour l'instant. Le monde entier voue un véritable culte au bonhomme, qui en a profité en engranger un max d'argent, avoir tout un tas de groupies qui ne rêvent que de se faire *biiip* par son golden membre, et il possède également des burger-restaurants, des bars, etc. Bref, le gars a profité de sa notoriété. Mais voilà que les aliens se mettent à déconner. Décidément, tout comme les êtres humains ils ont la mémoire courte. S'en suit un jeu au scénario bien évidé et prétexte à une grosse boucherie "à l'américaine". Car Duke est l'archétype de l'amerloque de base. Vantard, menton carré avec fossette, la gâchette facile et un poids chiche à la place du cerveau. Résultat il ne pense qu'aux femmes, tire et pose les questions après. Niveau mise en scène, c'est la première claque. On commence par une intro qui a le bon gout de résumer toute la carrière de Duke. Si cette vidéo est moche au possible, au moins elle est marrante. Non le problème c'est l'absence de réelles cut-scènes, du coup à l'image d'un Half-Life vieillissant, on voit tout des yeux du héros et c'est loin d'être la formule idéale (sans parler de ce scénario creux comme un canyon de l'Utah). Fonctionnant sous Unreal Engine III, le jeu n'est pas dépassé de 10 ans comme certains disent. Il ne faut pas abuser non plus. Mais ce qui a le plus vieilli dans tout l'aspect graphique, c'est bien les modélisations humaines. Moches et aux mouvements robotisées, il est clair que le jeu accuse au moins 5 ans de retard. Pour être franc, ça serait bien passé s'il était sorti en même temps que la Xbox 360 (fin 2005). Après tout des jeux comme King Kong ou Far Cry Instinct ne font guère mieux, c'était le standard à l'époque.


Or ici
Les ballades en voiture sont longues et loin d'être palpitantes
nous parlons d'un jeu de 2011 et on a de suite plus de mal à accepter ce rendu. Le moteur d'Epic n'y change rien : c'est anguleux, les animations sont ridicules, les filles sont raides comme des piquets, bref seuls les décors et les ennemis donnent un peu le change. Bon c'est pas moche non plus, quelques petits détails sont sympas (quelques éléments destructibles, corps persistants) mais il est clair que depuis l'énorme bon technologique qu'ont opérés les FPS en 2007, forcément ça met un sacré coup de vieux à ce brave Duke. Car si les graphismes déçoivent forcément, ce n'est pas ça qui est le plus dommageable, le plus imputable à ce titre. Si sur PC les temps de chargements sont relativement courts (une poignée de secondes), sur consoles par contre ils sont interminables. Et comme les niveaux sont très courts (en fait, un même level est morcelé en plusieurs sous-niveaux), et bien on passera beaucoup de temps devant des écrans fixes. Et le streaming, ils connaissent pas ? En réalité ce qu'on lui reproche c'est d'être "trop et pas assez" fidèle à Duke Nukem 3D. Trop fidèle car c'est un FPS de 2011 construit sur de très vieilles fondations. Des ficelles de base totalement obsolètes, certes efficaces il y a 10 ans, mais ridicules de nos jours. Par exemple Duke peut mettre un bidon d'essence dans sa poche, ou même une batterie de bulldozer sans que ça gêne. On nous fait faire de la grimpette à tout va (monter des étagères, se balader dans les conduits d'aérations, grimper diverses constructions ou véhicules), ce qui avait un certain sens dans Duke 3D mais qui désormais, semble totalement irréaliste. Plus aucun FPS ne nous fait faire ce genre d'exercice bien chiant, et c'est tant mieux ! A côté de ça, on trouve que le jeu n'est plus assez fidèle à lui-même. En effet, en lieu et place des maps autrefois ouvertes, désormais nous avons une progression hyper linéaire et scriptée. Il n'y a plus de quick-saves (ça manque pas mal à certains moments), les ennemis sont durs à tuer (personnellement je préférai le surnombre d'autrefois, c'était plus fun), il n'y a presque plus rien de judicieusement caché, le système de santé est calqué sur le modèle actuel (on a une jauge de santé qui remonte en se mettant à l'abri… d'ailleurs je trouve que Duke n'encaisse plus assez, à peine touché il chouine comme une fillette), l'aventure est morcelée en tout petits niveaux et le fin du fin, c'est qu'on ne plus porter que 2 armes. Si autrefois il pouvait mettre dans sa poche tout un arsenal, désormais on est ultra limité et même, on doit recharger (bon ça encore, c'est normal).


Entre nous,
Il est vraiment dommage que les meilleures musiques n'interviennent pas en plein jeu. Ça aurait donné du souffle à certains passages qui en avaient bien besoin
si on était poursuivi par une armada d'aliens belliqueux, je ne pense pas qu'on se limiterait à ça (3 ou 4 guns me parait plus plausible) et je ne pense pas non plus qu'une simple porte fermée, serait un problème. A croire qu'avec les années, Duke s'est affublé d'une "demi-molle", qu'il n'a plus les "corones" d'autrefois. D'ailleurs l'armement est entièrement calqué sur l'ancien arsenal. Si ça fait plaisir de revoir ces anciennes pétoires, quelques nouvelles n'auraient pas fait de mal car ça tourne un peu trop vite en rond. Pourtant, nous avons quelques nouveautés (pas toutes les bienvenues malheureusement), à commencer par ces mini-énigmes qui tentent de rendre le jeu plus subtil qu'il n'est en réalité. C'est finalement plus chiant que réjouissant. Il y a aussi ces balades en voiture (voitures téléguidées, monster trucks) longues et pas vraiment amusantes (un peu comme dans Half-Life²… mais en pire). Surtout avec ce monster truck qui nous fera le coup de la panne d'essence 3 fois de suite. Bonjour l'originalité... On peut (comme dans les FPS récents) utiliser les tourelles, on retrouve les stéroïdes (qui boostent la puissance des coups portés à mains nues) mais aussi quelques petits détails amusants. Narcissique autant qu'un être humain puisse l'être, sa jauge de santé se nomme "égo" et il est possible de gonfler l'égo de Duke de façon assez peu conventionnelle. Pisser un bon coup, s'admirer dans la glace, gagner des mini-jeux (jeux d'adresse, flipper), signer des autographes… bref de quoi se sentir viril et invincible (après quand on le voit souffler après 20m de pas coursé, ou gémir après avoir subi quelques coups ennemis, on se dit que c'est finalement du flan). Il reste quand même 2 originalités : boire une bière floute l'image mais permet de mieux encaisser les tirs ennemis et le rétrécissement est au centre de quelques passages qui ne manquent pas d'idées. Heureusement pour Duke, toute la panoplie est là : les porcoflics, les ennemis en jetpack (qui ont en plus la mauvaise idée de se téléporter… c'est chiant), pas mal de clins d'œil (celui à Halo est le plus connu), on retrouve également les mêmes boss et bien entendu, les babes.


Vulgaire jusqu'à l'os,
Les humains sont moches et très mal animés. Par contre les décors et les ennemis sont corrects
Duke rote comme un goret, se faire "aspirer le principal" à la moindre occasion, observe de la mamelle drue et fraiche, et débite autant de gros mots qu'il est possible d'en dire. Si on ajoute à ça un sérieux penchant pour le sexe, du sang et des tripes qui tachent, c'est sûr, le jeu n'a pas démérité son PEGI 18. Après il faut le reconnaitre, revoir Duke c'est retrouver un pote décomplexé et qui quelque part, ressemble à ce qu'on voudrait tous être. Allez ne vous leurrez pas, en chaque homme (hétéro) sommeille un Duke : être adulé par les femmes, quelles soient toutes mouillées rien qu'à notre vue, que les hommes nous respectent, que les gosses nous admirent, avec une grosse voix de macho, des plaquettes de chocolat à la place d'un ventre flasque, avoir sauvé plusieurs fois la planète… essayez de me dire que ce n'est pas un CV alléchant. Dernier point : si lors des chargements (ou à quelques rares passages) nous avons de bons gros morceaux de rock huileux, malheureusement en plein jeu ils seront plus rares. C'est dommage, certains passages paraissent vraiment vides et auraient bien mérités qu'un bon gros titre lui donne le souffle qui lui manque. Car c'est un fait, Duke Nukem Forever a beaucoup de mal à suivre un rythme constant. Tantôt ça explose, c'est dynamique, tantôt on s'ennuie ferme pendant plusieurs minutes. De leur côté les bruitages sont efficaces et c'est un véritable plaisir de retrouver Duke dans sa voix naturelle. Si en version française on reconnait Daniel Beretta au doublage de Duke (la voix officielle d'Arnold Schwarzenegger), Patrice Baudrier (Jacob Taylor dans Mass Effect 2) ou Patrick Borg (la voix officielle de David Boreanaz) c'est bien en VO que le jeu prend tout son sens. Oui, vous allez pouvoir marquer ce jour d'une pierre blanche, oui iiYama préfère une VO à une VF ! C'est suffisamment rare pour être souligner n'est-ce pas ? Doublé par Jon St John (comme dans Duke Nukem 3D, 15 ans auparavant) on retrouve l'intégralité des phrases cultes du père Nukem (heal to the king baby, hooouuu what a mess, it's gonna be hearts…) et ça, la VF ne pourra jamais l'égaler. C'est d'ailleurs en anglais qu'on remarque que Duke n'a rien perdu de sa verve légendaire.



Avec son développement Note
chaotique de 13 ans (un record en la matière !), le changement par au moins 3 fois de moteur graphique, son cout de développement qui doit atteindre des proportions impensables (imaginez un peu ce que coute un développement de 13 ans ?!), Duke Nukem Forever avait toutes ses chances pour se planter en beauté. On ne peut pas sortir un jeu avec 10 ans de retard et se dire qu'il va marcher. Le gameplay aura forcément vieilli et ce ne sera rien face au design, à la direction artistique qui en 10 ans, aura énormément évoluée. Et puis le titre de 3D Realms/Gearbox accuse des phases de jeux mollasses et peu passionnantes (celles en voiture, ces passages de grimpettes surréalistes), une pornographie et une vulgarité assumée certes, mais exacerbée au point qu'elle n'a plus vraiment de sens, un scénario bidon et salement mis en scène et puis un rendu graphique qui accuse malgré tout son âge. Même si son dernier moteur 3D (l'Unreal Engine III) est une bête de course sur nos machines actuelles, il n'arrive pas à compenser son retard technologique. Les modélisations humaines en particulier sont vraiment moches (aucune expressions faciales, des animations à peine digne d'une PS2 et encore), seuls les décors et les ennemis sont tout de même un cran au dessus. A part une bande-son pas mauvaise (bien que trop mal usitée, on aurait préférer des musiques en plein jeu plutôt que lors des loadings) et un énorme fan-service rendu aux adorateurs de la première heure (puisque tout ce qui a fait l'essence même de Duke Nukem 3D est réinjecté dans cette suite), ce Duke Nukem Forever ne tient pas la comparaison avec les standards actuels. Même des FPS un peu moyen comme Turok, Wolfenstein ou le dernier Medal of Honor (celui de 2010), sont déjà bien au dessus de cette production qui a souffert d'un accouchement pénible, long et sans péridurale (attention, on parle bien de réalisation, pas de fun). Alors bien sûr les gros fans qui n'attendaient que ça pour se remettre à vivre et sortir voir le soleil, vont gueuler qu'on n'est pas objectifs, que le jeu est meilleur qu'on le dit. C'est pas tout à fait faux non plus mais il faut alors le comparer aux FPS sortis entre 2004 et 2006 pour lui trouver des arguments de clémence. Et je parle bien "d'arguments" car Duke Nukem Forever ne serait pas un hit pour autant, tout juste serait-on moins dur avec lui. Car je suis le premier à véritablement aduler Duke Nukem 3D et personnellement, ça doit bien faire 5 ans que j'espère voir sortir cette séquelle. Mais à la vue du résultat, je crois qu'il aurait mieux fait rester au stade de fantasme, de sujet qui fait sourire les plus anciens joueurs et qui faisait rêver ses plus grands fans. Car en l'état, même en étant indulgent et ouvert d'esprit, il est quand même difficile de ne pas bailler en jouant à ce jeu. Alors d'accord ce n'est pas un ratage total, mais nos pires craintes se sont concrétiser et au lieu d'acclamer le retour du Roi, je suis le premier à pleurer le bon vieux temps.




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Test réalisé par iiYama

juin 2011