DOOM 3 RoE (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2005
Développeurs : Nerve Software - id Software
Editeur : Activision
Genre : FPS horror

Support : 1 CD (nécessite DOOM 3)
Version testée : Française
Version logicielle : v.1.02
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 4
Difficulté :
Multi-joueurs : 8 joueurs online
Abréviation : DOOM 3 : RoE
Titre alternatif : DOOM 3 : la résurrection du mal
Prix au lancement : 30€


Configuration recommandée :
CPU : 3Ghz
RAM : 1Go
VIDEO : type GeForce FX avec 128Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 1Go DDR
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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DOOM 3

Resurrection of Evil



8 mois furent nécessaire pour sortir Resurrection of Evil, l'add-on de DOOM 3. Comme beaucoup, id Software a laissé la production de ce titre à un développeur tiers, Nerve Software, qui était déjà connu pour Tides of War, l'add-on de Return to Castle Wolfenstein. Plus qu'un simple ajout, si Resurrection of Evil (RoE) n'a rien de révolutionnaire, jamais je n'ai vu un disque additionnel si bien réalisé. Etes-vous prêt à replonger dans ce gouffre d'action et d'horreur ?


Développement scénaristique

Le jeu bénéficie
Le scénario s'avère léger et le contenu PDA bien chiche. Pourtant l'ensemble tient correctement la route
cette fois d'une véritable intro (en 3D). Un an après la catastrophe de l'épisode DOOM 3, un seul survivant fut retrouvé. Mais un signal venant des sites de fouilles fait son apparition et l'UAC décide de reprendre les recherches en envoyant une nouvelle équipe dirigée par le Docteur Elizabeth McNeil (enfin une femme dans DOOM, car elles sont vraiment très rares !). Mais l'être humain à la mémoire courte, c'est bien connu et l'ancien scénario est à 2 doigts de reprendre. Les chercheurs, les techniciens, les Marines... tous ont des hallucinations et entendent des voix. Un matin, un groupe de Marines part en expédition et découvre une nouvelle salle sur le site 1. Une étrange porte est devant eux et en son milieu un artéfact en forme de coeur humain. Evidemment, comme les Marines ont un cerveau d'huître (sinon ils feraient autre chose de leur vie), l'un d'eux prend le précieux objet et réouvre par la même occasion le portail qui mène de l'Enfer vers Mars. C'est à ce moment là que vous prendrez les commandes de l'infortuné bidasse et qu'on retrouvera Betruger sous sa nouvelle forme (il est le cerveau pensant du "côté obscur"). Si on ne parle plus de Mars City, l'aventure commencera au milieu des fouilles archéologiques, pour vous enfoncer ensuite peu à peu sous terre en arpentant les sites puis les labos du complexe. Plus mouvementé, le scénario sera plus que jamais la base d'une action nerveuse mais quelque peu hachée. On retrouve quelques cut-scènes en 3D et les inévitables PDA, mais le contenu est bien plus pauvre que dans DOOM 3. En effet les mails se résument à 3 fois rien, souvent ils n'en disent pas plus sur le background du jeu et les messages audio se font très rares. C'est dommage car DOOM 3 se servait de ça pour étoffer son contenu de fond, donc on trouvera cette extension bien chiches en révélations. Malgré tout le scénario n'en reste pas moins accrocheur et plutôt bien ficelé.


Jouabilité & Gameplay

Il est clair que
On retrouve avec plaisir le gameplay de DOOM 3... malheureusement on retrouve aussi les problèmes de lampe
si on vient de finir DOOM 3 et qu'on s'attaque à RoE dans la foulée (ce que j'ai fait), il n'y aura presque aucune surprise. RoE reprend l'entière base de l'opus originel en y apportant quelques rares nouveautés et quelques mises à jour plutôt réussies. Commençons par les armes. Toujours aussi sombre, notre Marines ne sera toujours pas utiliser du scotch. Nerve a quand même fait un petit effort puisque la lampe est désormais implantée sur l'arme de poing. Malheureusement ce sera encore trop peu, preuve de la mauvaise foi des développeurs sur le sujet, car si on peut le faire sur le petit automatique, pourquoi avoir fait l'impasse sur les autres armes alors que c'est la principale critique de DOOM 3 ? Heureusement pour nous, le patch lumière pour la mitrailleuse et le pompe fonctionne encore, ce qui est de bonne augure. Dans Resurrection of Evil on a disposition 3 nouvelles armes/objets : le fusil à rayon anti-gravité, le pompe à double canon et le fameux artéfact en forme de coeur (à noter que fusil à pompe est un clin d'oeil à DOOM II puisque c'était la seule nouvelle arme de cet opus, et le coeur est un clin d'oeil à la vidéo-logo d'id Software). Le fusil à rayon anti-gravité est loin d'être nouveau puisqu'il sort directement des labos de VALVe pour Half-Life². Il n’y a presque aucune différence avec celui de Gordon puisque vous pourrez attraper les projectiles au plasma de vos ennemis pour leur renvoyer ou déplacer des caisses. Amusant 5 minutes mais son intérêt chute très vite, le jeu ne demandant que trop rarement de l'utiliser via des puzzles ou des zones secrètes à découvrir. Le pompe à double canon (sorte de fusil de chasse amélioré) est un tueur à courte portée. Elle est la seule arme qui démonte un monstre en un coup, accompagnée d'un bruitage digne de ce nom. Malheureusement il est tellement long à recharger (et puis ça nous coûte 2 cartouches à chaque fois) qu'au final on évite de s'en servir, au profit des armes plus conventionnelles et polyvalentes. Enfin, l'artéfact vous demandera des âmes pour fonctionner (vu le nombre de cadavres qui jonchent le sol, il ne devrait pas y avoir de problème). En premier lieu le cœur vous fournira le ralentissement du temps. Ainsi bien avant F.E.A.R. et son SlowMo, on pouvait agencer de véritables tactiques d'approches (ce qui facilite le jeu, surtout contre les boss) et déjouer quelques pièges. Plus tard on obtiendra le Bersek (on tue les monstres à mains nues) et même une invincibilité momentanée. Si on n'a plus de tronçonneuse et qu'il remplace habilement le cube des âmes, le cœur est un artéfact puissant qui rend bien service par moment.


Resurrection of Evil
Le coeur est un artéfact puissant qui rendra quelques services contre certains pièges ou boss
restant un DOOM 3 dans l'âme, vous retrouverez le PDA (mails, fichiers audio et vidéo), des portes à identification, des placards à digicode et autres ascenseurs. Comme petite nouveauté nous avons de véritables petits jeux d'arcade sur les bornes qu’on croise. Des copies d'Arkanoïd, des petits jeux débiles ou d'adresse font qu'on peut passer pas mal de temps sur ces mini-jeux dans le jeu. Ils sont bien meilleurs que le malheureux clone de DOOM qu'on trouve dans DOOM 3 (un concept qui sera réutilisé dans PREY). Les scripts sont moins voyants (ils ont minimisés le coup assez pénible du monstre qui sort du placard) mais le jeu est toujours aussi dirigiste. A croire qu'on a posé le joueur sur des rails et que son but c'est d'avancer droit devant. De temps en temps il vous faudra récupérer des cellules d'énergie afin d'alimenter des ascenseurs et autres machines, ce qui nous forcera à un peu d'exploration mais jamais rien de très compliqué (même si l'agencement est toujours aussi bien ficelé). Passé la moitié de cette courte aventure (environ 6 heures), il n'y aura plus que de l'action. Nous aurons aussi un passage assez sympa où notre Marines mettra un casque de protection pour environnement hostile (Gordon ?), ce qui créera un effet sonore superbe et un éclairage constant (il y a une lampe sur le casque). Dommage que ça ne dure que 10 minutes et qu'on ne le garde pas pour le reste de l'aventure. RoE délaisse un peu l'ambiance ultra stressante de DOOM 3 pour se la jouer plus bourrin. S'il reste encore quelques passages flippants, il faut avouer que le jeu n'est plus vraiment axé sur ça. On tape toujours dans le gros glauque mais la mise en scène n'a pas le temps d'opérer que déjà un monstre vous chope la jugulaire. Alors pas le temps de flipper, on tire sur tout ce qui bouge. C’est un peu dommage quand même. En parlant de mise en scène, une fois de plus j'ai bien aimé les quelques cut-scènes du jeu et la logique de parcours. On ne part désactiver un truc au fin fond d'une mine infestée sans une bonne raison. Et dans tout ça, il faut savoir que les petits bras musclés de Nerve ont bien travaillés puisqu'on fera la connaissance de nouveaux monstres assez flippants voire même chiants à abattre. Quelques boss assez imposants, des saletés qui volent et nous attaquent dans le dos (on a pas d'éthique en Enfer ?) et surtout, une nouvelle de bestiole proche d'un Alien qui grimpera aux murs pour mieux vous bouffer. Donc hormis quelques mises à jour et rares nouveautés, ça reste du DOOM 3 car les loadings sont toujours aussi longs malgré des niveaux bien plus courts. Allez comprendre...


L'image

Il y a 2 jours
L'id Tech 4 a été amélioré et le résultat est éblouissant !
je finissais DOOM 3, hier j'ai commencé Resurrection of Evil et aujourd'hui je peux dire que notre add-on fait pas mal en terme graphique. Tout ça pour dire que c'est suffisamment frais pour être comparé. Le rendu est plus fin, les textures sont plus précises et franchement, les décors sont plus variés (c'était pas dur). Même les ennemis classiques comme le colosse ou celui qui vous envoie des projectiles de plasma, ont été améliorés. Pour la première fois il y aura une femme (McNeil) dans ce monde de macho et en plus, elle est jolie. L'animation s'est étoffée et on peut le dire, si l'IA ne bouge pas d'un pouce (cerveau de moule je le rappelle) le moteur gère cette fois une physique plus réaliste. Les divers mouvements des ennemis comme des humains (surtout lors des cut-scènes) sont plus fluides, plus crédibles. Chronologiquement, après la sortie d'Half-Life², id Software se devait d'en faire plus et RoE fait mieux que DOOM 3, c'est une certitude. Le jeu est bien plus beau ! Ne serait-ce que les modélisations humaines, qui sont cette fois plus plausibles. Les visages sont un peu plus réalistes et moins "plastiques". Quant aux décors, je l'ai déjà dit plusieurs fois mais le jeu est plus varié, on retrouve avec plaisir cette fantastique gestion des ombres & lumière, et les textures sont sublimes. Mais tout ça a un prix : de grosses saccades sur les PC modestes (sur un gros PC, il n'y a évidemment pas de problème). En bon résumé, pour un jeu de 2005, Resurrection of Evil c'est une grosse claque visuelle.


Le son

Moins pesant,
Une fois de plus le son est de qualité mais les bruitages auraient gagnés à d'être refaits
le son se fait plus discret dans cet épisode, sans doute parce que la mise en condition de la peur n'est plus. On n'entend plus trop les rires sarcastiques de Betruger et comme je le disais précédemment, les messages audio du PDA se font rares. Heureusement on retrouve la même équipe de doublage que pour DOOM 3. Si on regrette qu'encore une fois une même voix serve à trop de PNJs, la qualité est de nouveau au rendez-vous. Malgré dans ce "professionnalisme", on regrettera encore une fois que les voix soient totalement désynchronisées, résultat d'un id Tech 4 visiblement peu à l'aise avec la synchro labiale. Toujours pas de musique dans le jeu (le menu principal offre le même thème) et tous les bruitages sont repris du jeu original. En bon résumé la qualité est de mise mais les armes (ou pire les explosions) sont complètement étouffées. Au lieu de dynamiser l'action, ça la mollit. Sauf peut-être la gattling et le nouveau pompe qui arrache bien. L'un dans l'autre le résultat est d'un bon niveau mais vraiment, les armes auraient méritées de nouveaux bruitages afin de mieux retranscrire leur puissance.


Note générale

Resurrection of Evil est un très bon add-on. Moins long que l'interminable DOOM 3, moins flippant mais aussi plus nerveux, l'action prend un peu place de l'ambiance, ce que certains regretterons d'autres pas. Pour ma part, après un DOOM 3 où j'ai bouffé de l'ambiance des heures durant, ce n'est pas un mal. Techniquement ça s'est largement amélioré : l'animation, la qualité des modélisations et surtout les décors, sont de meilleure facture. Bien sûr on retrouvera les défauts de l'opus original comme le manque de synchronisation des lèvres lorsqu'un PNJ parle, le même système d'identification via votre PDA, le même type d'action, les problèmes de lampe... en clair Resurrection of Evil reste DOOM 3 dans ses qualités comme ses défauts. Mais j'avoue avoir prit pas mal de plaisir à replonger dans cet Enfer Martien. Si le scénario est un peu léger et trop peu étoffé en fond, il reste sympathique et puis cette ambiance glauque, malsaine avec ces monstres venus des tréfonds, ça donne toujours quelques frissons. C'est le combat des ténèbres du point de vue de la lumière. Resurrection of Evil est donc un excellent add-on qui plaira d'autant plus à ceux qui ont aimés DOOM 3.


Test réalisé par iiYama

octobre 2006 (mise à jour : février 2013)