Dead Space 2 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : janvier 2011
Développeur : Visceral Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française (v.1.0)
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Visceral Engine
Difficulté :
Multi-joueurs : jusqu'à 8 online
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 3.2 Millions (tous supports)


Configuration minimale requise :
CPU : 2,8Ghz
RAM : 1Go (XP) / 2Go (Vista/7)
VIDEO : 256Mo de VRAM et compatible Shader Model 3.0 type nVidia GeForce 6800 ou ATI X1600 Pro
AUTRE : Windows XP SP3 ou Vista SP1 minimum

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750
RAM : 2Go DDR3 1600
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Dead Space 2








Alors que
Le retour de Dead Space confirme sa position de référence en matière de survival-horror
les ex-rois de l'horreur se sont fourvoyés afin de plaire au plus grand nombre, et là je pense notamment à Resident Evil 5 qui a définitivement troqué son ambiance au profit d'une action non-stop, Dead Space s'est posé comme le nouveau porte-étendard de la frousse maquillée de pixels. Nouvelle référence d'un genre qui se renouvelait peu, on ne compte plus les sursauts, les cris d'effroi et au final les sueurs froides synonymes de plaisir qu'il nous a donné. Développé par le tout jeune studio de Visceral Games (qu'on connaissait pour sa franchise Le Parrain), depuis ils nous ont assénés un Dante's Inferno particulièrement bon et un spin-off à cette licence qui leur a apporté la gloire : Dead Space Extraction. Ce dernier, ancienne exclusivité à la Wii, troquait l'aspect TPS pour un rail-shooter mais la formule a bien pris, au point qu'il reste à l'heure actuelle l'un des meilleurs jeux matures sur la console de Nintendo. Avant d'arriver jusqu'à Dead Space 2, Electronic Arts a surfé sur la vague de la préquelle, vendue au format dématérialisé. Dead Space Ignition cherchait donc à nous remettre un gout de Necromorphe dans la bouche mais contrairement à ce que pense une majorité de joueurs, cet épisode-là n'a pas été développé par Visceral mais par un petit studio annexe (Sumo Digital). Et le résultat est là : ça n'a de Dead Space que le nom ! Mise en scène moche au possible et gameplay basé sur 3 mini-jeux aussi insipides qu'inintéressants, Ignition a déçu alors qu'à l'image de Dead Rising 2 : Case Zero, il aurait pu remporter un franc succès. Dernier point, les heureux acheteurs de la version Collector sur PS3 auront le privilège de recevoir Dead Space Extraction HD en cadeau. Ce jeu PSN, relifté pour l'occasion et compatible avec le PlayStation Move, est identique à la version Wii, mais en forcément plus beau. Le portage est de très bonne facture et donne à cette version une plus-value non négligeable, et qui fait bien la nique à toutes ces pénibles exclusivités Xbox Live. C'est donc 2 ans et 2 mois après l'excellentissime Dead Space, que ce dernier se voit enfin gratifié d'une suite. Et on peut le dire, Dead Space 2 est sans réfléchir le premier gros jeu de l'année 2011. Le premier bon point qui sert, soit à nous rafraichir la mémoire, soit à faire un bon résumé pour ceux qui débarquent (bien que je trouve toujours idiot de commencer par l'épisode 2, d'autant que le premier ne vaut presque plus rien en occasion, c'est le moment d'en profiter), Visceral a prévu un petit cours de rattrapage. Une vidéo, bien longue comme on aime, nous pose les bases du scénario initial (l'utilité des brise-surfaces, les voyages spatio-temporels) et nous fait un petit mémorandum, assez exhaustif, des événements encourus lors du premier chapitre. Sorte de documentaire, on ne parle pas ici d'une vidéo miteuse ou trafiquée avec voix-off en anglais. Non, nous avons droit à un bon doublage en français ainsi que les scènes reprises du précédent blockbuster. Autant dire que c'est la grosse classe et une mise en bouche de grand cru qui donne vraiment envi de s'y remettre.


On lance
Le scénario est toujours aussi léger mais les cut-scènes sont souvent impressionnantes
Dead Space 2 et toute la première partie de l'aventure fait office de prologue. On retrouve Isaac Clarke, pas au mieux de sa forme puisque durant les 3 ans qui séparent les 2 scénarios, le bonhomme est devenu un peu siphonné (d'ailleurs ses délires psychotiques ne sont pas si éloignés de ceux qu'on a vécu dans F.E.A.R). Il faut dire qu'il a été longtemps au contact du monolithe, qu'il a découvert que sa femme était morte et entre nous, toutes les horreurs qu'il a vécu sur l'Ishimura ne peuvent pas laisser indemnes. Résultat, Issac se retrouve à moitié amnésique, enfermé et encamisolé dans un asile. Et dés les premières minutes de jeu, le cauchemar recommence dans un stress intenable ! Après il faut le dire, si la pression ne retombe jamais, le scénario lui, s'avère super léger... au moins autant que dans le premier opus. Très similaire à son prédécesseur, Visceral n'a pas vraiment changé son équipe gagnante et il est donc naturel de retrouver les petites vidéos incrustées sur le RIG, les messages audio et beaucoup de textes à lire. Par contre, en 2008 je râlais un peu sur le fait que l'ensemble manquait cruellement de cut-scènes. C'est désormais chose faite, Dead Space 2 dispose d'une vraie mise en scène, avec en plus un personnage qui dévoile son visage (durant tout le prologue nous n'avons même pas d'armure) et mieux encore, il parle ! Fini le mutisme retardataire à la Gordon Freeman, Isaac se plait à converser avec ses homologues (il a essayé avec les nécromorphes mais ça n'a pas été concluant ^^). Après il faut le reconnaitre, les visages sont toujours aussi peu expressifs (ça c'est bien dommage) et si Isaac a exactement la même tête, Nicole elle, n'a plus rien à voir. D'ailleurs, c'est parfaitement idiot que ce personnage-là n'ait plus du tout le même visage ! Si on reconnait assez bien Isaac, on se demande quand même ce qui est passé par la tête de Visceral... Si le monolithe avait quelque chose de mystérieux et de secret, désormais il est partout. Il est représenté dans tous les recoins de la ville et l'unithologie est également très présente. Niveau ambiance, Visceral sait de quoi il parle. L'Ishimura n'étant plus qu'un traumatisant souvenir, désormais on ère sur la Station de la Méduse, qui est en orbite autour de Saturne. Certes on aurait aimé retrouver quelques personnages déjà vu comme la jolie Lexine Murdock ou Gabe Weller de Dead Space Extraction, mais ce petit plaisir ne se fera qu'au travers du DLC Severed. L'atmosphère est donc toujours aussi flippante mais l'ambiance a radicalement changée. Avec ses foyers, ses centres commerciaux et ses bâtiments communs à la vie normale (hôpital, crèche, église d'unithologie), le jeu est bien plus varié qu'auparavant mais perd par la même occasion son oppressant manque d'espace.


Pour aller plus loin,
Dead Space c'est une nouvelle fois une grosse claque graphique !
il y a même des passages qui m'ont fait penser à Bioshock (la Méduse ayant des faux-airs de Rapture par moment) et d'autres à Dead Rising. Autant dire qu'une partie du charme de Dead Space s'est vu radicalement modifiée, même si l'aspect hi-tech reste toujours mis en avant. Autre changement, les chapitres s'enchainent de façon plus fluide et linéaire. Autrefois on prenait le tramway pour passer de l'un à l'autre, désormais ils se suivent de façon plus classique. C'est un choix, et même si je préférais l'ancienne formule, celle-ci convient tout aussi bien. Question durée de vie, Dead Space durait entre 12 et 14 heures. Quant à cette suite, elle fait un peu moins bien, avec un compteur qui atteint difficilement les 12 heures (et ce pour une raison évidente de linéarité, on en reparle de suite). Le RIG fait également son grand retour et avec lui on retrouve les fonctionnalités si pratiques du premier jeu : l'inventaire extensible, le port de 4 armes, la direction de l'objectif de mission, le détail de ces mêmes missions et la map. Toujours aussi pratique et hi-tech, le RIG tient toujours une bonne place au sein du gameplay. Par contre on pestera contre une disposition assez peu réfléchie des bornes de stocks, de saves ou d'upgrades. Si pour les 2 dernières ce n'est pas trop grave (notamment parce que les checkpoints évitent de tout reprendre du début), les bornes de stock sont souvent mal placées et trop espacées les unes des autres. Et comme le jeu est plus linéaire qu'autrefois et qu'en plus il se permet de nous fermer définitivement les portes après notre passage, et bien on laisse énormément de choses en arrière. Dans Dead Space, le plaisir de chiner était aussi là. On vidait les niveaux à la recherche du moindre objet utile ou à vendre. Désormais, étant donné qu'on ne reviendra que très rarement sur ses pas, ce qu'on ne peut pas porter (surtout au début où l'inventaire est vraiment restreint) finit généralement laissé à l'abandon (et encore je ne parle pas de ces dizaines de portes définitivement fermées ou de ses placards qu'on n'ouvrira jamais... cet "effet Silent Hill" n'est pas non plus pour me plaire). Pour ce qui est de l'armure, si la première ressemble à l'une des dernières anciennement acquise, les suivantes sont autrement plus classes (d'ailleurs Isaac n'hésitera pas à nous montrer son minois en désactivant son casque lors de certaines scènes). Vous l'aurez sans doute compris, beaucoup de choses ont été réinjectées dans cette suite. Beaucoup d'éléments et même d'animations sont exactement les mêmes. Et pour le gameplay c'est pareil, on joue à Dead Space 2 exactement de la même façon que le premier : découper les Necromorphes pour mieux les tuer, ramasser tout ce qui traine, vendre le surplus au stock après avoir gardé l'essentiel, des passages sans air, d'autres sans gravité et on retrouve les désormais classique stase (ralentissement des mouvements) et macro-PK (déplacements d'objets par télékinésie).


En un sens
Le gameplay n'a pas changé d'un pouce, à part le vol en total liberté lors des phases en impesanteur
ce n'est pas un mal, dans un autre on a souvent l'impression de jouer au même jeu. Heureusement, on a aussi quelques nouveautés et quelques ajustements de gameplay. On peut par exemple s'administrer une dose de soin sans ouvrir l'inventaire, la macro-PK peut servir d'arme (j'ai d'ailleurs bien aimé le début jeu où on s'en sert pour empaler les ennemis), pour fouiller les Necromorphes il faut au préalable les exploser d'un bon coup de savate, la stase se recharge toute seule avec le temps, on a de nouvelles armes et bien entendu, de nouveaux ennemis. Derniers points : selon la zone on peut littéralement tirer sur les vitres pour obtenir une décompression totale (ce qui éjecte tous les objets et les ennemis dehors), les phases en impesanteur profitent désormais d'un vol totalement libre (ça c'est bien) et Isaac assume un peu plus sa place d'ingénieur. En effet il ne sera pas rare de devoir pirater des terminaux via un mini-jeu pas génial mais qui fait l'affaire (c'est sans doute le "syndrome Ignition"). En tout cas, Dead Space est une nouvelle fois une grosse claque graphique ! Sur un plan purement esthétique, le moteur de Dead Space a été repris avec brio. Difficile de trouver à redire, à part (encore une fois) un peu d'aliasing, moi je dis chapeau-bas, c'est vraiment super beau ! En plus c'est cette fois varié, même si je le répète, on a perdu un peu le charme glacial et particulièrement stressant du vaisseau Ishimura, que j'affectionnais tant. Tien en parlant de variantes, Isaac se fera trucider de bien des manières et via des scènes toutes plus dégueux les unes que les autres. On en a mal pour lui. Et question "j'en prends plein les yeux", certains passages font clairement dans le très très gros spectacle (surtout lors des boss). Pour le son c'est exactement pareil. On retrouve toute l'angoisse qui peut émaner de pseudo-musiques particulièrement stressantes et c'est avec délectation qu'on retrouve ces puissants bruitages qui officiaient sur la première itération. Quant au doublage, on retrouve quelques voix bien connues du milieu comme Francoise Cadol (qu'on ne présente plus), Patrick Borg (le doubleur officiel de David Boreanaz) pour la voix de Tiedman ou encore Xavier Fagnon pour la voix d'Isaac. Ce dernier est un peu partout en ce moment et dernièrement il a fait le doublage de Mason dans Call of Duty : Black Ops. Tout ça pour dire qu'Electronic Arts fait de gros efforts pour offrir un doublage de grande qualité, impliqué et professionnel. Enfin sachez qu'une fois que vous vous serez éclaté avec le solo, le jeu prévoit un petit mode multi à 8 joueurs : 4 humains contre 4 Necromorphes. Sympa pour rallonger un peu la durée de vie à court terme.



Dead Space 2 Note
est une suite qui sait où elle nous mène. Car aussi paradoxal que ça puisse être, ce second épisode modifie pas mal de choses en apportant notamment son lot de nouveautés, mais étrangement on trouve aussi qu'il ressemble un peu trop à son prédécesseur. Et puis ce n'est pas dit que le changement d'ambiance lui sied si bien. Pour être franc, je trouvais que l'Ishimura était un terrain de jeu plus en phase avec l'atmosphère décrite. Maintenant que j'ai donné mon avis personnel, je dois aussi dire que Dead Space 2 assume une excellente réalisation (graphismes superbes et partie sonore irréprochable) et il est de nouveau, un grand moment de flip' ! Je ne compte plus les sursauts et les angoisses qu'il m'a filé ! Finalement en s'appelant Visceral Games, aucun studio ne porte aussi bien son nom car ça prend véritablement aux tripes. Bien sûr pour l'apprécier à 100%, il faut jouer dans les meilleures conditions qui soit. Affalé sur le canapé avec 4 potes en pleine après-midi toutes fenêtres ouvertes, ça n'a aucun intérêt. Par contre seul(e) devant son écran, à 3h du matin et avec le casque sur les oreilles, là l'expérience est décuplée ! Et si certains disent (à mon avis à tort) que cette suite est meilleure que le premier opus, de mon côté je n'irai pas affirmer ça mais je vous conseille vivement cette suite car vous allez flipper à un niveau assez dingue, de quoi cauchemarder encore quelques nuits entières. Et c'est bien ça la première force de cette licence.



Les -

  • On a l'impression de jouer au même jeu
  • Ambiance un peu moins glauque
  • Trop branché action sur la fin
  • Nicole n'a plus la même tête !
  • Visages trop peu expressifs
  • Scénario un peu maigre
  • Les +

  • Isaac : on voit souvent son visage et surtout, il parle !
  • Quelques nouveautés sympa (vol libre)
  • Les nouvelles armes et armures
  • Très bon doublage français
  • C'est hi-tech et très beau !
  • Durée de vie honorable
  • Excellente bande-son


  • Vidéo-test




    Test réalisé par iiYama

    février 2011 (mise à jour : mars 2013)