Crysis Warhead (PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :




Sortie du jeu : septembre 2008
Développeur : Crytek
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Support : 1 DVD ou en téléchargement sur Steam
Version testée : française
Version logicielle : v.1.1.1.687
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : CryENGINE 2
Difficulté :
Multi-joueurs : 32 joueurs online
Prix au lancement : 30€
Score des ventes : 1,5 Millions


Configuration recommandée :
CPU : double-coeur à 2,4 Ghz
RAM : 2 Go
VIDEO : type GeForce 8600GT avec 512 Mo de VRAM

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66 Ghz)
RAM : 2 Go DDR2
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512 Mo de VRAM
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1024x768 (4:3)
Niveau de détails :


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Crysis

Warhead



Le plus beau et le puissant FPS de 2007 fait son come-back, en nous proposant (comme c'est souvent le cas) une aventure parallèle à la précédente. Ce spin-off stand alone (il n'a pas besoin du Crysis originel pour fonctionner) reprend l'exacte recette de son prédécesseur, une formule qui n'évolue pas mais qui reste diablement efficace. Toujours à la pointe de la technologie, le CryENGINE 2 fait encore des merveilles et fera (une fois de plus) souffrir votre PC. Mais le résultat est là, cette année encore Crysis met une grosse claque aux amateurs de FPS et place la barre très haut en matière de graphismes. Afin d'être le plus à même de juger cette aventure parallèle, j'ai rejoué à Crysis. Ainsi il m'a été plus facile de comprendre l'histoire et de faire la différence entre les 2 réalisations (d'ailleurs upgradé mon matériel pour mieux apprécier les 2 jeux). Il subsiste donc 2 questions, l'une plus importante que l'autre : Crysis sera-t'il une fois de plus, le plus beau jeu de l'année et surtout, que vaut cet spin-off ?


Développement scénaristique

Scénario : cliquez pour ouvrir


Une chose est sûre,
La vidéo d'intro se paye le luxe d'être moins belle que le jeu lui-même
le scénario est franchement léger. On apprend tout de même quelques détails de plus. Psycho est un anglais (et non un américain), on aura de nombreux flashbacks, le scénario s'imbrique à celui de Nomad (bien qu'on ne le verra jamais) et le jeu débute par une vidéo (et non une cut-scène comme ce fut le cas autrefois). Cette vidéo se paye en plus le luxe d'être moins belle que le jeu lui-même (retrouvez-là juste ci-dessous). L'avantage par contre, c'est que l'action est immédiate. Façon débarquement, dès les premiers instants on est plongé dans le vacarme de la guerre. Le ton est donné, ce qu'on perd en ambiance on le gagne en nervosité. A la fin de Crysis lorsque Psycho dit à Nomad "qu’il ne le croirait pas ce qu'il a fait en son absence", et bien il avait raison le bougre. Car si le scénario reste un peu bateau (je ne vous ai donné que les grandes lignes), l'aventure de Psycho ne manque pas d'originalités. Etant donné qu'on connaissait déjà le visage de notre héros, les développeurs nous ont évités le "syndrome Half-Life" où on voit toute l'action des yeux du héros. On verra donc son personnage de l'extérieur, lors de quelques cut-scenes en 3D temps réel assez sympas. Elles ne sont pas toutes bien faites mais elles restent très convenables dans l'ensemble. Si un autre spin-off voit le jour, on a de fortes chances de clôturer la trilogie avec l'aventure de Prophet, un épilogue qui pourrait bien s'avérer très intéressant puisque à la fin du premier épisode, ce dernier repart pour l’île...




Jouabilité & Gameplay

Pas la peine
De nouvelles armes, plus d'action mais un jeu plus court
de le préciser, tout le monde s'en doute, Psycho est équipé de la même nano-combi que Nomad. Je ne reviens pas sur ce super gadget de folie qui nous a tant fait rêver lors du premier Crysis. Moins linéaire, Warhead propose plus de variétés, des situations plus tendues, plus d'action, plus de décors différents, où on alterne tour à tour les grandes phases de Crysis (le vaisseau en moins) sans qu'il y est de réel découpage. Mais cette diversité a un prix, celui de la liberté. Warhead devient donc un FPS plus linéaire où on avance quasiment droit devant tout le temps. On retrouve plus de missions secondaires mais globalement, Crysis n'a jamais été aussi dirigiste. Fini les phases d'infiltration, cette séquelle se veut plus bourrine, à l'image de son héros. Un héros moins posé, moins réfléchi, plus rentre-dedans mais auquel on s'attache, grâce à son humanisme et sa jovialité. L'avantage c'est qu'on ne fera jamais 2 fois la même chose mais en contre-partie, l'aventure est très courte. Question multi, on dispose cette fois du tant attendu Team Deathmatch pour les parties en ligne et comme tout bon spin-off, il y a quelques nouveautés. On commencera par le fait de pouvoir porter 2 armes de plus (mitraillettes légères et explosifs), et comme nouvelles pétoires on retrouve une double-mitrailleuses sympa, un nouveau fusil d'assaut très efficace et un lance-grenades bien puissant. Mais le vrai plus de cet épisode c'est le réajustement de la puissance du fusil à pompe. En effet, dans le premier Crysis sa puissance était souvent aléatoire (il fallait parfois 3 cartouches pour tuer un seul mec), alors qu'ici on les dézinguera d'un seul coup (soit tout l'intérêt de cette arme). On peut aussi souligner le fait que les "mercenaires classiques" sont plus faciles à battre. Un tir dans la tête ou seulement quelques pruneaux dans le buffet suffisent pour les envoyer à la morgue. Ce n'était pas le cas avant, et c'était pas bien réaliste non plus.


L'une des
Peu d'évolutions du gameplay mais toujours autant de puissance et un nouveau mode multi
originalités de cet épisode sera de fouiller un autre navire de guerre, échoué et prit dans la glace. Dans ce passage, il a beaucoup de gars en nano-combi (les autres étant gelés) ce qui enlève tout le prestige d'en avoir une. A croire que c'est à la mode, une mode qui rend nos adversaires plus difficiles à vaincre. D'ailleurs avec Nomad on était le Roi, une sorte de super soldat, dans cet épisode on se sent plus terre à terre, amoindri, juste un pion de plus. Autre changement, en "facile" les munitions se ramassent toute seules, alors que vous vous souvenez sûrement qu'avec Nomad il fallait les ramasser manuellement, c'était plus réaliste. Avec Psycho on chope ça à la volée comme dans la plupart des FPS classiques. Dommage aussi qu'on ne puisse toujours pas combiner 2 fonctions en même temps (comme la vitesse et le camouflage) bien qu'on ne peut pas leur en vouloir pour ça. Il est par contre plus frustrant que cette saleté de jauge de puissance s'effondre au moins mouvement. En utilisant la mini-gun on peut à peine tirer, le mode camouflage ne dure que quelques secondes, idem pour la vitesse max, ce qui est (à la longue) frustrant. Ça nous incite à tricher pour l'avoir de façon infinie et ainsi apprécier une nouvelle dimension du jeu. Autre partie intégrante de Crysis qui ne change pas : l'IA comporte toujours quelques errances notables. Enfin je terminerai ce chapitre avec les véhicules. Il y en a 2 nouveaux (le blindé et l'aéroglisseur) et on aura plus de passages les impliquant. Etant donné leur puissance de feu, on ne s’en plaindra pas. Dernière chose, Warhead nous évite les passages pénibles (notamment celui en ADAV), ce qui le rend plus sympa à jouer même s'il est toujours aussi difficile par moment.


L'image

Warhead
Warhead est aussi beau que Crysis tout en étant mieux optimisé. La grande classe !
(qui veut dire "ogive" en français) est une nouvelle fois un jeu magnifique. Le CryENGINE 2 n'a pas prit une ride et fera chauffer votre PC. Ceci dit, si les Crysis sont des jeux gourmands, en contre-partie ils nous le rendent bien. Véritablement somptueux, les modélisations se sont largement enrichies (surtout pour des visages devenus hyper réalistes) et les décors sont merveilleux. On passera d'une banquise verglacée à une forêt tropicale, d'une mine désaffectée à une base militaire, et ce, avec toujours une 3D splendide. On retrouve parfois les mêmes décors sous un angle différent mais généralement, ce sera de nouveaux environnements. D'ailleurs on connaissait le soleil, la nuit et la neige, désormais il faudra aussi faire place à la pluie. La gestion de la physique est toujours aussi bluffante, on retrouve le même type d'objets destructibles (barracas, véhicules) et d'autres toujours aussi "intouchables". La destruction massive ce sera peut-être pour le prochain opus, en attendant couper des feuilles sous le feu de la mitrailleuse ou sectionner un arbre au fusil à pompe, est toujours un régal. Et encore je ne parle pas de tout ce que je fais péter au lance-missiles !
Malheureusement, si Crysis Warhead reste une énorme claque visuelle, on déplore toujours de nombreux bugs. Des bugs sur lesquels on avait fermés les yeux l'an passé mais qui sont cette fois plus difficiles à digérer. En effet, un an sépare les 2 jeux et la moindre des choses c'était d'arranger le plus possible de problèmes. Et ce n'est pas le cas, bien entendu. Le plus pénible sera de fréquents retour sous Windows (plantages) ainsi qu'une pléthore de bugs visuels. On peut par exemple citer des mercenaires qui meurent tout seuls (?) ou encore la poussière qui se soulève sous les roues d'un camion... à l'arrêt (!). Comme je joue dans un niveau de détails assez élevé, les chargements sont longs (plus que dans Crysis). De base on retrouve dans les options la V-Synchro et la possibilité de désactiver le flou de mouvement (une bonne chose) et si le jeu est au moins aussi beau, ce n'est pas dû à l'optimisation du code comme on l'entend un peu partout. Non non non... J'ai joué à Crysis il y a à peine 3 jours, et je viens de finir celui-ci ce soir et je peux vous dire que le moteur n'a pas changé. Ce qui fait dire qu'il a été amélioré c'est un aliasing plus prononcé lorsque le FSAA n'est pas activé, ainsi qu'une dégradation progressive (clipping) plus agressive (les pop-ups sont légions). Alors OK le jeu est véritablement magnifique, faisant de lui la nouvelle référence en la matière mais il faudra aussi faire avec un grand nombre de bugs (notamment des problèmes de scripts qui ne se déclenchent pas ou Psycho qui refuse de monter une échelle) et une soi-disant optimisation qui ne fait que dégrader l'image au niveau de détails intermédiaires. Enfin les benchmarks ont disparus et ça c'est bien dommage...


Le son

Difficile d'arriver
Le doublage est un cran en dessous mais les bruitages restent de qualité
au même niveau d'excellence que Crysis. Pourtant Warhead fait fort d'un côté et déçoit un peu de l'autre. Il déçoit parce que le doublage est moins bon, notamment celui de Psycho (à savoir Gabriel Le Doze, la même que dans le premier opus), qui ne vaut pas celui de Nomad ou de Prophet. Ensuite les développeurs ont repris toute la base des bruitages de Crysis. Rien de neuf donc, bien qu'il n'y avait rien à changer de ce côté-là. On a par contre quelques musiques vraiment sublimes à se mettre sous l'oreille, à commencer par celle du menu principal. Le compositeur, Peter Antovski (qui remplace Inon Zur) a réalisé de l'excellent travail (comme celle de la course poursuite en aéroglisseur). Ces musiques sont grandioses, symphoniques et digne des plus grands films. Du beau boulot, à peine entaché par un doublage un cran en dessous (bien que déjà meilleur que dans la plupart des jeux).


Note générale

Vendu pour 30€ seulement, le prix est directement proportionnel à la longueur du jeu. Plus court mais aussi plus intense, plus bourrin et plus diversifié ! Les situations sont toutes originales par rapport au premier Crysis, on visitera de nouveaux et somptueux décors et on ne fera jamais 2 fois la même chose. Le gage d’une grande diversité qui malheureusement se paye au prix de la liberté d'action. Warhead propose aussi quelques nouveautés (armes, véhicules) mais ne dispose pas d'un scénario approfondi. Plus prétexte, plus conventionné et formaté, Crysis Warhead fait entrer la série dans un classicisme qu'on ne lui connaissait pas. Pourtant il faut bien l'admettre, la "magie Crysis" fonctionne encore. La nano-combi est toujours un régal à l'utilisation (j'aurai juste aimer avoir plus de temps pour chaque fonction), l'action est survoltée et c'est toujours aussi beau ! Les cavernes, les plateaux enneigés, la jungle... on s'explose les mirettes (à condition d'avoir un PC musclé). Seul regret finalement : la fausse optimisation du moteur 3D est décevante, tout comme le fait de devoir encore subir un grand nombre de bugs. Malgré ça, Crysis Warhead reste un très bon jeu, surtout au prix où il est vendu, tout en sachant que c'est un stand-alone et qu'il n'a pas besoin du jeu original pour fonctionner. Jouer Psycho est un régal, on y découvre une autre facette de l'île, une autre façon de jouer à Crysis. S'il n'est plus le chef-doeuvre qu'il fut, cette aventure parallèle à celle de Nomad reste accrocheuse et c'est toujours aussi fun. Contrat rempli avec succès.


Test réalisé par iiYama

septembre 2008 (mise à jour : novembre 2021)