Crysis 2 (PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image (DX9)
L'image (DX11)
Le son
Note générale


Testé sur :




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Sortie du jeu : mars 2011
Développeur : Crytek
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : française
Version logicielle : v.1.4
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : CryENGINE 3
Difficulté :
Multi-joueurs : 12 joueurs online
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 3,2 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2 Ghz
RAM : 2 Go
VIDEO : avec 512 Mo de VRAM (GeForce 8800GT / Radeon HD 3850)
AUTRE : nécéssite Windows XP SP3 ou Vista SP1 ou 7

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750 (2,66 Ghz)
RAM : 2 Go DDR3
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896 Mo de VRAM
OS : Windows 7 (32-bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Crysis 2








S'il y a
Le scénario est trop chiche en détails, par exemple sur le passif des anciens protagonistes. Reste quelques révélations sur la nano-combi pour apporter du piment
bien un développeur qui nous fait rêver depuis des années, c'est bien Crytek. En l'espace de seulement 3 jeux, ils ont explosés les limites de la beauté graphique sur PC. 2004, le grand Far Cry relancait la course à l'armement lourd, car le jeu était tellement beau que tous les joueurs ont investis dans des lecteurs DVD (format du support disque, encore rare à l'époque) et en cartes vidéos dernier cri (à l'époque c'était les GeForce FX, la 5e génération de GPU de la marque... à titre indicatif, à l'heure du test nous en sommes à la 11e génération). 4 ans plus tard, Crytek remet le couvert avec Crysis. Alors que les consoles Xbox 360 et PS3 sont en plein essor et que l'avenir du FPS semble se profiler au multi plate-formes, le développeur allemand prend la tendance inverse et reste fidèle au PC. En 2008, après une évolution graduelle de la qualité graphique de nos jeux, Crytek réassène une énorme latte derrière la nuque des joueurs, avec Crysis Warhead. Elitiste mais ô combien performant, le CryENGINE 2 a mis à mal les configurations les plus performantes mais le résultat était à la hauteur de l'investissement puisque 3 ans plus tard, Crysis est encore la grosse référence en matière de performances graphiques. Personnellement j'espérai que le développeur nous sorte un 2e spin-off à leur dernier jeu, car l'extension Warhead nous narrait les exploits de Psycho et j'aurai vraiment aimé savoir ce qu'est advenu de Prophet.
Annoncé à la GDC de 2009, Crysis 2 fut dévoilé avec très vite la promesse d'un portage sur consoles de 7e Génération. Evidemment, comme les ventes du premier opus se sont révélées un peu décevantes (enfin bon, 3 millions de copies c'est vraiment pas mal pour une exclue PC) les petits gars de Crytek, sous la pression d'Electronic Arts, se sont vu obligés d'adapter le jeu sur consoles (plus de royalties et moins de piratage). Le problème on le connait depuis longtemps : les consoles ont des performances graphiques qui augmentent par paliers (à chaque nouvelle génération en fait), alors que le PC est en constante évolution. Résultat, si pendant environ 2 ans les 2 supports (consoles et PC) se tiennent au même niveau, très vite les consoles se trouvent dépassées et comme les développements sont uniformisés, et bien ce sont elles qui tirent les performances du PC vers le bas. Ainsi, malgré la promesse du développement d'un nouveau moteur graphique (le CryENGINE 3 censé être plus malléable et surtout compatible consoles), les gamers les vrais, les poilus, les graisseux de la carte vidéo de combat et des configurations achetées avec emprunt sur 10 ans, ont eu un petit frisson qui leur a parcouru l'échine.


Ainsi même
Les nouveaux aliens n'ont plus rien à voir avec les anciens et Crytek se fout complétement de trouver une justification à ça !
si un portage du premier opus aurait été de bon aloi (après tout c'est pas si bête puisque commencer une série par l'épisode 2 est quelque peu idiot), on est quand même en droit de se demander si Crysis 2 ne finira pas par laisser de côté ce qui fait une grande partie de son attrait, uniquement pour profiter d'un plus large public. Après bien sûr, il y a eu des promesses. La promesse que Crysis 2 serait la nouvelle référence du graphisme photo-réaliste (de la bouche même des développeurs, leur plus grand concurrent c'était leur premier jeu !), que le CryENGINE 3 serait plus performant tout étant moins gourmand que le CryENGINE 2, on a même entendu parler d'une version PS3 plus performante que celle sur Xbox 360, grâce au sextuple SPE du CELL (même si la version PC restera définitivement la plus aboutie). Bref, le développeur s'est voulu rassurant. 3 ans et demi après Crysis, sa suite directe daigne enfin montrer le bout de ses polygones et avant d'être une potentielle claque visuelle, c'est aussi un scénario. Au placard les Nomad et les Psycho, cette fois on joue un troufion du nom d'AlCatraz. Très vite tombé au combat, il est récupéré par Prophet, visiblement en mauvais état, qui lui offre sa nano-combi avant de se coller une balle dans les synapses (la raison elle, est de prime abord bien floue). Un début choc pour un réapprentissage des fonctions depuis le début, même si encore une fois on joue un inconnu dont on ne voit pas le visage. Qu'il n'ait pas de tête, je peux le comprendre (question d'identification) mais qu'il ne parle jamais (alors que Nomad, même s'il parlait peu, n'était pas aphone pour autant), ça c'est débile ! A croire que plus on avance et plus "l'effet Gordon Freeman" pollue nombre de jeux. C'est là mon premier regret.
Après, hormis le contexte, c'est très vite plus classique. Les aliens ont envahis la planète entière et plus particulièrement New-York, qui suite à une attaque massive, est devenue un champ de ruines. On entend également parler d'un virus portant le nom de Manhattan, ce qui ne manquera pas d'apporter un peu de piment à l'ensemble. Mais à part ces détails, il n'y a finalement pas grand-chose de bien novateur. Certains s'en contenteront et disant que ça reste un FPS pure souche. Mais déjà une chose me fait tiquer : le fanboyisme des développeurs pour les Etats-Unis. Pourquoi le monde entier semble à leurs pieds, pourquoi tous semblent fascinés par ce pays pas bien différent des autres ? Sans rire, après Konami et Kojima Productions qui leur lèchent littéralement les pieds, voilà que Crytek nous dépeint un lieu bien loin de chez eux. Car Crytek est avant tout un studio allemand, et je suis sûr qu'il y a des centaines de villes que les aliens auraient pu attaquer. Paris, Londres, Rome, Moscou... non faut toujours que ce soit aux States que ça se passe. Ça devient pénible à la longue, il n'y a pas qu'eux sur Terre et il serait temps que les gens arrêtent de leur lécher le cul ! Tu m'étonnes après qu'ils se sentent plus pisser et qu'ils veulent faire la loi partout...


L'autre gros
La nano-combi 2.0 apporte quelques nouveautés mais les développeurs sont restés frileux quant à prendre de vrais risques
détail qui me chiffonne, c'est que trop de choses ont changées, au point qu'on se demande si c'est encore du Crysis. D'abord, pourquoi Crytek n'a pas réalisé une petite vidéo qui résume l'attaque des aliens sur la ville ? Non on arrive, on fout les 2 pieds dans le plat sans finalement savoir ce qu'on fout là ! Il aurait également été sympa d'avoir un petit résumé du premier opus puisque c'est exclusivement sur PC que nous avons vécu l'éveil des aliens. Mais il y a pire. Si nous savons ce qu'ont fait Nomad et Psycho durant le premier jeu, on ne sait toujours pas ce qu'est arrivé à Prophet. Lui qui a d'abord passé une grosse partie de l'aventure en territoire ennemi, qui en est revenu pour finalement y retourner. Et il n'est pas le seul, puisque Nomad et Psycho aussi y sont également retournés (à la fin du jeu). D'autres questions ? Vous allez être servis : qu'est devenu l'alien capturé par Psycho, qu'est devenue la fameuse arme alien dont se sert Nomad sur la partie gelée de l'île et surtout, pourquoi ne peut-on plus prendre les armes aliens alors qu'elles ne demandent que ça, pourquoi tout le monde en veut à Prophet (même si on a quelques éclaircissements sur ce dernier sujet, ce n'est pas tout à fait net non plus) ? Autant de questions que le développeur a laissé choir bêtement en se disant qu'il fallait repartir à zéro. De zéro, vraiment ?
En effet, les aliens ont (semble-t'il) "évoluer", à tel point qu'ils n'ont plus rien à voir avec ceux du premier épisode. Désormais on dirait des sortes de poulpes, enchâssés dans des armures de combat. Excusez moi du peu mais c'est quoi ce bordel ? Les aliens d'autrefois ne ressemblaient pas du tout à ça et entre autre chose, ils volaient. Désormais ce sont de simples bipèdes mécanisés... Comment Crytek peut-il justifier ça ? Et bien je vais vous le dire : il ne le fait pas ! On a bien quelques textes à lire qui tentent veinement d'apporter les réponses à nos questions, mais on ne va pas se mentir, le développeur n'a fait aucun effort là-dessus (pas de vidéo, pas de mise en scène, aucune justification... juste un texte à trouver sur le dernier tiers de l'aventure). Le seul bon point à ce chapitre du jeu, c'est que quelques scènes démontent bien (comme lors de l'explosion d'un immeuble), qu'on en apprendra plus sur cette fameuse combinaison 2.0 (évolution directe de la première) et que tant bien que mal, le développeur a essayé de lier le premier épisode à cette suite, en incluant un maximum de flashbacks. Ceci dit les nouveaux aliens sont rouges et cloués au sol quand les anciens étaient bleus et volants... on pourrait presque croire que c'est une autre race qui a envahi la Terre. Bref, c'est sur le développement scénaristique que Crysis 2 m'a le plus déçu...


Bon passons,
Les musiques ont été (entre autre) composées par Hans Zimmer, mais on les aurait aimé plus ambitieuses
AlCatraz (qu'on prendra longtemps pour Prophet puisqu'il porte sa combi) se retrouve équipé de la nano-combi 2.0. Version évoluée de la géniale "salopette" du premier opus, cette fois on peut combiner 2 fonctions en même temps mais il fallait s'en douter, en vue d'une prise en mains au pad, le tout s'est grandement simplifié. En effet, la fonction "maximum speed" s'enclenche automatiquement, pareil pour "maximum strength" (force) qui nous permettait de faire d'incomparables sauts ou de filer des patates à faire voler les ennemis. Désormais les super pralines se distribuent automatiquement et les sauts s'allongent si on laisse la touche adéquate enfoncée, ce qui n'est pas bête en soi. Résultat, il ne reste plus à activer que le camouflage optique façon Predator et le super bouclier histoire de la jouer bourrin, pénard. Côté mélange, on peut très bien cumuler camouflage avec super saut ou pas coursé, ou super bouclier avec les mêmes fonctions (et non, toujours pas de camouflage et de super bouclier en même temps, ce serait trop beau). Toujours assujetti à une jauge de puissance, qui (au début) descend trop vite pour qu'on savoure vraiment les effets, on appréciera malgré tout que la-dite jauge remonte vite à 100%. J'ai aussi trouvé que les sauts étaient bien moins hauts qu'autrefois, la vitesse max est bien loin d'atteindre les déplacements hyper rapides du premier opus et surtout, que les gros coups de poings sont devenus un peu inefficaces. Pour ceux qui aiment coller des pêches au corps à corps, c'est foutu.
Changement total de décor puisqu'on passe d'une jungle luxuriante à une ville en friche, le jeu semble plus que jamais dirigiste. Si vous pensiez trouver (ce qui aurait été logique) une ville totalement ouverte, vous allez vous gratter bien fort. Et évidemment, c'est totalement incohérent. AlCatraz est capable de filer des mega-pêches dans des containers ou des voitures histoire de déplacer son point d'abri, et après ça il est totalement incapable de défoncer une simple porte (alors qu'entre nous, ce serait si simple). Après, malgré sa prédisposition à nous cloisonner, il n'est pas rare d'avoir plusieurs manières d'opérer et/ou plusieurs chemins parallèles. Par exemple les égouts sont un bon moyen de contourner une faction, avec le super bouclier on peut vraiment jouer les bourrins invincibles, et le camouflage optique (mon préféré) ouvre le gameplay à une dimension tactique et/ou d'infiltration. Il est juste regrettable que les maps soient si petites : des dimensions réduites et un chapitrage des missions, sans doute imposé par la limitation en RAM des consoles.


Ensuite notre
L'ambiance sonore est bien travaillée et le doublage n'est vraiment pas mauvais
héros du jour ne pourra porter que 2 armes principales, plus un lance-roquettes, du C4 et des grenades. Malheureusement le panel tourne assez vite en boucle et on ne se servira rapidement que de nos armes préférées. Alors que Nomad s'est régalé à utiliser un fusil d'assaut alien, ici les bestiaux lachent leurs flingues mais impossible de les saisir. Et l'arsenal militaire est d'un classique à faire peur : fusil à pompe, mitraillette, fusil de sniper... malgré un design hi-tech qui sauve un peu le tout, l'arsenal se veut finalement très banal. Après, ça ne nous empêchera pas de faire gros trous dans le corps des méchants. Y'a juste un détail qui m'agace (un de plus) : on n'a toujours pas de touche dédiée aux grenades (même si le système de retardement est une bonne idée). Pour en lancer une, il faut d'abord s'en équiper ce qui est loin d'être instinctif et nous ramène à des jeux comme Half-Life², qui date de 2004. Qui dit suite dit également quelques nouveautés. On commencera par le fait de pouvoir déplacer certains objets en shootant dedans (comme précédemment expliqué), on retrouve les options/gadgets pour les armes (lance-grenades, module pompe, visée laser, poignée tactique), on a à disposition la nanovision (une sorte de vision infra-rouge améliorée, directement inspirée de Rainbow Six VEGAS), il y a les assassinats silencieux et même des upgrades "à acheter" pour sa nano-combi.
En effet, à chaque alien abattu on reçoit des "nano-catalyseurs" qui servent ensuite à upgrader certaines capacités/fonctions. Certaines de ces fonctions upgradables sont totalement dispensables mais d'autres sont utiles comme améliorer l'armure ou faire en sorte que le camouflage dure plus longtemps. Même si le procédé est tiré par les cheveux, cet ajout se révèle assez sympa. Ensuite on dispose d'une mise à couvert assez bien étudiée : le personnage se plaque automatiquement contre la paroi et il suffit de se mettre en joue pour qu'il se décale et nous laisse alors copieusement arroser l'adversité. Dernier point, depuis Halo 3 c'est devenu une mode : on peut utiliser les tourelles et même les arracher de leur socle. On profite alors d'une arme encore plus puissante, tout en économisant ses munitions. Au final on ne se retrouve pas avec un gameplay 2.0, mais un plaisant gameplay 1.5, les améliorations et les nouveautés étant agréables à l'usage (bien que loin de révolutionner la licence). Puisqu'il est également devenu un jeu console, les quick-saves d'autrefois ont laissées place à des checkpoints plus conventionnels.


Techniquement,
L'ambiance a beaucoup perdu avec son environnement urbain mais Crysis 2 reste l'un des plus beaux jeux du support !
il faut être honnête, il y a véritablement 2 écoles : s'il est clair que la version PC est la plus à-même de nous exploser les yeux, nos consoles ne s'en sortent pas si mal que ça. Le bilan global est simple, si la direction artistique manque un peu d'originalité, le jeu est beau, très beau même. Mais malgré ça, il m'est difficile de dire que Crysis 2 est plus beau que le premier. Il y a des passages sublimes, certains sont très impressionnants (voir un immeuble de 50 étages s'écrouler ça fait toujours son bout d'effet) mais d'autres sont bien plus banals, et à mon humble avis, Crysis 2 n'est pas la méga-claque annoncée. Il faut dire que cet environnement urbain n'aura jamais le charme des plages tropicales et de la jungle d'autrefois. Ce qui était un peu la marque de fabrique du développeur n'est plus et personnellement, je trouve que l'ambiance y a perdu en identité. Niveau destruction massive, Crysis 2 a fait un sérieux bond en arrière. Si autrefois on pouvait détruire pas d'éléments, désormais c'est bien plus limité et scripté. On trouvera sympa d'arracher quelques pans de murs, de trouer des rambardes en béton, d'arracher les portes des voitures ou de casser quelques objets... mais impossible de tout broyer comme avant. Là aussi Crytek a fait un choix, le choix d'amoindrir son expérience ludique, au profit d'une production moins avant-gardiste, plus conventionnelle.
Enfin le son est globalement de bonne qualité. Le doublage n'est pas mémorable mais suffit amplement (il est déjà au dessus de certaines productions actuelles, il est contre c'est dommage que Prophet n'ait pas la même voix). De leur côté les bruitages sont parfois percutants, parfois pas. Le fusil à pompe par exemple, n'a plus le coffre d'autrefois et d'une manière générale, les armes sont bien moins dynamiques. Elles gardent quand même un bon timbre, n'exagérons rien, c'est juste que ça n'a plus la même puissante destructrice. Et c'est aussi vrai pour des explosions parfois violentes, mais souvent étouffées. Pour le reste des bruitages, rien à dire, tout est bon. Quant aux musiques, elles ont été signées par 4 compositeurs (Borislav Slavov, Tilman Sillescu, Lorne Balfe) dont le grand Hans Zimmer. Elles sont omniprésentes (ce qui prend à contre-coup tous ces jeux vides de toute ambiance sonore) et elles essaient aussi d'avoir un côté mémorable, mais c'est rarement acquis. A l'image d'un thème principal pas terrible, on ne retrouve pas le souffle épique d'un Crysis Warhead (composée par Inon Zur). Attention, tout n'est pas à jeter mais on trouve ça un peu déjà-vu, commun. A titre de comparaison, Hans Zimmer a fait bien mieux sur Modern Warfare 2. Seul le thème du dernier combat, est vraiment bon.



  • Addendum de la version PC et Maximum Edition
    Il faut remercier Crytek d'avoir tenu parole. En effet le développeur a promis de réaliser avant tout la version PC pour ensuite l'adapter aux consoles, et non l'inverse comme c'est bien trop souvent le cas. Résultat si vous avez une configuration un tantinet musclée, ça tournera à fond. Selon l'option choisie, l'anti-aliasing est actif ou pas, mais dans l'ensemble les textures sont propres et très détaillées (pas toutes mais dans l'ensemble oui), en clair Crytek a soigné sa copie. Le bilan global est simple : il m'est difficile de dire que Crysis 2 est plus beau que le premier. Si sur certains détails il le surclasse, d'une manière générale on ne reste pas béat d'admiration devant la beauté des décors. A sa sortie il n'était compatible qu'avec DirectX 9 mais en juin 2011 (3 mois après sa sortie), Crytek a mis en ligne le fameux patch 1.9 (pesant 1,66 Go quand même !) qui a adapté le code à DirectX 11 avec en plus des textures hautes résolutions. Là pour le coup, Crysis 2 nous en met plein la vue ! A noter enfin que cette version PC ne disposait (à l'origine) que de quelques réglages accessibles. On règlait sa résolution puis on règlait le niveau de finition du jeu, selon une graduation. Ça faisait un peu tâche (le problème a été réglé depuis). Avec ma configuration, je l'ai déjà fait tourner à son maximum. Il n'y a donc aucune marge de manoeuvre, ce qui fait de Crysis 2 un très beau jeu actuel mais qui sera bien plus vite dépassé que son prédécesseur (puisqu'il a mis à genoux les PCs les plus performants à sa sortie... c'est sans doute ça, le prix de l'excellence). Enfin, c'est en mai 2012 que Crytek a sorti Crysis 2 : Maximum Edition, une exclusivité PC. Cette édition (sortie donc 14 mois plus tard) comprenait le jeu et les DLCs précédemment publiés, y compris 9 cartes multijoueurs supplémentaires, de nouveaux modes de jeu, 2 nouvelles armes (le FY71 Assault Rifle et le M18 Smoke Grenades), un skin d'arme pour le Scar, un leurre façon hologramme et l'accès à des bonus d'XP via des classes personnalisées et prédéfinies. Un nouveau pack de textures haute résolution était également inclus.



  • On l'aura Note


    attendu longtemps et Crysis 2 m'aura régalé. Je sais, tout au long de ce test j'ai eu un ton un peu défaitiste mais il faut reconnaitre que le formule ne s'est pas forcément améliorée, elle a changée. La nuance est importante. A l'époque Crysis a tenu tête à Call of Duty 4 et Bioshock, aujourd'hui il ne sort pas en fin d'année mais au printemps (une période plus "creuse" afin d'éviter certaines confrontations) et ce, pour une raison toute simple : malgré de belles promesses, la licence ne semble plus briller au firmament. Car mine de rien, le coup des grenades à équiper, la simplification du gameplay, une combi qui se désactive dès qu'on tire (même si on utilise un silencieux), une destruction massive édulcorée et surtout un scénario un peu décevant, font de Crysis 2 un jeu qui n'a pas tenu ses engagements. On aurait vraiment aimé en savoir plus sur les anciens protagonistes, voire même rejouer Nomad (ce qui aurait été logique non ?) et puis le liant scénaristique qui relit les 2 épisodes, est simplement absent. Pourtant, même après 3 jeux absolument géniaux, Crytek ne semble rien avoir perdu de sa hargne, et Crysis 2 est un gros FPS qui possède une aura particulière. Je sais, je n'ai pas été super enthousiaste tout au long de ce test mais je me suis vraiment éclaté à y jouer ! C'est juste que les fausses évolutions, ces problèmes de réalisme (comme par exemple un personnage qui refuse de s'accrocher à une corniche alors qu'il peut largement y arriver ou qui reste bien posé sur ses rails alors qu'avec sa force, il pourrait défoncer n'importe quelle porte) et ce gros manque au niveau du scénario, m'ont vraiment agacés.

    Quant aux graphismes, sujet sensible dès qu'on parle d'un Crysis, il est clair que son design hi-tech fait recette et globalement c'est vraiment très beau... oui même sur console ! Ce qui n'était pas gagné d'avance, Crytek n'étant pas un développeur console, on ne peut que les féliciter pour cet exploit, ainsi que pour une jouabilité précise et agréable. Ce qui déçoit par contre, c'est cet environnement quasi 100% urbain et chaotique, qui manque autant de charme que de variété. Cependant, malgré mon apparent manque d'enthousiasme à certains moments, Crysis 2 reste un excellent jeu, très dynamique, nerveux et pluridisciplinaire (ce qui est très agréable), même si les attentes placées en lui n'ont pas toutes été tenues. Peut-être que je suis trop fan du premier opus (qui était lui aussi perfectible mais qui a eu la chance d'avoir le bénéfice du doute) et peut-être aussi que j'en attendais trop... En attendant, il est le gros FPS de ce début 2011, et comme la licence s'est inscrit dans l'optique d'une trilogie, espéront religieusement que Crysis 3 saura répondre à nos questions et corriger les petits aléas qui auraient pu faire de ce second épisode, le hit ultime.



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    Test réalisé par iiYama

    avril 2011 (mise à jour : novembre 2021)