Call of Duty: Black Ops (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : novembre 2010
Développeur : Treyarch
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : IW 3.0
Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs offline - 18 joueurs online
Abréviation : COD Black Ops
Prix au lancement : 60€
Score des ventes : 30 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual Core 2.6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 256Mo de VRAM et compatible Shader Model 3.0 (GeForce 8600GT / Radeon X1950Pro)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750
RAM : 2Go DDR3 1600
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Call of Duty

Black Ops



Depuis quelques années,
La mise en scène est sympa et le scénario, bien qu'un peu pretexte, est bon
Treyarch est souvent sous-estimé, considéré comme le petit studio "bouche-trou" entre 2 grosses productions d'Infinity Ward. Et c'est vrai que ça se vérifie, après un Call of Duty 2 qui aura marqué les esprits, le spin-off Big Red One déçoit. Pendant que Call of Duty 4 est développé, Call of Duty 3 a également du mal séduire et entre 2 Modern Warfare, Quantum of Solace et World at War n'arrivent pas à atteindre le niveau suffisant, même si dans certains cas (comme celui de World at War) les ventes sont satisfaisantes. Mais comme vous le savez sans doute déjà, le studio Infinity Ward tel qu'on le connaissait n'est plus et peut-être qu'Activision a revu son jugement sur son "second couteau". En effet, ce qui fait souvent la différence entre 2 développeurs, à part le génie de ses créateurs, c'est aussi les moyens financiers que l'éditeur met en œuvre pour justement alimenter ce développement. Et il semblerait qu'Activision ait sorti leur plus gros chéquier pour Black Ops (il faut dire que Call of Duty est l'une des licences les plus lucratives) et Treyarch a enfin pu nous prouver qu'ils étaient tout aussi capables que le studio qui leur fait de l'ombre depuis tant d'années. Sans doute aussi parce qu'ils ont enfin fini par comprendre qu'il ne faut pas chercher à faire mieux ou différemment, mais simplement de s'inspirer de l'excellence. Et ça commence au niveau du scénario. Le développeur a enfin abandonné sa Guerre de 40... mon Dieu qu'il était temps ! Treyarch était sans doute l'un des derniers développeurs à insister avec la sale guerre, alors que tous les autres ont bien compris il y a bien longtemps que la page était tournée. Ça n'a pas empêché Treyarch de nous coller un contexte historique, avec le très net avantage qu'on ne l'a vu que très rarement. Formule Call of Duty oblige, on incarnera plusieurs personnages, afin d'avoir plusieurs visions du conflit. La formule est rôdée mais toujours aussi déroutante (quand on nous appelle il faut réfléchir au nom du gars qu'on contrôle) et surtout ça rend le scénario toujours aussi confus. Pourquoi n'incarne-t'on pas un seul et unique perso ? Toujours est-il qu'on entrera surtout dans la peau d'Alex Mason (personnage principal de cette histoire), pour revivre une partie de sa vie. Séquestré et torturé, de sombres individus le forcent à dévoiler ce qu'il sait, et à revivre certaines journée-clés de sa vie (les scènes font penser à la fois à Matrix et à SAW... jouez-y, vous comprendrez).


Ces briefings/interrogatoires
On retrouve le gameplay classique et rodé des Call of
en profitent pour charger les données en arrière-plan, ce qui nous laisse tout le plaisir de vivre l'aventure d'une seule traite (sans chargement réel). Durant la Guerre Froide, la première mission de Mason est de tuer Fidel Castro, lors que la tristement célèbre "crise des missiles de Cuba" : 1962, des missiles nucléaires soviétiques pointés sur le territoire des États-Unis depuis l'île de Cuba, a placé le monde au bord d'une guerre nucléaire. Du coup le jeu a été interdit sur l'archipel, puisque de nombreuses tentatives de ce genre ont réellement existées et le gouvernement cubain ne veut pas que ça fasse de vagues. Ensuite on poursuivra notre périple en URSS, pour continuer au Vietnam en 1968 (et on retrouve même un peu de nazis... ils sont fans ou quoi ? décidément ils ne peuvent pas s'en empêcher !). Directement inspiré de Modern Warfare et de sa tension quasi permanente, Black Ops nous assène scène épique sur scène épique, dans un réel festival d'explosions, un déluge de balles et une scénarisation qui tient remarquablement la route. Bien sûr ça sent le déjà-vu, au moins 2 fois, mais force est de reconnaitre que la formule séduit à nouveau. Et dans tout ça, on appréciera quelques jolis clins d'œil aux faits historiques, comme être briefé par le Président Kennedy en personne, ou encore la surprenante (bien qu'un poil prévisible) scène finale et son retournement de situation. Après il n'y a rien de vraiment nouveau. Bien sûr on dira adieu aux mitrailleuses Thompson et aux archaïques fusils M1 Garand, pour empoigner des pétoires nettement plus puissantes comme la première version du M16, la M60, le lance-grenades, le Dragunov ou encore le fameux fusil à pompe d'assaut. Modern Warfare 2 faisant encore école, il ne sera pas rare de suivre une action au ralenti, afin de souligner l'intensité de celle-ci, ou de nous laisser le temps de viser. On ne peut transporter que 2 armes, plus des grenades mais l'arsenal change automatiquement au gré des scripts (et sans qu'il y est une quelconque pause au milieu). Exemple au Vietnam, on part avec un couteau et un AK47, et boum d'un coup on se retrouve avec un fusil de sniper et un M4. Mais c'est complètement débile !! C'est quoi ces tours de magie ? Comme toujours sur cette série, on vivra quelques scènes originales comme cette course poursuite à moto très inspirée de Terminator II (le M1887 Remington aidant fortement à s'y identifier), la ballade en Jeep équipé de missiles guidés ou mieux encore avec ces phases de shoot à bord d'un Hind (un puissant hélicoptère de combat russe), vraiment sympa.


Il faut dire qu'en
Le moteur de Call of Duty 4 vieillit bien, avec notamment quelques passages vraiment superbes
tant que bon élève, Treyarch a bien compris qu'il valait mieux offrir un jeu court et particulièrement nerveux, qu'un truc long et ennuyeux. Ainsi l'action est extrêmement pulsée, l'intensité y est incroyable, ce qui donne à cette aventure une dimension Hollywoodienne vraiment prenante. Et comme d'habitude, qui dit gros spectacle dit jeu extrêmement scripté et très court (6 à 7 heures). Par contre on fustigera une IA sobrement débile, qui nous fait regretter le bon vieux temps de FEAR. 7 heures de jeu, ça fait du 10€ de l'heure si on se cantonne au solo, ce qui revient à se faire voler. Heureusement toute la partie multi est là pour rallonger drastiquement cette durée de vie qui s'amenuise avec le temps (bientôt on payera nos jeux 90€ pour 2 heures... vous verrez, ça nous pend au nez). Fort du célèbre mode zombie de World at War (un mode à succès que tout le monde copie désormais, même dans les jeux les moins adaptés à l'exercice), il fait son come-back. 3 maps dédiées, des personnages incongrus et des zombies... bref de quoi se marrer même si on n'est pas dans Dead Rising pour autant. Ensuite y'a pas besoin de s'attarder sur le multi, classique et efficace, qui se compose (à la sortie du jeu) de 14 maps et des modes les plus efficients et les plus connus du genre. Depuis 2007 et la sortie du premier Modern Warfare, c'est toujours le même moteur développé par Infinity Ward qui sévit : Modern Warfare 2, World at War et même Quantum of Solace tournent sous IW 3. S'il est vrai que la technologie n'a pas vraiment évoluée en 3 ans (en fait Crysis est -encore- la grosse référence en la matière), il faut reconnaitre que ce middleware commence à vieillir (on le voit à certains détails), même si au fil du temps il s'est vu amélioré. Certains passages ont reçus plus d'attentions que d'autres comme ce bateau qui coule et qui est vraiment mal fait ou encore cette clope, lors de l'interrogatoire, qui brûle tranquillement pendant 6 heures (ça ils auraient pu éviter quand même). A noter aussi que le jeu tape franchement dans le gore par moment avec des membres arrachés (ça rappelle Soldier of Fortune), des égorgements et des interrogatoires interactifs et musclés. Attention aux âmes sensibles. Toujours aussi bien adapté à nos machines, on se retrouve naturellement avec une réalisation parfaitement maitrisée. Les menus sont originaux, quelques sprites/parcelles du décor sont destructibles, notamment des bidons d'essence ou des voitures (malheureusement ça reste encore trop aléatoire bien qu'on note de réels efforts sur l'évolution de la série) mais c'est surtout la qualité des modélisations et des animations qui surprend.


Entièrement motion-capturé,
Très bonne bande-son, explosive à souhait. On regrette juste que le doublage soit si inconstant
la fluidité de chaque geste apporte un réel réalisme à l'ensemble, une dimension véritablement cinématographique au rendu visuel. De plus les textures sont chiadées, les décors vont de beaux à simplement magnifiques, et les effets sont toujours d'aussi bonne qualité. Et le plus étonnant, c'est que plus on avance, plus c'est beau ! Si les débuts sont bof-bof, après entre 2 passages à vide (les intérieurs surtout) on en prend plein la gueule : la Russie, des montagnes enneigées superbes ou encore la jungle vietnamienne, et sa mousson hyper bien retranscrite. Si le moteur graphique commence à prendre quelques rides, il est franchement difficile de trouver à redire sur des graphismes qui n'auront aucun mal à nous faire entrer dans son univers chargé de poudre. Et niveau son, bien évidemment, sa suit le mouvement. On appréciera une synchro labiale à peu près respectée (disons que ça dépend surtout de la scène, parfois ça va, parfois c'est n'importe quoi), ainsi qu'un doublage honorable. Je dis "honorable" car il y a des hauts et des bas, notamment Mason lorsqu'il nous sort ses "ennemi à terre" comme si ça le faisait chier, ou encore Reznov qui est très inconstant et se laisse parfois aller à quelques élocutions bien peu crédibles. Mais dans l'ensemble il n'y a pas trop à se plaindre, la VF n'est pas trop mauvaise (même s'il est clair qu'au sein de la série on a vu bien mieux) avec par exemple le très bon Xavier Fagnon pour la voix de Mason (il est partout en ce moment), Patrick Béthune dans le rôle du méchant ou encore belle surprise, des ennemis qui parlent dans leur langue d'origine (espagnol pour la milice cubaine, vietnamien, russe et même quelques passages en anglais, histoire d'accentuer le côté amerloque dégoulinant du titre). Je regrette juste que les grosses personnalités de cette histoire, notamment Kravchenko et Reznov, n'aient pas d'accent russe (c'est dommage). Afin de conforter un visuel immersif et très explosif, rien de mieux qu'une bonne bande-son. C'est une constante sur cette série, les musiques prennent souvent des élans de folie. Cette fois c'est Sean Murray (déjà à l'œuvre sur True Crime : Streets of LA et Call of Duty : World at War) qui fut à la direction artistique et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il connait bien son boulot. Bien sûr ça n'a pas l'envergure des compositions d'Hans Zimmer (qui a produit la BO de Modern Warfare 2) mais ça reste d'un très bon niveau et ça apporte un souffle soigné, qui donne à l'image tout son aspect nerveux ou dramatique. Enfin les bruitages sont toujours d'un excellent sampling, dynamiques et réalistes, ce qui contribue ici aussi, à l'énorme pêche qu'ont les combats.



C'est fait Note
et quelque part il était temps, Treyarch s'est enfin donné les moyens de sortir des rangs, de ne plus être dans "les jupons" d'Infinity Ward (peut-être aussi qu'un budget plus conséquent a joué dans cette direction). Et Black Ops est directement entré dans le Guinness Book des records avec plus de 5 Millions de jeux vendus dés sa première journée de mise sur le marché, écrasant ainsi l'ancien record détenu par son prédécesseur. Impressionnant ! Et c'est vrai que Black Ops est sans doute l'un des meilleurs FPS de 2010. Tout d'abord le jeu est beau (ceux qui disent le contraire devraient nettoyer leurs lunettes), c'est super bien animé et réaliste (merci la motion capture) et surtout, on a enfin une mise en scène hyper travaillée, dynamique au possible ainsi qu'un scénario bien mis en avant et accrocheur (même si j'ai détesté tous ces flashes qu'on nous met dans la gueule lors des briefings). Et ça, c'est bien la première fois pour Treyarch (on apprécie également d'avoir un personnage principal et des événements qui suivent une chronologie moins confuse, même si le tout reste encore un peu brouillon). Le gameplay est toujours aussi simple et carré, un classique à la série, le son est de bonne qualité... en clair c'est le plus grand jeu du développeur et un très bon épisode de Call of Duty. Certains disent même qu'il est meilleur que les Modern Warfare, faut pas pousser non plus (c'est dingue ce que les gens ont la mémoire courte) mais le résultat est là : fini les Call of Duty "à 2 vitesses", désormais il semblerait qu'on va avoir droit à un blockbuster tous les ans. Perso, pour des jeux d'un tel niveau et d'une telle qualité, je signe de suite. Vivement l'année prochaine, qu'on voit un peu ce que le nouveau visage d'Infinity Ward va pouvoir nous pondre et surtout voir s'ils arrivent à égaler un Black Ops qui aura été la vraie grosse surprise de la fin 2010.



Test réalisé par iiYama

mars 2011