Call of Duty (PC)

 








Note générale


Sortie du jeu : novembre 2003
Développeur : Infinity Ward
Editeur : Activision
Genre : FPS

Support : 2 CDs
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : id Tech 3
Difficulté :
Multi-joueurs : online
Abréviation : CoD
Titre alternatif : Call of Duty Classic


Configuration recommandée :
CPU : 1.8Ghz
RAM : 512Mo
VIDEO : avec 64Mo de VRAM et compatible T&L

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 750
RAM : 2Go DDR3 1600
VIDEO : GeForce GTX260+ avec 896Mo de VRam
OS : Windows 7 (32bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :


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Call of Duty








Vous connaissez sans doute l'histoire :
On retrouve très vite la "formule CoD" avec un jeu linéaire et très scripté
après le développement de Medal of Honor, certains développeurs ont quittés le studio 2015 et Electronic Arts, pour former Infinity Ward. Convaincus que Medal of Honor n'allait pas assez loin, tout en n'étant pas assez respectueux des faits réels, ils ont développés Call of Duty, le concurrent direct de celui qui a lancé le phénomène "Seconde Guerre Mondiale". Par la même occasion, Electronic Arts et Activision sont "entrés en conflit", une guéguerre qu'EA a perdu à la sortie de Call of Duty 4, Infinity Ward démontrant tout son talent de développeur, un talent difficilement égalable et dont Medal of Honor : Airborne ne supporte pas la comparaison. Mais ici il n'est pas question de parler de ces gloires du FPS contemporain, mais plutôt de revenir sur les origines de la série, avec le premier épisode de Call of Duty. Bien entendu on parle dès lors d'un jeu datant de 2003. Etant donné son âge, il ne faudra pas s'attendre à des miracles. Le scénario est déjà vu et revu (forcément) et la mise en scène reste d'époque. On a bien un journal tenu par un soldat qui étoffe un peu le scénario et donne du corps aux événements, mais dans sa globalité, ça reste maigre. Formule Call of Duty oblige, on prendra le contrôle de 3 personnages différents, afin qu'on puisse vivre cette guerre sous plusieurs fronts. Autre formule imposée par le studio : les scripts. Visant à rendre l'aventure la plus dynamique possible, les scripts se déclenchent au fur et à mesure de notre percée dans les lignes ennemies, mais la contre-partie c'est qu'on n'est jamais libre. On suit une sorte de couloir imposé et impossible de faire ce qu'on veut. Tout est fait pour qu'on suive le déroulement de l'aventure comme les développeurs l'entendent. Par exemple on pourrait se dire qu'on va aller de l'avant, passer par dessus une murette et péter la gueule à tout le monde... Et bien non non non, tant que le sergent n'aura pas ouvert le portail (parfois c'est un mur qu'ils font sauter), personne ne passe, tout le monde reste là. Ce n'est qu'une fois qu'on aura réalisé quelque chose (comme tuer tous les mecs qui nous canardent) que le script se déclenche et qu'on pourra passer. Selon le studio, cette direction artistique est justifiée par le fait qu'un jeu scripté est forcément plus dynamique. Mouais, ça dépend. Question gameplay, Call of Duty fait dans le grand conventionnel avec des missions à accomplir et un arsenal somme toute classique : 1 flingue, 2 fusils et des grenades.


On nous laisse
A sa sortie le jeu a impressionné. Aujourd'hui c'est sûr, il a vieilli
quand même la possibilité de changer ses armes contre n'importe laquelle trouvée en chemin mais on peut regretter que les grenades n'aient pas de touches dédiées (pourtant, c'est pas ce qui manque sur un clavier). Pour lancer une grenade il faut d'abord s'en équiper, ce qui rend l'action un peu lourde. Et question soin idem, on parle d'un jeu qui date de "la vieille école", il faudra donc trouver des trousses de soins pour que sa santé remonte à un taux acceptable. Les subtilités du jeu peuvent s'acquérir lors d'un sympathique didacticiel qui nous inculque les bases, des bases qui sont encore d'actualité (comme le fait d'être plus précis en visant). Pour ce qui est des graphismes, aujourd'hui on trouvera facilement ça moche. Il est vrai qu'actuellement les jeux sont tellement beaux, que même un jeu Xbox ou PS2 semble vieillir à toute vitesse, alors qu'ils n'ont que 3 ans pour les plus récents. Fonctionnant sous id Tech 3, le moteur de Quake III Arena (écrit un fois de plus par le talentueux John Carmack) fonctionne à merveille. Certes c'était pas la mega gifle, mais ça tournait vraiment impeccable, avec notamment des modélisations très réussies. Seul bémol : les animations sont parfois discutables et hachées. Aujourd'hui le jeu a de beaux restes mais il faut le voir avec l'humilité de circonstance. A ce propos, on trouvera que les décors s'en sortent mieux que le reste mais niveau interaction, c'est réduit au minimum (hors script, rien n'est destructible). Enfin, et c'est un peu la patte d'Infinity Ward, les musiques sont superbes. Composées par Michael Giacchino (secondé par Justin Skomarovsky), qui pour l'occasion a gagné un "Game Developers Choice Awards", elles donnent un petit souffle épique à certaines scènes. Par contre, question dynamisme, les bruitages ont plus de mal. Les sulfateuses, les flingues, les explosions... personne n'a un FX réaliste, ou du moins convaincant. En résumé les armes sont molles et c'est un peu dommage (mais je crois que c'est l'époque qui voulait ça). Pour rééquilibrer cette petite déception, on a à la place un excellent doublage. Si la version US peut se vanter de quelques acteurs bien connus (comme Jason Statham, Michael Gough ou Giovanni Ribisi), de notre côté aussi on a eu du beau linge. Le résultat est donc là, nous avons des acteurs virtuels assez crédibles et au phrasé pas tout à fait irréprochable mais déjà fort appréciable. Pour un jeu de 2003, c'en est même impressionnant (sauf peut-être pour des Allemands doublés en Français, avec un accent assez ridicule). A noter aussi que certaines textures sont traduites dans notre langue (pas toutes c'est sûr, mais c'est déjà pas mal), un phénomène devenu super rare de nos jours, où l'anglais prime sur toutes les autres langues, même dans les jeux Japonais.



Ce premier Note
Call of Duty est une grosse réussite, une vengeance assumée de la part de ces créateurs qui ont quittés EA, afin de réaliser un jeu meilleur que leur propre Medal of Honor. Et la "formule Infinity Ward" prend bien mais reste voyante : un jeu scripté à mort, une superbe bande-son, une action survoltée mais guidée... Call of Duty n'est pas exempt de critique mais en 2003, il restait un must sur le secteur du FPS historique (voire même le meilleur jeu du genre).



Test réalisé par iiYama

novembre 2010