Assassin's Creed (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : avril 2008
Développeur : Ubisoft
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Anvil
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 11 Millions (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : Dual-Core 2,6Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : compatible Shader Model 3.0 (GeForce 7 / Radeon série X1600 ou HD2000/3000)

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon XP 3800+
RAM : 2Go DDR
VIDEO : GeForce 8800GT avec 512Mo de VRam
OS : Windows XP
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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Assassin's Creed

Director's Cut Edition



Après nous
L'histoire se déroule à 2 époques très différentes. Ca ne plaira pas à tout le monde mais on ne peut que saluer l'originalité
avoir enchanté avec la trilogie des Prince of Persia sur la précédente génération de consoles, Ubisoft Montréal nous offre une toute nouvelle licence, de nouveaux personnages et bien entendu un nouveau moteur graphique. C'est après avoir entendu monts et merveilles sur lui que je me suis décidé de tester le fameux Assassin's Creed. Et on tient là une nouvelle preuve que dans la vie et pour les jeux vidéos en particulier, tout est subjectif. Affublé des meilleures notes et des meilleures critiques, les testeurs du monde entier ont certainement dû oublier les centaines de défauts que compte également le jeu. Certes il est sympa, il est beau, il est vaste et riche niveau gameplay mais il possède également une liste longue comme le bras de tares qui font que, et je pense être plus objectif que les autres là-dessus, ce n'est pas un jeu aussi formidable qu'on veut bien nous le faire gober. Alors, par où commencer ? Par le début ? Ça me semble judicieux. On commencera par cet univers, assez bizarre qui mélange le hi-tech au médiéval. Plus ou moins de nos jours (2012), Desmond Miles se retrouve enfermé par un savant un peu dingue, qui a créé une machine qui permet de revivre le passé de ses ancêtres. Les employeurs du doc veulent des infos que détiennent Altaïr, l'ancêtre de Desmond qui a vécu au XIIe siècle. En s'installant dans l'Animus (la fameuse machine), notre prisonnier retourne au temps des Templiers, en pleine Guerre Sainte. Voilà pour les bases et je vous laisse tout le plaisir de découvrir son sympathique scénario par vous-même. Par contre, même s'il se découd assez lentement, c'est la mise en scène qui pêche sévèrement. Les modélisations sont de bonne qualité (surtout pour les protagonistes principaux) mais les cut-scènes sont à chier. Les visages sont inexpressifs et donc ne suivent pas du tout les dialogues, qui sont parfois d'un ton inapproprié. Bref, si on peut trouver le rendu graphique absolument fabuleux (j'y reviens plus tard), toute la partie scénarisation a été bâclée. Il faut dire qu'Ubisoft est loin d'être un spécialiste en la matière et ça se vérifie une fois de plus.


Très inspiré par Prince of Persia,
La jouabilité est très assistée mais par moment Altaïr fait n'importe quoi et on doit recommencer... c'est rageant
lorsqu'on joue dans les rares passages du présent/futur, Desmond ne sait pour ainsi dire rien faire. Par contre son pendant du passé, Altaïr, est un dieu de la plate-forme. Plus agile que le Prince de Perse ou même Lara Croft, tout a été fait pour nous faciliter les phases d'escalade ou d'escapade sur les toits. En effet, il suffit de presser la touche "courir" et celle pour "sauter", pour que le bonhomme s'exécute automatiquement. Problème : on n'est pas habitué à autant d'automatisme et on a toujours le vieux réflexe d'appuyer sur la touche action pour qu'il fasse un mouvement… qu'il fait en réalité tout seul. Résultat : arrivé devant un obstacle, le bougre saute dans l'autre sens ce qui peut être irritant. Mais le pire, c'est qu'Altaïr doit exécuter diverses missions principales (il y en a d'autres, subsidiaires, qui consistent généralement à sauver les miches d'un(e) paysan(e) soi-disant innocent) qui tournent vite en rond : dérober un objet, écouter une conversation, trouver des points de visualisation, faire son rapport pour enfin tuer un déglingué notoire qui répand le mal autour de lui. Entre 2 directives, il faudra se balader sur plusieurs kilomètres, ce qui prend également pas mal de temps. Il y a quand même un petit avantage, c'est qu'à dos de cheval on trouve ça bien fait et dépaysant, et c'est aussi l'occasion d'apprécier des décors extérieurs somptueux. En tant qu'assassin à la solde de l'Ordre du Temple, Altaïr doit bien évidemment se déplacer de façon furtive. Ce n'est pas toujours évident car en mode "incognito" il est tellement lent, qu'on en vient vite à prendre des risques sous peine de s'endormir. Du coup on se fait repérer et là, les galères commencent. Soit on la joue offensif et on essaie de tuer tout le monde (selon le nombre d'ennemis et leur rang, soit c'est jouable comme tentative, soit c'est totalement désespéré) soit on prend la fuite. En mode fuite (en courant) Altaïr fait n'importe quoi, monte sur tout ce qui dépasse, s'accroche aux murs, trébuche comme une buse... bref il nous met les nerfs ! C'est là qu'on voit explicitement les défaillances d'une jouabilité trop assistée.


Malgré tout,
Assassin's Creed est graphiquement superbe, dommage que la mise en scènes ne suive pas
une fois semé, on peut se planquer et tout repasse au vert, souvent même contre toute logique (d'ailleurs avoir 20 gardes aux fesses qui nous coursent comme des dingues, c'est tout aussi débile, c'est comme si à l'époque ils avaient des radios pour prévenir qu'un assassin s'enfuyait). Quant aux combats, ils sont loin d'être aussi instinctifs qu'on les aimerait. Les gardes sont très vite agressifs (en plus d'être en surnombre), ils ne se laissent pas faire et parent 9 coups sur 10. Autant dire qu'à plus de 3 assaillants contre 1, mieux vaut courir ! Et c'est un peu dommage car si ça rend le jeu que plus réaliste, ces passages-là sont aussi les plus pénibles. Question crédibilité, on peut se poser certaines questions comme le fait que Desmond se repose mais ne se lave jamais, ne se change jamais et ne fait jamais ses besoins. Une vraie machine cet homme là ! On a également une carte à disposition, carte qui demande qu'on scrute avant tout les hauteurs pour avoir une vue d'ensemble. Mais même comme ça, elle reste assez illisible. Heureusement que le pseudo-GPS, qui indique les prochaines cibles, est assez efficace. Si le jeu souffre de temps de chargement parfois interminables, techniquement, Assassin's Creed est sublime. Bien sûr certaines animations sont à chier, les PNJs en sont souvent la cause, il y a pas mal de fautes de gout comme le manque de synchro labiale ou encore le fait que tout le monde se ressemble (il n'est pas rare de voir 2 types strictement identiques assis sur le même banc), et ce sans revenir sur la piètre qualité de la mise en scène. Sinon on peut le dire, ça envoie bien ! Fonctionnant avec le moteur Anvil, un dérivé du Dunia de Far Cry 2 (qui sortira un an plus tard), ce moteur propriétaire à Ubisoft servira plus tard au Prince of Persia version 2008, Prince of Persia : Les Sables Oubliés (sorti 2010) et évidemment les suites du présent titre.


Au rang de ses facultés,
Beaucoup de choses agacent dans ce jeu, mais allez comprendre, il fascine quand même
il gère une véritable population au sein des villes, la physique est pas trop mal respectée (merci Havok), les mouvements de notre more-ninja sont impressionnants de souplesse (il se mouve avec une certaine grâce) et de réalisme (un vrai yamakasi ce type-là !). De plus les décors (surtout à l'extérieur des villes) sont magnifiques. Preuve d'une certaine recherche artistique et d'un travail acharné sur le moindre détail, la plupart des textures sont bien travaillées, les hauteurs sont éblouissantes de beauté, la ligne d'horizon est lointaine, en clair c'est du très beau boulot. Quant au son, si la qualité est assez présente, on peut regretter que les musiques soient si discrètes. Au lieu de poser un ton chevaleresque et épique, elles restent dans leur coin, timides et ne donnent finalement pas l'aura dont aurait mérité l'ambiance. Pour les bruitages c'est pareil : ils sont bons mais se gardent bien de sortir des sentiers battus. Reste un doublage français plus que correct où on appréciera quelques acteurs de renom. Aux Etats-Unis ils ont eu droit à quelques pointures comme Philip Shahbaz, Kristen Bell (Veronica Mars) ou Nolan North. Ce dernier est bien connu du métier puisqu'il incarne Drake dans les Uncharted, Eliot dans Army of Two, Jason dans Shadow Complex et a prêté sa voix à tout un tas de jeux (SWAT 4, Terminator Salvation, Saint Row, Halo 3/ODST/Wars, Fable II, darkSector et j'en passe). D'ailleurs ces 3 acteurs ont été motion-capturés (en plus de réaliser le doublage US) afin de produire les meilleures cut-scènes possibles (c'est dire la tronche que ça aurait si ça avait été fait sans ça !). De notre côté, nous avons aussi on a du beau monde avec quelques noms bien connues du métier : Altaïr est doublé par Bruno Choël (la voix officielle de Johnny Depp et Ewan McGregor) et Desmond est doublé par Xavier Fagnon (que je cite assez souvent).


Addendum de la version PC : pour ce qui est de cette version PC (sous-titrée Director's Cut et honteusement sortie 5 mois après les versions console afin de palier au piratage), il faudra absolument y jouer avec un bon gamepad (celui de la Xbox 360 est hautement recommandé). Car malgré la simplification de la jouabilité, la prise en mains est abominable au clavier/souris… mais après tout on n'est pas dans un FPS. Cette tardive version apporte tout de même quelques nouvelles (et très anecdotiques) missions et… c'est tout ! Pour une pompeuse nomination " Director's Cut" ça fait quand même léger. Au rang des détails techniques, l'update automatique n'a jamais voulue fonctionner et le jeu a planté quelques fois. Pire, lorsqu'il a réussi à se mettre à jour, il a perdu mes sauvegardes. Rageant ! Pour la partie sonore, le sampling des voix secondaires (passants, gardes) est trop faible ce qui rend assez mal et qui étrangement, n'intervient pas sur consoles. Par contre bon point, cette édition est vendue 20€ de moins que sur PS3 ou Xbox 360, pourtant le jeu est bien plus beau (si votre config est musclée).



Assassin's Creed Note
(le "credo de l'assassin" en français) est un jeu qui, dans un sens fascine, attire le joueur et dans un autre est super gonflant ! Il suffit d'y jouer 1h pour s'en apercevoir. Son univers est assez open-world mais sans mission, il ne sert quasiment à rien de se balader. Les combats manquent de pêche et de naturel, les échappées sont pénibles au possible, les missions sont extrêmement redondantes et je ne parle même pas de ses trajets imposés (alors que le jeu nous fait quelques "avances rapides" dont il a le secret), qui rallongent la durée de vie mais endorment le joueur. Bref même si le background est bien travaillé, même si la douce Jade Raymond (qui est productrice sur ce titre) nous a vanté ses louanges, il n'empêche que nous ne sommes pas en présence d'un jeu qui mérite autant d'éloges. Ok il est sympa, bien fait, beau, tout ça tout ça mais je regrette, on ne colle pas 18/20 à un titre qui se traine autant boulets derrière lui. Pourtant force est de reconnaitre que malgré mes railleries, mes crispations et mes coups de gueule, il m'a été difficile de lacher prise. Tel un papillon de nuit attiré par la lumière, quelque chose m'a subjugué... hypnotisé. Ainsi, une (grande) partie de moi avoue qu'Assassin's Creed mérite une (grande) partie de sa réputation (de toute façon il n'y a qu'à voir ses ventes, c'est énorme pour une nouvelle licence) car plus on y joue, plus on l'apprécie.




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Test réalisé par iiYama

février 2011