Area 51 (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2005
Développeur : Austin
Editeur : Midway games
Genre : FPS

Support : 3 CDs
Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 16 joueurs online
Titres alternatifs : Area-51 / Zone 51 / BlackSite
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 800.000 (tous supports)


Configuration recommandée :
CPU : 1.8Ghz
RAM : 768Mo
VIDEO : type GeForce FX5700

Configuration de test :
CPU : AMD Athlon 64 X2 3800+
RAM : 2Go DDR
VIDEO : GeForce 7900GS avec 256Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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Area 51









Area 51
Le scénario reserve quelques (bonnes) surprises... finalement mal exploitées
est un jeu que j'ai déjà testé sur PS2. C'était il y a un moment de ça, presque à la naissance du blog (en 2006) et je me souviens encore d'avoir pas mal pesté sur une jouabilité assez pourrie, à cause du pad bien entendu. Aujourd'hui les choses sont différentes. Cette jouabilité miteuse, j'ai fini par m'y faire et le résultat c'est que j'ai adoré des jeux comme Resistance : Fall of Man (PS3). A l'époque, je m'étais dit que jouer à ce titre sur PC serait une toute autre expérience. Meilleure prise en main et capacités graphiques décuplées par rapport à la PS2, voilà pourquoi j'ai acheté Area 51 il y a presque 2 ans de ça mais je n'y avais jamais touché. Si aujourd'hui je l'ai sorti du placard, c'est pour fêté la sortie de BlackSite, sa suite, elle aussi éditée par Midway. Seulement quand on sait ce que le PC offrait en matière de FPS à cette époque-là, on reste un peu déçu face à ce jeu. Il reste une aventure sympa avec un scénario accrocheur mais une réalisation clairement datée et surtout, aucune grosse nouveauté dans un genre qui se renouvelle trop peu. L'histoire nous met dans la peau du sergent Ethan Cole, de la force armée américaine. Un jour, son escouade est appelée sur la Zone 51 pour sauver un groupe de chercheurs. Seulement rien ne l'avait préparé à ce qu'il allait affronter. Très vite on entend parler qu'un virus s'est propagé et qu'au lieu de décimer tout être vivant, il transforme les hommes en monstres. Agissant en moins de 4h, la zone est devenue sinistrée. Très vite, devant la horde de monstres qui rôde dans chaque couloir, Ethan Cole se retrouve seul et il ne faudra pas attendre longtemps pour qu'il soit à son tour infecté... Développé de plusieurs manières, le scénario d'Area 51 joue la carte de la diversité. Les grandes scènes sont des vidéos en images de synthèses superbes (intro, grands chapitres, fin) et entre chaque niveau, c'est la pause loading (très courts d'ailleurs) et avec lui une petite scène à base d'images fixes assez bien travaillées. Durant l'aventure il ne sera pas rare d'assister à quelques cut-scènes en 3D. Et il est vrai que le scénario accroche. Si ça démarre sur les chapeaux de roues (avec l'intro), le feu retombe jusqu'à ce qu'on passe la moitié du jeu, là où on découvre quelques secrets juteux de la Zone 51. Après c'est sûr, on aurait aimé plus de vidéos, notamment à la place des scènes à images fixes, on aurait aimé plus de révélations et peut-être aussi un boss final un peu plus "organique". Mais en l'état, c’est déjà pas mal. Niveau gameplay, Area 51 ne révolutionnera pas le genre, loin de là. Piochant ça et là quelques bonnes idées des copains comme Half-Life, il ne joue que des cartes sûres. Ainsi, hormis le fait de pouvoir se transformer en mutant et ainsi percevoir l'environnement différemment tout en usant de pouvoirs extra-terrestres (ce qui restera assez anecdotique finalement), Area 51 reste un FPS de plus.


On blaste à mort tout ce qui bouge,
Le gameplay se résume à tuer tout ce qui respire. La forme mutante n'est qu'un gadget
on remplit des missions très simples, on ne cherche jamais son chemin vu que c'est presque fléché et l'action ne manque pas. Avec des armes assez conventionnelles au début (grenades, 9mm, fusil à pompe et mitrailleuse), viendront s'ajouter 2 fusils aliens dont on se servira peu (rien ne vaut un calibre 12 contre une sale gueule de toute façon). Il y a aussi un fusil de sniper, qui lui aussi servira très peu, étant donné que les développeurs n'ont pas lissés les mouvements souris en mode zoom. Résultat, c'est injouable. Pour finir avec les armes, il est par contre sympa de pouvoir utiliser 2 mitrailleuses ou 2 fusil à pompes simultanément, pour faire un carton maximal. Clairement pensé pour les consoles, le gameplay est simple d'accès et il n'y a pas de quick-saves mais une sauvegarde automatique, un classique des jeux aux pads. Pas long, pas trop difficile, arriver à la fin débloquera quelques vidéos qui étayeront un peu plus le scénario principal et des fichiers sont à scanner tout au long du jeu. Ces petites quêtes annexes permettent de débloquer des bonus et il est juste regrettable qu'elles ne s'ouvrent pas au fur et à mesure de notre avancement. Techniquement il faut être clair, Area 51 ne tient pas la comparaison avec les jeux sortis à la même époque. A quelques mois prés et dans le même registre on trouve du Bet on Soldier, du DOOM 3 : Resurrection of Evil ou encore du F.E.A.R qui sont tous infiniment plus beaux. La première chose qui m'a surpris, c'est qu'on ne peut pas configurer les options vidéo, juste la résolution. Et croyez-moi, si les graphismes sont agréables, un PC vieux de 3 ans en fera son affaire en 1280x1024. Le moteur 3D est donc clairement en retard, sans doute plus adapté aux consoles qu’au PC, offrant un rendu sympa mais loin d'être surprenant. Toujours en intérieur (normal on est emprisonné dans la Zone 51), le début du jeu s'avère fade à en être frustrant. Plus tard, sur le dernier tiers de l'aventure, les graphismes décollent un peu avec un univers typique science-fiction fait de métal et de haute technologie. Les modélisations sont comme le reste (moyennes) et le mode mutant fait subir aux couleurs une solarisation exagérée rendant l'expérience désagréable. C'est à tel point qu'on ne se sert de la forme mutante que pour les passages obligés. Enfin la gestion de l'ombre est une catastrophe (j'ai remarqué plusieurs fois que l'ombre d'un ennemi se projetait n'importe où). Enfin, avec des musiques Electro un peu en sourdine qui sont ce qu'elles sont, le jeu essaie d'imposer une ambiance futuriste assez agréable. Les bruitages sont efficaces et le doublage (tout en français) est bien réalisé. Sur le casting vocal américain, on retrouvait David Duchovny pour la voix de Cole, et Marilyn Manson (oui oui le "truc" qui chante) pour celle d'Edgar. Dommage que pour Cole le doubleur français de Fox Mulder (Georges Caudron) n'ait pas suivi mais on ne se plaindra pas pour autant d'un doublage assez pro.



Area 51 est Note
une aventure à vivre. J'ai adoré le passage où on dévoile la supercherie du premier pas de l'Homme sur la Lune (une théorie qui a ses preuves) et plus globalement, si le jeu est un peu mou et pas bien beau au début, il révèle un beau potentiel par la suite. Malheureusement Area 51 ne fera jamais chauffé votre PC puisqu'il est à peine plus beau que sur PS2 et n'innove que très peu avec une forme mutante désagréable à se servir. Reste une action survoltée qui sent en permanence l'urgence et l'insécurité, le côté sympa d'affronter des "gris" ou de se balader dans une base qui soi-disant, n'existe pas. Après il reste un jeu moyen en tous points et qui ne surprendra que trop peu, car son univers est finalement sous-exploité. Ce n’est pas un mauvais titre puisqu'on s'y amusera quand même, mais on s'attendait à mieux, surtout d'un point de vue technique.



Test réalisé par iiYama

novembre 2007 (mise à jour : janvier 2016)