Alone in the Dark (PC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2008
Développeur : Eden Studios
Editeur : Atari
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Moteur graphique : Twilight 2
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : AitD
Titres alternatifs : : Alone in the Dark 5 / Alone in the Dark : Near Death Investigation
Prix au lancement : 50€


Configuration recommandée :
CPU : dual-core 2,2Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : type GeForce 8800GTS avec 256Mo de VRam

Configuration de test :
CPU : Intel Core2Duo E6750 (2,66Ghz)
RAM : 2Go DDR II
VIDEO : GeForce GTX260 avec 896Mo de VRam
OS : Windows XP Sp2
Résolution testée : 1280x1024 (4:3)
Niveau de détails :


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Alone in the Dark









Il aura fallu
Alone in the Dark ne prend en charge que très peu de pads (comme celui de la Xbox 360), alors que c'est avant tout un jeu console
attendre pas moins de 7 ans pour voir enfin apparaitre une suite à l'épisode 4 d'Alone in the Dark. The New Nightmare avait pour lui son lot de fidèles et ça se comprend : fortément inspiré des 3 premiers Resident Evil, le jeu était beau, avec une bonne ambiance et un scénario sympa. Certes il n'était pas parfait mais on y passait un très bon moment (entre temps est aussi sorti un film, peu passionnant malgré la présence de l'excellent Christian Slater et de la jolie Tara Reid). Voici donc le retour de ce héros increvable qu'est Edward Carnby, un héros qui change encore de gueule. Il aura fallu 4 ans à Eden Games pour développer ce nouvel épisode et lorsque j'ai vu la petite vidéo Atari à l'ouverture du jeu, j'ai eu un pressentiment. Car il faut être honnête, Atari n'est plus le précurseur qu'il était. Aujourd'hui producteur et éditeur de jeux allant du moyen au franchement médiocre, j'ai secrètement espéré que pour une fois, l'exception se fasse. Loupé, il fallait bien s'en douter... Premier problème, la configuration des touches est franchement pénible. Il suffit que la touche soit déjà associée à une autre action et c'est la panique car pour la changer, il faut d'abord réaffecter l'autre. Autant dire qu'on se complique la vie et que ça devient vite irritant. Autre problème, le jeu ne gère qu'une maigre liste de gamepad, celui de l'Xbox 360 en tête de liste. Je dirai même que si vous n'avez pas ce pad-là, ne comptez pas jouer à la manette car les pads génériques comme le Saitek Cyborg ou un pad PS2 connecté via un adaptateur ne fonctionnent pas. Et c'est pourtant le meilleur choix (de jouer au pad) car la jouabilité au clavier et à la souris est sans doute la plus merdique qu'il m'ait été donné de voir sur un jeu PC.


Ici les angles
La plupart des objets peuvent servir d'armes de fortune
de vue sont fixes et donc imposés, et il faudra gérer ses déplacements avec les touches du clavier. Carnby en devient super raide et très vite on se croirait revenu en 1996 lorsqu'on jouait au premier Resident Evil. Autant dire que c'est une horreur, la souplesse n'étant pas de la partie. En plus de ça, histoire d'empirer encore un peu plus les choses, le jeu nous oblige à se servir d'une panoplie de boutons énormes. Trop, beaucoup trop de touches sont utilisées alors on s'y perd vite et vous vous en doutez, c'est une vraie misère à configurer quelque chose de potable. Qui dit caméra fixe, dit que le jeu ne suit pas du tout les orientations de la souris. En fait, notre brave mulot sert pour tout ce qui est mouvement de bras comme frapper un ennemi. Si c'est pas trop mal sur consoles, ici c'est carrément exécrable ! L'autre nouveauté du jeu, c'est de pouvoir passer en vue subjective (vue à la première personne) presque à tout moment. Je dis bien "presque" car c'est un survival-horror et non un FPS, donc la vue est limitée à certaines actions. Mais ça a le bon goût de faciliter ses ignobles déplacements aux claviers puisqu'on retrouvera "presque" les sensations d'un FPS dans ces moments-là. En vue subjective, on pourra se servir d'armes à visée (comme les flingues), de certains objets (comme les extincteurs) et bien sûr on pourra regarder autour de soi. Ce sera pratique dans certains cas où il faut résoudre des énigmes ou trouver son chemin. En parlant de ça, si autrefois Alone in the Dark était un survival-horror pur souche, ayant lui-même inventé le genre, désormais il passe par tout un tas de phases de jeu qui le rendent plus varié mais aussi qui lui font perdre son identité propre. Par moment on se prendra pour Lara Croft à arpenter la façade d'un immeuble avec ce que ça comporte de ballades au bout d'une corde, à d'autres il faudra résoudre des énigmes assez basiques comme éteindre le feu pour passer, user de la gestion de la physique pour accéder à un objet (là aussi, y'a de gros problèmes de cohérences), conduire une voiture, pousser une table pour monter dessus, combiner divers objets pour en faire des armes ou encore ce qu'on attend de tout survival-horror : tuer des monstres.


Mais là encore,
Le jeu est pas mal graphiquement, mais dans le détail ça ne suit pas
il a absolument fallu que les développeurs nous ponde une péniblerie puisque tous les ennemis doivent être brûlés pour mourir définitivement. Cette idée reprise de l’excellent Resident Evil Rebirth est assez mal mise à profit et autant dire qu'à la longue, c'est chiant. En plus, cet épisode nous livre une étrange vision de la licence. En effet on ne meurt jamais vraiment et auquel cas, on reprend au dernier checkpoint qui, généralement n'est pas bien loin. Autre bizarrerie, le jeu se compose de 33 sous-niveaux qui divisent les 8 chapitres du scénario mais on peut dés le début accéder aux 35 premiers d'entre eux. Certains diront qu'ainsi on ne reste jamais bloqué, mais ça zappe tout le challenge du jeu. C'est idiot car l’aventure n'est pas bien difficile (sauf pour quelques phases de courses franchement pénibles) et ainsi l'aventure se boucle très vite. Au moindre obstacle hop, on passe au chapitre suivant et on n'en parle plus. Qu'elle idée ils ont eu de faire ça ? Personnellement, j'aurais préféré que les niveaux se débloquent une fois franchis... c'était plus logique. Construit comme une série TV, si on reprend un chapitre on aura droit à un récapitulatif des épisodes précédents façon série télé. Ce qui est par contre sympa, c'est le menu d'objets/armes, assez original ainsi que le système de soins. Une fois de plus en vue subjective (pour mieux comprendre, regardez les screenshots), j'ai trouvé le concept très agréable. Comme on vient de le voir, la jouabilité et le gameplay ne sont pas au niveau des attentes des jeux actuels, d'autant que cet épisode d'Alone in the Dark a été très attendu par les fans. Mais qu'en est-il de la réalisation ? Et bien il y a des plus et des moins comme on pouvait le craindre. Côté son, les doublages sont corrects (j'ai pas dit excellents, j'ai dit corrects), les bruitages aussi et la musique accompagne assez finement l'action. Une bonne chose. Cette version PC n'est graphiquement pas bien loin de la version sur consoles HD : les textures sont un peu plus fines et l'ajout du HDR rend les effets lumineux plus saisissants. D'ailleurs la gestion des ombres et lumières est convaincante et la plupart des textures sont pas mal détaillées. Le bémol c'est que la majorité des décors sont vides, du coup on n'en profite pas.


Les visages sont bien détaillés
Jouer les Lara Croft ou conduire des voitures s'éloigent un peu trop de l'aspect survival-horror
mais les animations sont peu crédibles et on assiste souvent à des bugs de collisions. La fille au début du jeu (d'ailleurs les filles sont pas bien belles) semble ne pas toucher le sol et quelque fois les objets se mélangent. C'est d'autant plus regrettable que le moteur physique Havok gère convenablement sa tâche. Autre regret, il faut absolument une connexion Internet pour activer son jeu. Ça implique que ceux qui n'ont pas le Net, ne peuvent même pas y jouer, mais est-ce une grande perte ? Bien avant Far Cry 2, Alone in the Dark nous livre une propagation des flammes assez sympa mais une fois de plus, il y a un hic. S'il est sympa de voir des constructions en bois s'effondrer en temps réel sous le biffage des flammes, il est par contre plus regrettable que celles-ci s'arrêtent toujours devant une sorte de frontière invisible. Pire encore, il faut voir à quoi ressemble l'utilisation de l'extincteur. Ça ressemble à une soufflette de dentiste en plus gros. Dans mon pays, un extincteur crache de la neige carbonique et non une sorte d'air sous pression. Et encore, ce n'est rien devant le nombre hallucinant de scripts que compte le jeu. Déjà qu'il est linéaire comme j'avais encore jamais vu, ici on bat tous les records. Et tout est un peu comme ça dans ce jeu : la moindre bonne idée est démolie par une mauvaise mise en oeuvre, la moindre phase de jeu sympa est gâchée par des bugs ou encore l'action se retrouve vite gonflante parce que les ennemis ont cette fâcheuse tendance à "respawn" (revivre). Cette version PC, malgré une réalisation assez sympa dans son ensemble (pris à la louche et non au détail) s'avère la pire des 3 que j'ai testé à cause de sa maniabilité inadaptée au support. Il est vrai que beaucoup d'actions complexes s'effectuent simplement (avec le même bouton ou par une manipulation simple) mais c'est les déplacements qui pêchent méchamment, ainsi qu'une configuration des touches peu agréable et très contraignante si on veut la modifier à sa guise. Pourquoi ne pas avoir fait une jouabilité plus classique ? Sans doute histoire de faire chier les joueurs PC avec en plus, la non prise en charge des pads génériques. Décidemment ils ne font rien dans le bon sens.



Sous ses airs Note
de mixage entre Resident Evil Rebirth et Uncharted, Alone in the Dark n'a plus vraiment d'identité propre et c'est bien dommage. Mais hormis ça, c'est surtout sa maniabilité, sa directivité et ses bugs qui lui font rater le coche. A la façon d'un BlackSite ou d'un Kane & Lynch, les développeurs avaient de quoi faire un bon jeu mais ils ne s'en sont pas donnés les moyens et je suis le premier à le regretter.



Test réalisé par iiYama

novembre 2008